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3.85/5 (sur 101 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Lons-le-Saunier , le 19/01/1947
Biographie :

Jean-François Solnon est un historien français, professeur d'histoire à l'université de Besançon et président du jury Lucien Febvre.

Spécialiste de l'Ancien Régime ainsi que de l'Empire ottoman, il est l'auteur d'une vingtaine d'essais et de biographies, et lauréat de plusieurs prix d'histoire dont le Prix Mottart en1984 et le Prix Thiers en 1988.

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A l'occasion du salon "Rendez-vous de l'histoire" à Blois, rencontre avec Jean-François Solnon autour de son ouvrage "Histoire des favoris" aux éditions Perrin. Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2365245/jean-francois-solnon-histoire-des-favoris Note de musique : © Scott Holmes Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/

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Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
Henri III était bon fils. Il aimait et admirait sa mère. Elle lui était nécessaire et elle sera toujours à ses côtés. Mais désormais il était le maître, prêt à entendre ses conseils mais sans en être prisonnier. Attentif à ses recommandations, il refusait de les recevoir comme des obligations. Catherine allait s'en apercevoir sans tarder: elle aidait son fils à gouverner ; elle ne le gouvernait pas.
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La cuisine française lui doit de s'être renouvelée. Grâce à elle et aux cuisiniers, sauciers et pâtissiers amenés d'Italie dans ses bagages, la Cour puis la Ville ont découvert des légumes jusque-là inconnus (artichauts, brocolis, petit pois, tomates), et se sont régalés de sorbets aux fruits et de confiseries nouvelles. Bientôt la pasta fit la conquête des Français.
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Le blocus de la capitale poussa les huguenots des provinces à la révolte. L'exemple de Condé et de Coligny était devenu contagieux... A Nîmes, dans la nuit qui suivit la Saint-Michel, les réformés massacrèrent dans la cour de l’évêché des notables catholiques et jetèrent leurs cadavres dans un puits. Cette "Michelade" - sorte de saint-Barthélémy à l'envers - révulsa Catherine.
A Paris, il ne faisait pas bon être tenu pour protestant. La rumeur courait qu'ils s'apprêtaient à incendier la ville pour l'ouvrir à Condé. Les catholiques se jetaient sur les membres présumés de cette "cinquième colonne" et, sûrs de leur droit, les massacraient avec enthousiasme.

(le siège de Paris par les protestants - 2ème guerre de religion, 1567)
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Même des écrivains renommés ont contribué au dénigrement de Catherine: Michelet, Alexandre Dumas. Le premier est historien, auteur souvent passionné, acceptant volontiers de juger plutôt que de comprendre. Le second, maître du roman historique, ne cesse de marquer nos sensibilités: redoutable le Richelieu des "Trois Mousquetaires"; bien inquiétante, la Catherine de "La Dame de Monsereau" ou de "La Reine Margot". Il faut dire que, au XIXème siècle, le succès des romans-feuilletons exigeait à coup sûr un héros noir et redoutable, subtil et haïssable. Une figure repoussoir. Catherine de Médicis a trouvé là son plus beau rôle... Le romantisme l'a définitivement crucifiée.
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Trouvant qu'il avait passé l'âge de chevaucher, Monsieur, qui hésite à prendre le commandement d'une armée contre celle du roi, laisse partir à sa place sa fille, Mlle de Montpensier, marcher sur Orléans et tenir ainsi la route de Paris pour empêcher la Cour de passer. Toujours impétueuse, la jeune femme, qui a donc accepté d'être substituée à son père comme chef d'armée, réussit à se faire obéir par des soldats d'ordinaire plutôt farouches, et peuple son état-major, non de vieux briscards, mais de belles amies, mesdames de Fiesque et de Fontenac, que Gaston baptise "comtesses maréchales de camp de l'armée de ma fille contre Mazarin." Cet étonnant trio féminin néglige le confort des carosses pour se déplacer à cheval, tient conseil de guerre, donne des ordres à des militaires de métier, tance les ducs de Nemours et de Beaufort trop occupés à se quereller.
Bref, elles ressuscitent les Amazones antiques.
Audacieuse comme personne, Mlle de Montpensier réussit presque toute seule à prendre la ville le 27 mars 1652. ....

Le face-à-face entre les royaux et les condéens a lieu à Charenton le 2 juillet. Condé est pris entre les troupes royales et les murs de la capitale qui, lasse de la guerre civile et impatiente de voir renaître l'ordre et la sécurité, refuse l'entrée de son armée. Il semble militairement perdu, quand la porte Saint-Antoine s'ouvre et les canons de la Bastille tonnent contre les soldats de Turenne. Contre toute attente, M le Prince peut ainsi entrer dans Paris. Ce coup de théâtre, dont l'équipée d'Orléans n'était que le prélude, est l'oeuvre de Mlle de Montpensier, bientôt surnommée la Grande Mademoiselle pour avoir sauvé Condé qui peut se réfugier dans la ville.

NDL : Voilà trois jeunes femmes que Louise va embaucher fissa :)
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Pour garantir la grandeur du roi, son fils, Anne a donc fait arrêter ce 2 septembre 1643 le chef de la cabale des Importants, consolidant ainsi la position de Mazarin au gouvernement.
La métamorphose est accomplie. Une nouvelle Anne d'Autriche est née.
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Curiosité royale pour les questions spirituelles, réalisme politique, tolérance? L'attitude ambigüe de François Ier s'effaça brusquement lorsque, dans la nuit du 17 octobre 1534, des mains avaient placardé à Paris, Orléans, Tours, Rouen, et jusque sur la porte de la chambre du roi à Amboise, des libelles insultants contre la messe... L'affaire des Placards était née. Elle tétanisa l'opinion. Les réformés intransigeants avaient franchi un pas de trop.
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Au moment de sa mort comme de son vivant, Catherine de Médicis restait une reine controversée. Une épitaphe, recueillie par Pierre de l'Estoile, résume les opinions contradictoires des contemporains et les difficultés de juger la reine mère. Le texte hésite entre respect et réprobation:

"La reine qui ci-gît fut un diable et un ange,
Toute pleine de blâme et pleine de louanges:
Souhaite-lui, passant, Enfer et Paradis."
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Comment Anne juge t-elle les accès de colère du peuple dus aux hausses d'impôts ( 1 ) ? Nul ne le sait, mais on peut l'imaginer à la fois sensible aux misères du temps ( les religieuses qu'elle fréquente ne cessent de les lui dépeindre ) et soucieuse de l'ordre monarchique, car elle tient à remettre, le moment venu, un royaume apaisé à son fils.


( 1 ) NDL : dus à la guerre France - Espagne ( 1635-1659 ).
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Cet été 1648, à Paris, les barricades sont dressées ( on en dénombre 1200 ), la foule est toujours menaçante, jusqu'aux portes du Palais-Royal, cette résidence royale sans fossé ni murailles. L'agitation grandit. Paris est en ébullition.

NDL : 1848 et mai 68 ne sont pas les premiers à dresser des barricades.

ça se passe comme dans "Vingt ans après", sauf qu'il n'ya pas trace de d'Artagnan pour sauver Comminges lors de l'arrestation de Broussel, ni pour protéger la fuite d'Anne vers le château de Saint Germain : dommage !
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