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3.64/5 (sur 73 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Villeneuve-sur-Lot , le 9/02/1957
Biographie :

Jean-Luc Barré est un écrivain, historien et éditeur français.

Issu d’une famille d’agriculteurs et d’artisans, Jean-Luc Barré a passé la majeure partie de sa jeunesse en province avant de s’installer à Paris à l'âge de vingt ans pour s’y consacrer à la recherche et à l’écriture.

En 1980, il intègre les éditions Plon où il fait ses débuts d’éditeur. Il s’occupe de la publication d’ouvrages de Jules Roy, d’Alain Decaux, de l’amiral Philippe de Gaulle et du maréchal de Lattre de Tassigny. En 1988 il publie une première biographie, Le Seigneur-chat, consacrée à Philippe Berthelot.

Il publie en 2009 et 2010 une biographie de François Mauriac.

Plume de Jacques Chirac, il participe à l’écriture des Mémoires de l’ancien président de la République, parus en 2009 et 2011 et vendus à ce jour à plus de 500 000 exemplaires.

Jean-Luc Barré, grand spécialiste du personnage, a rédigé une épaisse biographie alimentée par des documents inédits puisés dans les archives personnelles de De Gaulle. Près de 100 000 lettres, annotations ou autres ont été passées au crible par l’auteur.

Membre du jury littéraire de la Fondation de la vocation, il a cofondé en 2015 le Prix Récamier dont il préside le jury. Ce prix couronnera en mai chaque année un roman français ou francophone paru au cours des quatre derniers mois.

Lauréat de la Fondation de la Vocation (1982) , il est membre du Who'who in France (2010) et fait partie depuis janvier 2014 du Cercle de l'Union Interalliée .

L’écrivain et historien a été récompensé du prix Renaudot de l’essai 2023 pour le premier tome de son livre « De Gaulle-une vie », aux Éditions Grasset.


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Jean-Luc Barré vous présente son ouvrage "De Gaulle, une vie. Vol. 1. L'homme de personne : 1890-1944" aux éditions Grasset. Entretien avec Christophe Lucet. Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2929736/jean-luc-barre-de-gaulle-une-vie-vol-1-l-homme-de-personne-1890-1944 Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Linkedin : https://www.linkedin.com/in/votre-libraire-mollat/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Vimeo : https://vimeo.com/mollat
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
« Les diplomates échappent par la discrétion professionnelle au jugement du vulgaire », écrit-il. Du vulgaire, oui. Mais des autres ? Le surcroît de puissance que lui confère en 1921 l’accession au secrétariat général, le prestige dont cet homme du monde entre tous recherché jouit dans les salons parisiens et les lieux à la mode, l'adulation ou la haine qu'il inspire sans autre forme de sentiment, l’ont peu à peu privé du halo protecteur que lui assuraient jusqu'alors le service de l'État et son propre souci d'anonymat.
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Meurtrie par la mort de leur petit-fils, Olivier Lyon, tué à vingt ans dans un déraillement de train, Sophie Berthelot ne s'est jamais remise d un drame qui s'ajoutait à celui de la disparition de la mère du jeune homme, sa fille Hélène. Une maladie de cœur l’avait contrainte depuis lors au repos. « Comment vous dire le tragique de ces longs mois pendant lesquels, jour après jour, nous sentions ma mère bien-aimée plus proche de la mort et mon père encore parmi nous et déjà étranger à ce monde dont il se détachait peu à peu pour la guider vers l'autre rive », confie Daniel Berthelot à Anna de Noailles. Le 18 mars, Marcellin Berthelot, brisé par le chagrin, ne survit qu'un quart d'heure à la disparition de sa femme.

Comme Victor Hugo vingt ans plus tôt, le savant est honoré d'obsèques nationales au Panthéon où, fait exceptionnel, Sophie Berthelot et lui pourront reposer côte à côte.
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Le 22 août (1914), on apprend à Paris la chute de Charleroi. L'ennemi se déverse à grands flots vers la frontière. Les télégrammes du général Joffre, restés jusque-là fort laconiques, ne peuvent plus masquer l'ampleur du désastre. Un gouvernement d'Union sacrée est aussitôt constitué, dans lequel Delcassé retrouve le ministère des Affaires étrangères. Le 28, l'avancée des troupes allemandes est telle qu'une véritable psychose s'abat sur Paris. Gallieni prend le commandement du camp retranché. À la demande de Joffre, les pouvoirs publics se mettent en route pour Bordeaux dans la nuit du 2 septembre.

« Je dînai, la veille de cette fuite, qui n'avait rien de glorieux mais qui était raisonnable, avec quelques diplomates qui cherchaient à l'excuser, rapporte Boni de Castellane. Philippe Berthelot l'annonçait comme un fait divers. »

Fait divers, sans doute, si on le rapporte aux dimensions de la guerre elle-même. Néanmoins le gouvernement vide les lieux avec une précipitation si indécente que Joffre en fera sèchement grief à Poincaré : « Je vous avais dit de partir, pas de foutre le camp ! » Apostrophe que Berthelot ne pourra s'empêcher de recueillir dans ses carnets.
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« Quand on voit une personne, une double question à se faire : Quel âge a cet homme ? Quel âge ont ses pensées ? »

Sainte-Beuve
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Philippe s’accommode moins bien en revanche de la signification qu'on prête à son patronyme : Berthelot voudrait dire en chinois : « Beaucoup de promotions ou de fortune » - traduction qu il juge « trop directe et grossière »...
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- Qui sait vraiment qui nous sommes, s'interroge l'avocat de sa voix cuivrée de fumeur de havanes. Ce que l'on connaît de nous, chacun dans son genre, se résume à peu de choses. Notre aspect le plus sommaire et le plus approximatif. Tout le reste, qui tient à notre vie profonde et n'intéresse que nous, est condamné, par la force des choses, à demeurer inavouable. C'est pourtant la seule vérité qui compte...
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« Clémenceau trouve absurde le fatras de Philippe Berthelot », signale Paul Cambon à son fils en décembre 1918. Absurde ou trop contraignant ?

Le président du Conseil n'est pas homme à se laisser dicter une conduite, encore moins une politique. Il se méfie des experts, des fonctionnaires, des conseillers. Dans l’action, il ne procède jamais que par humeurs, réflexes, coup de sang, intuition, ruptures. Ses arguments n'ont jamais rien de pesé ou de prémédité. Cet homme d'opposition n'a qu'une loi : envenimer les situations pour en tirer parti. La Conférence de la Paix ne sera pour lui qu'un champ de bataille comme un autre.

Berthelot lui reprochant un jour d'être « vraiment trop méchant », Clemenceau de répondre : « J'ai eu une femme, elle m'a fait cocu. Des enfants, ils m'ont abandonné. Des amis. ils m'ont trahi. Il me reste mes mains malades et je ne quitte pas mes gants ; mais il me reste aussi des mâchoires : je mords. »
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Il envisage de plus en plus ouvertement, à partir de sa seizième année, de se présenter au concours d'entrée à Saint-Cyr. École prestigieuse, symbole d'un ordre exigeant, devenu paradoxalement le premier but à atteindre pour un jeune homme si peu enclin à subir la tutelle d'une hiérarchie sans la contester. À moins de la dominer. (P.52)
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Héloïse de Chauvel représentait à cet égard le parti idéal. Fille d’un général de cavalerie dont elle était l'unique héritière, richement dotée du côté de sa mère de propriétés dans le Périgord et d’un manoir en Touraine, élevée dans les écoles religieuses les plus prisées, elle offrait tous les gages d’un parfait statut social. Guillaume n'avait pas eu à chercher loin pour la rencontrer: Héloïse assurait à l’Assemblée le secrétariat du groupe des députés de droite lorsqu'il avait remarqué cette grande jeune fille timide à la physionomie un peu austère. Les cheveux coupés court, un visage émacié aux pommettes hautes, un sourire désarmant de crainte ou d’ingénuité, elle parlait du bout des lèvres quand elle consentait, comme malgré elle, à sortir de son silence, On l'entendait à peine et elle semblait n'avoir qu’une hâte, se faire oublier pour retourner à des activités qu'elle menait avec une discrétion de fer. p. 131
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Il a si bien réussi à faire oublier ses revirements passés et à se construire l'image d'un homme de pouvoir droit et inflexible, que plus personne ne s'étonne quand il prend plaisir à répéter : "Je ne suis pas de ceux qui changent d'avis à tout bout de champ. Je ne change pas tout court."
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