AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 4.02 /5 (sur 115 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Mont-Saint-Aignan , le 26/09/1955
Biographie :

Jean-Pierre Levaray est un ouvrier syndicaliste à la CGT, écrivain libertaire français et militant à la Fédération anarchiste.

Après un BEP de conducteur d’appareils dans l’industrie chimique, il est embauché en 1973 comme ouvrier de fabrication dans une usine chimique de La Grande Paroisse au Grand-Quevilly, qu'il quitte pour prendre sa retraite en 2015.

Dés 1983, il rejoint la Fédération anarchiste dont il est secrétaire aux relations intérieures en 1990-1991. Il a créé El Horia en 1983, ainsi que le fanzine et label musical On A Faim! (1985-2000) et Cahier (d'écriture) (1996-2003).

De 2005 à 2015, il tient la chronique "Je vous écris de l'usine" dans le mensuel CQFD.

Il participe à la librairie alternative et libertaire "L'Insoumise" située à Rouen.

En février 2002, cinq mois après l'explosion d'AZF Toulouse, il a publié son premier livre, "Putain d'usine", qui s'est vendu à plus de 10000 exemplaires. Puis, il a adapté son roman en BD, et a confié à Efix le soin de réaliser les dessins.

En 2006, il a publié "Des nuits en Bleus: carnet d’usine de mai à juin 2003", un document littéraire et historique qui fera date. "Des nuits en bleu" a été mis en scène en la forme d'une pièce de théâtre militant.

En 2016, Jean-Pierre Levaray publie "Je vous écris de l'usine" et "Pour en finir avec l'usine" aux Éditions Libertalia.

+ Voir plus
Source : /libertaire.pagesperso-orange.fr
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Jean-Pierre Levaray : du temps des luttes à une paix sociale de rigueur... .
Podcasts (1)

Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
marina53   12 septembre 2015
Putain d'usine de Jean-Pierre Levaray
Si le travail était une si bonne chose, les riches se le garderaient pour eux !

Vieux dicton catalan
Commenter  J’apprécie          340
gill   21 janvier 2015
Putain d'usine de Jean-Pierre Levaray
L'alcool rend nostalgique, aussi...Il fait remonter le passé à la surface.

A 14 ans, Yves était entré dans la marine nationale !

A 25 ans, il regagne la terre ferme, le plancher des vaches, comme on dit.

Il ne s'habitue pas. Alors il boit...comme un marin au port.

Et il nous raconte...les bateaux. Il nous fait visiter les océans.

Il nous raconte les tempêtes, la peur, le courage, l'amitié virile.

L'exotisme s'invite à notre table.

On y est. Avec le jaja, rien n'est trop cliché, juste beau.

En revanche, passé le quatrième verre, Yves devenait violent.

Il est mort, lui aussi.

A 48 ans, son coeur ne l'a plus supporté.

Trop de trop.

Il ne reverra pas la mer et nous non plus...

On ne verra plus celle-là. Sa mer.

Depuis on boit un peu moins....
Commenter  J’apprécie          230
blandine5674   27 mai 2019
Putain d'usine de Jean-Pierre Levaray
Trop de copains sont morts sans attendre la retraite. C’est dans les statistiques : les ouvriers vivent moins longtemps que les cadres.
Commenter  J’apprécie          162
ErnestLONDON   11 décembre 2017
Après la catastrophe de Jean-Pierre Levaray
Il a été difficile d’agir face à ce front commun patrons-ouvriers. Un front commun qui permettait aux ouvriers de ne pas se poser les bonnes questions. Un front commun comme en rêvent tous les patrons, comme en rêvent même tous les régimes politiques, qu’ils soient ou non totalitaires. 
Commenter  J’apprécie          80
ChezLo   12 août 2011
Putain d'usine de Jean-Pierre Levaray
Tous les jours pareils. J'arrive au boulot (même pas le travail, le boulot) et ça me tombe dessus, comme une vague de désespoir, comme un suicide, comme une petite mort, comme la brûlure de la balle sur la tempe. Un travail trop connu, une salle de contrôle écrasée sous les néons, et des collègues que, certains jours, on n'a pas envie de retrouver. Même pas le courage de chercher un autre emploi. Trop tard. J'ai tenté jadis... et puis non, manque de courage pour changer de vie. Ce travail ne m'a jamais satisfait, pourtant je ne me vois plus apprendre à faire autre chose, d'autres gestes. On fait avec, mais on ne s'habitue pas. Je dis " on " et pas " je " parce que je ne suis pas seul à avoir cet état d'esprit : on en est tous là...
Commenter  J’apprécie          60
Marti94   18 août 2019
Putain d'usine de Jean-Pierre Levaray
Demande est faite d'être reçus par la direction.

Au début, c'est toujours non, mais on ne se laisse pas faire.

Vêtus de nos tenues de travail, on investit les bureaux.

Ils n'aiment pas nous voir en bleu. Ni nous voir tout court. Nous qui ne représentons qu'une masse salariale, un coût fixe qu'il faut toujours réduire...
Commenter  J’apprécie          60
hupomnemata   01 décembre 2011
Putain d'usine suivi de Après la catastrophe et de Plan Social de Jean-Pierre Levaray
C'est dans les statistiques : les ouvriers vivent moins longtemps que les cadres. Qu'on n'incrimine pas seulement le tabac et l'alcool, le rythme et les conditions de travail y sont pour beaucoup. Il y a la pénibilité et la poussières, le stress, les multiples changements d'horaire de travail.

Pour les uns, c'est l'estomac qui se détraque, pour d'autres, le coeur, le dos qui devient fragile, les artères qui se bouchent, le sommeil qui n'est plus qu'un vague souvenir... La liste de nos maux est longue.
Commenter  J’apprécie          50
hupomnemata   01 décembre 2011
Putain d'usine suivi de Après la catastrophe et de Plan Social de Jean-Pierre Levaray
Marre. Il y a des jours, c'est pire que tout. On n'a pas envie d'y aller, parce que c'est pas ça la vie. On est loin d'être défini par ce que l'on fait à l'usine. Être salarié, c'est pas nous. Ici, on n'est pas grand-chose; la vraie vie est ailleurs, pas là, pas pendant ces huit heures perdues. La révolution industrielle a fait de nous des salariés, et parce qu'il y avait la sécurité de ce salaire qui tombe tous les mois en échange de notre force de travail, on s'est fait avoir.
Commenter  J’apprécie          50
DamienR   07 septembre 2011
Putain d'usine suivi de Après la catastrophe et de Plan Social de Jean-Pierre Levaray
... parce que militant "engagé dans le social" - et qui plus est libertaire -, je veux encore rêver qu'on se batte pour un monde sans classes, ni État, une société sans salariat, où l'on réfléchirait sur la consommation et la production, sur la façon de travailler. Où la production jugée socialement utile (en fonction des besoins) se ferait dans des unités non polluantes, basées au maximum sur des machines, sur l'automatisation et l'informatique. Et où, s'il faut quand même travailler, cela se ferait de façon autogérée, par rotation des tâches et pendant un minimum de temps (deux heures par jour, trois mois par an, voire moins...), parce que la vie est ailleurs que dans le travail. Mais c'est une autre histoire...

Saint-Étienne-du-Rouvray, septembre 2002
Commenter  J’apprécie          40
alouett   22 janvier 2012
Putain d'usine de Jean-Pierre Levaray
Est-ainsi que les hommes vivent ? Où sont passés nos rêves de mômes ? Tu la voyais comme ça, toi, ta vie ? Alors aux grands maux les grands remèdes… Eh oui ! Paradoxalement, c’est pour tenir debout que l’homme se défonde. Ainsi soit-il
Commenter  J’apprécie          50
Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

QUIZ LIBRE (titres à compléter)

John Irving : "Liberté pour les ......................"

ours
buveurs d'eau

12 questions
138 lecteurs ont répondu
Thèmes : roman , littérature , témoignageCréer un quiz sur cet auteur