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Note moyenne 3.5 /5 (sur 207 notes)

Nationalité : Espagne
Né(e) à : Barcelone , le 08/01/1933
Mort(e) à : Barcelone , le 18/07/2020
Biographie :

Juan Marsé est écrivain, romancier, nouvelliste, traducteur, compositeur et scénariste espagnol.

Né Juan Faneca Roca, orphelin de mère, il est adopté par le couple Marsé. À l'âge de treize ans, il travaille comme apprenti joaillier. Lors de son service militaire à Ceuta en 1955, il projette l'écriture de son premier roman "Enfermés avec un seul jouet" ("Encerrados con un solo juguete", 1960).

Entre 1960 et 1965, il travaille à Paris comme garçon de laboratoire à l'Institut Pasteur, et donne des cours d'espagnol à la fille du pianiste Robert Casadesus.

"Térésa l'après-midi" ("Últimas tardes con Teresa") reçoit le Prix Biblioteca Breve en 1965, et Marsé entre au Parti communiste espagnol.

De retour en Espagne, il écrit des scénarios pour le cinéma. Inspiré de son enfance pauvre dans les bas-fonds de Barcelone, "Adieu la vie, adieu l'amour" ("Si te dicen que caí", 1973) est censuré en Espagne et ne peut sortir qu'au Mexique.

Il continue cependant de consacrer ses romans suivants à dépeindre Barcelone après la guerre d'Espagne, ce qui ne l'empêche pas de recevoir le prix Planeta en 1978, pour "La Fille à la culotte d'or" ("La Muchacha de las bragas de oro"), adapté au cinéma par Vicente Aranda en 1980. Ce dernier tournera également "Adieu la vie, adieu l'amour" en 1989, et "L'amant bilingue" ("El Amante bilingüe", 1990) en 1993.

Il a reçu de nombreux prix, dont le Prix Juan Rulfo 1997 pour l'ensemble de son œuvre et le Prix Cervantes en 2008.

En 2004, Fernando Trueba adapte "Les nuits de Shangaï" ("El Embrujo de Shangai", 1993) au cinéma.
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Bibliographie de Juan Marsé   (19)Voir plus

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Vidéo de

El embrujo de Shanghai (trailer) film de 2004 de Fernando Trueba. Adaptation du roman Les nuits de Shanghai


Citations et extraits (71) Voir plus Ajouter une citation
Bookycooky   21 juillet 2020
Teresa l'après-midi de Juan Marsé
En réalité, si le gangster risquait sa vie, c’était pour que la blonde platinée puisse continuer à mâcher son chewing-gum.

Extrait d’une “Histoire du cinéma “
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Bookycooky   26 juillet 2020
Teresa l'après-midi de Juan Marsé
Maria Eulelia Beltran était grande et mince, l'air somnolent, en décolleté, très élégante, couverte de toutes sortes de parures, fétiches et objets étranges: plus que vêtue, elle était meublée.
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Bookycooky   25 juillet 2020
Teresa l'après-midi de Juan Marsé
Jamais il n'était parti.

Mais il avait la peau brûlée et forte et une

vague ambition marine :

avoir été à Cuba, par exemple,

et en être revenu très riche.



Miguel Barcelô
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Pecosa   17 janvier 2021
Les nuits de Shanghai de Juan Marsé
- Chérie, je vais sortir, annonça le capitaine. Et je crois qu'au retour, si je passe par Las Animas, je boufferai un curé." Il observa l'effet de ses paroles sur son visage et ajouta : "S'il est vrai que je suis un rouge bolchevique assoiffé de sang et un maçon dégénéré, je dois me comporter comme tel. Tu ne crois pas, ma jolie?"

Doña Concha continua à le tancer en catalan, la langue qu'ils avaient toujours parlé tous les deux. Plus tard, ma mère me raconta qu'un jour, des années auparavant, alors qu'il discutait avec sa femme en catalan naturellement, il avait eu une attaque qui lui avait soudain ôté la parole, et l'avait fait tomber par terre; et que lorsqu'il était revenu à lui, un long moment après, il souffrait de double vision, et s'était mis, de plus, à parler en castillan, sans s'expliquer pourquoi lui-même, et apparemment sans pouvoir s'en empêcher, malgré tous ses efforts; et que, depuis lors, c'était dans cette langue qu'il parlait, et que Doña Concha, qu'elle l'entendit ou non, lui répondait toujours en catalan. "Ja n'est prou de ruc, ja."
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Pecosa   20 janvier 2021
Les nuits de Shanghai de Juan Marsé
Le docteur Barjau était complètement chauve mais, peut-être pour compenser cette déficience, il lui sortait des oreilles une touffe de poils roux qui ressemblait à un ornement floral.
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nadejda   03 février 2012
Calligraphie des rêves de Juan Marsé
Des nuages jaunes descendent sur la Montagne d'Or, dit-il en fixant des yeux les buissons de genêts. On est en mai, et leur floraison ceint la colline d'anneaux d'or. Sous le brouillard, au loin, au-delà du Cottolengo du Padre Alegre, Barcelone s'étend vers la mer comme de l'eau de pluie stagnante et sale et tout là-haut, au-dessus de leurs têtes, dans le ciel blanchâtre, un lourd cerf-volant rouge à petits ronds jaunes se balance et crisse dans le vent avec un rire cristallin, en piquant brusquement de la tête parce que la ficelle est maniée, du haut de la Montagne Pelée, par des mains inexpertes. p 57
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nadejda   25 mars 2012
Boulevard du Guinardó de Juan Marsé
Epigraphe

Il était une fois une coïncidence qui était allée se promener avec un petit accident ; au cours de leur promenade, ils rencontrèrent une explication si vieille, si vieille, qu'elle était toute courbée et toute ridée, et qu'elle avait plutôt l'air d'une devinette.

Lewis Carroll
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Juan Marsé
SZRAMOWO   05 août 2016
Juan Marsé
On ne réussit jamais 100 % de ce qu'on voudrait faire. Le bonheur est un mot trompeur. On a des moments de bonheur, c'est tout. Par exemple, quand on a beaucoup travaillé un chapitre et que, soudain, un petit détail illumine tout le reste, lui donne du sens. Un détail que, souvent, le lecteur ne verra même pas.

In Le Monde des livres 02 février 2012
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nadejda   08 mars 2012
L'amant bilingue de Juan Marsé
Epigraphe

"L'essentiel, dans le carnaval, ce n'est pas de mettre un masque, mais d'ôter son visage." Antonio Machado
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Pirouette0001   10 février 2018
Cette putain si distinguée de Juan Marsé
Rappelez-vous ce qu'a dit Nabokov : "Il ne sert à rien de lire si on ne lit pas avec sa moelle épinière." Même quand on lit avec l'esprit, le centre de la jouissance artistique se trouve entre les omoplates, un fourmillement dans la moelle épinière.
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