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Note moyenne 3.53 /5 (sur 53 notes)

Nationalité : Sénégal
Né(e) à : Louga (Sénégal) , 1947
Biographie :

Née en 1947 à Louga (Sénégal), Mariétou Mbaye Bileoma, béninoise par alliance, signe ses ouvrages du pseudonyme de Ken Bugul, pseudonyme qui signife en wolof : «personne n'en veut».

Diplômée de langues, spécialiste du développement et de la planification familiale, elle est intervenue dans de nombreux pays d'Afrique en qualité de fonctionnaire internationale.

Depuis 1994, elle se consacre principalement à ses activités d'écrivain. Elle a obtenu le Grand Prix Littéraire d'Afrique Noire en 1999.

Elle vit à Porto-Novo au Bénin où elle dirige "Collection d'Afrique", un centre de promotion des œuvres culturelles ainsi que des objets d'art et d'artisanat. Elle est aussi animatrice d'eteliers d'écriture en milieu défavorisé (Ecriture Thérapeutique - de Réhabilitation).
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Source : http://www.lesfrancophonies.com/maison-des-auteurs/bugul-ken
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Vidéo de

Morgan Faulkner (Université Laval) « L?intime et l?errance dans Mes hommes de Ken Bugul et Écrire en pays dominé de Patrick Chamoiseau », dans le cadre de la journée d'étude L?EXIL EN SITUATION D?EXIGUÏTÉ DANS LA FRANCOPHONIE INTERNATIONALE 28 novembre 2014, Université de Montréal COMITÉ ORGANISATEUR: Julie Delorme, Simon Harel Faculté des arts et des sciences de l?Université de Montréal Département de littérature comparée de l?Université de Montréal Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH)

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Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaoui   20 juillet 2013
La Pièce d'or de Ken Bugul
Leurs enfants poursuivaient leurs études à l’étranger. S’ils étaient nuls, ils pouvaient faire toutes les facultés, et s’ils voulaient revenir au pays sans diplôme, les nouveaux occupants allaient les faire embaucher dans les directions des grandes sociétés, ou les nommer présidents de conseils d’administration, ou conseillers en n’importe quoi. Ou pourquoi pas politiciens. Le métier le plus facile. Il suffisait seulement d’être sans scrupules, de savoir mentir, voler, trahir, transhumer, changer d’avis tous les jours et manquer de vision.
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Kaya   22 décembre 2012
Le Baobab fou de Ken Bugul
Ainsi, ce matin-là, j'étais allongée sur le lit, ce que je faisais de plus en plus. La fenêtre donnant directement sur le trottoir, je jouissais de ce spectacle qu'était la rue des jambes. Des jambes nues, des jambes habillées, des jambes d'hommes, des jambes de femmes, des jambes en jupe, des jambes en pantalon, des jambes agiles, des jambes minces, des jambes rapides. Des jambes lourdes, grosses, traînantes. Je vis deux jambes hésitantes, serrées dans des bas de qualité, et je sus que c'était la mère de Louis.
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Kaya   22 octobre 2012
Le Baobab fou de Ken Bugul
Ainsi un jour, un de mes frères m'appela: "Tu sais, Ken, tu es très gentille, très bien, sympathique, mais cela ne suffit pas. Nous, nous avons besoin d'une allumeuse, d'une entraîneuse."

Entraîneuse ? Mais entraîner qui dans quoi?
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Ivy-Read   26 novembre 2013
Riwan, ou, Le chemin de sable de Ken Bugul
Comme je regrettais d’avoir voulu être autre chose, une personne quasi irréelle, absente de ses origines, d’avoir été entraînée, influencée, trompée, d’avoir joué le numéro de la femme émancipée, soi-disant moderne, d’avoir voulu y croire, d’être passée à côté des choses, d’avoir raté une vie, peut-être.
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Charybde2   27 avril 2013
Mes Hommes a Moi de Ken Bugul
Ah ! Chez Max ! C'était spacieux. Il y avait du mouvement, et l'air circulait. Ce que j'aimais Chez Max, c'était la musique d'ambiance. C'était la même musique de tango qui tournait sans cesse. Quand j'avais questionné Max à ce sujet, il m'avait dit que c'était ainsi depuis l'ancien patron. Quand le bar avait été racheté, l'une des choses entre autres, comme le plat du jour, que le repreneur n'avait pas changée, c'était cette musique de tango. Cela faisait insolite mais, en même temps, ce tango en sourdine laissait planer dans le bar un air de tristesse et de force. Une musique qui rappelait à l'âme ses mouvements, ses sautes d'humeur, dans une atmosphère de mysticisme. Malgré les bruits de verres, de commandes, d'assiettes à l'heure du déjeuner, cette musique flottait sur les murs, sur les tables, sur les gens, comme un fantôme invisible.
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rkhettaoui   20 juillet 2013
La Pièce d'or de Ken Bugul
Un pays qui ne peut pas faire manger son peuple à sa faim ne peut pas exister. Ce n’est pas un peuple affamé, mal nourri, qui peut avoir de bonnes méninges pour réfléchir, penser, prendre des initiatives, avoir des idées, réagir, travailler. Ce peuple ne sait même pas baiser. Ce peuple ne sait que faire des enfants sans plaisir, des enfants qui naissent tarés, puisque les gènes des géniteurs sont déjà affectés.
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everrandoriano   06 janvier 2019
Le Baobab fou de Ken Bugul
Pousser à la liberté ne rendait pas libre,enlever les chaînes au prisonnier n'était pas lui donner la liberté.La liberté c'était la paix.
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Kaya   20 juillet 2013
Le Baobab fou de Ken Bugul
Je fus endormie sans être avertie. La dernière image qui m’était apparue fut cette grosse tête bouffie, baissée sur mes entrailles. Pourquoi était-ce l’homme qui mettait la femme dans certaines situations et pourquoi était-ce toujours l’homme que la femme allait trouver pour régler ses problèmes ?
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nbellala   05 novembre 2014
Cendres et braises de Ken Bugul
Je ne voulais pas être la maîtresse d'un homme marié. (...)

Dans mon pays le mariage arrangeait ces choses et on criait à bas la polygamie; mais les hommes ici épousaient une femme, avaient des maîtresses et vivaient dans l'infidélité permanente et on criait vive la monogamie.
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rkhettaoui   20 juillet 2013
La Pièce d'or de Ken Bugul
Qu’il y ait des gens qui mangent du caviar béluga, du foie gras aux truffes du Périgord, tout ce qu’ils veulent, même du faisan endimanché tous les dimanches, avec des pommes sautées aux pruneaux ; s’ils sont contents, on s’en fout. Mais pour d’autres, c’est manger à sa faim, étancher sa soif, s’abriter, vivre décemment, pour que les cerveaux puissent fonctionner et propulser le génie et l’imaginaire essentiels à la vie et au rêve.
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