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EAN : 9782708707887
251 pages
Éditeur : Editions Présence Africaine (23/12/2008)

Note moyenne : 3.12/5 (sur 4 notes)
Résumé :

Combien dhistoires se croisent, se tissent ou se taisent dans un bar ? Combien se devinent ou sinventent sur le zinc, dans les rumeurs de la journée qui passe ? Chez Max, rue Voltaire, il y a les habitués: Monsieur Pierre et Madame Michèle, le couple Jo

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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Charybde2
  17 mars 2013
Retour à l'intime dans ce huitième roman : les hommes d'une vie, dans un décor inattendu.
Publié en 2008, le huitième et dernier en date des romans de Ken Bugul, après le feu d'artifice de "La pièce d'or" en 2006, marquait le retour, dans une volute dont l'auteur a le secret depuis sa "trilogie autobiographique" (1984-1999) et la volte audacieuse de "La folie et la mort" (2000), vers un horizon plus intime, où son humour caustique et ravageur peut se déployer pleinement.
Après s'être cherchée avec rage, et en partie trouvée dans "Riwan ou le chemin de sable", qui concluait la trilogie autobiographique, après avoir parlé à titre posthume avec sa mère absente (dans "De l'autre côté du regard" en 2003), c'est au tour des hommes de sa vie, formidable père de 85 ans à sa propre naissance et frère le plus proche, de 2 ans son aîné, de passer sur le grill de l'introspection subtile de Ken Bugul, qui a choisi pour cela le plus surprenant des terrains et des miroirs, à savoir un café traditionnel du 11ème arrondissement de Paris, dans lequel, au fil de ses séjours français, la narratrice déploie sa curiosité, son sens de l'observation mais aussi, assumées, ses possibles erreurs d'interprétation, pour imaginer les vies des habituées et habitués du lieu, dont l'un, promu un jour confesseur de fait, devient le témoin et le "sparring partner" d'une quête violente, certes, mais toujours désormais quelque peu amusée, de l'élucidation de la relation aux hommes.
Brio de la conteuse à son sommet et subjectivité totalement libérée dévident ainsi enquêtes et obsessions dans de magnifiques boucles quasiment musicales, incluant donc lancinantes répétitions thématiques comme fulgurantes percées nées d'une remarque d'apparence anodine, jusqu'au sourire légèrement désenchanté, mais parfaitement espiègle, des dernières pages.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   27 avril 2013
Ah ! Chez Max ! C'était spacieux. Il y avait du mouvement, et l'air circulait. Ce que j'aimais Chez Max, c'était la musique d'ambiance. C'était la même musique de tango qui tournait sans cesse. Quand j'avais questionné Max à ce sujet, il m'avait dit que c'était ainsi depuis l'ancien patron. Quand le bar avait été racheté, l'une des choses entre autres, comme le plat du jour, que le repreneur n'avait pas changée, c'était cette musique de tango. Cela faisait insolite mais, en même temps, ce tango en sourdine laissait planer dans le bar un air de tristesse et de force. Une musique qui rappelait à l'âme ses mouvements, ses sautes d'humeur, dans une atmosphère de mysticisme. Malgré les bruits de verres, de commandes, d'assiettes à l'heure du déjeuner, cette musique flottait sur les murs, sur les tables, sur les gens, comme un fantôme invisible.
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Videos de Ken Bugul (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ken Bugul
Morgan Faulkner (Université Laval) « L?intime et l?errance dans Mes hommes de Ken Bugul et Écrire en pays dominé de Patrick Chamoiseau », dans le cadre de la journée d'étude L?EXIL EN SITUATION D?EXIGUÏTÉ DANS LA FRANCOPHONIE INTERNATIONALE 28 novembre 2014, Université de Montréal
COMITÉ ORGANISATEUR: Julie Delorme, Simon Harel
Faculté des arts et des sciences de l?Université de Montréal Département de littérature comparée de l?Université de Montréal Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH)
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