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Note moyenne 3.77 /5 (sur 737 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Caen , le 11/03/1950
Biographie :

Laure Adler, née Laure Clauzet, est une journaliste, biographe, essayiste, éditrice et productrice de télévision française.

Elle grandit en Côte d'Ivoire à Abidjan jusqu'à ses 17 ans et passe son baccalauréat en France. Après une maîtrise de philosophie et un doctorat en histoire en soutenant une thèse d'histoire sur les féministes du XIXe siècle, elle entre à France-Culture en 1974, d'abord à titre de simple secrétaire, avant d'animer bientôt le futur célèbre Panorama. Productrice de 1978 à 1989 elle crée entre autres une nouvelle émission phare de l'antenne, Les Nuits magnétiques, dont elle confie l'animation à son second époux, l'écrivain éditeur et homme de radio Alain Veinstein.

Dans les années 1980 et 1990 Laure Adler travaille parallèlement pour la télévision (productrice et animatrice du Cercle de minuit sur France 2) et l'édition (responsable des essais et documents chez Grasset) tout en publiant plusieurs ouvrages, essais et récits. Citons notamment: "A l'aube du féminisme" (1979), "Secrets d’alcôve" (1983), "L'Amour à l'arsenic" (1986), "Une histoire du racisme" (1990), "La Vie quotidienne dans les maisons closes" (1990), "Les femmes politiques" (1994), "Marguerite Duras" (1998, Prix Fémina de l'essai).

Elle a également été conseillère culturelle auprès du président François Mitterrand de 1990 à 1992, expérience dont elle tirera un livre, "L'Année des adieux" (1992).

Laure Adler a dirigé France Culture de janvier 1999 à septembre 2005 avant d'être nommée directrice éditoriale des éditions du Seuil en novembre 2005, fonction dont elle est licenciée en décembre 2006.
Depuis plusieurs années, elle présente Studio Théâtre le samedi de 18h10 à 19h sur France Inter, l'émission littéraire Tropismes sur France Ô, et Hors-Champs sur France Culture.

Depuis 2009, elle anime, avec Bruno Racine, l'émission Le Cercle de la BNF, en collaboration avec Le Magazine littéraire et fait partie du jury du prix de la BnF. Depuis le 29 août 2016, elle anime sur France Inter l'émission L'Heure bleue.

Elle garde le nom de son premier mari, Alfred Adler, pour sa vie publique après leur divorce. Mère d'un premier enfant né en 1970, en 1985, son deuxième enfant, Rémi, meurt de maladie à 9 mois, sujet auquel elle consacre un livre chez Gallimard ("À ce soir", 2001). Elle donne ensuite naissance à deux filles.
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Source : www.republique-des-lettres.fr/
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Vidéo de
Jacques RÉDA – Entretien (France Culture, 2011) L’émission « Hors Champs », par Laure Adler, diffusée le 14 novembre 2011 sur France Culture. Mise en ligne par Arthur Yasmine, poète vivant, dans l’unique objet de perpétuer la Poésie française.
Podcasts (1)

Citations et extraits (190) Voir plus Ajouter une citation
Chrisdu26   17 avril 2012
Les femmes qui lisent sont dangereuses de Laure Adler
Dès l'instant où elles envisagent la lecture comme une possibilité de troquer l'étroitesse du monde domestique contre l'espace illimité de la pensée, de l'imagination, mais aussi du savoir, les femmes deviennent dangereuses.



En lisant, elles s'approprient des connaissances et des expériences auxquelles la société ne les avait pas prédestinées

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Bobby_The_Rasta_Lama   11 mars 2019
Les femmes qui lisent sont dangereuses de Laure Adler
L'Antiquité connaissait certes la voix intériorisée, mais cette pratique de la lecture n'y a jamais été qu'un phénomène marginal. Tout comme nous sommes surpris aujourd'hui quand quelqu'un élève la voix en lisant - ne fut-ce que pour murmurer ou même si ses lèvres bougent de façon à peine audible - et que nous nous interrogeons sur les raisons d'un tel comportement dès lors qu'il ne s'agit plus d'un enfant, il devait en aller pareillement dans l'Antiquité quand quelqu'un ne lisait pas à voix haute - ou tout au moins perceptible. Jusqu'à une époque tardive du Moyen Âge et, selon les milieux, jusque très avant dans une époque moderne, la lecture consistait en deux choses : penser et parler. Surtout, elle n'était pas un acte qui était séparé du monde extérieur, mais qui se déroulait à l'intérieur du groupe social et sous son contrôle.
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araucaria   11 mai 2014
À ce soir de Laure Adler
Le samedi matin, les parents avaient le droit de venir plus tôt. Le professeur s'est arrêté dans la chambre de notre fils. Il l'a contemplé longuement, avec amour et même admiration. Je savais qu'il appréciait sa manière de lutter. Un grand professeur peut éprouver de la considération pour un petit enfant. Curieusement il n'a pas tâté son pouls, n'a pas vérifié les courbes des machines. Il l'a embrassé et nous a proposé de le suivre dans son bureau, il nous a fait asseoir, nous a demandé de poser nos mains sur la table de fer. Il a pris nos mains qu'il a enveloppées dans les siennes. Puis il a levé les yeux et, le regard embué de larmes, nous a annoncé que c'était fini.
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palamede   04 août 2014
Françoise de Laure Adler
Elle (Françoise Giroud) me citait souvent le proverbe arabe : " Ce que tu n'as pas dit t'appartient. Ce que tu as dit appartient à tes ennemis ".
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Aela   29 décembre 2011
Les femmes qui lisent sont dangereuses de Laure Adler
En 1931, le grand peintre américain Edward Hopper peint Hotel Room, une toile de grand format.

Une femme est assise en sous-vêtements sur un lit d'hôtel.

Elle n'a pas encore déballé son sac de voyage ni sa valise.

La femme, dont les traits du visage sont plongés dans l'ombre, est en train de lire un dépliant, probablement une carte routière.

Elle semble indécise, presque désemparée, sans secours.

La mélancolie des gares et des chambres d'hôtel anonymes, du voyage infini et sans destination, enveloppe cette scène figée.
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IzaBzh   27 avril 2010
Les femmes qui lisent sont dangereuses de Laure Adler
La lecture entre femmes, écrite par des femmes pour des femmes, tisse, en effet, un lien de solidarité qui inquiète bien des hommes - hommes de loi, hommes d'hygiène, hommes de moeurs, hommes d'Eglise. Tous à leur manière, ils vont s'alarmer des femmes qui lisent, avant de les marginaliser, de les désigner comme différentes, atteintes de névroses diverses, affaiblies, exténuées par un excès de désirs artificiels, propres à succomber, proies rêvées d'un monde décadent et déliquescent, mais si vénéneux et si puissant érotiquement qu'il pourrait entraîner un brouillage d'identité sexuelle, une dévalorisation des codes moraux, une destabilisation de la place assignée à chacun dans un monde où le propriétaire est le père, le bourgeois, l'époux.
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sylvie   18 décembre 2007
Les femmes qui lisent sont dangereuses de Laure Adler
Car les livres ne sont pas des objets comme les autres pour les femmes; depuis l'aube du christianisme jusqu'à aujourd'hui, entre nous et eux circule un courant chaud, une affinité secrète, une relation étrange et singulière tissée d'interdits,d 'appropriations, de réincorporations"....
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PhilippeMaurice   23 décembre 2012
Les femmes qui lisent sont dangereuses de Laure Adler
La lettre, comme forme de la conversation écrite, était très en vogue dans les Pays-Bas du XVIIe siècle. A cette époque, aucun autre pays d’Europe ne comptait autant de citoyens qui savaient lire et écrire, et les échanges épistolaires y acquirent une importance sans cesse croissante […]. On vit fleurir sur le marché du livre toutes sortes de manuels de la correspondance et de l’art de la calligraphie. […] La peinture ne tarda pas à s’emparer de ce motif et toute une population écrivant ou lisant des lettres apparut bientôt sur les toiles […] Parmi les tableaux les plus célèbres traitant de ce sujet, on peut nommer ceux de Jan Vermeer, Gerard ter Borch et Pieter De Hooch. Tout en appartenant à cette constellation, le tableau présenté ici [La Requête amoureuse, de J. Ochtervelt] en franchit également les limites. […]

De toute évidence, l’homme peint par Ochtervelt est en train de réitérer verbalement la requête amoureuse qu’il a déjà confiée à la lettre qu’on aperçoit sur la table. Le fait que le sceau rouge en est rompu suggère que la femme a pris connaissance de son message. Sans en être apparemment touchée, elle poursuit cependant sa lecture, qui semble pour l’instant lui importer davantage que tout échange épistolaire, verbal ou autre (on ne saurait omettre la présence du lit à l’arrière-plan du tableau), et ce, alors même que la jeune femme est fort loin de produire une impression d’excessive pruderie.

Quelle que soit l’issue de l’affaire, le tableau nous montre une chose : la femme jouit de l’intérêt et de l’attention qu’on lui accorde, sans avouer cependant le plaisir qu’elle y prend et en s’abîmant dans sa lecture – en tout cas, c’est ce qu’elle fait mine de faire.



[Jacob Ochtervelt (1634/35 – 1708/10) - La Requête amoureuse, 1670 – Karlsruhe, Staatliche Kunsthalle]

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Ode   13 septembre 2012
Françoise de Laure Adler
L'égalité sera acquise lorsqu'il y aura des femmes médiocres à des postes importants.
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PhilippeMaurice   22 décembre 2012
Les femmes qui lisent sont dangereuses de Laure Adler
Au XIVe siècle, les représentations de l’Annonciation ne sont plus une rareté. Pourtant, personne avant lui n’avait figuré l’événement comme le peintre siennois Simone Martini nous le montre dans ce tableau [L’Annonciation, 1333]. Les vêtements et les ailes de l’ange sont plongés dans un or étincelant. L’intercesseur divin donne l’impression d’être tombé du ciel à l’instant. Ses lèvres sont entrouvertes pour délivrer son message […] « … Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce aux yeux de Dieu ». Mais Marie, de quelle façon répond-elle ? […] Dans l’effroi de Marie il y a quelque chose d’une attitude de défense, où l’on croit voir se mêler en outre une curieuse indifférence. On dirait presque qu’elle veut se détourner de ce qui a lieu, en se drapant le corps dans son manteau. Le livre rouge, symbole de sa sagesse, elle le tient ouvert, son pouce glissé entre les pages, afin de ne pas perdre le passage dans lequel elle était justement plongée au moment où l’arrivée de l’ange a interrompu sa lecture. […] Nous assistons donc, dans cette Annonciation, à la naissance de quelque chose de nouveau : la Vierge de Martini est une femme d’esprit, elle n’est plus, loin s’en faut, l’innocente ingénue que les théologiens avaient l’habitude de voir en elle. Elle maîtrise une pratique qui devient courante, à la fin du Moyen Age, chez les gens qui ont reçu une éducation : celle de la lecture en silence, qui permet donc de s’approprier savoir et connaissance en puisant à des sources librement choisies – non par obéissance, mais grâce à l’étude et à la lecture.



[Simone Martini (vers 1280 /85 – 1344) – L’Annonciation, 1333 – Florence, galerie des Offices]

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