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Victor Del Litto (Éditeur scientifique)
ISBN : 2253006203
Éditeur : Le Livre de Poche (01/01/1997)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.77/5 (sur 6373 notes)
Résumé :
Fils de charpentier, Julien Sorel est trop sensible et trop ambitieux pour suivre la carrière familiale dans la scierie d’une petite ville de province. En secret, il rêve d’une ascension similaire à celle de Napoléon Bonaparte. Julien trouve une place de précepteur dans la maison du maire, Monsieur de Rénal, et noue une relation interdite avec son épouse. Jusqu’au bout, Julien Sorel verra ses ambitions contrecarrées par ses sentiments, qui les conduiront à sa perte.
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Critiques, Analyses et Avis (256) Voir plus Ajouter une critique
LydiaB
  05 décembre 2012
Après Tristan et Yseult, roméo et Juliette... Julien Sorel et Mme de Rênal ! Faut-il chercher l'intrus ? Peut-être ! Car peut-on considérer que l'amour que se portent les deux premiers couples énoncés soit le même que pour le dernier ? Julien est un jeune arriviste rongé par l'orgueil. Précepteur des enfants du couple de Rênal, il s'entiche de la maîtresse de maison. Jusque-là, rien de nouveau sous le soleil ! Mais celui-ci renonce à cet amour qui briserait son rêve de réussite. Les rumeurs courent... L'époux l'apprend et licencie le jeune précepteur. Ce dernier entre alors au séminaire où il fait la connaissance de l'Abbé Pirard qui, comprenant son ambition, le fait entrer au service du Marquis de la Mole. Celui-ci a une fille, Mathilde... Je vous le donne en mille, Julien va récidiver, tomber amoureux de celle-ci et lui faire un enfant... Mais c'est sans compter sur Mme de Rênal !!! Bref, je ne dévoile pas tout...

Paru trois ans après Armance, roman qui passa à la trappe, ce texte est issu d'un fait divers. En effet, en 1827, la Gazette des Tribunaux relate le procès d'un certain Antoine Berthet, 25 ans, fils d'un petit artisan, ancien séminariste devenu précepteur, jugé pour meurtre et condamné. Il n'en faut pas plus à Stendhal pour créer ainsi son personnage de Julien. En le saupoudrant de sa haine contre l'Église (merci à l'Abbé Raillane de l'en avoir dégoûté à jamais), de ses souvenirs de l'adolescent provincial et timide qu'il était et qui ne voyait que par Paris pour réussir, on obtient ainsi un chef-d'oeuvre. Zola prononcera cette superbe phrase à ce sujet : "Personne n'a possédé à un pareil degré la mécanique de l'âme". Tout est dit !
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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Nastasia-B
  09 octobre 2012
Julien Sorel, franc-comtois et fils de rien, destiné aux bas étages du clergé provincial, va peu à peu, à force de hasards et de coups de dé audacieux, s'essayer dans le grand monde et s'efforcer de devenir, s'il y arrive "Julien-Le-Magnifique"...
De ce monde qui lui est inconnu, il devra apprendre tant les règles que les dérèglements, les joies que les frustrations et tâcher, si possible, de ne pas se perdre lui-même en faisant adopter à sa morale une géométrie variable.
Dans les méandres de cette hiérarchie sociale, et puisque le seul trésor dont il dispose en propre est son esprit, son charme et sa beauté, il rencontrera des femmes, sur lesquelles il devra circonvenir en usant d'amour, à moins que ce ne soit le contraire... Je vous laisse évidemment vous plonger plus avant dans l'histoire si, par bonheur, celle-ci ne vous a jamais été imposée au lycée quand vous n'en éprouviez pas l'envie, ou si, par fortune, vous avez encore la possibilité de la découvrir avec un regard neuf.
Évidemment, un classique incontournable et beau ; beau dans l'acception la plus noble du terme en littérature. Et l'un des premiers exemples de l'évolution de la psychologie d'un personnage en cours de roman, spécialité qui deviendra l'apanage, quelques années plus tard, de Dostoïevski.
Écrit tout en finesse, pas si différent de la vision d'un Balzac, car Julien Sorel ressemble tellement à Eugène de Rastignac (Le Père Goriot) ou Lucien Chardon (Illusions Perdues) que c'en est frappant, mais sans la pointe de vinaigre blanc que Balzac n'oublie jamais de mettre dans ses recettes. Stendhal, lui, utilise son style plus direct et pour ainsi dire plus journalistique tout en soignant la psychologie et les hésitations dans les choix de tous ses personnages. Si l'on veut à tous prix tenter une comparaison, c'est de Tolstoï que Stendhal se rapproche le plus et notre Julien ressemble beaucoup au Boris Doubretskoï de la Guerre et La Paix.
En guise de conclusion et pour finir cette indigente critique face à l'ampleur de l'oeuvre et son indicible grandeur, (je me rends compte en la relisant que cette critique est vraiment très mal construite et vous prie de m'en excuser) si par hasard vous aimez ce genre de trame narrative où un jeune provincial fait son chemin dans Paris grâce aux dames de ses conquêtes, je vous conseille, dans une genre un peu plus truculent, drôle et libertin, un grand classique mais malheureusement trop peu connu de Marivaux, le paysan parvenu, qui je l'espère, vous ravira tout autant, mais ceci, bien sûr n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand chose.
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Woland
  14 décembre 2007
Hier, où j'ai passé pratiquement ma journée à le dévorer, comme la première fois où je l'avais lu, "Le Rouge & le Noir" m'est apparu comme l'un des plus grands romans jamais écrits.
Pour être franche, je n'ai jamais très bien compris les reproches de "sécheresse" qu'on faisait au style stendhalien. C'est vrai que ce romantique se distingue avec éclat des délires hugoliens et qu'il n'a pas les tics irritants des auteurs de feuilletons comme Balzac. Avec lui, il n'y a pas non plus ces affreuses plongées dans le mélodrame larmoyant qui - à mes yeux en tous cas - décrédibilisent un roman aussi puissant pourtant que "Le Père Goriot." Bref, avec Stendhal, le lecteur contemporain s'y retrouve tout en sachant très bien, habileté suprême, qu'il a devant lui un auteur du XIXème.
La qualité majeure de Stendhal, c'est son art de conteur. Celui-ci ne doit jamais lasser, surtout pas s'il s'autorise des digressions. Et Stendhal, tout au long des 512 pages du Livre de Poche, ne lasse pas un seul instant. Ses descriptions, sans être minimalistes, vont droit à l'essentiel - et l'on sent en lui l'amour qu'il portait aux paysages franc-comtois. Son analyse des personnages est précise, "scalpellisée" et impitoyable. Paradoxe étrange, lui qui a imposé au moins deux types "romantiques" - Julien Sorel et Fabrice del Dongo - les a façonnés comme des êtres changeants, qui ne cessent d'évoluer.
Julien par exemple nous est tout d'abord montré comme une espèce de jeune arriviste dominé par la Haine. On peut ici utiliser la majuscule car Julien ne vit que pour haïr. Il flambe de haine : haine contre son père (et on la partage très vite !), haine contre ses frères (deux abrutis), haine contre la société sous le règne de Charles X (où régnait à nouveau la loi des castes que l'épopée napoléonienne avait envoyée au diable), haine de l'Autre de façon générale (car, ayant grandi dans un milieu qui ne le considérait que comme une machine à raporter quelque chose, Julien ne peut tout simplement pas concevoir qu'on puisse s'intéresser à lui par amitié ou amour). On finit même par se demander si Julien Sorel ne se hait pas lui-même ...
Il y a, chez ce garçon séduisant, intelligent, prompt à apprendre et désireux de se faire une place au soleil, une forme d'autisme terrible qui finira par le mener à sa perte - une perte que cet idéaliste forcené accueille pratiquement comme une délivrance. Mais en dépit des apparences, qui pourraient laisser croire que son caractère ne se modifie pas au cours du roman, Stendhal convie son lecteur à enregistrer de menus détails qui, un à un, le recomposent subtilement de façon telle que le Julien Sorel final est bien plus grand, bien plus "pur" et tout aussi vrai que le Julien Sorel du premier chapitre.
Autre exemple singulièrement frappant : le caractère entier et pourtant incroyablement instable de Mathilde de la Mole, laquelle paraît souffrir d'une exaltation proche de la maladie mentale.
Rappelons les grands traits de l'intrigue :
M. de Rênal, le maire de Verrières, une petite ville de Franche-Comté, veut à tout prix un précepteur pour ses trois fils. Non tant d'ailleurs pour les instruire que pour contrarier son grand rival, M. de Valenod, que le retour des Bourbon a tiré de la misère où il croupissait avec sa famille. Ayant entendu dire, par le curé Chélan, le plus grand bien du jeune Julien Sorel, le dernier des trois fils du menuisier local, Rênal lui propose la place et disons à la décharge du maire qu'il refusera de verser le salaire du jeune homme à son rapace de père.
Installé chez les Rênal, Julien, qui est ombrageusement fier et prend chaque mot, chaque regard qu'on lui adresse pratiquement pour une insulte, se met en tête de séduire la maîtresse de maison. Non qu'il l'aime mais parce qu'il estime que cela serait, chez lui, une marque de caractère et de courage.
L'inévitable arrive et, au grand étonnement de Julien (qui est souvent d'une naïveté extraordinaire quant à ses ressources personnelles), non seulement sa maîtresse semble vraiment tenir à lui mais lui-même éprouve envers elle un sentiment bien plus fort qu'il ne se le serait imaginé.
Mais les gens jasent, la chose est inévitable. Mis au courant par des lettres anonymes qu'il tente en vain d'ignorer, M. de Rênal est bien obligé d'évoquer ses soupçons. Les amants décident de ne plus se revoir et le curé Chélan expédie Julien au séminaire de Besançon.
C'est là que Julien se lie d'amitié avec le directeur, l'abbé Pirard. Comme celui-ci, homme intègre et rogue, est d'obédience janséniste alors que le reste du séminaire en tient pour les Jésuites, on ne saurait dire que le choix de Julien soit heureux. Pourtant, c'est par l'entremise de l'abbé Pirard qu'il va être mis en relation avec le marquis de la Mole, descendant de Boniface de la Mole qui, au XVIème siècle, avait été l'amant de la Reine Margot et qui, pour avoir tenté d'enlever Henri III et le duc d'Alençon, avait été condamné à avoir la tête tranchée en place de Grève.
Le marquis cherche un secrétaire et Julien entre dans la place. La Chance l'y attend mais ... saura-t-il la saisir ? ...
Même si l'on connaît l'issue fatale de ce roman, on est pris par le récit, on s'entête à y avancer pas à pas, on ne veut pas en perdre une seule virgule. de façon très moderne, Stendhal glisse dans son texte des monologues intérieurs qui plongent le lecteur dans l'esprit même du personnage visé. Et puis, cette description au petit point de la société française, provinciale comme parisienne, à la veille de 1830 est un vrai régal de cynisme et de férocité.
Stendhal, un auteur scolaire ? ... Non, un romancier : et un grand. ;o)
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gouelan
  16 mars 2015
le Rouge et le Noir est un roman d'initiation, où le héros, le jeune Julien Sorel, fils de charpentier, qui tente de s'élever dans la société, devra franchir de nombreux obstacles.
Passionné par Napoléon, il rêve d'une grande destinée en revêtant l'habit de soldat (rouge). le hasard de la vie va lui faire prendre la soutane (noire).
Son caractère est changeant, il ne sait pas très bien où est sa place. Est-il ouvrier, fils de paysan ou petit-bourgeois, de par son éducation? Il se révèle à la fois timide, étourdi, ignorant, sensible, mais aussi, paradoxalement, froid calculateur, arriviste, égoïste, prêt à tout pour assouvir ses rêves de grandeur.
Il manque tout autant de clairvoyance en amour. Il croit connaitre le bonheur, là où il n'y a qu'ambition, désir de possession, envie de triomphe sur ceux qui lui sont socialement supérieurs.
Dans la société où il évolue, il n'y a plus de place pour ses ambitions de héros solitaire. Il se trompe. Il sacrifie le bonheur simple à des idéologies dépassées.
Mathilde, sa conquête amoureuse, lui ressemble. Elle ne voit en Julien qu'un moyen de provoquer les siens. Elle rêve d'une grande histoire d'amour tragique et impossible, au-delà des conventions sociales. Elle essaie de tromper son ennui, elle aime le risque, l'aventure, la bravoure.
Ils sont tous les deux victimes de leur imagination romanesque.
Le roman retrace l'évolution du personnage, de l'ignorance, vers la désillusion et enfin la clairvoyance. Arrivé à ses fins, mis sur un piédestal, il trouvera dans sa chute les vraies réponses sur le bonheur et les réalités de la société.
Formidable portrait des moeurs de cette société française de la période de restauration, avec les forces qui s'affrontent de la noblesse, du clergé, de la bourgeoisie, et de la société industrielle grimpante. Avec hypocrisie, mensonges et trahisons, chacun essaie de se faire sa place, de triompher, de s'élever socialement, en écrasant l'autre au passage.
C'est aussi un roman psychologique avec des personnages hauts en couleurs. On peut parfois éprouver de l'ennui et de l'agacement à la lecture de ce roman. le côté un peu trop naïf et froidement calculateur, puis tout à coup se transformant en grande sensiblerie, en folie, dérange et semble improbable.
Rouge et noir, couleurs opposées, comme le sont les sentiments qui traversent Julien Sorel, à la fois fils d'ouvrier et petit-bourgeois.


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jeunejane
  03 novembre 2017
Julien Sorel est fils d'exploitant de scierie dans la petite ville de Verrières.
Il apprend le latin avec un parent chirurgien et avec le bon abbé Chélan, curé de la paroisse.
Monsieur de Rênal, maire de Verrières l'engage comme précepteur pour apprendre le latin à ses trois enfants.
On va suivre le chemin de Julien, à Verrières où il tombera amoureux de Madame de Rênal.
Du séminaire de Besançon, il sera envoyé par l'abbé Pirard, comme secrétaire du marquis de la Mole à Paris.
Là, il continuera à servir ses ambitions en séduisant la fille de la maison, la jeune Mathilde.
Il arrive presque à ses fins. Mathilde, enceinte parvient à convaincre son père d'épouser Julien qui se fait anoblir par le marquis.
Il devient chevalier mais Madame de Rênal détruit sa réputation en dénonçant son arrivisme et sa malhonnêteté.
Toutes ces intrigues finissent par un drame de la vengeance et Julien est condamné à mort malgré l'acharnement de ces dames à le sauver.
Le thème du jeune homme qui se brûle les ailes est bien souvent abordé dans la littérature du 19ème siècle et jamais récompensé.
Cette période est bien intéressante : on y voit les nouveaux bourgeois, premiers industriels avec comme unique but, faire fortune.
La noblesse et le clergé sont remis à l'honneur.
Un nouveau monde se remet en place après le départ de Napoléon dont il ne faut plus parler dans la bourgeoisie.
Les sentiments amoureux sont longuement et fougueusement décrits par Stendhal.
J'ai lu le livre par petits extraits, en plusieurs semaines comme toujours quand j'aborde un classique. Je n'arrive jamais à lire un livre d'un autre siècle d'une traite.
L'écriture est très belle, l'époque intéressante ,le rythme est très différent du nôtre, alors cela demande du temps et des entractes mais le détour en vaut la peine.
Challenge pavés 2017 contre l'illettrisme.
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Citations et extraits (391) Voir plus Ajouter une citation
Jonas99Jonas99   09 décembre 2018
un chemin est-il moins beau, parce qu'il a des épines sue les haies qui l'entourent? les voyageurs font route et laisse les épines méchantes se morfondre à leur place. Du reste à l'ouvrage, mon cher ami, à l'ouvrage!
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Jonas99Jonas99   09 décembre 2018
la volonté de l'homme est puissante. je le lis partout ; mais suffit-elle pour surmonter un tel dégoût? La tâche des grands hommes a été facile ; quelque terrible que fût le danger, ils ke trouvaient beau ; et qui peut comprendre excepté moi, la laideur de ce qui m'environne ?
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Jonas99Jonas99   09 décembre 2018
après lui avoir donné l'habitude de raisonner juste et de ne pas se laisser payer de vaines paroles. il avait négligé de lui dire que, chez l'homme peu considéré, cette habitude est un crime, car tout bon raisonnement offense.
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Jonas99Jonas99   09 décembre 2018
mais le voyageur qui vient de gravir une montagne rapide. s'assied au sommet, et trouve un plaisir parfait à se reposer. Serait-il heureux si on le forçait à se reposer toujours?
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Jonas99Jonas99   09 décembre 2018
je suis seul sur la terre. Personne ne daignes penser à moi. Tous ceux que je vois faire fortune ont une effronterie et une dureté de coeur que je ne me sens point. Ils me haïssent à cause de ma bonté facile. ah ! bientôt je mourrai, soit du faim, soit du malheur de voir les hommes si durs.
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Videos de Stendhal (39) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Stendhal
Émission complète : http://www.web-tv-culture.com/l-ete-des-quatre-rois-de-camille-pascal-1302.html
L?été 1830 fut très chaud, au propre comme au figuré. L?été 1830, ce sont les Trois glorieuses, c?est cette révolution qui chassa le roi de France, Charles X, pour faire monter sur le trône Louis-Philippe, roi des français. Evènement majeur de notre histoire nationale, cette révolution est pourtant passée à la trappe et rares sont ceux qui peuvent en rappeler les principaux faits. C?est à cette tâche que s?est attelé, brillamment, Camille Pascal avec ce roman « L?été des quatre rois ». Camille Pascal a un parcours atypique, allant du journalisme à la politique, de la communication à la culture, faisant parfois quelques vagues avec ses prises de position car il n?est pas forcément bon de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Il a déjà publié plusieurs ouvrages mais il s?agit là de son premier roman. Et finalement, à la lecture de ce gros pavé, on se rend compte que les scénaristes des séries télévisées actuelles ont encore bien des choses à apprendre. Car avec cette révolution de 1830, tous les ingrédients d?une grande saga sont ici réunis. Plus de 600 pages certes mais dans lesquelles on se laisse embarquer avec délectation. Un roi vieillissant à qui les évènements de 1789 ne semblent pas avoir servi de leçon, une cour et des ministres livrés à eux-mêmes qui complotent, qui s?espionnent et se regardent en chien de faïence, des républicains jappant à tout va mais incapables de construire un projet sérieux, une populace qui ne comprend pas vraiment qui se passe mais qui accourt dès qu?on lui dit qu?il y a du sang frais et de la vaisselle à casser, une jeunesse fougueuse qui dresse des barricades à tous les coins de rue et une bourgeoisie qui tire les ficelles car finalement, peu lui importe qui porte la couronne pourvu qu?on lui laisse brasser gentiment ses millions et faire ses petites affaires. Quant à la génération montante de la littérature romantique, de Stendhal à Hugo en passant par Chateaubriand, elle est aussi au rendez-vous de l?Histoire. Voilà le point de départ de ce formidable roman qui se lit comme un grand feuilleton, avec des chapitres courts, rythmés, des personnages hauts en couleurs, une écriture incisive, pleine d?un humour froid qui ne sacrifie rien au style. le tout dans la touffeur de ce mois de juillet 1830. Un grand roman historique qui nous ramène dans une époque pas si éloignée que cela et qui surtout, peut nous rappeler des situations ou des évènements bien proches de nous. « L?été des quatre rois » de Camille Pascal est publié chez Plon.
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