AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 4.15 /5 (sur 114 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) : 1957
Biographie :

À la fois historien de formation passé par Oxford, directeur des programmes historiques de la BBC et auteur de documentaires télévisés couronnés partout dans le monde, Laurence Rees en utilise les témoignages et les sources pour écrire des livres qui - tel Auschwitz: les nazis et la solution finale - sont «une contribution unique et considérable à la compréhension de l'histoire».

Source : www.librairiepantoute.com
Ajouter des informations
étiquettes

Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
bibiouest   01 mai 2018
Holocauste : Une nouvelle histoire de Laurence Rees
Hitler savait que la propagande nazie influencerait plus facilement des enfants impressionnables que des adultes, a priori moins malléables. Pour ceux-ci, il pouvait s'avérer plus difficile -mais pas impossible- de réconcilier leur compréhension intellectuelle de la théorie antisémite nazie avec les rencontres qu'ils pouvaient eux-même dans la vie avec des juifs allemands. Karl Boehm-Tettelbach,par exemple, jeune officier de la lutfwaffe en 1935 avait de bonnes raisons d'éprouver de la gratitude pour un juif allemand, car c'est un juif allemand qui lui avait porté secours le jour où son avion s'était écrasé dans un champ. L'ayant convié à dîner pour le remercier, il avait été fort surpris quand l'homme lui avait "soudain dit qu'il était juif" et lui avait demandé s'il avait "peur d'être avec des juifs". Boehm-Tettelbach répondit qu'il n'avait pas peur : l'homme ne lui avait-il pas sauvé la vie? "C'était la première fois que je réalisais qu'il pouvait se passer quelque chose avec les juifs", dit Boehm-Tettelbach " A Berlin, en particulier, se souvient-il, [Les nazis] affirmaient que la plupart des avocats étaient juifs, et quand ils annonçaient qu'il y avait trop d'avocats, on comprenait ce que cela signifiait. Mais ce n'est pas parce qu'on est antisémite qu'on veut tuer les gens. On peut ne pas les fréquenter en société, ou ne pas les aimer beaucoup, mais ça ne veut pas dire qu'on va les tuer" Tout en étant "navré" pour les Juifs allemands après les lois de Nuremberg, Bohem-Tettelbach reconnaît que cela ne le "préoccupait pas beaucoup".
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          352
bibiouest   29 avril 2018
Holocauste : Une nouvelle histoire de Laurence Rees
Armon Tamir (a grandi en Allemagne dans les années 1920 1930):

"Les allemands n'ont pas de tradition démocratique. Ils n'en ont jamais eu. Jamais jusqu'ici les citoyens, en Allemagne, ne se sont battus pour la démocratie."....

"Les nazis sont apparus dans le contexte des années 20, après une guerre mondiale perdue, quand le peuple allemand, opprimé et humilié, allait en titubant d'une crise économique à une autre. Le contexte était vraiment très favorable. Il fallait désigner un responsable. Et tout l'antisémitisme des nazis tient en réalité dans ces mots : le juif est coupable de tout, toujours."
Commenter  J’apprécie          272
bibiouest   01 mai 2018
Holocauste : Une nouvelle histoire de Laurence Rees
Beaucoup d'Allemands ordinaires ne se sont intéressés que de loin aux mesures prises contre les juifs. Ce qui leur importait bien d'avantage, c'était la réduction massive du nombre de chômeurs - de six million en 1933 à un million en 1936- qui suivit l'accession d'Hitler au pouvoir. Même si les nazis manipulèrent un peu les chiffres- les femmes, par exemple, furent retirées des statistiques-, le succès était incontestable.
Commenter  J’apprécie          180
bibiouest   29 avril 2018
Holocauste : Une nouvelle histoire de Laurence Rees
Heinrich Mann Décembre 1931:

" Ce qui explique en premier lieu la victoire du national-socialisme, c'est que la démocratie, dans ce pays, n'a jamais eu besoin pour être établie d'une bataille sanglante. Après la défaite de la guerre(14-18) comparé au désastre de la monarchie et à la menace du bolchevisme, [le national-socialisme] est apparu comme une issue possible - pas comme un objectif, encore moins comme une expérience exaltante : seulement comme une issue."
Commenter  J’apprécie          110
bibiouest   01 mai 2018
Holocauste : Une nouvelle histoire de Laurence Rees
Si les jeunes étaient réceptifs à la propagande nazie, c'est en partie parce que la vie semblait s'améliorer, la leur et celle de leurs parents. "Quand Hitler est arrivé au pouvoir, soudain, nous avons eu du travail", raconte Wilhelm Roes,

qui a grandi en Allemagne dans les années 1930 :



"A la maison, e climat [changea]; quand j'étais enfant, il y avait toujours un mauvais climat à la maison car ma mère, à onze heures, ne savait pas ce qu'elle allait mettre sur la table à midi. En 34, mon père à trouvé du travail. Je crois qu'il gagnait 380 marks. Notre situation s'est beaucoup améliorée. Il disait que c'était grâce à l'action du Führer. Que pouvais-je penser ? On a pas eu besoin de me laver le cerveau. J'ai tout avalé sur les genoux de ma mère.
Commenter  J’apprécie          100
PrettyYoungCat   13 février 2018
Auschwitz : Les nazis et la "solution finale" de Laurence Rees
Pendant ce temps, une crise de ravitaillement s'annonçait non seulement sur le front de l'Est, mais aussi en Pologne, dans le ghetto de Lodz. En juillet 1941, le SS Rolf-Heinz Höppner écrivit à Adolf Eichmann, responsable de la section des affaires juives à l'Office central de la Sécurité du Reich : "Le danger existe, cet hiver, qu'on ne puisse plus nourrir tous les Juifs. Il faut se demander honnêtement si la solution la plus humaine ne serait pas d'achever les Juifs inaptes au travail au moyen de quelque système rapide. En tout cas, ce serait plus plaisant que de les laisser mourir de faim."'
Commenter  J’apprécie          92
bibiouest   01 mai 2018
Holocauste : Une nouvelle histoire de Laurence Rees
Hitler avait toujours su que la "rééducation" de la nation prendrait du temps et que les jeunes seraient les plus sensibles à son message. Comme ll le disait en 1933, "quand un opposant déclare : "Je ne serai jamais de votre côté", je dis tranquillement:"votre enfant m'appartient déjà. Le peuple est éternel. Qui êtes

vous ? Vous passerez. Et vos descendants seront dans le camp nouveau. Bientôt ils ne connaîtront rien d'autre que cette communauté nouvelle."".
Commenter  J’apprécie          80
akhesa   18 juillet 2013
Adolf Hitler : La séduction du diable de Laurence Rees
La guerre des tranchees lui avait appris que la vie reste "un combat cruel" et n'a d'autre but que "la conservation de l'espece"
Commenter  J’apprécie          91
akhesa   07 juillet 2013
Adolf Hitler : La séduction du diable de Laurence Rees
Hitler,fait presque incroyable,pouvait a la fois etre intime avec un public et distant avec un individu
Commenter  J’apprécie          90
akhesa   09 juillet 2013
Adolf Hitler : La séduction du diable de Laurence Rees
Le racisme etant,une religion de substitution pour Hitler,les médecins etaient donc presque des pretres
Commenter  J’apprécie          90

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Révolutions, insurrections et autres trumperies ....

La révolution en Iran, racontée par Marjane Satrapi

Persécutée
Persepolis
La révolte des perses
Perse et Police

10 questions
0 lecteurs ont répondu
Thèmes : révolution française , insurrectionCréer un quiz sur cet auteur