AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres

Note moyenne 4.32 /5 (sur 21 notes)

Biographie :

Leili Anvar est née en 1967 à Téhéran (Iran), elle est chercheuse et maître de conférences en langues et littérature persane.

Diplômée l’École normale supérieure en 1987, docteur ès lettres et agrégée en anglais, Leïli Anvar est une spécialiste reconnue de littérature persane qu’elle enseigne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO).
Leïli Anvar est chercheuse en littérature persane à l'Institut national des langues et civilisations orientales au sein de deux équipes de recherche : CERLOM (rattachement principal) et UMR Monde iranien et indien - Collaboration avec l'IISMM (EHESS) (rattachement secondaire). Par ailleurs elle est chroniqueuse sur radio France (les racines du ciel) ainsi que pour Le Monde des religions, où elle s'occupe de la rubrique "lettres spirituelles ». Ses travaux sont principalement consacrés à l'étude de la littérature mystique ainsi qu’à la littérature amoureuse et ses développements spirituels. Leïli Anvar contribue de manière considérable à la connaissance du soufisme et de la culture persane.
En tant que traductrice et spécialiste de la littérature mystique, en plus d’un certain nombre d’articles universitaires, Leïli Anvar a notamment travaillé sur l’œuvre du poète Mohammad Djalâl al-dîn Rûmî. elle a publié Rûmî aux éditions Entrelacs, ouvrage sur la vie et l’œuvre du poète mystique persan du XIIIème siècle, suivi d’une anthologie de ses œuvres. Elle a dirigé la publication d'une anthologie de poésie arabe, persane et turque intitulée Orient - Mille ans de poésie et de peinture pour laquelle elle a traduit les poèmes persans, en 2009. On lui doit aussi la biographie de la poétesse kurdo-persane, suivie d’une anthologie de ses œuvres, Malek Jân Ne’mati : Malek Jân Ne’mati « la vie n’est pas courte, mais le temps est compté ».

+ Voir plus
Source : wikipedia
Ajouter des informations
Bibliographie de Leili Anvar   (13)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

Le dimanche 15 2022, l'émission ISLAM de France Télévision avait invité l'écrivain Jean-Baptiste de Froment (auteur des romans ETAT DE NATURE et BADROULBOUDOUR) à venir parler de son roman et du rôle de passeur qu'a eu l'écrivain et traducteur Antoine Galland (1646-1715), parfois décrit comme "l'inventeur" des MILLE ET UNE NUITS. Bref extrait. L'émission entière peut être vue ici : https://www.france.tv/france-2/islam/3366364-emission-du-dimanche-15-mai-2022.html Résumé de l'émission présentée par Leili Anvar, Zohra Ben Miloud et Abderrahim Hafidi : "Certains noms nous évoquent l'épopée de la littérature et la beauté en terre musulmane. « Les mille et Une Nuits » est une oeuvre monumentale qui bouscule encore les imaginaires. Aujourd'hui, on parle d'amour dans les courants de la littérature arabo-musulmane avec Carole Boidin, spécialiste de littérature musulmane et Jean-Baptiste de Froment, écrivain."

+ Lire la suite
Podcasts (10) Voir tous


Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
Leili Anvar
mcd30   08 mai 2020
Leili Anvar
Ici, dans mon petit jardin où les roses sont encore en bouton, je continuerai de lire ta poésie, toute poésie, pour décrypter mon propre cœur, je continuerai à saisir dans les trilles d'oiseaux dont je ne sais pas le nom, la musique du monde tel qu'il a toujours été et tel qu'il vient. Je tacherai chaque jour de me souvenir que la parole des poètes permet de traverser la vie, le temps, l'espace, si rétrécis soient-ils en apparence, et de les dilater aux dimensions de l'espérance.



Le monde des religions n° 101 mai-jui 2020
Commenter  J’apprécie          390
Leili Anvar
Unhomosapiens   02 septembre 2019
Leili Anvar
La tragédie qui a frappé les peuples d'Amérique me plonge souvent dans des abîmes de réflexion : qu'est-ce que la civilisation ? Qu'est-ce que la barbarie ? Qu'est-ce que le progrès ? Est-ce la faculté toujours plus grande de tuer et de détruire la vie, ou celle de la préserver au risque de sa propre vie ? Est-ce d'étendre sa capacité à anéantir l'humanité ou de développer son humanité ? Est-ce devenir toujours plus riche et plus puissant en conquérant de nouvelles terres, en brûlant des pans entiers de vie végétale et animale ou de vivre en harmonie avec la Terre Mère et le Ciel Père ?
Commenter  J’apprécie          376
nadejda   11 avril 2013
Malek Jân Ne'mati : La vie n'est pas courte mais le temps est compté de Leili Anvar
Si grâce il y a, elle est dans la trace qu'elle a laissée dans les coeurs et dans les âmes, et dont ces pages ont tenté de rendre compte.

Si miracle il y a, il est celui d'une femme qui, malgré un contexte à bien des égards hostile, a su embrasser le monde dans un authentique esprit de tolérance et regarder les hommes et les femmes, quelles que soient leurs forces et leurs faiblesses, avec amour et bienveillance.
Commenter  J’apprécie          270
nadejda   15 juillet 2018
Malek Jân Ne'mati : La vie n'est pas courte mais le temps est compté de Leili Anvar
Mourir pour mûrir. (Malek Jan Ne mati nous a quitté le 15 juillet 1993 mais la lumiére qu'a répandu cette femme aveugle est toujours vivante)

....

Regarde l'éphémère

Qui vole vers la lumière

Épousant la douleur !

N'as-tu pas son courage ?



Amant de la beauté

Il n'a rien, donne tout

Vois comme le feu l'embrasse

Et ses ailes s'embrasent

....

Apprends de l'éphémère

Ce que c'est que d'aimer

Aime, à en mourir !

Aime et devient néant !



Lentement, doucement

Quand tu auras brûlé

Alors finalement

Tu seras libéré



Mais pour le papillon

Brûler n'est pas s'unir

C'est se perfectionner

Et mourir pour mûrir
Commenter  J’apprécie          220
AuroraeLibri   31 mars 2012
Comment la littérature change l'homme : Rûmi, Dante, Montaigne, Tagore, Hesse, Camus, Soljenitsyne de Leili Anvar
"Le pire dans le mystère du mal, ce n'est pas qu'il y ait des hommes mauvais, mais des hommes qui se plaisent à justifier leurs actes mauvais.Et la pire de ces justifications, c'est l'idéologie."
Commenter  J’apprécie          180
johnfool   22 mars 2013
Malek Jân Ne'mati : La vie n'est pas courte mais le temps est compté de Leili Anvar
« La seule chose qui importe vraiment, c’est d’amener l’homme

à s’éveiller, à ouvrir son champ de conscience, à retrouver sa nature véritable,

à être dans le monde et se perfectionner par le monde pour devenir apte

à retrouver un jour sa patrie d’origine. »

Ostad Elahi



Commenter  J’apprécie          170
johnfool   22 mars 2013
Malek Jân Ne'mati : La vie n'est pas courte mais le temps est compté de Leili Anvar
« La vie n’est pas courte mais le temps est compté. C’est comme pour la rose. Il faut occuper ce temps de telle sorte que tu en profites pleinement, avec plaisir. »



Commenter  J’apprécie          160
Danieljean   29 juin 2018
Rûmî de Leili Anvar
Cet univers n’est pas à l’extérieur de vous. Regardez à l’intérieur de vous-même; tout ce que vous voulez, vous l’êtes déjà
Commenter  J’apprécie          150
Leili Anvar
sonatem   23 août 2022
Leili Anvar
Une autre idée de la douceur - extrait.



... Au bout du couloir, un espace inouï : une pièce sculptée par la lumière matutinale et là-haut, tout là-haut, les mosaïques dorées submergées de lumière, qui apparaissent sous l’angle matinal des rayons du soleil, comme une éblouissante queue de paon déployée. Au centre de la voûte d’une rondeur parfaite, on devine une forme qui ressemble au corps d’un oiseau. « Dans une heure, quand le soleil aura changé de place, me dit le vieil homme, la queue du paon se refermera et on ne verra plus que les formes abstraites des mosaïques ». Puis il m’a laissée seule avec l’oiseau du paradis, l’ocre et l’azur symbolisant la terre et le ciel, traversée par les vibrations de la lumière, par une force qui m’a fait me mettre à genoux pour adorer l’Un dans sa splendeur. Face à la pure beauté que faire d’autre que prier par la contemplation ?

...

Pour les poètes persans, la beauté peut sauver sinon le monde, au moins chaque âme humaine...Elle est rempart contre la barbarie qui menace, les ténèbres qui nous entourent et qui sont aussi tapies en nous, prêtes à surgir à la moindre sollicitation. C’est si exigeant, la lumière, et si délicat, un miroir !

La queue du paon a déjà rétréci de moitié ; bientôt, la vision théophanique ne sera plus qu’un souvenir dans ma mémoire éblouie. Vision théophanique ? Et si le paon n’était pas un paon finalement... mais une Sîmorgh ? La Sîmorgh que recherchent les âmes — oiseaux dont ´Attar nous conte l’histoire dans le Cantique des Oiseaux. Majesté souveraine des mythes préislamiques iraniens, elle est oiseau-solaire, beauté irradiante et figure matricielle... Elle se laisse deviner parfois dans un rayon. Ou dans un poème. Ou dans la splendeur d’une voûte. Pour les mystiques persans, l’art n’a pas d’autre fonction : lever un pan de voile pour faire voir l’invisible et dire dans les images de la beauté, l’indicible.

...

Voiles de mots, d’images, d’idéologies. Illusions de nos représentations... La Vérité n’a besoin ni de nos démonstrations, ni de la violence pour être ce qu’elle est. Mais on ne peut jamais l’atteindre sans mourir à soi-même. C’est ce que font les oiseaux d’Attar dans leur cheminement : ils traversent sept vallées terrifiantes et à chaque étape, ils renoncent à une part d’eux-mêmes, à la volonté de puissance, à la rage de posséder, au principe de plaisir, à l’illusion de savoir et même d’aimer. À la fin, quand ils arrivent tout déplumés, épuisés, dépouillés, devant le Trône de la Majesté souveraine, ils voient... leur propre image reflétée dans un miroir.

...

Le gardien est revenu me chercher. En voyant mon visage baigné de larmes, il croit que je suis venu ici pour pleurer sur ma vie. Il tente de me consoler... Il ne sait pas que je pleure sur la lumière éclipsée de la voûte, que ça n’est pas prêt de s’arranger. Loin de là. Il ne sait pas la profondeur de mon chagrin.

Je sors. Le soleil est déjà bien haut. Je pense à Fâtemeh khânoum en train de prier sous son voile blanc à fleurs roses : debout, les mains devant le visage, penchée, assisse, prosternée... je sais qu’elle priait pour moi, qu’elle prie encore... Suppliant, dans la douceur de son murmure qu’advienne, enfin, la lumière.



« Montre ton visage car les jardins et les roseraies sont ce que je désire

Ouvre les lèvres car le sucre abondant est ce que je désire

Ô Soleil de toute beauté, sors un instant des nuages

Car ce visage éclatant de lumière est ce que je désire

Hier le Sheykh faisait le tour de la ville, une lampe à la main

Disant : « Je suis las des prédateurs et des démons, l’humain est ce que je désire »

« Cela ne se trouve guère, lui dit-on, nous avons cherché souvent »

« Ce qui ne se trouve guère, c’est là, ce que je désire... » — Rûmi, Ode lyrique 441, éd. Entrelacs.





Revue Nunc no 47 - Éditions de Corlevour, Printemps 2019. pp. 134-136
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Danieljean   02 juin 2018
Rûmî de Leili Anvar
Sois vide de tout soucis

pense à qui créa la pensée !

Pourquoi rester en prison

La porte est grande ouverte !

Sors du labyrinthe des peurs.

Vis en silence.



Pour marcher sur le chemin de la vérité

Vous aurez besoin de la grâce de Dieu.

Nous avons tous à affronter la mort au bout du compte.

Mais sur le chemin, soyez prudent, ne blessez jamais le cœur humain.
Commenter  J’apprécie          90

Acheter les livres de cet auteur sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura

Listes avec des livres de cet auteur


Quiz Voir plus

Les fruits et légumes dans les expressions populaires

Quelle expression est utilisée pour décrire ce qui apparaît d’une simplicité enfantine …

ça ne vaut pas une cacahouète
c'est bête comme chou
il ou elle a un pois chiche à la place du cerveau

10 questions
94 lecteurs ont répondu
Thèmes : fruits et légumesCréer un quiz sur cet auteur