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Note moyenne 3.84 /5 (sur 102 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 4 mars 1876
Mort(e) à : Paris , le 24 nov. 1947
Biographie :

Fils naturel d'un ingénieur issu de l'École centrale (ces deux oncles de Normale et de Polytechnique) et d'une modeste couturière, Fargue ne fut reconnu par son père que très tardivement. Cette circonstance influa notablement sur son existence, et pourrait être à l'origine de sa mélancolie chronique et de sa sensibilité exacerbée.

Après des études secondaires brillantes au lycée Jeanson de Sailly, au cours desquelles il eut des professeurs prestigieux (Mallarmé notamment), Faguet et Parizot, Fargue entre en khâgne au lycée Henri-IV, au même moment qu'Alfred Jarry, où il reçut les cours de Bergson. Il déçoit les attentes de sa famille, qui le voulait normalien, pour choisir l'oisiveté : sensible à la peinture ou au piano, il est passionné par la poésie.

Il s'introduit rapidement dans les salons littéraires, notamment aux « mardis » de Mallarmé grâce à Régnier, où il rencontre l'élite intellectuelle et artistique du début du siècle, Valéry, Schwob, Claudel mais aussi Debussy ou Gide. Il fut membre de la Société des Apaches et se lia d'amitié avec Maurice Ravel qui mit plus tard en musique son poème Rêves (1929).

Il fonde avec Larbaud et Valéry la revue Commerce.

Après quelques poèmes publiés en 1894, Fargue donne Tancrède en 1895 (incipit : Il était plusieurs fois un jeune homme si beau que les femmes voulaient expressément qu'il écrivît), puis Poèmes en 1912 et Pour la musique en 1914.

Fargue s'exprime le plus souvent en vers libre, voire en prose, dans un langage plein de tendresse et de tristesse, sur des sujets simples, parfois cocasses (on l'a parfois comparé au photographe Robert Doisneau), plus rarement absolument onirique (voir Vulturne en 1928 cependant). Parisien amoureux de sa ville (D'après Paris, 1932 ; Le Piéton de Paris, 1939), il écrit aussi la solitude oppressante et noyée de nuit et d'alcool (Haute solitude, 1941). Fargue était également un chroniqueur étincelant de la société parisienne (Refuges, Déjeuners de soleil, 1942, ou encore La lanterne magique 1944). Il est frappé d'hémiplégie, au cours d'un repas avec Picasso, en 1943 et meurt en 1947 à Montparnasse, au domicile de sa femme, le peintre Chériane, sans avoir cessé d'écrire cependant. Il fut membre de l'Académie Mallarmé dès 1937
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Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on-Paul_Fargue
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André Beucler : Dimanche avec Léon-Paul Fargue
Olivier BARROT présente le livre d'André Beucler sur Léon-Paul Fargue.
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Citations et extraits (132) Voir plus Ajouter une citation
Léon-Paul Fargue
Piatka   13 novembre 2013
Léon-Paul Fargue
Point n'est besoin d'écrire pour avoir de la poésie dans ses poches.
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Léon-Paul Fargue
Piatka   09 octobre 2013
Léon-Paul Fargue
La poésie n'a lieu que pour quelques-uns.

Et pourtant, elle se manifeste partout.
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Léon-Paul Fargue
sabine59   06 janvier 2019
Léon-Paul Fargue
Discerner le murmure des mémoires, le murmure de l'herbe, le murmure des gonds. Il s'agit de devenir silencieux pour que le silence nous livre ses mélodies. Écrire, c'est savoir dérober des secrets.
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Léon-Paul Fargue
lamauvaiseherbe   27 juillet 2018
Léon-Paul Fargue
REVES



Un enfant court

Autour des marbres...

Une voix sourd

Des hauts parages...



Les yeux si graves

De ceux qui t'aiment

Songent et passent

Entre les arbres...



Aux grandes orgues

De quelque gare

Gronde la vague

Des vieux départs...



Dans un vieux rêve

Au pays vague

Des choses brèves

Qui meurent sages...



(Pour la musique)
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Wiewowas   19 janvier 2020
Poésie Tancrède Ludions Poëmes Pour la musique Espaces Sous la lampe de Léon-Paul Fargue
La statue de bronze



La grenouille

Du jeu de tonneau

S'ennuie, le soir, sous la tonnelle...

Elle en a assez!

D'être la statue

Qui hurle en silence un grand mot: Le Mot!



Elle aimerait mieux être avec les autres

Qui font des bulles de musique

Avec le savon de la lune

Au bord du lavoir mordoré

Qu'on voit, là-bas, luire entre les branches...



On lui lance à coeur de journée

Une pâture de pistoles

Qui la traversent sans lui profiter



Et s'en vont sonner

Dans les cabinets

De son piédestal numéroté!



Et le soir, les insectes couchent

Dans sa bouche...
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Léon-Paul Fargue
milamirage   28 janvier 2016
Léon-Paul Fargue
J’ai tant rêvé, j’ai tant rêvé que je ne suis plus d’ici.
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Léon-Paul Fargue
Piatka   16 mars 2017
Léon-Paul Fargue
KIOSQUES



En vain la mer fait le voyage

Du fond de l'horizon pour baiser tes pieds sages.

Tu les retires

Toujours à temps.



Tu te tais, je ne dis rien,

Nous n'en pensons pas plus, peut-être.

Mais les lucioles de proche en proche

Ont tiré leur lampe de poche

Tout exprès pour faire briller

Sur tes yeux calmes cette larme

Que je fus un jour obligé de boire.

La mer est bien assez salée.



Une méduse blonde et bleue

Qui vient s'instruire en s'attristant

Traverse les étages bondés de la mer,

Nette et claire comme un ascenseur,

Et décoiffe sa lampe à fleur d'eau

Pour te voir feindre sur le sable

Avec ton ombrelle, en pleurant,

Les trois cas d'égalité des triangles.



Recueil Ludions
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Léon-Paul Fargue
sabine59   30 décembre 2016
Léon-Paul Fargue
Fais-moi quitter mon corps visible.

J'escaladerai les échelles

Des épreuves et des blessures,

Je traverserai les systèmes,

Incube de tous les soleils,

Goutte de feu, goutte de boue,

Dans ma soif de te reconnaître,

Sans toi, sans ta douceur sévère,

Ma vie n'est que le rêve d'un rêve

Hanté de fantômes trop tendres...



( " L'exil")
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Léon-Paul Fargue
dechosal   19 septembre 2018
Léon-Paul Fargue
Anecdote sur Léon-Paul Fargue. Traversant une période difficile, il vient solliciter une pension auprès d'un fonctionnaire de ministère. Le même fonctionnaire le retrouve quelques heures plus tard, attablé chez Lipp, devant un dîner fin de gourmet et des vins de choix. Etonnement du fonctionnaire, réponse de Fargue: "C'est déjà bien assez d'être pauvre, s'il fallait encore se priver de tout !".
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Kawane   26 juin 2015
Poésies de Léon-Paul Fargue
Amour tremblant . Crainte de proie.

J'aime vos deux instincts frappants.

Crainte tenace. Amour tremblant.

Je sais ton style heureusement.

Je suis le maître dans la nuit.

Amour tenace. Amour tremblant.

Tu t'es posé sur le rebord

De l'âme la plus misérable.

comme un aigle sur un balcon !

Amour tenace. Amour tremblant.

L’horloge creuse la mort

Je l'honore dans tes beaux yeux,

Je la distingue aux seins blessants.

Les fleurs qu'on ne voit que la nuit

C'est ce qui fait qu'on réfléchit.

Mais veuille surveillez nos yeux.

Quand nous souffrons fais-nous pleurer.

lorsqu'on pleure on est presque heureux.

Amour tenace. amour tremblant !



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