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3.61/5 (sur 204 notes)

Nationalité : Italie
Né(e) à : Catanzaro , 1962
Biographie :

Luigi Guarnieri vit à Rome.

En 2000, il sort une biographie de Cesare Lombroso.

Après La Double Vie de Vermeer (2006, finaliste du prix Campiello en Italie), il a publié un deuxième roman chez Actes Sud : La Jeune Mariée juive (2007).
Il est aujourd'hui l'auteur de cinq romans, traduits dans plusieurs pays d'Europe.

Source : amazon.fr
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Bibliographie de Luigi Guarnieri   (5)Voir plus

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Luigi Guarnieri : La double vie Vermeer
A la Cité Internationale Universitaire de Paris, Olivier BARROT présente le livre "La Double Vie de Vermeer" de Luigi GUARNIERI. Ce roman s'inspire de la vie du peintrehollandais Han van Meegeren, faussaire de Vermeer.

Citations et extraits (76) Voir plus Ajouter une citation
. Proust avait ajouté autre chose :la conscience selon lui très claire chez Vermeer, que l’élan créateur nait de la contemplation du monde, du réalisme de la vision et non de la banale reproduction des faits.
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La splendeur dorée du sable au premier plan. Les nuages chargés de pluie, tout en haut du ciel immense. La réverbération liquide de la porte de Schiedam et de la porte de Rotterdam dans l’acier bleu du canal. La ville éclairée parla lumière rasante du soleil. Et, surtout, la précieuse matière du petit pan de mur jaune peint par Vermeer, avec l’habileté incroyable et le raffinement d’une œuvre d’art chinoise.
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Luigi Guarnieri
A part les deux tableaux qui représentent Delft, et quelques portraits, les peintures de Vermeer montrent des personnages situés dans des pièces similaires, occupés à des travaux domestiques, à faire de la musique, à lire et à écrire des lettres.
Un de ses plus beaux tableaux, La liseuse en bleu, … peut-être la plus admirable des œuvres de Vermeer … montrent une figure féminine solitaire, occupée à une action très simple, et totalement plongée dans ses pensées.

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Désormais, il considérait la famille comme le symbole le plus ennuyeux de la misérable respectabilité petite-bourgeoise.
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À la fin du mois de mai 1945, à Amsterdam, deux officiers du Service de sécurité néerlandais se présentèrent à la porte d’une grande demeure aristocratique sur le Keizersgracht. À vrai dire, ils s’attendaient à ce que la rencontre avec le personnage irascible, excentrique et réservé qui habitait là – un peintre, également très connu comme collectionneur et apparemment très estimé des voisins – ne soit rien d’autre qu’une simple formalité, voire même une regrettable perte de temps. Ils n’avaient aucune raison de soupçonner que M. Van Meegeren entretînt des relations d’affaires inconvenantes avec l’ennemi. On savait qu’il avait dilapidé d’énormes sommes d’argent pendant la guerre, mais, tout compte fait, il avait gagné le gros lot à la Loterie nationale ; certains affirmaient même qu’il l’avait gagné deux fois. De plus, il avait réussi quelques coups de maître, tout à fait légitimes, dans le domaine du commerce d’antiquités.
Enfin, il avait délégué à un éminent collègue la vente du Christ et la Femme adultère, de Vermeer, et ne pouvait donc être retenu coupable du fait quebce tableau était tombé entre les griffes des nazis. C’était plutôt le respectable M. Van Strijvesande qui aurait dû fournir des explications détaillées à ce sujet. Reçus par M. Van Meegeren avec une impolitessebnonchalante, les deux officiers se limitèrent à l’informer que, compte tenu de l’importance indéniable de l’œuvre en question, du prix extrêmement élevé qui avait été payé par l’acquéreur et de l’identité scabreuse de celui-ci, ils souhaitaient savoir qui lui avait confié le tableau. Rien de plus. Inutile d'ajouter que cette information – s’empressèrent-ils de souligner avec force – resterait strictement confidentielle.
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C'est toujours une entreprise ardue que d'établir, de manière irréfutable, l'authenticité d'une œuvre d'art, sauf dans les cas, relativement rares, où la provenance de l'œuvre même s'avère détaillée et certifiée. Ainsi, c'est presque toujours le goût et l'opinion subjective de l'expert qui établissent si un tableau doit figurer parmi les chefs-d’œuvre d'un musée, ou moisir dans une réserve pour l'éternité, s’il vaut la somme considérable qu’un collectionneur est disposé à payer, ou s’il faut le considérer comme une croûte sans valeur, Ce caractère arbitraire, et inévitable du jugement critique peut alimenter une spirale perverse. Les faussaires - pour des raisons évidentes - ne revendiquent jamais, en général, les faux qu’ils produisent. Si un expert de renom établit, par exemple, qu’une peinture discutable est tout de même un Vermeer (histoire de rester dans le sujet) il est difficilement démenti par un autre expert, même si ce dernier est aussi renommé que lui. Son confrère pourra exprimer une opinion diamétralement opposée, mais ne reviendra pas sur l'attribution du tableau. Ainsi, si un musée important expose un nouveau Vermeer, cette peinture - même si elle ne l'est absolument pas - devient automatiquement, et dans tous les sens, un authentique Vermeer.
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La scène de la mort de Bergotte est l’une des plus allusive et métaphoriques de toute la Recherche de Marcel Proust. Un passage destiné à une célébrité justifiée, que Proust élabora au cours des deux dernières années de sa vie, et qu’il voulut absolument insérer dans son roman-fleuve. C’est pour cette raison que Proust, plus que tout autre écrivain, a été lié à la figure de Vermeer ; avec le temps, ce lien étroit est même devenu indissoluble. Non seulement Proust a contribué de manière décisive à consolider la réputation de Vermeer, mais il a fait du maître de Delft le symbole même du caractère sacré de l’art.
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Qu'en sera-t-il de nous? Il y a quelque chose d'effrayant ,dans une joie dévastée pour toujours. La vie ne tient qu'à un fil . Et parfois, l'amour arrive trop tard. Il suffit de peu pour le rater_pour en avoir peur ,et le laisser mourir; nous sommes hôtes de la vie,tous,pour si peu de temps.Et vivre,au fond, n'est qu'une habitude.
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Le 25 février 1945, en fin d’après-midi, Egon Sommer fut appelé au téléphone par le secrétaire de Hitler, Martin Bormann ; quelques heures plus tard, à 20 h 30 pile, il monta à bord d’une grosse Maybach noire avec plaque d’immatriculation militaire, conduite par un sous-officier des SS. Le chauffeur quitta l’hôtel des environs de Leipzig, où Sommer s’était réfugié durant une courte permission ; il prit la Reichstrasse 96, franchit deux postes de contrôle de l’armée et, après avoir été autorisé à dépasser la vitesse maximale de nuit, fonça comme un bolide en direction de Berlin. Peu avant 3 heures du matin, non loin de Zossen, Sommer – qui venait juste de s’assoupir – entendit le chauffeur proférer un juron épouvantable ; après quoi, le sous-officier freina brusquement, ouvrit tout grand la portière, bondit à l’extérieur de l’automobile et informa son passager qu’il venait de renverser un mouton.
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Pendant quatre ans, terré dans son atelier de la villa Primavera, VM travailla à résoudre une série de problèmes techniques, avant de s’assurer qu’il pouvait être à la hauteur du style de Vermeer. Alors que Picasso travaillait à Guernica, Paul Klee à Insula Dulcamara et Piet Mondrian à sa Composition en rouge et noir, alors que l’art moderne célébrait sa énième révolution, VM s’exerçait à peindre sur une authentique toile du XVIIe siècle, à passer les couches de peinture indispensables et à maîtriser la technique du sfumato et du pointillé. En outre, il s'entraînait à utiliser les mêmes pigments que Vermeer, vu qu’il ne pouvait recourir aux pigments synthétiques : on aurait pu les identifier grâce à une analyse chimique ou au microscope.
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