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Note moyenne 3.94 /5 (sur 38 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Rennes , le 27/06/1975
Biographie :

Lynda Guillemaud alias Lilylalibelle a fait ses études d'histoire à l'Université Rennes 2. Elle est Responsable Culture et Communication à Thorigné-Fouillard depuis 2005.

Romancière, elle est lauréate du concours Drafquest/Librinova 2014 avec "Le vent des Lumières" et en 2015 avec "Oraison pour une île".

Facebook: https://www.facebook.com/lespacedudehors
Site: http://espacedudehors.wordpress.com
Twitter: https://twitter.com/lyndaguillemaud


Source : Auteur
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
talou61   25 septembre 2019
Le vent des Lumières de Lynda Guillemaud
- Je ne reconnais plus dans cet ordre, répondit Eléonore. J'ai été élevée dans une baronnie loin de rouler sur l'or et mon père m'a appris très jeune que l'argent que nous avions venait du travail des paysans. Qu'il était donc de notre devoir de les protéger, non seulement par principe, mais aussi de manière plus pragmatique parce qu'ils sont la source des nos revenus. Combien de nobles ont encore ces prévenances aujourd'hui ? La plupart de mes semblables considèrent leurs domaines comme un coffre inépuisable dans lequel ils piochent sans regarder à la dépense. Et vous pensez sérieusement que les notables v ont aller à l'encontre de tout cela ? Non, bien sûr… Voilà pourquoi cette assemblée est ridicule, inutile et même dangereuse.
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rkhettaoui   05 décembre 2016
Les ombres de Brocéliande de Lynda Guillemaud
L'histoire populaire raconte que les enfants nés avant le solstice d'été étaient lavés et baptisés dans cette eau avant d'être inscrits sur les registres. Ceux nés après le solstice ne pouvaient être baptisés et n'étaient donc inscrits qu'au solstice suivant : ainsi ils « gagnaient » un an... Cela dit, cette légende est sujette à caution, car à l'époque des druides, on ne célébrait pas les solstices et on n'avait pas de registres... On raconte aussi que pour gagner la jeunesse éternelle, il faut boire de cette eau mélangée à des ingrédients particuliers et en suivant des conditions précises... Mais évidemment personne n'en sait plus !
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talou61   25 septembre 2019
Le vent des Lumières de Lynda Guillemaud
Ils entrèrent à l'approche des cinq heures dans Paris. Les exhalaisons infectes des ruisseaux d'eau usées, de gadoues et des ordures furent les premières impressions qu'Eléonore eut de la capitale. Les rues grouillaient de loqueteux errant entre les maisons trop hautes confinant l'air et la lumière.
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gabrielleviszs   05 décembre 2018
Le Sang des Lumières de Lynda Guillemaud
De l’autre côté de l’Atlantique, une véritable guerre civile avait pris possession de Saint-Domingue et s’était propagée à toutes les Caraïbes. Après le soulèvement des mulâtres, rejoints par les esclaves noirs, l’île était en proie à toutes les horreurs. Plus de cent mille Noirs parcouraient en maîtres les campagnes, brûlaient les maisons, ravageaient les récoltes, égorgeaient les Blancs qu’ils trouvaient sur leur passage. Seules les villes du Cap et de Port-au-Prince restaient encore à peu près sûres pour les colons, mais leur population était décimée par les famines et la maladie. Le gouverneur de Saint-Domingue, M. de Blanchelande, avait réclamé par trois fois des renforts et la Constituante avait réquisitionné vingt mille hommes et quatre-vingts millions de vivres et de fournitures. Mais en attendant leur arrivée, la donne avait de nouveau changé sur l’île. Estazée avait en effet mené un combat souterrain pour rapprocher les mulâtres et les Nègres affranchis des négociants. Elle avait profité pour cela de la présence d’Olivier, prisonnier sans vraiment l’être, un peu comme le roi aux Tuileries...
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LiliMatoline   10 janvier 2017
Oraison pour une île de Lynda Guillemaud
Chapitre 3 :

" Mourir n'avait plus de sens.

Ce n'était plus qu'un assemblage de lettres, à peine un mot. Il n'y avait plus qu'une sonorité, à la fois onctueuse et tranchante, une sensation vive de douleur mêlée à celle, plus diffuse, de paix, de libération.

Mais pas de sens.

De l'index, Caroline écrivait les six lettres sur la feuille blanche, le menton dans la main. Son doigt déliait les jambages du m, arrondissait les o, enroulait le u, plantait les r et le i, plus violemment, comme une sentence, un couperet impitoyable. Onctueux - et tranchant.

Des « mourir » fantômes s'alignaient ainsi, comme une armée conquérante, sur sa feuille, toujours vierge, toujours vide, qui s'étirait, s'allongeait, interminablement, insupportablement blanche.

Mourir ; il ne restait que mourir. Tous les autres mots l'avaient désertée.

De guerre lasse, Caroline avait bien tenté de lire, pour reprendre au moins ne serait-ce qu'un simulacre d'activité intellectuelle, mais rien ne pénétrait. Les mots flottaient autour d'elle, sans entrer, et ils ne signifiaient plus rien eux non plus, comme écrits dans une langue étrangère qu'elle lisait sans comprendre.

Cette incapacité à lire et à écrire la frustrait d'elle-même avec une violence qui lui mettait les larmes aux yeux. La puissance destructrice de ce néant-là la terrifiait.

- Thé ?

...

Le temps... Le temps. Le temps.

Caroline hocha la tête pensivement en accrochant du regard la sculpture de Bob Wayne. Ici, le temps n'existait même plus.

- Mais je n'ai pas le temps ! répliqua Caroline sombrement sans regarder Cordélia, comme si elle se parlait à elle-même. Je dois retourner sur le continent, rejoindre ma vie, l'homme de ma vie - dont je ne sais plus s'il l'est réellement.

- De quoi doutes-tu donc ?

Caroline tourna la tête vers la vieille dame et soupira.

- De tout. De moi, des choix que j'ai faits. De ma vie, en un mot. Je ne sais pas si je suis heureuse. Alors même que j'ai tout pour trouver que la vie est belle ! Je voudrais juste avoir une raison...

- Une raison de vivre ?

- Ou une raison de mourir, répondit Caroline avec lassitude. Quelle importance ? Au fond, ça revient au même. Mais au moins je ferai quelque chose. J'ai juste besoin d'une raison"
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rkhettaoui   05 décembre 2016
Les ombres de Brocéliande de Lynda Guillemaud
La vie dans la capitale, trépidante et animée, lui convenait bien et son travail ne lui laissait pas beaucoup de temps pour s'ennuyer. Tout allait si vite à Paris, tant de choses à faire, à voir, à découvrir. La soif d'apprendre qui le caractérisait ne s'était jamais tarie, ni dans les embouteillages exaspérants, ni dans la cohue des trottoirs, ni dans les métros bondés. Il considérait que c'était simplement le prix normal à payer pour avoir tous ces spectacles, ces divertissements, ces monuments splendides à portée de main. Il n'était parisien que d'adoption, mais il avait grandi dans le Perche, autant dire dans la banlieue de Paris, où il avait pris l'habitude de cette effervescence quotidienne.
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FLaureVerneuil   07 juin 2017
Les ombres de Brocéliande de Lynda Guillemaud
Brocéliande qui, dans des temps immémoriaux, recouvrait une bonne partie de la Bretagne.



Merlin, sagement assis sur son arrière-train, le museau en l'air, s'était de nouveau posté au pied de sa chaise.



Elle y enfermait tous ses secrets.



…. sur le rebord de la baigoire, un chat noir se tenait en équilibre et le toisait de ses grands yeux verts.



J'en ai marre des secrets et des non-dits. Je veux de la lumière.
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gabrielleviszs   05 décembre 2018
Le Sang des Lumières de Lynda Guillemaud
Les mains attachées derrière le dos, le roi se laissa couper les cheveux sur la nuque, puis entreprit de grimper l’escalier de bois qui menait à l’échafaud, si raide et si étroit qu’il manquât tomber. Lorsqu’il parvint en haut, Louis XVI s’arracha soudain à ses bourreaux et traversa la plateforme d’un pas assuré et même souverain. Il toisa la foule et, d’un signe de tête qui n’appelait aucune contestation, suspendit les roulements de tambours.

— Français, vous voyez votre roi prêt à mourir pour vous. Je meurs innocent de tous les crimes qu’on m’impute, cria-t-il d’une voix tonnante. Je pardonne aux auteurs de ma mort et je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France…

C’en était assez ; on fit reprendre les tambours pour couvrir la voix du roi tandis que, sur la plateforme, le bourreau et ses aides plaçaient le condamné sur la bascule, le sanglaient, l’amenaient sous la lunette. Soudain, tout allait très vite.

La foule entière retint son souffle. Éléonore ferma brièvement les yeux, libérant les larmes contenues au bord de ses paupières.
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rkhettaoui   05 décembre 2016
Les ombres de Brocéliande de Lynda Guillemaud
Il était tellement amoureux d'elle qu'il lui a appris tous ses tours de magie, y compris celui d'enfermer quelqu'un dans une prison d'air.
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talou61   25 septembre 2019
Le vent des Lumières de Lynda Guillemaud
Les femmes du début de 1786 avaient en effet abandonné les amples paniers qui chaloupaient la croupe et les longues traînes embarrassantes. Les jupes, presque plates comme celles des bourgeoises, frôlaient leurs jambes gainées de soie et perchées sur des talons moins hauts.
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