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Note moyenne 3.61 /5 (sur 204 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Londres , le 04/10/1837
Mort(e) à : Richmond (Comté de Surray) , le 04/02/1915
Biographie :

Fille d'un avocat, c'est une femme à la vie hors norme. Ses parents se séparent alors qu'elle n'a que trois ans. Élevée sans mère, elle devient une femme indépendante. Elle se tourne vers le théâtre et devient actrice. Parallèlement elle contribue à divers périodiques en tant que poète et auteur de petits romans.
En 1860, elle rencontre l'éditeur John Maxwell. C'est lui qui publie son premier roman. Ce dernier vit séparé de sa femme internée et élève seul ses cinq enfants. Mary-Elizabeth va s'installer avec eux et s'occupe des enfants jusqu'à la mort de Mme Maxwell en 1874, date à laquelle le couple convole.
Auteur très prolifique, elle écrit en tout environ quatre-vingt roman, elle est aussi la créatrice du Belgravia Magazine en 1866. Elle y publie des récits de voyages, de la poésie et des romans dans le but de rendre la littérature accessible au plus grand nombre.
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La chronique de Gérard Collard - La Trace du serpentLa Trace du serpent de Isabelle Viéville-Degeorges, Mary Elizabeth Braddon et Charles Bernard-Derosne aux éditions de l'Archipel le jeune Richard Marwood est injustement accusé du meurtre...


Citations et extraits (62) Voir plus Ajouter une citation
Melpomene125   17 juin 2020
Aurora Floyd de Mary Elizabeth Braddon
Elle la haïssait de la haine que les créatures paresseuses, apathiques, étroites d’esprit portent aux êtres francs et généreux. Elle la haïssait de la haine que l’envie porte toujours à la prospérité, comme Aman haïssait Mardochée du haut de son trône, et comme haïrait un homme du caractère d’Aman, fût-il le plus grand souverain de l’univers. Si Mme Walter Powell eût été duchesse et Aurora balayeuse de rues, elle lui aurait encore porté envie ; elle lui aurait envié ses yeux éblouissants, ses dents éclatantes, son port d’impératrice, et son âme généreuse.
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santorin   31 juillet 2020
Sur les traces du serpent de Mary Elizabeth Braddon
Paris ! Cité de mode, de plaisir, de beauté, d'opulence, de distinction, de talent, en un mot de toutes les gloires de la terre. Cité de palais, qui on vu sourire La Vallière , et ricaner Scarron ; sous les lambris desquels ont résonné les échos de la voix de Bossuet, que tous les fous du monde venaient entendre puis s'en allaient en larmes, uniquement pour oublier le lendemain ce qu'ils avaient entendus la veille. Glorieuse cité, dans laquelle un bon mot est plus fameux qu'une bonne action ; qui est plus riche en souvenirs de Ninon de Lenclos qu'en souvenirs de Jeanne d'Arc ; pour laquelle Beaumarchais a écrit, et Marmontel moralisé ; que l'Ecossais John Law infecta d'une folie furieuse, dans ces jours heureux où le joyeux et facile Philippe d'Orléans, bon vivant accompli, était régent de France ; Paris que le jeune Arouet, plus tard Voltaire, gouverna à la baguette, avec les mordantes saillies qu'il faisait retentir au loin dans sa retraite de Ferney...

Paris ! dans lequel Bailly harangua, et Mme Roland rêva, dans lequel Marie-Antoinette se livra au désespoir, et l'aimable princesse Elisabeth finit sa sainte vie , dans lequel le fils de saint Louis affronta avec calme le tranchant rouge de cette terrible machine inventée par le charitable docteur, en vue de faire du bien à ses semblables. Cité, dont les murs virent trembler et suspecter le bilieux Robespierre, et sous les ombres de laquelle les glorieux vingt-deux allèrent à la mort la main dans la main, en chantant l'hymne à la liberté. Paris, se réjouissant à la victoire de Marengo, et lançant des salves joyeuses aux victoires de Lodi, d'Arcole, d'Austerlitz, d'Averstadt et d'Iéna. Paris, qui prit le deuil après Waterloo, et accueillit, après une si longue attente, les cendres du maître de son choix ; Paris, le merveilleux, Paris, la superbe, citée dorée , dont les rues sont une suite de palais, merveilles de splendeurs et d'art. Est-il possible que sous cette myriade de toits il existe de ces bagatelles accidentelles, telles que la misère, la famine, le vice, le crime et la mort !
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Melpomene125   02 mai 2020
Aurora Floyd de Mary Elizabeth Braddon
Je serais curieuse de savoir si la pauvre Eliza Floyd connaissait la totalité ou même la moitié des méchancetés qu'on débitait sur son compte. Je soupçonne fort qu'elle chercha d'une façon ou d'une autre à être mise au courant de tout, et qu'elle ne fit qu'en rire. Elle était habituée à une vie d'émotions, et Felden Woods aurait pu lui paraître un séjour monotone, sans ces médisances. Elle prenait un malin plaisir à la déconvenue de ses ennemis.
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Calliope2017   24 septembre 2020
Le secret de Lady Audley de Mary Elizabeth Braddon
A quelques minuscules petits riens est parfois suspendu le secret entier de quelque diabolique mystère, resté inexplicable jusqu’ici aux personnes les plus avisées sur terre. Un bout de papier, un lambeau de vêtement déchiré, un bouton arraché d’un habit, un mot échappé imprudemment d’une bouche trop anxieuse, le fragment d’une lettre, une porte ouverte ou fermée, une ombre sur le store, le moment exact testé par une montre de chez Benson, mille circonstances assez insignifiantes pour être oubliées par le criminel, mais maillons d’acier dans cette chaîne miraculeuse forgée par la sagacité de l’enquêteur, et voilà le gibet dressé, la cloche fatale qui tinte dans le petit jour sinistre, la bascule qui crie sous les pieds du coupable, et justice est faite.
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Femi   06 juillet 2012
Le secret de Lady Audley de Mary Elizabeth Braddon
Il considérait depuis longtemps son neveu comme un gentil parasite, un homme auquel la nature avait accordé toutes les qualités de coeur, mais que l'on avait oublié lors de la distribution de l'intelligence. Sir Michael faisait là une erreur commune à ceux qui ne regardent que la surface des choses. Il prenait l'indolence pour de l'incapacité. Il croyait que, parce que son neveu était nonchalant, il était forcément stupide, et il concluait que si Robert ne se donnait pas la peine d'être brillant, c'était parce qu'il en était incapable.
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Melpomene125   02 septembre 2016
La Trace du serpent de Mary Elizabeth Braddon
Nous avions à choisir, votre mère et moi, et à décider ce que nous ferions de notre plus jeune, car vous étiez plus jeune de deux heures que votre frère là-bas. Il y avait d'un côté la rivière, et de l'autre une vie de misère, de famine et peut-être pire; en mettant tout au mieux, une existence comme celle de celui qui est couché là-dedans, travail accablant et mauvaise nourriture, longues journées de fatigue et courtes nuits de repos, paroles dures et mauvais regards de tous ceux appelés à lui venir en aide. Aussi, pensâmes-nous que c'était assez d'un pour souffrir tout cela, et nous choisîmes la rivière pour l'autre. Oui, mon trésor, je vous transportai sur le bord de la rivière, une nuit qu'il faisait très noir, et je vous laissai glisser à un endroit où je croyais l'eau très profonde; mais, vous le voyez, elle ne le fut pas assez pour vous. Oh! chéri, dit-elle avec un sourire hébété, il faut qu'il y ait de la destinée là-dedans, vous n'étiez pas né pour être noyé.
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Melpomene125   02 septembre 2016
La Trace du serpent de Mary Elizabeth Braddon
Il est des natures (bien que créées par Dieu) assez ingrates et assez noires pour trouver dur et amer le traitement qu'on reçoit à l'asile et chez lesquelles la méchanceté est tellement innée que la tyrannie ne saurait les rendre meilleures et qui ne peuvent s'accommoder des railleries et des insultes que les professeurs de la quatrième classe ont souvent à subir de leurs élèves. D'autres encore sont aussi assez faibles et assez sentimentales pour souffrir d'une existence sans aucun lien humain; d'une enfance sans père ou sans mère; d'une jeunesse sans sœur ou sans frère. Mais telle n'est pas l'excellente nature de Jabez North.
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missmolko1   11 janvier 2019
Le secret de Lady Audley de Mary Elizabeth Braddon
Une altération subite s’opéra sur le visage de Lady Audley ; la jolie teinte rosée s’évanouit de ses joues et les laissa blanches comme de la cire, et des étincelles de colère brillèrent dans ses yeux bleus.

- Que vous ai-je fait, Robert Audley, s’écria-t-elle irritée, pour me haïr ainsi ?

Il lui répondit avec beaucoup de gravité.

- J’avais un ami, Lady Audley, que j’aimais très profondément, et depuis que je l’ai perdu, je crains que mes sentiments envers les autres ne se soient étrangement emplis d’amertume. […]
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Femi   17 avril 2013
Lady Lisle de Mary Elizabeth Braddon
Grands dieux! que le visage reflète peu le coeur, et quel visage flétri, cicatrisé, vieilli serait le mien s'il portait les traces de tous les orages que j'ai éprouvés intérieurement!
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Gwen21   17 avril 2019
Le secret de Lady Audley de Mary Elizabeth Braddon
- [...] Les appeler le sexe faible, c'est articuler une hideuse plaisanterie ; elles sont le sexe le plus fort, le plus bruyant, le plus persévérant, le plus tyrannique.
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