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Madeleine Jodel (Traducteur)
EAN : 9782743607937
477 pages
Éditeur : Payot et Rivages (16/05/2001)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 112 notes)
Résumé :
Après trois années à chercher fortune en Australie, George Talboys est de retour au pays. Accueilli par son ami Robert Audley, avocat, il s'apprête à retrouver sa femme Helen, quand il apprend que celle-ci est mystérieusement décédée. À Audley Court, la propriété familiale où Robert a invité son ami, d'autres événements curieux se produisent. La tante de Robert, Lady Audley, évite de croiser George. Lequel, après s'être fait montrer un portrait d'elle, disparaît bru... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  22 avril 2019
Quel terrible et honteux secret cache la belle et pétulante Lady Audley ? Pour quelles raisons connues d'elle seule met-elle toute son ingéniosité à éviter de rencontrer certain gentleman ?
Dans ce magnifique roman dans la plus pure tradition du XIXème siècle anglais, la trop peu connue Mary Elizabeth Braddon noue une intrigue proche de ce que les contemporains d'Anthony Trollope et de George Eliot pouvaient considérer comme un "roman policier".
Robert Audley, neveu par alliance de la mystérieuse seconde femme de son baronnet d'oncle, est intrigué par les manières peu naturelles de Lady Audley, d'autant que son meilleur ami a disparu après une visite au château d'Audley. Se déroule alors une narration "jeu de piste" qui entraîne le lecteur de Londres en Essex et jusqu'en Australie par l'imagination.
C'est tout le charme de la campagne et des manoirs anglais qui se déploie sous la plume vive et précise d'une auteure attachée à rendre justice à chacun de ses personnages. Parfaitement construit "Le secret de Lady Audley" saura surprendre le lecteur qui pensera à tort détenir toutes les clés de l'énigme.
Un voyage très plaisant et quel agrément de lire la prose d'une des rares auteures du XIXème siècle. Wilkie Collins en jupons !

Challenge MULTI-DÉFIS 2019
Challenge PAVES 2019
Challenge Notre-Dame-de-Paris
Challenge XIXème siècle
Challenge PLUMES FÉMININES 2019
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Biblioroz
  17 novembre 2020
Voilà une lecture exquisément victorienne, diantrement gothique et délicieusement aristocratique où le mystère se répand par petites touches et pas uniquement dans le secret de la belle lady dont la véritable identité nous apparait très rapidement.
Les premiers mots nous arrachent de notre fauteuil pour nous propulser immédiatement dans les jardins du château d'Audley, dans le Comté d'Essex. Son arche ancienne surmontée d'une horloge détraquée s'ouvre sur d'imposants rhododendrons, un étang, un vieux puits dissimulé, un verger aux arbres noueux et bien sûr un magnifique manoir tout recouvert de lierre. Des siècles d'existence témoignent de son mélange d'architecture, les nombreuses pièces ayant été rajoutées au fil du temps.
Le calme enveloppe les lieux et seuls les tilleuls bruissent dans le vent.
Ce cadre, majestueusement décrit, m'enchante. Il répond tout à fait à ma fascination des vieilles résidences de l'aristocratie anglaise. Mary Elizabeth Braddon met dans toutes les descriptions de son roman autant de côtés lugubres, sombres ou sinistres que d'aspects paisibles, chatoyants, reposants, selon les circonstances de son récit.
Mais revenons à cette vénérable demeure. Derrière les lourdes portes en chêne foncé, vivent sir Michael Audley, sa fille de dix-huit ans, Alicia, et sa toute récente seconde épouse lady Lucy Audley. Au grand dam d'Alicia, sa très jeune belle-mère subjugue son monde avec son délicieux sourire, son enjouement perpétuel, ses irrésistibles boucles blondes, sa beauté éblouissante. Son père est fou du petit air enfantin de sa nouvelle femme mais Alicia, et même son chien César ne se laissent pas éblouir par cette couche de gracieusetés et voient plus distinctement ce qui se cache derrière cette façade frivole et coquette.
Robert, le cousin d'Alicia n'est pas dupe non plus et découvre très tôt que lady Audley excelle dans l'art de se composer un visage pour charmer son monde, bien armée de sa beauté. Il vient de retrouver George Talboys, un ami d'école, revenu de Sydney où il était parti faire fortune, abandonnant alors sa femme et son bébé. Mais alors qu'ils prennent un café ensemble, un Times qui traîne sur la table révèle le décès de cette femme tant aimée.
Et les mystères, situations et évènements étranges comme la disparition de George à Audley Court même vont s'enchaîner, distillant une atmosphère que l'auteure manie à la perfection pour capter l'attention de son lecteur. Elle laisse planer des ombres de plus en plus noires sur cette disparition.
L'équilibre combinant suspense, psychologie et descriptions se maintient tout du long. Mary Elizabeth Braddon s'attarde avec talent sur les traits de ses personnages. Leurs évolutions sont captivantes. Robert, qu'elle nous présente comme un jeune homme paresseux, apathique, fuyant responsabilités et soucis s'acharne progressivement à démasquer la coupable. Mais il ne faut pas oublier qu'à cette époque l'honneur est une grande dignité dans l'aristocratie et que l'on ne doit pas la salir.
De plus, son oncle lui est cher donc les tourments, doutes et angoisses se multiplient. Comment accepter d'être l'instrument de la ruine d'une personne généreuse et honnête mais aveuglée par l'amour ?
Bien sûr, pour parfaire un bon roman victorien, les évènements à sensation se teintent d'un peu de romance. Alicia s'épuise à tenter d'attirer l'intérêt de son cousin qui s'horrifie de ses gestes brusques, son caractère impétueux nous offre le délice d'échanges verbaux fougueux avec un Robert qui, comme à son habitude, se contente de lever bien haut ses épais sourcils.
Alors, si parfois j'ai bien senti que l'auteure tirait un peu en longueur certaines scènes, ce livre est resté récalcitrant à être posé dans un coin de longues heures durant. Il me fallait continuer à découvrir les moindres détails de tous ces actes cachés, démasquer toutes les vilenies de l'être humain tout en me délectant, encore et encore, de l'élégance de la plume du XIXe. Traversant les saisons, quel régal de plonger dans cet univers de vieux manoirs avec sa cohorte de domestiques qui exécutaient les moindres tâches, servant avec déférence cette aristocratie qui se laissait vivre sans jamais se préoccuper du quotidien.
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cmpf
  23 décembre 2016


Envie de lire un roman sans prétention mais qui fait très agréablement passer les heures en ces journées d'hiver ? Eh bien ouvrez le secret de Lady Audley. le titre correspond au contenu. Il y a bien un secret, pas très difficile à cerner, mais l'intérêt n'est pas là, il est dans cette ambiance british que j'aime tant.
Une jeune fille pauvre épouse un jeune homme qu'elle croit riche. Mais ce mariage n'ayant pas l'heur de plaire au père, celui-ci coupe tout lien avec son fils. Tout va bien tant que dure l'argent de la vente du brevet de dragon, mais l'argent fondu, la jeune fille se révèle amère. Son mari s'embarque pour l'Australie afin d'y faire fortune.

Un baronnet veuf s'éprend de l'institutrice des enfants d'un ami. La jeune fille accepte de l'épouser sans toutefois cacher l'attrait qu'exerce sur elle la situation que lui offre cet homme déjà père d'une fille de son âge.

De retour d'Australie, George doit faire face à l'annonce du décès de sa femme. Profondément atteint par cette nouvelle il suit un ami, neveu du baronnet dans sa visite au château. Mais le comportement de la jeune épouse bien qu'habituellement infantile est surprenant et bientôt celui de Georges également qui abandonne son ami Robert endormi dans une prairie et disparaît.

Comme vous le devinez la nouvelle Lady Audley n'est pas ce qu'elle paraît et George s'en est aperçu. Robert personnage pourtant éminemment flegmatique mais qui ne croit pas à un départ volontaire, enquête sur sa disparition.

Il sait comme nous d'ailleurs que Lady Audley à quelque chose à voir avec la disparition de George. Tous deux jouent au chat et à la souris. Mais Lady Audley rend les armes brusquement, de façon assez inattendue. Sans doute dans l'Angleterre victorienne ne pouvait on pas laisser vivre en paix une femme ayant autant malmené la morale. Mais si elle est punie, j'ai trouvé les remarques la qualifiant, plus de convention que sincères comme si l'auteur avait dû passer au dessus de ses propres sentiments. Après tout cette femme n'a fait qu'user des seules armes qu'elle possédait, la beauté et la ruse afin d'obtenir ce que le baronnet, sa fille ou Robert possédaient de naissance.

Mary Braddon elle même n'a pas eu une existence conventionnelle, choisissant d'être actrice, puis vivant maritalement avec un homme séparé de sa femme et père de famille nombreuse.


Il me semble intéressant de poursuivre la découverte de cet auteur, pour le plaisir immédiat de la lecture même si le souvenir ne sera pas impérissable.
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Melisende
  15 décembre 2013
C'est, il y a à peine quelques mois, avec La Bienfaitrice de Elizabeth von Arnim, que j'ai mis mon nez dans cette collection chez Archipoche de « classiques méconnus ». J'avais alors beaucoup apprécié la plume de l'auteure et souhaitais découvrir d'autres noms de la littérature anglaise du XIXe siècle. Mary Elizabeth Braddon m'était complètement inconnue avant que je mette la main sur ce Secret de Lady Audley et il me semble aujourd'hui dommage que ce nom n'est pas aussi bien traversé les siècles que ses prédécesseurs, Jane Austen et les soeurs Brontë par exemple.
L'ironie et la passion amoureuse ne sont certes pas les caractéristiques principales de ce roman, mais la maîtrise de l'intrigue policière mérite qu'on s'y attarde (quel est donc le fameux secret de Lady Audley ?). Mary Elizabeth Braddon est dorénavant un nom que je chercherai en librairie car nul doute que ses autres écrits auront également de quoi me contenter.
La première centaine de pages peut paraître un peu longuette car l'auteure prend son temps pour poser les bases de son histoire. le lecteur découvre alors, dans le détail, les lieux qui abriteront le futur crime et il fait également la connaissance - assez intime - des principaux protagonistes à savoir les membres de la famille Audley : Michael le patriarche et propriétaire de la demeure, sa fille unique Alicia, sa nouvelle très jeune et très belle femme Lucy (baptisée plus généralement Milady), le cousin Robert (qui mènera l'enquête) et le meilleur ami de celui-ci George Talboys.
Pendant cette première partie introductive, les ficelles se mettent en place et ce n'est qu'assez progressivement que le lecteur met le doigt sur les fils qui relient certains protagonistes, apparemment étrangers les uns des autres (quel lien George Talboys possède-t-il avec la famille Audley, exceptée son amitié avec Robert ?).
L'étau se resserre et, soudainement, alors que Robert et George s'approchent de la demeure Audley pour faire la connaissance de la nouvelle Lady, George disparait, ne laissant aucune trace derrière lui si ce n'est la soi-disant déclaration de son départ précipité pour l'Australie. Robert tergiverse, cherche à en savoir plus, ne trouve pas grand-chose à se mettre sous la dent et s'apprête à accepter le départ incongru de son meilleur ami. Très vite pourtant, les doutes s'installent et des certitudes s'élèvent. Comme l'enquêteur, le lecteur comprend le crime, connaît le nom du coupable mais va devoir trouver des preuves irréfutables du délit en même temps que Robert.
Le crime commis, l'intrigue prend alors un nouveau tournant et le rythme s'accélère : Mary Elizabeth Braddon met l'enquête en place. Grâce à de nombreux allers-retours en Angleterre et dans le passé de son meilleur ami disparu, Robert va rassembler les preuves nécessaires pour mettre en avant la culpabilité du personnage qu'on soupçonne tous depuis le début.
A l'instar d'une enquête à la Colombo, ce n'est pas le nom du coupable qui importe (on le connait dès la première minute ou presque), mais le cheminement de l'enquêteur et la machine qu'il met en place pour réunir les indices indispensables.
Le suspens est peut-être un peu moins présent que dans un Agatha Christie (dans lesquels le lecteur s'amuse à trouver le nom et le mobile du criminel), apportant ainsi quelques petites longueurs de temps en temps, mais globalement, le Secret de Lady Audley se dévore, un peu comme un page-turner version XIXe siècle.
L'intérêt du roman réside également et surtout dans ses personnages puisque Mary Elizabeth Braddon nous brosse des personnalités riches, complètes et complexes. Plus les pages défilent et plus le lecteur plonge dans les méandres du passé des figures principales, notamment dans ceux du coupable. Il découvre alors des secrets inavouables et surtout, de nouveaux visages derrière le masque des apparences. Les personnalités se révèlent et surprennent… c'est brillant.
Mary Elizabeth Braddon ne possède pas l'ironie d'une Jane Austen ou la plume percutante et rythmée d'une Agatha Christie, mais son style ne manque pas d'intérêt. J'ai certes relevé quelques longueurs (plus au cours de l'enquête que lors de la phase introductive d'ailleurs), mais je n'oublie pas de souligner la grande qualité visuelle de l'ensemble. L'anglaise maîtrise en effet l'art du détail, détails qui ne manquent pas dans les descriptions, sans pour autant trop alourdir celles-ci.
Grâce à ce sens de la précision, l'auteure plonge avec facilité son lecteur dans l'Angleterre du XIXe siècle. Outre l'enquête, c'est bien un roman psychologique et d'atmosphère qui se déroule.
A noter que derrière l'omniscience du point de vue (largement recentré sur le personnage de Robert la plus grande partie du texte), l'auteure s'adresse régulièrement à son lecteur, l'incluant ainsi plus facilement dans son intrigue.
Le Secret de Lady Audley ne fait pas un sans-faute, mais il me conforte largement dans l'idée de continuer ma découverte des auteurs « classiques » trop peu connus et réédités grâce à la collection Archipoche.
PS : Il semblerait qu'Archipoche soit assez coutumier des coquilles et autres erreurs textuelles… et il est vrai que ce roman en compte quelques-unes. Dommage, mais quand on est prévenu, ça passe un peu « mieux » !
Lien : http://bazardelalitterature...
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Duzbo
  18 février 2021
Très bon moment de lecture ! Je m'étonne d'ailleurs que ce roman soit si peu connu tant il est de qualité !
Mary Elizabeth Braddon nous emmène donc aux côtés de Robert Audley, heureux de recroiser par hasard un ancien camarade de classe, George Talboys. Ce dernier vient de rentrer d'Australie où il y a fait fortune. Mais à peine a-t-il posé le pied sur le sol anglais qu'il apprend que son épouse, qu'il était si impatient de retrouver, est décédée. Robert soutient son ami dans cette triste épreuve et lui propose, pour lui changer les idées, de partir dans l'Essex séjourner chez son oncle, le baronnet Michael Audley, fraîchement remarié à une toute jeune femme dont tout le monde dit qu'elle est exquise, tant par la beauté que par les manières. Mais le séjour ne se passe pas comme prévu : Milady, d'abord, est peu encline à les rencontrer, et ensuite, George disparaît subitement... Robert, surpris, décide d'élucider cette mystérieuse disparition.
La plume de l'auteur, très agréable, nous régale de magnifiques descriptions de la campagne anglaise, fait monter la tension au fur et à mesure des chapitres et de l'avancée de l'enquête, nous parle d'amour et de trahison, sans oublier d'apporter quelques traits d'humour avec les personnages. Je les ai d'ailleurs tous beaucoup aimé, De Robert à sa cousine Alicia, en passant par George et l'énigmatique Lady Audley !
Une intrigue parfaitement maîtrisée donc, que j'ai adoré découvrir.
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
BibliorozBiblioroz   13 novembre 2020
Le meuglement d'une vache dans les prairies si calmes, le saut d'une truite dans l'étang, les dernières notes d'un oiseau fatigué, le grincement des roues des chariots sur la route éloignée, rompaient de temps en temps le silence du soir et rendaient plus profond le calme qui régnait en ce lieu. Il était presque accablant, ce calme du crépuscule. Ce repos absolu devenait pénible par son intensité et on éprouvait la même sensation que s'il y avait eu un cadavre dans la masse grise des bâtiments couverts de lierre, tant était funèbre la tranquillité alentour.
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FemiFemi   06 juillet 2012
Il considérait depuis longtemps son neveu comme un gentil parasite, un homme auquel la nature avait accordé toutes les qualités de coeur, mais que l'on avait oublié lors de la distribution de l'intelligence. Sir Michael faisait là une erreur commune à ceux qui ne regardent que la surface des choses. Il prenait l'indolence pour de l'incapacité. Il croyait que, parce que son neveu était nonchalant, il était forcément stupide, et il concluait que si Robert ne se donnait pas la peine d'être brillant, c'était parce qu'il en était incapable.
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paraty62paraty62   13 octobre 2013
Robert Audley était censé être avocat. Il était inscrit en tant qu'avocat dans le Law-List,il avait son appartement dans Fig-Tree Court Temple,et il avait consommé le nombre voulu de dîners,épreuve suprême pour tout aspirant au barreau désireux de gagner réputation et fortune.Si toutes ces conditions peuvent faire d'un homme un avocat,Robert Audley en était vraiment un. Mais il n'avait jamais eu de cause à plaider,ou n'avait jamais essayé,ou même souhaité en avoir une pendant les cinq années entières que son nom était resté peint sur une des portes de Fig-Tree Court. C'était un beau garçon,paresseux ,insouciant de tout,d'environ vingt-sept ans, fils unique du plus jeune frère de sir Michael Audley .Son père lui avait laissé quatre cents livres de rente,revenu que ses amis l'avaient engagé à augmenter en embrassant le barreau. Comme il avait trouvé ,après mûres considérations,plus d'ennui à s'opposer aux désirs de ses amis qu'à consommer tous ces dîners et prendre un appartement dans le Temple,il avait adopté le dernier parti et,sans rougir, s'intitulait lui-même avocat.
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missmolko1missmolko1   11 janvier 2019
Une altération subite s’opéra sur le visage de Lady Audley ; la jolie teinte rosée s’évanouit de ses joues et les laissa blanches comme de la cire, et des étincelles de colère brillèrent dans ses yeux bleus.
- Que vous ai-je fait, Robert Audley, s’écria-t-elle irritée, pour me haïr ainsi ?
Il lui répondit avec beaucoup de gravité.
- J’avais un ami, Lady Audley, que j’aimais très profondément, et depuis que je l’ai perdu, je crains que mes sentiments envers les autres ne se soient étrangement emplis d’amertume. […]
+ Lire la suite
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DuzboDuzbo   17 février 2021
Avec quelle tendresse nous nous souvenons de ces jours de plaisir isolés, espérant leur retour et cherchant à recréer les circonstances qui leur avaient donné leur éclat, arrangeant, préméditant, jouant les diplomates avec le sort pour que renaisse l'allégresse dont nous avons gardé la mémoire. Comme si une joie pouvait naître de l'accumulation des éléments qui la constituent ! Comme si le bonheur n'était pas accidentel par essence, un oiseau migrateur éblouissant, complètement erratique dans ses migrations, avec nous un jour d'été, parti pour jamais loin de nous le jour suivant !
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