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EAN : SIE243196_406
Éditeur : Le Masque (30/11/-1)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Dans l'ombre et dans un coin de la chambre était suspendu un portrait du dernier propriétaire de la ferme, une figure franche et ouverte avec des longs cheveux châtains et des yeux bleus....
L'idée du défunt la poursuivit dans sa solitude...

Et si ce portrait allait prendre la forme d'un fantôme et s'approcher d'elle ?

Une sueur glacée perla en grosses gouttes sur son front pur.
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Symphonie
  22 juin 2020

Après le décès de son frère aîné, le jeune Dundley Carton hérite de sa propriété terrestre dont il ne s'est jamais occupé. Pour l'aider à apprendre les rouages propres à cette succession, il décide de garder tout le personnel employé par son défunt frère.
Mais pourquoi donc l'intendant, un certain Ralph suit-il Dundley comme une ombre ?
De quel mal souffre sa jeune épouse Jenny qu'aucun remède ne parvient à guérir ?
Et d'où proviennent ces pleurs d'enfants qui lui parviennent au coeur de la nuit ?
Sont ils réels ou est ce le fruit de son imagination ?
Dans ce court récit Mary Elizabeth Braddon nous entraine dans la Ferme-Grise qui cache de bien lourds secrets.
Un petit roman aux allures de thriller qui se laisse lire.
Une écriture simple mais efficace.
Commenter  J’apprécie          150
Syl
  18 octobre 2013
"Seigneur, Monsieur Dudley, je ne vous quitterai jamais". C'est ce que prononce Ralph, intendant du domaine de la Ferme-Grise, à Dudley, son maître.
Ces quelques paroles portent le poids d'une oppression. Une promesse, un voeu, et ce serment deviendra un tourment.
En préambule, nous sommes dans le comté de Lincoln en Angleterre ; le petit village d'Olney-Sur-Trent. Il pleut, tout est gris, les âmes aussi. le jeune propriétaire de la Ferme-Grise vient d'être mis en terre. le deuil accable son frère, héritier de l'exploitation. Il va, courbé, le regard lointain et perdu, entre un vieil oncle et le pasteur. Pauvre cadet ! il ne faudrait pas que sa tristesse l'amène vers une dépression.
Les jours passent, ils sont monotones, routiniers. Dudley est toujours accablé par une langueur, mâtinée de désespoir. Cependant, son intendant-factotum veille ; il est si serviable ! La gestion du patrimoine est bien administrée. En serviteur attentif et dévoué, il s'empresse avec diligence à l'assister, devançant ses pas et ses souhaits. Où, est Monsieur Dudley, est Ralph.
Une intrigue se construit. le mystère se confine dans une atmosphère lourde de silence, entre les murs d'une vieille bâtisse et les sinuosités de la rivière. Il pleut, tout est sombre, noir… L'eau charrie les cadavres des coeurs en peine.
Ce livre, de l'épaisseur d'une nouvelle, bien trop vite lu, est un petit plaisir. Il est à l'image des romans gothiques que lisait Miss Catherine Morland de Northanger Abbey (Jane Austen). Nous sommes les témoins d'un jeu, d'une emprise, d'un chantage.
A lire un jour de pluie…
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Philios
  11 novembre 2019
Martin, jeune homme bon, jovial et vigoureux, propriétaire d'un domaine, triste demeure entourée de terres détrempées par la rivière proche, meurt après une maladie « de langueur ». le jeune homme disparu prématurément laisse Dudley, son jeune frère, dans un état de mélancolie profond et permanent et Agnès, la jeune femme à qui il était promis, désespérée. Dudley n'a alors d'autre choix que de devenir à son tour le maître de la Ferme-Grise ; il réussit contre toute attente à améliorer la production du domaine grâce aux conseils avisés et à l'habileté de son intendant Ralph, jeune homme constamment à ses côtés et dont l'omniprésence finit par interroger… Comme dans nombre de romans de l'époque victorienne, le thème de la folie (supposée) des femmes et le discrédit qu'elle entraîne est une arme sans appel pour des hommes intéressés et sans scrupules. La plume élégante de l'auteure nous entraîne dans une histoire mystérieuse, à la lisière du gothique, sur laquelle plane une atmosphère plombée. Elle nous mène sans relâche jusqu'au dénouement final. Un « page-turner » victorien qu'on lit avec le plaisir de l'enfant qu'on fut, plongé sous les couvertures, un conte entre les mains.
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araucaria
  04 juin 2012
Petit texte bien écrit. Agréable à lire. Bon divertissement.
Lien : http://araucaria.20six.fr/
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Justinsunrise
  13 novembre 2015
La nouvelle commence avec le décès du jeune propriétaire de la Ferme-Grise, Martin Carleon. Son unique frère, Dudley Carleon devient alors l'héritier de la ferme ainsi que des terres qui l'entourent. Malgré son profond chagrin, Dudley tombe sous le charme d'une jeune demoiselle, Jenny qui va chercher à comprendre le mystère qui règne dans la Ferme-Grise.
Je ne me suis pas attachée particulièrement aux personnages. Jenny est une jeune fille naïve, elle sort tout juste de l'adolescence mais c'est comme si elle était restée une enfant. Dudley est un pur mystère. J'ai trouvé ce personnage très touchant et totalement brisé. Quant aux autres personnages, on ne sait pas grand chose sur eux. Cependant, le fait que ça soit une nouvelle m'a empêchée d'avoir de l'affection pour les personnages.
L'univers de cette nouvelle est comme je l'aime, sombre et mystérieux. Il était très difficile de lâcher le livre avant de savoir la vérité sur le secret de la Ferme-Grise que l'on découvre à la toute fin du livre.
Je ne connaissais pas cette auteure mais j'ai bien aimé sa plume ainsi que son histoire. Je vous conseille cette petite nouvelle du XIXème.
Lien : https://justinsunrise.wordpr..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
SabbioSabbio   03 janvier 2011
En faisant cela, son regard s'arrêta par hasard pendant un instant sur la fenêtre donnant sur la cour de la ferme. Il faisait tout à fait nuit, mais, dans l'obscurité, il aperçut distinctement une paire d'yeux fixés sur eux, derrière un carreau, et il découvrit en même temps une main rouge et calleuse, qui avait soulevé le panneau de la fenêtre à une hauteur d'environ trois pouces.
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gerard-lepapygerard-lepapy   31 mai 2019
Dans l'ombre, et dans un coin de la chambre, était suspendu un portrait du dernier propriétaire de la ferme, une figure franche et ouverte, avec de longs cheveux châtains et des yeux bleus. L'idée du défunt la poursuivit dans sa solitude. Elle essaya de détourner sa vue de la peinture; elle tourne le dos au panneau auquel le portrait était accroché.
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SylSyl   18 octobre 2013
"Seigneur, Monsieur Dudley, je ne vous quitterai jamais"
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Video de Mary Elizabeth Braddon (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mary Elizabeth Braddon

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