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Note moyenne 4.21 /5 (sur 85 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Fressin, Pas-de-Calais , le 20/01/1923
Mort(e) à : Fontainebleau , le 27/07/1964
Biographie :

Poète et auteur de nombreux romans fantastiques et policiers, Michel Bernanos est né le 20 janvier 1923 à Fressin (France). Il passe son adolescence au Brésil dont les lecteurs sont amenés à retrouver régulièrement les paysages au cœur de ses romans.

A tout juste 19 ans, il s'engageait dans les Forces Navales Françaises Libres et participa au débarquement du 6 juin 1944 ainsi qu'à la bataille navale de Normandie qui s'achevait courant août 1944.

L'intégralité de ses œuvres romanesques seront rédigées en quatre années seulement, la plus connue étant "La Montagne Morte de la Vie", jugée par le Presse comme l'un des chef d'œuvre de la littérature fantastique française et rédigée en 19 jours.

L'un de ses romans policiers, "La Neige qui Tue", sera sélectionnée parmi les dix meilleurs romans déposés pour le prix du Quai des Orfèvres 1964.

Profondément marqué par la 2nde Guerre Mondiale, l'écriture deviendra son exutoire lors de son retour à la vie civile.

Michel Bernanos décédait à seulement 41 ans, le 27 juillet 1964 au cœur de la forêt de Fontainebleau (France).
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Source : Michelbernanos.com
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Bibliographie de Michel Bernanos   (10)Voir plus

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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
ODP31   28 juillet 2022
Le murmure des dieux de Michel Bernanos
Le petit port, avec ses quelques maisons sur pilotis et son ponton lui servant de quai, prenait à leurs yeux l'aspect d'une capitale. Des hommes les saluèrent de la main. Ils débarquèrent entourés du respect qu'inspirent les gens venant de loin à ceux qui ne s'éloignent jamais de chez eux.

(page 101)
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gill   14 avril 2012
La montagne morte de la vie de Michel Bernanos
Je venais tout juste d'atteindre mes dix-huit ans, lorsqu'un soir, après boire, la main d'un ami guida la mienne pour signer un engagement d'une année sur un galion.

Mes souvenirs relatifs à ce qui devait être le départ d'une aventure effroyable, sont très vagues, pour ne pas dire nuls. En fait, je ne repris vraiment contact avec la réalité, que le lendemain matin. Ma surprise fut grande, alors, de me retrouver couché de tout mon long sur la dure, accueilli par le bleu du ciel profond.

J'aperçus ensuite des voiles que gonflait doucement un vent léger, puis les petites taches blanches de la mer en mouvement se multipliant jusqu'au bout de l'horizon.

Au comble de l'étonnement, je regardai autour de moi, quantité de cordages s'y trouvaient lovés, des cordages pareils à ceux que j'avais vus si souvent sur les ponts des navires en escale...

(extrait du chapitre premier)
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claireogie   19 mars 2011
La montagne morte de la vie de Michel Bernanos
Je regrette vraiment pour toi, petit, de te voir avec moi dans mon cauchemar d'homme éveillé. Mais il faut bien que tu comprennes que si nous commençons à nous affoler, c'est contre nous que nous travaillons ! Ici, tout est inexplicable. Et ne compte surtout pas trouver la solution. Comme partout, la mort rôde avec la vie. Mais ici, un peu plus qu'ailleurs, c'est tout !

Il me disait cela pour me tranquiliser. Mais tandis qu'il me parlait, je sentais monter en moi la solitude. Toine sans la peur, je le voyais bien, prenait le chemin de l'acceptation. Et je me demandais si l'étonnement que je lisais sur ses traits n'était pas celui de n'être pas mort. Le vieux coeur de mon compagnon était fatigué, et j'étais persuadé qu'il ne continuait à battre que pour son jeune ami.
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Alice_   18 mars 2017
La montagne morte de la vie de Michel Bernanos
La mer était devenue d'huile, le ciel d'une étrange profondeur, et, par-dessus tout, planait un formidable silence. Notre mât observait une immobilité totale. Il se dégageait de cette ambiance quelque chose de maléfique impossible à définir. J'avais, pour ma part, l'impression d'être englouti dans une grotte aux dimensions sans limites, dont les voûtes auraient été parsemées d'énormes vers luisant vitrifiés dans leur vie comme dans leur propre lumière.
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Emnia   24 janvier 2017
La montagne morte de la vie de Michel Bernanos
Je m'approchais de l'une de ces fleurs d'espèce inconnue. Elle était blanche, curieusement dentelée de mauve, et son cœur était jaune. À mon approche, elle se referma très lentement. J'acquis soudain la certitude qu'elle s'avançait vers moi. Pris de panique, je reculai précipitamment. Il était temps. Après s'être rouverte brusquement, elle s'inclina vivement, et, comme un filet de pêche, se plaqua au sol à l'endroit même où je me trouvais seulement quelques secondes plus tôt. Il y eut alors un affreux bruit de succion, puis la fleur se referma à nouveau et reprit très lentement sa position première. De l'endroit qu'elle avait un instant couvert de ses pétales, il ne restait rien, que la terre.
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Emnia   22 janvier 2017
La montagne morte de la vie de Michel Bernanos
Vers le milieu de la journée, nous vîmes avec terreur apparaître d'effroyables animaux. Véritablement monstrueux, ils ressemblaient à des méduses, mais avec cette particularité que leur ombrelle était curieusement piquetée de rouge (ce qui contribuait à les rendre encore plus repoussants), et qu'ils atteignaient au moins dix mètres de diamètre, ou encore à des pieuvres aux tentacules de la grosseur d'un tronc d'arbre. Ils se multipliaient d'une façon inquiétante et nageaient entre deux eaux, donnant bientôt, par leur nombre, l'illusion d'un immense drap sanguinolent s'étirant interminablement.
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Emnia   24 janvier 2017
La montagne morte de la vie de Michel Bernanos
Tu n'avais pas l'impression, toi, qu'on regardait au travers d'un suaire qui aurait enveloppé nos corps morts ?
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blandine5674   21 novembre 2014
La montagne morte de la vie de Michel Bernanos
L'homme est avant tout un lâche souvent préoccupé de trouver une excuse à sa lâcheté.
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Charybde2   08 novembre 2017
La montagne morte de la vie de Michel Bernanos
Je m’étais endormi, comme il m’arrivait souvent, sans m’en rendre compte, et il me semblait entendre Toine frapper du pied à mes côtés et grincer des dents d’impatience, sans doute parce que je ne m’éveillais pas assez vite à son gré. Mi-furieux, je me soulevai enfin sur un coude et grognai :

– Ça va, ça va, je me lève.

Mais ma colère s’évanouit lorsque je vis Toine, ou plutôt son ombre, se pencher sur moi en chuchotant :

– Tais-toi, petit, et regarde !

L’intonation qu’il employa – celle qu’on ne trouve que pour les belles choses qui vous intimident – me fit plus d’effet qu’un coup de pied lancé dans mes reins, car ce n’était pas précisément le genre de Toine de se pâmer d’admiration devant quoi que ce soit. Je me mis donc debout, chuchotant à mon tour :

– Qu’est-ce qu’il y a ?

En même temps, je fixai mon regard droit devant moi. Ne voyant que la forêt sous la couleur argentée de l’aurore blême, je me retournai vers Toine :

– Ben quoi, ce n’est que le jour qui se lève !

– En pleine nuit ? Tu as déjà vu, toi, petit, le jour se lever la nuit ? En plus, dans cet endroit où y a jamais de lune ? Et puis tu sais bien que le jour, ici, est rouge !

C’était vrai, comment avais-je pu l’oublier ! Mais alors, qu’allait-il encore se passer ? Je sentis mon sang se glacer lorsque le bruit que j’avais pris dans mon sommeil pour Toine frappant du pied avec colère se fit de nouveau entendre. Je m’accrochai au bras de mon compagnon.

– Vous entendez ? fis-je à voix basse.

– Oui, petit, me répondit-il d’un ton étrangement calme. On dirait qu’un cœur de géant bat sous nos pieds.
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Emnia   22 janvier 2017
La montagne morte de la vie de Michel Bernanos
Le galion était irrésistiblement attiré par le centre du gouffre. Il tournait de plus en plus vite, et nous dûmes nous étendre sur le dos. Bientôt la force centrifuge devint telle, du fait de la vitesse constamment croissante de la rotation, que nous nous retrouvâmes littéralement collés au pont. Et celui-ci se tenant pour ainsi dire à la verticale, nous avions l'effroyable impression d'assister à notre supplice debout, au garde-à-vous. Le ciel, au-dessus de nos têtes, ne nous apparaissait guère plus large qu'une paire de mains.
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