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Citations de Mihai Eminescu (35)


Junie   25 mai 2014
Anthologie de la création poétique de Mihai Eminescu de Mihai Eminescu
Car la vie est un bien perdu quand on ne l'a pas vécue comme on aurait voulu.
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Mihai Eminescu
Tandarica   06 décembre 2018
Mihai Eminescu
Ode
(mètre antique)

Moi, la mort, jamais ne croyais l’apprendre ;
Jeune toujours, d’une pèlerine me couvrant,
Mes yeux rêveurs se levaient vers l’astre
Des solitudes.

Lorsque tu parais brusquement devant moi,
Toi, souffrance, si douloureuse et douce…
Jusqu’au fond j’ai bu le bien d’une mort
Impitoyable.

Tel Nessus, je brûle vivant, tortures
Toutes pareilles aux toiles vénéneuses d’Hercule ;
Ni les vagues, ma flamme, ne pourraient l’éteindre,
De l’entière mer.

Par mon propre rêve, dévoré, je pleure,
Et mon propre feu me consomme, bûcher…
Clair, je peux en ressusciter encore,
Comme le Phénix ?

De ma voie, les yeux qui me troublent, périssent
Et revient dans l’âme, indifférence ;
Pour pouvoir mourir calmement, redonne –
Moi, à moi-même !

(version française d’Elisabeta Isanos)
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Mihai Eminescu
Tandarica   14 avril 2020
Mihai Eminescu
Empereur et prolétaire

Sur des bancs de bois, dans la basse taverne sombre,
Où le jour pénètre à travers les vitres sales,
Autour de longues tables, était assise, triste,
Une bande errante, faces assombries,
Enfants pauvres et sceptiques de la plèbe prolétaire.

Ah ! s’exclamait l’un, vous dites que l’homme est une lumière
Sur ce monde plein d’amertumes et de torture ?
En lui nulle étincelle n’est candide ni entière,
Son rayon est sordide comme le globe de boue
Sur lequel il règne tout puissant.

Dites-moi qu’est-ce que la justice ? — Les forts se retranchèrent
Avec leur fortune et leur grandeur derrière leur cercle de lois ;
On les voit éternellement comploter, au moyen des biens qu’ils ont volés,
Contre ceux qu’ils condamnèrent au labeur
Et dont ils exploitent le travail de toute une vie.

Les uns comblent de plaisirs leur vie,
Ils passent des jours joyeux et les heures leur sourient ;
Vin d’ambre dans les coupes ; l’hiver, jardins, verdures,
L’été, divertissements, Alpes aux fronts de glace ;
Ils font de la nuit le jour et ils bouchent les yeux du jour.

La vertu pour eux — ça n’existe pas. Mais ils ont soin
De vous la prêcher, car c’est vous qui devez être les bras forts
Des États, masses lourdes qu’il faut pousser,
Et elles doivent être lutées, les guerres une fois allumées ;
Car vous mourant dans le sang, eux peuvent être grands.


Et les flottes superbes et les armées glorieuses,
Et les couronnes que les rois posent sur leur front,
Et ces millions, qui en amas luxueux
Sont entassés chez le riche, oppriment le pauvre
Et sont extorqués à la sueur du peuple hébété.

La religion — phrase par eux inventée
Afin que par son pouvoir ils vous courbent sous le joug,
Car s’il manquait aux cœurs l’espoir de la récompense,
Après que vous travaillâtes amèrement, misérables toute votre vie,
Supporteriez-vous encore la condamnation, comme des bêtes à la charrue ?

Elle vous a obscurci la vue par des ombres qui ne sont pas,
Et vous a fait croire que vous serez récompensés...
Non ! La mort dans la vie a éteint tout plaisir —
Celui qui en ce monde n’a eu que des douleurs
N’a rien au-delà, car bien morts sont ceux qui sont morts.

Mensonges et phrases voilà tout ce que les états soutiennent,
Et non point l’ordre naturel.
Pour que vous défendiez leur fortune, leur grandeur et leur bien-être
Ils arment vos bras, afin que vous frappiez en vous-mêmes,
Et ils vous mènent à la guerre contre vous-mêmes.

Pourquoi faut-il que vous soyez les esclaves de leurs millions néfastes,
Vous, qui à peine pouvez vivre de votre travail ?
Pourquoi faut-il que la maladie et la mort soient votre lot,
Lorsqu’eux dans leurs richesses splendides et vastes
Vivent comme dans les cieux, n’ont même pas le temps de mourir ?

Pourquoi oubliez-vous qu’en vous est le nombre, en vous le pouvoir ?
Vous pourrez très aisément, quand vous le voudrez, vous partager la terre.
Ne leur construisez donc plus de maisons où ils enferment des richesses,
Où voudriez-vous qu’on vous enferme, quand poussés par la souffrance
Vous croyez avoir, vous aussi, le droit de vivre.

Eux. protégés par les lois, s’abandonnent aux plaisirs
Et ils sucent à la terre sa plus douce sève,

Ils attirent, dans la volupté de l’orgie bruyante
Des musiques aveugles, vos filles belles ;
Leurs vieillards flétrissent nos beautés vierges.

Et si vous demandez alors ce qu’à vous il vous reste ?
Le labeur ; qui leur permettra de se vautrer dans les joies,
L’esclavage pour toute la vie, le pain noir mouillé de pleurs,
La misère dans la honte de vos filles souillées.
Tout pour eux, et rien pour vous ; à eux le ciel, à vous les douleurs. !

Eux n’ont pas besoin de lois : la vertu est aisée
Quand on a ce qu’il faut... Mais les lois sont pour vous.
On vous applique la loi, on vous jauge la peine
Lorsque vous tendez la main vers de bonnes choses souriantes,
Car même au bras de la terrible nécessité il n’est pas pardonné.

Brisez l’ordre établi, cruel et injuste
Qui divise le monde en miséreux et en riches.
Et puisqu’après la mort aucune récompense ne vous attend
Faites que dans ce monde il y ait une part équitable,
Égale pour chacun, et que nous vivions en frères !

Brisez la statue nue de l’antique Vénus,
Brûlez ces toiles aux corps de neige,
Elle déchaînent dans l’âme l’idée malheureuse
De la perfection humaine, et elles font choir
Sous les griffes de l’usure les filles du peuple !

Brisez tout ce qui attise leur cœur malade,
Dévastez palais, temples, qui recèlent des crimes,
Abattez les statues des tyrans, qu’une lave coule dans le feu
Qui purifie les pierres de toute trace, esclave
De ceux qu’elle suit jusqu’au bout de la terre !

Brisez tout ce qui marque orgueil et fortune,
O ! déshabillez la vie de son vêtement de granit,
De pourpre, d’or, de larmes, d’ennui,
Qu’elle ne soit plus qu’un rêve, qu’une illusion
Qui sans angoisse traverse le temps infini.


De tous ces décombres dressez de gigantesques pyramides
Comme un memento mori sur le plan de l’histoire —
Celui-là est l’art, qui ouvre notre âme
A l’éternité ; non pas le corps nu qui rit
De sa moue de vendue, de son œil rusé et vif.

Oh ! emmenez le déluge, assez longtemps vous attendîtes
De voir quel bien pourrait surgir du bien —
Aucun ! La place de la hyène a été prise par le beau parleur,
La place de l’antique cruauté par l’insinuant tenace.
Les formes ont changé, mais le mal est resté.

Et vous retournerez alors vers les âges d’or
Que les mythes bleus nous murmurent souvent ;
Les plaisirs égaux seront partagés en égalité,
La mort même, éteignant la lampe de la vie qui se finit,
Vous apparaîtra comme un ange aux épais cheveux blonds.

Alors, vous mourrez aisément sans amertume ni souci,
Des adolescents vivront comme vous aurez vécu,
Mêmement la cloche ne pleurera plus de sa langue de bronze
Celui dont prit soin la bonne chance
Et que personne n’aura à plaindre ; il aura vécu sa vie.

Et les maladies, que la misère et la richesse hors-nature
Enfantent parmi les hommes, peu à peu s’évanouiront,
Il ne croîtra plus dans le monde que ce qui est destiné à croître,
On boira la coupe jusqu’à la lie, jusqu’à ce qu’on veuille la briser,
On mourra lorsqu’on n’aura plus de raison de vivre.


* * *


Sur les bords de la Seine en phaéton de gala
César passe, pâle, plongé dans ses pensées ;
Le lourd et sourd bruit des flots, le grondement sur le granit
Des centaines d’équipages, ne trompent pas ses réflexions :
Son peuple le rend silencieux et humble.

Son sourire est intelligent, profond et muet ;
Son regard lit dans les âmes des hommes,

Et sa main qui tient les destinées du monde
Est saluée, le long du chemin, par la masse des loqueteux.
Sa grandeur est mystérieusement liée à ceux-ci.

Il est, comme vous, convaincu dans sa grandeur solitaire
Dépourvue d’amour, que le principe mauvais,
L’injustice et le mensonge tiennent les freins du monde,
L’histoire humaine l’exprime éternellement ;
C’est l’histoire du marteau qui tombe sur l’enclume.

Et lui — lui, la cime splendide de ceux qui oppriment,
Salue en passant le défenseur muet.
Si vous manquiez sur cette terre, vous la cause ténébreuse
Des révolutions grandioses — la grandeur rayonnante
De César, César lui-même il y a longtemps serait tombé.

Par vos ombres incrédules,
Par vos sourires figés, que la pitié a quittés,
Par vos pensées de justice et de bonté rayonnante,
Par vos ombres seulement- puissances effrayantes,
Il force sous son joug ceux-là qui l’ont haï.


* * *


Paris brûle en flots, la tempête s’y baigne,
Des tours tonnantes bondissent, flambantes, comme des torches noires, dans le vent.
Parmi les langues des flammes qui se tordent en vagues,
Cris mugissants, cliquetis d’armes pénètrent la mer embrasée.
Le siècle est un cadavre — Paris est son tombeau.

Dans des rues qu’entrecroisent les flammes aveuglantes.
Montés sur des barricades de monceaux de granit.
Se meuvent les bataillons de la plèbe prolétaire
Avec leurs bonnets phrygiens et leurs armes luisantes ;
Et des cloches en branle retentissent, rauques.

Blanches comme le marbre, comme celui-ci impassible,
Des femmes, l’arme au bras, traversent l’air rouge,

Leur chevelure riche et noire s’épand sur leurs épaules,
Et couvre leurs seins — il y a haine et rage
Dans leurs yeux noirs, profonds et désespérés.

O ! guerroie, femme voilée par ta riche chevelure ;
L’enfant perdu est aujourd’hui un héros !
Car l’oriflamme rouge à l’ombre de justice
Sanctifie ta vie fangeuse et pécheresse.
Non ! la faute n’est pas à toi mais à ceux qui t’ont vendue !


* * *


La mer brille, calme ; et ses plaques grises
Se meuvent l’une sur l’autre comme des couches de cristal
Jetées sur la terre ; de la forêt mystérieuse
La lune émerge, grande, -dans les plaines azurées,
Les emplissant de son œil superbe, triomphal.

Sur les ondes lentes, de vieux vaisseaux,
Meuvent en bercements leurs carcasses de bois ;
Glissant doucement, tels des fantômes, ils enflent leurs voiles
Devant la lune qui les traverse
Et dont la face apparaît comme un signe sur le disque de feu jaune.

Sur des bords bouleversés par le délire de la mer,
César veille toujours sous le tronc courbé
Du saule à la chevelure pendante, et les chants prolongés de l’eau,
En cercles fulgurants, s’allient ineffablement au souffle
De la brise du soir, et vibrent en cadence.

Il lui semble que dans l’air et la nuit étoilée,
S’avançant sur les cimes des forêts, par-dessus l’étendue des eaux,
Passe, barbe blanche, — sur le front assombri,
La couronne de paille lui pend, sèche —
Le vieux roi Lear.

Émerveillé, César regardait l’ombre des nuées
A travers la crête de laquelle transparaissaient des étoiles doucement tremblantes.
Son esprit s’ouvrait à tout le sens des tableaux
De la vie brillante, et les échos des peuples
Lui sembla
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EspritRoumain   23 septembre 2016
Poésies de Mihai Eminescu
Je n'ai qu'un seul désir

Je n'ai qu'un seul désir:
Sous le couchant d'éther
Qu'on me laisse mourir
Près du bord de la mer
Que mon sommeil soit doux
Et le vieux bois voisin,
Que mon ciel soit serein
Dessus les eaux partout.
Je ne veux de drapeaux
Ni de riche cercueil,
Mais seul un lit de feuilles
Fait de jeunes rameaux.

Que personne après moi
Ne pleure à mon chevet:
Seul l'automne m'envoie
Le chant de sa forêt.
Quand tombent cristallins
Les ruisseaux qui bruissent
Que l'or de lune glisse
Aux cimes des sapins
Que la clochette franche
Pénètre le vent froid
Que le tilleul sur moi
Secoue sa sainte branche

Et comme à l'avenir
Ne serai plus errant
Me couvrira le temps
Aux flots des souvenirs.
L'étoile qui surgit
De l'ombre des mélèzes,
Sourira bien aise
Comme éternelle amie.
Gémira l'âpre chant
Que soulève la mer...
Je ne serai que terre
Dans mon trist néant.

*Une mention: traduction realisée par Elena VELICU
http://www.estcomp.ro/eminescu/seuldes.html
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Tandarica   06 juin 2016
Le pauvre Dionis. suivi de Cezara de Mihai Eminescu
Les doctrines positives, qu'elles soient religieuses, philosophiques, de droit ou d'état, ne sont qu'autant de plaidoiries ingénieuses de l'esprit, de cet advocatus diaboli forcé par le vouloir de les argumenter. Ce misérable avocat est forcé de tout mettre sous une lumière étincelante, et, l'existence étant elle-même misérable, est obligé d'orner de fleurs et d'un semblant de sagesse impénétrable la misère de l'existence, pour leurrer à l'école et à l'église ces petits toucans qui entrent à peine en scène sur la valeur de la vie réelle. Pour les travailleurs de l'état l'honneur, pour les soldats la gloire, pour les princes la magnificence, pour les savants le renom, pour les sots le ciel, et de la sorte une génération trompe celle qui suit par cet advocatus diaboli légué, par cet esclave contraint à la malice et aux sophismes, qui ici se lamente comme un pope, là prend une mine sérieuse de professeur, là-bas parlemente comme un avocat ou prend les traits misérables d'un mendiant ; le dernier pour un verre de vin dont il rêve in petto, les autres pour un titre, de l'argent, une couronne, mais tous au fond dans un moment d'ivresse.
Voilà ce que j'apprends de mes maîtres les abeilles: dans leur école, je prends conscience que nous sommes des ombres sans volonté, des automates qui faisons ce qu'il faut que nous fassions, et que, pour que le jouet ne nous lasse pas, nous avons cette poignée de cervelle qui voudrait nous prouver qu'en vérité nous faisons ce que nous voulons, que nous pouvons faire une chose ou pas… […]
La vie intérieure de l'histoire est instinctive; la vie extérieure, les rois, les popes, les savants, ne sont que lustre et que phrase; et, comme d'après l'habit de soie posé sur un cadavre on ne peut savoir en quel état se trouve celui-ci, de même d'après ces vêtements trompeurs on ne peut connaître le fin mot de l'histoire elle-même.
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evemartignac   08 août 2015
Poésies de Mihai Eminescu
Hors des vagues du temps…

Hors des vagues du temps, mon amour, tu surgis,
Tes bras blancs sont de marbre et tes longs cheveux blonds,
Tes joues ont la couleur de la cire jaunie
Et de tendres douleurs y tracent leurs sillons.
De ton sourire si doux tu caresses mes yeux,
Femme entre les étoiles, étoile entre les femmes,
Penché sur ton épaule ton visage est heureux,
Le bonheur me sourit mais il pleure dans mon âme.
Comment donc t’arracher à l’insondable nuit,
Te prendre contre moi, mon bel ange chéri,
Et poser sur ta joue mon visage, en pleurant,
Aspirer ton haleine de mes baisers ardents,
Saisir ta main de glace et, pour la réchauffer,
La prendre sur mon coeur et la poser, tout près ?
Mais tu n’es rien, hélas, rien qu’une ombre qui passe,
Une ombre qui se perd dans des brumes de glace,
Je suis seul à nouveau et mes bras n’ont saisi
Que le souvenir pâle d’un rêve évanoui…
Vers ton ombre qui fuit vainement je les tends,
Je ne puis te tirer hors des vagues du temps...
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elybartha   20 septembre 2013
Mihai Eminescu poems de Mihai Eminescu
L'égalité existe uniquement en mathématiques.
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elybartha   20 septembre 2013
Mihai Eminescu poems de Mihai Eminescu
J'ai compris qu'un être humain peut tout avoir sans rien avoir, et peut rien avoir en ayant tout.
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elybartha   20 septembre 2013
Mihai Eminescu poems de Mihai Eminescu
L'idée de la valeur est toute relative, car chacun mesure en fonction de ses propres intérêts.
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Mihai Eminescu
Hubble   26 mai 2020
Mihai Eminescu
UN DEMAIN
À TES JOURS S’AJOUTE



Un demain à tes jours s’ajoute,
Un hier à ta vie se soustrait,
Mais cependant, devant toi-même
C’est l’aujourd’hui seul qui paraît.

Les scintillants tableaux qui passent
Fuyant sous ton regard surpris
Reposent, purs et immuables,
Sous l’œil de l’éternel esprit.
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elybartha   20 septembre 2013
Mihai Eminescu poems de Mihai Eminescu
Nombreux sont ceux qui travaillent, mais peu nombreux sont ceux qui réfléchissent.
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Tandarica   15 février 2015
Poésies de Mihai Eminescu
Shakespeare ! Je pense à toi bien souvent,
De l’âme mélancolique, doux ami,
La généreuse source de tes chants
Que je répète, en moi, bondit.

(Les Livres)
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elybartha   20 septembre 2013
Mihai Eminescu poems de Mihai Eminescu
Les êtres humains se partagent en deux catégories: ceux qui cherchent durant toute leur vie et ceux qui trouvent mais ils ne sont pas contents.
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Tandarica   22 février 2016
Le pauvre Dionis. suivi de Cezara de Mihai Eminescu
On aperçoit au loin les tours étincelantes des églises de Iași, les maisons joliment chaulées, les vieux auvents que la lune naissante baigne d'une lumière violacée.
(p. 39)
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evemartignac   08 août 2015
Poésies de Mihai Eminescu
D’ici à l’étoile qui paraît…

D’ici à l’étoile qui paraît
Le chemin est si long à franchir
Qu’il a fallu bien des années
À sa lumière pour venir.
Elle s’est peut-être éteinte avant
Dans le bleu profond des lointains
Tandis que son rayon ne vient
Briller à nos yeux qu’à l’instant.
L’image de l’étoile entrevue
Doucement monte au loin.
Vivante on ne la voyait point,
Lorsqu’on la voit, c’est qu’elle n’est plus.
De même, lorsque notre amour meurt
Et qu’il se perd dans la nuit,
La lumière de notre amour mort
Lui survit et nous poursuit.

De ce nu-mi vii ?

Vezi, rândunelele se duc,
Se scutur frunzele de nuc,
S-aşază bruma peste vii –
De ce nu-mi vii, de ce nu-mi vii ?
O, vino iar în al meu braţ,
Să te privesc cu mult nesaţ,
Să razim dulce capul meu
De sânul tău, de sânul tău !
Ţi-aduci aminte cum pe-atunci,
Când ne plimbam prin văi şi lunci,
Te ridicam de subsuori
De-atâtea ori, de-atâtea ori ?
În lumea asta sunt femei
Cu ochi ce izvorăsc scântei…
Dar, oricât ele sunt de sus,
Ca tine nu-s, ca tine nu-s !
Căci tu înseninezi mereu
Viaţa sufletului meu,
Mai mândră decât orice stea,
Iubita mea, iubita mea!

Tu ne viens pas, pourquoi, pourquoi ?

Tu vois, les hirondelles fuient,
Les feuilles tombent des noyers,
Les vignes rousses ont gelé,
Tu ne viens pas, pourquoi, pourquoi ?
Reviens te glisser dans mes bras,
Mes yeux ont tant besoin de toi,
Et mon visage de se sentir
Contre ton sein, de s’y blottir !
Est-ce qu’il te souvient d’autrefois,
Quand nous allions par champs et bois ?
Quand je te prenais dans mes bras,
Tout contre moi, tout contre moi ?
Il y a des femmes ici-bas
Dont les regards vous ensorcellent…
Aussi séduisantes soient-elles,
Tu es plus qu’elles, tu es toi !
C’est toi qui éclaircis le ciel,
Souvent troublé, de mes pensées,
Aucune étoile n’est plus belle,
Ô mon amour, ma bien-aimée !

Târzie toamnă e acum,
Se scutur frunzele pe drum,
Şi lanurile sunt pustii…
De ce nu-mi vii, de ce nu-mi vii ?

L’automne doucement s’éteint,
Les feuilles jonchent les chemins,
Les champs brusquement se sont tus,
Tu ne viens pas, tu ne viens plus ?
+ Lire la suite
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modele   29 juillet 2015
Poésies de Mihai Eminescu

GLOSE
Le temps s'en va, le temps s'en vient,
Tout est nouveau, tout est ancien.
Ce qu'est le mal, ce qu'est le bien,
A toi de le savoir enfin;
N'aie plus d'espoir et n'aie plus peur,
Ce qui est vague, vague meurt;
A tout appel, à tout appât,
Reste insensible, reste froid.

A méditer sans modération…

Sylvie Modele
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Francharb3   08 mai 2015
Mihai Eminescu poems de Mihai Eminescu
How then when upspinging passion,
Wild emotions in one rise,
How should one find sober judgement ?
How retain impassive eyes ?
(TO THE CRITICS)
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elybartha   20 septembre 2013
Mihai Eminescu poems de Mihai Eminescu
Si je pouvais sauver le monde par un mensonge je ne le ferai pas, je laisserai le monde mourir.
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elybartha   20 septembre 2013
Mihai Eminescu poems de Mihai Eminescu
C'est de la naïveté de souhaiter cueillir autre chose que ce qu'on a semé.
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elybartha   20 septembre 2013
Mihai Eminescu poems de Mihai Eminescu
Les cons se marient toujours, les fous parfois, les sages jamais.
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