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Note moyenne 3.24 /5 (sur 315 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 27/12/1929
Biographie :

Philippe Tronche, dit Philippe Curval est un illustrateur, et surtout un romancier et auteur de science-fiction français.

Philippe Curval participe au début des années 50 au mouvement littéraire souterrain qui fonde la science-fiction française. Dans les années 60, il écrit Le ressac de l’espace (Prix Jules Verne 1962), puis durant les décennies 70/90, il se tourne vers le journalisme, voyage dans le monde entier, collabore à tous les recueils/manifestes de la SF française et publie successivement "L’homme à rebours" (Grand Prix de l’Imaginaire 1975), et "Cette chère humanité" (Prix Apollo 1977).

Son travail critique, commencé dans Galaxie en 1974, se poursuit au Monde, puis au Magazine littéraire. Il est l’un des rares auteurs de chez nous publié aux Etats-Unis.

En 2016 est parue l’intégrale de sa trilogie L’Europe après la pluie. Son œuvre comprend une quarantaine de titres et est traduite dans quatorze pays.
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Cette semaine, la librairie Point Virgule vous invite à explorer différents futurs avec une même idée en tête : la place de la solidarité. En effet, Nos futurs solidaires est un recueil de nouvelles de science-fiction qui explorent toutes à leur manière cette thématique. L'ouvrage a été réalisé sous la direction d'Ariel Kyrou dans le cadre du Laboratoire des solidarités, lui même placé sous l'égide de la Fondation Cognacq-Jay. Quatorze auteurs s'y succèdent pour présenter chacun une vision, mais aussi une histoire et une ambiance différentes : Vincent Borel, Sabrina Calvo, Chloé Chevalier, Philippe Curval, Catherine Dufour, Régis A. Jaulin, Sylvie Lainé, Li-Cam, Norbert Merjagnan, Ketty Steward, Anne Sophie Devriese, Audrey Pleynet, Leo Henry et Michael Roch.

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Citations et extraits (92) Voir plus Ajouter une citation
Asterios   24 octobre 2018
Black Bottom de Philippe Curval
- Dans les prochaines années, plus personne en Europe ne devra parler, écrire dans sa langue d'origine.

- Ha! On devra se taire? Ou se servir de l'espéranto?

- Pas loin du compte. Un groupe international d'experts linguistes et de grammairiens vient de mettre au point l'eurotexo, qui sera généralisé bientôt dans l'enseignement pour tous les membres de l'union.

- Et pour quelle raison?

- Parce que dans tous les pays, les langues dégénèrent sous l'effet de la simplification textuelle qui sévit partout sur le réseau. Même le globish en a pris un coup. Sans compter les indépendantistes, les zadistes de tout poil qui se parlent entre eux dans un langage à plusieurs niveaux. Et ton roblog que tu dictes en méprisant la syntaxe d'une manière totalement arbitraire constitue un exemple si probant qu'il semble dangereux pour les autorités du Bruxbourg.

Je ricane:

- Si ta réforme voit le jour, la version 2.0 de l'histoire des langues européennes effacera pour toujours la légende de la tour de Babel. D'ailleurs, comment comptent-ils s'y prendre? En neutralisant le cerveau de millions d'Européens?

- Non, ce sera par leur éducation, progressivement depuis l'enfance. En une génération, même les vieillards devront s'y mettre! Panurge est un modèle qui a fait ses preuves.
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Asterios   25 octobre 2018
Black Bottom de Philippe Curval
-Tu sais, jusqu'à la fin du vingtième, les artistes créaient quelque chose à partir de rien, depuis le début du troisième millénaire, la plupart d'entre eux ne créent rien à partir de ce qu'y trouvent sous la main.

- Qu'est ce que tu entends par là?

- Cet hippo par exemple, quand il était entier vivant, c'était quelque chose. Maintenant qu'un plasticien l'expose en détail, il n'a même plus la valeur d'un cours d'anatomie. Sauf qu'il coûte plusieurs millions de dollars. Pour vendre du rien, suffit qu'il passe de main en main entre les grandes fortunes et les spéculateurs.

- Tu exagères! je réplique, Quand Duchamp exposait son urinoir y'a plus de cent ans, c'était du même tabac.

- Absolument pas, qu'elle m'oppose, à partir de l'urinoir qui n'était qu'un objet de consommation courante il a créé un nouveau mode de perception du réel. Ses suiveurs déclinent son gestes à travers de multiples solutions, sans apporter d’innovation par rapport à l'original. Ils reproduisent son coup d'éclat sans aucune inspiration! Avec leurs œuvres on entre dans la sphère de l'imitation, du plagiat réformé, de la répétition. Pour moi, la seule condition pour qu'un jour l'art aborde une période innovante, proviendrait d'un subtil détournement de la technologie. Or, tout ce qui a rapport à la science éloigne les beaux esprits.
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Asterios   26 octobre 2018
Black Bottom de Philippe Curval
Vivre sans internet, de nos jours, est aussi éprouvant que d'entamer une grève de la faim.
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Dionysos89   09 février 2019
Black Bottom de Philippe Curval
— Tu sais, jusqu’à la fin du vingtième, les artistes créaient quelque chose à partir de rien, depuis le début du troisième millénaire, la plupart d’entre eux ne créent rien à partir de ce qu’y trouvent sous la main.

— Qu’est-ce que t’entends par là ?

— Cet hippo, par exemple, quand il était entier, vivant, c’était quelque chose. Maintenant qu’un plasticien l’expose en détail, il n’a même plus la valeur d’un cours d’anatomie. Sauf qu’il coûte plusieurs millions de dollars. Pour vendre du rien, suffit qu’il passe de main en main entre les grands fortunes et les spéculateurs.
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JeffreyLeePierre   05 avril 2022
Le ressac de l'espace de Philippe Curval
Un autre jour, il déchiffrait une obscure publication botanique d’un dénommé Alexandre Vialatte, amoureusement préservée par les soins des Txalqs avant la destruction d’une ville :

« La mauvaise herbe croît toujours. Attachez-vous à extirper – en dehors des heures de bureau – les achillées, l’aigremoine, l’alchémille, le brucrane, les choins, la cigüe, les consoudes, les chénopodes, la cuscute, les épilotes, l’euphraise, la gaude, les marubes, la nummulaire, l’œnanthe, les potentilles, la sanicle et les serratules. N’oubliez pas, au passage, les tormentilles et les ornopodes acanthins : vous les reconnaîtrez aisément… »

Alors que ce texte l’aurait autrefois plongé dans l’hébétude, Gilles découvrit en le retranscrivant sous la dictée du Txalq les images d’une germination sauvage, de la croissance et de l’efflorescence, terres sèches entre les pavés disjoints, murs en ruines, plates-bandes négligées, gazons abandonnés, terrains vagues, toutes les herbes et les plantes sauvages des climats tempérés de l’hémisphère nord germaient sous ses yeux et se développaient à travers les mots qu’un poète botanique, vieil humoriste au champ, avait conçus un jour, simplement en jouant avec les onomatopées qu’ils suggéraient.
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ATOS   09 janvier 2013
Le testament d'un enfant mort de Philippe Curval
« J'ai néanmoins la certitude d'occuper une place singulière et tout à fait à part dans l'échelle des êtres, et d'y jouer un rôle essentiel. Tant pis si les autres n'en veulent pas ! Mon pouce a été le premier a m'initier à cette réalité indiscutable. D'axe statique entouré de segments mobiles, il m'a transformé en spirale ; j'explore l'infini depuis l'instant où il s'est emparé de ma bouche. Je n'étais qu'un simple organe d'absorption, il m'a changé en missile de reconnaissance de l'univers, soumis à ses euphories digestives et à ses coliques. Il a fait de moi la tête chercheuse du plaisir. Il m'a appris à devenir moi. Pourquoi la mère s'est-elle refusée à m'aider ? Pourquoi n'a-t-elle opposé qu'une morne indifférence à ma folle volonté d'être ? J'avais besoin d'une aide pour surmonter ma débilité originelle, mais j'avais aussi besoin d'un soutien pour réaliser mes désirs. Elle ne m'a offert aucun appui, sans même m'opposer sa volonté. Je n'étais à ses yeux qu'un tas de chair molle. Que se serait-il passé si j'avais rencontré la sympathie, l'affection qui m'étaient nécessaires au moment où j'ai découvert mon identité ? Désormais, pour m'opposer à cette indifférence, à cette absence, pour protester contre cette interprétation toute biologique de l'existence, pour lutter contre l'incohérence de l'univers et prouver mon individualité face à la masse grouillante de l'humanité, je vais mourir. En vivant vingt fois plus vite, en chiant vingt fois plus qu'il ne le faut, j'userai mon organisme jusqu'à ce qu'il cède. Je brûlerai mon corps jusqu'à la dernière molécule. Enfin, je mordrai mon pouce jusqu'au sang afin qu'il meure avec moi dans une orgie de sympathie avec ma bouche. Je démontrerai au monde que je peux le nier. Ce qu'en revanche, il ne peut pas faire à mon égard. (12e Stock) »
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Le_chien_critique   24 octobre 2016
Cette chère humanité de Philippe Curval
Pour que la révolution s’instaure, il faut que le peuple en ait le désir ; ce n’est pas lorsqu’une poignée de privilégiés la provoque qu’elle peut aboutir artificiellement.
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Le_chien_critique   31 octobre 2016
Le dormeur s'eveillera-t-il? de Philippe Curval
— Et après, qu’est-ce que j’en ai à faire, de la race humaine ! Tu lis trop, Alzine, ça te donne de mauvaises idées. Tu persistes à croire en une société utopique, c’est de la foutaise ! Moi, je ne rêve que d’une humanité idéale où chacun se prendrait en charge. On ne pourra jamais réaliser un ensemble cohérent en mélangeant les lions et les brebis, les renards et les cigognes, les fourmis et les marmottes. Vois, tous les animaux s’entre-dévorent, s’ignorent ou se contredisent par essence. Les hommes n’échappent pas à la règle. Ce n’est pas parce qu’ils ont inventé des manières plus sophistiquées de pratiquer le cannibalisme qu’il faut s’illusionner sur le sujet.

— Dans ces conditions, ça ne vaut peut-être pas la peine de vivre.

— Pourquoi ? Tout est tellement absurde ! Chaque matin, quand je me réveille, je ris en pensant à ce grouillement dérisoire qui agite les êtres ; à tel point que je suis de bonne humeur pour toute la journée.

— Ta manière de croire en l’individu fait tout de même un peu sentimentale ? Non ?

— Tais-toi, Alzine, tu sais bien que les conversations de ce genre m’ennuient à périr.
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lauredanse   08 février 2013
Le testament d'un enfant mort de Philippe Curval
Contrairement à ce qu’avancent certains mystiques de tous bords, professionnels de l’apocalypse, les hasards de l’évolution ne constituent pas fatalement une nécessité, les voies qu’empruntent la Nature ne sont pas forcément les bonnes ; les erreurs de parcours sont innombrables ; et la disparition de certaines espèces n’est jamais voulue par les espèces elles-mêmes, mais provoquée à la suite de perturbations de l’environnement, de catastrophes écologiques qui ne sont pas toujours imputables à l’homme. C’est pourquoi je crois qu’il est indispensable de mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires dont nous disposons pour enrayer cette redoutable maladie de l’évolution, « l’hypermaturation » qui frappe nos enfants. Il serait criminel de la considérer comme inéluctable et d’y voir le juste châtiment de notre orgueil racial. L’humanité a acquis les moyens d’échapper aux grands cycles naturels, elle doit enfreindre les lois biologiques.
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lauredanse   08 février 2013
Le testament d'un enfant mort de Philippe Curval
En livrant au public la transcription intégrale de l’itinéraire qui a conduit un hypermaturé à la mort, je désire sensibiliser la race humaine à ce message de détresse. Ce chant désespéré de l’impuissance à vivre puise ses sources dans l’atonie mentale qui caractérise les hommes de notre temps, en attente d’un perpétuel devenir, d’une métamorphose, d’une mutation qui tarde à se manifester. Placé dans une situation où il ne peut exprimer ni son identité ni son originalité, réduit au sort horrible qui lui confère l’anonymat, en raison de la surpopulation mondiale, l’être humain se replie dans une position d’attente insupportable et retourne son agressivité contre lui-même. C’est la rencontre avec cet état psychotique qui conduit les nouveaux-nés les plus sensibles à devenir hypermaturés.
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Quand je me suis embarqué dans le vaisseau Amiral à destination de la Terre depuis la lointaine planète Ormana, j'ignorais tout de ce que pouvait être Le ...?...de l'espace !

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