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ISBN : 2370490659
Éditeur : La Volte (06/09/2018)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Professeur réac' en grève-maladie illimitée, Beth Raven décide de s'implanter une puce iCortex dans le cerveau afin de diffuser un blog vengeur, lequel gagne de plus en plus en notoriété chaque jour. Son style décadent à souhait attire bientôt l'?il d'un dénommé Festen, artiste maudit et scandaleux aux ?uvres interdites. Rejoints par Bill, charcutier d'art de son état, les deux comparses mettront au jour les obscures tractations du maire de Paris, qui fomente des op... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Asterios
  29 octobre 2018
Beth Raven est-il malade ou est-il doté de pouvoirs très particuliers? C'est dans le milieu artistique, dans un futur indéfini, que va se dérouler cette quête de réponses. Repéré par des personnalités par l'intermédiaire d'un blog qu'il écrit en direct sur la toile grâce à une puce implantée dans son cerveau, il se retrouve au milieu d'intrigues à Paris et à Venise. Beth est soupçonné de provoquer malgré lui des phénomènes extraordinaires.
On découvre les enjeux qui se nouent autours de l'art contemporain, tant financiers que sociétaux. En effet, Festen, un richissime artiste cupide et narcissique projette de développer ce qu'il nome "l'art terroriste". Un moyen de détourner l'art à des fins personnelles.
Les biennales de Venises, rassemblant de grandes manifestations d'art contemporain, sont certainement le moment idéal pour rendre publiques ces innovations et gagner en notoriété. Beth Raven apprendra qu'il est au centre de nombreuses machinations et devra jouer de ruses et d'habileté pour tirer son épingle du jeu.
Cette histoire est aussi tortueuse que les méandres des ruelles de Venise dans lesquelles se perdent nos héros. Perdu dans la ville, perdu dans la vie et en lui-même, il n'a de cesse de tenter de comprendre qui il est et quel est son influence sur ce qui l'entoure. Je dois avouer que je me suis aussi perdu, mais contrairement à lui je n'ai pas toujours trouvé le chemin de la compréhension.
Le concept est pourtant original tout comme le contexte. La lecture peut se situer à plusieurs niveaux ce qui donne une dimension supplémentaire au livre. Cependant, j'ai trouvé que le style "accroche" un peu la fluidité de la lecture et surtout l'aboutissement de cette histoire décalée m'a semblé assez décevant et aurait mérité plus d'audace.
Je remercie Babelio et La Volte pour l'envoi de ce livre dans le cadre des masses critiques d'octobre 2018 qui m'a permis ce retour vers cet auteur dont j'avais lu pendant mon adolescence "le ressac de l'espace" et "l'homme à rebours"qui avaient été à l'époque des livres qui m'avaient marqué.
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Prunille
  22 novembre 2018
Je remercie tout d'abord l'Opération Masse Critique pour l'envoi de ce roman, qui m'a particulièrement déroutée dans ses premiers chapitres. le narrateur, Beth Raven, après des déconvenues professionnelles, raconte sa vie dans un "roblog", simplement par la pensée. Il écrit, efface, recommence, et le récit déjà complexe le devient encore plus lorsque Beth décide de prendre des libertés avec la syntaxe. Puis rapidement, les évènements s'enchaînent autour de lui et le narrateur lui même semble se perdre dans son histoire, entre la réalité et "l'aréel", sorte de dimension parallèle. le fond du roman comme la forme ont alors failli me faire abandonner la lecture. Mais au fil des chapitres, les notions "d'"aréel" ou de "concept morphologique intéractif" ont peu à peu pris du sens tandis que l'histoire de Beth Raven s'accélérait. Interné puis soigné pour schizophrénie à Paris, il se lance à Venise sur les traces de la femme qu'il aime et de la réalité. Une nouvelle dimension temporelle et l'art contemporain, deux thèmes principaux de ce roman, permettent à l'auteur de développer une histoire totalement originale et délirante qui m'a finalement accrochée.
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Anso218
  28 novembre 2018
@Black Bottom est un ovni. Normal, me direz vous pour un auteur de SF.
Si j'ai toujour apprécié lets roman de Philippe Curval, je reste dérouté par celui-ci. Pourtant, la critique de l'art contemporain est plaisamment tournée, la notion arréel est bien traité.
L'écriture est déroutante, je n'ai pas toujours pu suivre l'intrigue. Bref, ma grande déception, je n'ai pas trop adhéré.
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DarknessObscura
  03 octobre 2018
Black Bottom est un roman qui parle d'art contemporain de bien des manières. En effet, à travers les personnages de Beth Raven et de Festen, Philippe Curval traite à la fois des problèmes de l'art contemporain (l'extrémisme des concepts, les tacles au bon goût et à la beauté...) et des manières d'écrire, d'adapter son style en fonction du support sur lequel on écrit, le tout avec un lot faramineux d'aventures et de péripéties dans Paris et surtout dans Venise, qui est magnifiquement décrite.
Lien : https://leschroniquesduchron..
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Charybde2
  16 septembre 2018
Une Venise d'art contemporain extrême ou dévoyé, une farce tragique et ravageuse, une rare histoire d'amour fou.
Sur le blog Charybde 27 : https://charybde2.wordpress.com/2018/09/16/note-de-lecture-black-bottom-philippe-curval/
Lien : https://charybde2.wordpress...
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
AsteriosAsterios   24 octobre 2018
- Dans les prochaines années, plus personne en Europe ne devra parler, écrire dans sa langue d'origine.
- Ha! On devra se taire? Ou se servir de l'espéranto?
- Pas loin du compte. Un groupe international d'experts linguistes et de grammairiens vient de mettre au point l'eurotexo, qui sera généralisé bientôt dans l'enseignement pour tous les membres de l'union.
- Et pour quelle raison?
- Parce que dans tous les pays, les langues dégénèrent sous l'effet de la simplification textuelle qui sévit partout sur le réseau. Même le globish en a pris un coup. Sans compter les indépendantistes, les zadistes de tout poil qui se parlent entre eux dans un langage à plusieurs niveaux. Et ton roblog que tu dictes en méprisant la syntaxe d'une manière totalement arbitraire constitue un exemple si probant qu'il semble dangereux pour les autorités du Bruxbourg.
Je ricane:
- Si ta réforme voit le jour, la version 2.0 de l'histoire des langues européennes effacera pour toujours la légende de la tour de Babel. D'ailleurs, comment comptent-ils s'y prendre? En neutralisant le cerveau de millions d'Européens?
- Non, ce sera par leur éducation, progressivement depuis l'enfance. En une génération, même les vieillards devront s'y mettre! Panurge est un modèle qui a fait ses preuves.
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AsteriosAsterios   25 octobre 2018
-Tu sais, jusqu'à la fin du vingtième, les artistes créaient quelque chose à partir de rien, depuis le début du troisième millénaire, la plupart d'entre eux ne créent rien à partir de ce qu'y trouvent sous la main.
- Qu'est ce que tu entends par là?
- Cet hippo par exemple, quand il était entier vivant, c'était quelque chose. Maintenant qu'un plasticien l'expose en détail, il n'a même plus la valeur d'un cours d'anatomie. Sauf qu'il coûte plusieurs millions de dollars. Pour vendre du rien, suffit qu'il passe de main en main entre les grandes fortunes et les spéculateurs.
- Tu exagères! je réplique, Quand Duchamp exposait son urinoir y'a plus de cent ans, c'était du même tabac.
- Absolument pas, qu'elle m'oppose, à partir de l'urinoir qui n'était qu'un objet de consommation courante il a créé un nouveau mode de perception du réel. Ses suiveurs déclinent son gestes à travers de multiples solutions, sans apporter d’innovation par rapport à l'original. Ils reproduisent son coup d'éclat sans aucune inspiration! Avec leurs œuvres on entre dans la sphère de l'imitation, du plagiat réformé, de la répétition. Pour moi, la seule condition pour qu'un jour l'art aborde une période innovante, proviendrait d'un subtil détournement de la technologie. Or, tout ce qui a rapport à la science éloigne les beaux esprits.
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Charybde2Charybde2   16 septembre 2018
Festen s’arrête, poumons bloqués par la fureur; Puis reprend :
– À cause de ce contexte, parfois mon génie se fige. Mais, pour le moment, la question n’est pas là. Si tu réussis à synthétiser l’aréel, sans prétention, je suis sûr de pulvériser les lieux communs. Dommage pour le genre humain qu’il ne profite pas de tes découvertes.
Me fixe des yeux, enflammés comme deux furoncles, ajoute :
– D’après ce que j’ai compris, tu tentais de découvrir un était intermédiaire entre la réalité et l’imaginaire. Si tu y parviens, mon art ira au-delà de tout ce qu’on connaît !
Je le dissuade :
– N’était qu’une chimère de khâgneux ! La vie m’a rattrapé. Je me consacre à l’écriture.
– Pour le moment, tu es tranquille, qui rigole, tronche en biais. Tant que ton blog aura quelques milliers de visites, il est à l’abri. Quand les pirates du nuage vont se rendre compte qu’il risque d’avoir du succès, ça va fonctionner comme aux galères. Tout le monde va vouloir ramer en même temps. Des tas de copies verront le jour, écrites par des superpros. Tu n’es qu’un amateur. En quelques semaines, ton roblog original ressemblera à un pet-de-nonne.
– Pas vrai ! que je rétorque et nada, iCortex en garantit la sécurité absolue. Les concepteurs me filent tous les jours un mot de passe à code dérégulé qui s’efface, tandis que le nouveau se réinitialise dans ma mémoire, le lendemain. Personne peut intervenir sur le texte que j’écris. Ce que je dicte, c’est plus encore que ma vie. Rien surpasse l’inauthentique !
– Sauf qu’on aperçoit des trous dans le gruyère dans les pages que j’ai lues ! ricane l’artiste. Gaffe aux geeks de la nouvelle génération ! Pour un type rusé, facile de s’infiltrer dans ce qui t’échappe. Sans modifier l’original, d’y glisser des additifs dans les ellipses, entre les sessions, profiter des fins de ligne vides. Si le travail est bien fait, tu le repèreras à peine ! Ils finiront par introduire des phrases entières, des paragraphes clandestins. Brouiller le texte. Jusqu’à t’en chasser.
D’après ce que je viens de relire à propos d’Irène et Key, dont je ne sais pas si c’est faux ou c’est vrai, là, je m’inquiète. À l’idée qu’on m’expulse de mon roblog pour me retrouver prof à Drancy, je les ai serrées.
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Charybde2Charybde2   16 septembre 2018
– Tranquille ! D’abord, tu nous racontes.
– C’est une longue histoire, qu’il commence.
Rayé. Je préfère dicter dans l’iCortex ce qui nous avoue pour saisir le vif du sujet à ma façon.
« Douglas Holm, c’est la momie, se prétend collectionneur, amateur d’art. D’après sa version, depuis des années, il achète des œuvres afin de spéculer. En particulier celles de Festen, un plasticien célèbre pour ses accès de folie, qui se fit connaître comme le roi du bloody art. Depuis, celui-ci agit sur le corps humain, des autres, pas du sien. Deux ans plus tard, pour des raisons qu’y veut pas nous confier, Holm décide de tout revendre en bloc sur le marché, les choses se gâtent. Furieux, l’artiste le lui interdit. Car son droit moral est mis à mal. Le collectionneur s’en moque. S’apprête à encaisser un sacré bénéfice. Trois jours après, Festen arrive avec ses assistants, l’embarque dans son atelier. « Maintenant, tu vas connaître mes secrets de fabrication. » Le foutent à poil, lui enroulent la corde au cou, le descendent dans le garage, l’attachent à la boule de remorquage. Festen lui assène : « Je te traîne sur le pavé pendant quelques kilomètres. Une fois que tu seras bien élimé, je crée un moulage virtuel trois D de ce qui reste de ton corps. Je te reconstitue en résine de synthèse, cinq fois plus grand, avec des couleurs superréalistes. Tu seras mon œuvre majeure : Portrait d’un collectionneur. Je la présenterai à la prochaine Biennale de Venise, où je suis l’invité du pavillon français. Avec les prix que je fais aujourd’hui, je répare les torts que tu portes à ma réputation, encore plus qu’à mon compte en banque. » Holm proteste, jure qu’il retirera les pièces en question de la vente. « Trop tard ! pauvre imbécile ! Quand j’ai une idée dans la tête, faut qu’elle en sorte. – Qui me soignera ensuite ? – Personne ! – Et si j’en crève ? – Tant pis pour toi. Ainsi ton corps disparaîtra de la surface d’la planète ainsi que je l’espère, se réjouit Festen. Pas question qu’on m’accuse un jour de plagier la réalité. »
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AsteriosAsterios   26 octobre 2018
Vivre sans internet, de nos jours, est aussi éprouvant que d'entamer une grève de la faim.
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