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3.52/5 (sur 109 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Fort-de-France , le 8/11/1887
Mort(e) à : Paris , le 9/05/1960
Biographie :

René Maran, né à Fort-de-France, Martinique, le 8 novembre 1887, mort à Paris le 9 mai 1960, est un écrivain français d'origine guyanaise, prix Goncourt 1921.

René Maran est né le 8 novembre 1887 sur le bateau qui mène ses parents guyanais à la Martinique. Sa naissance est déclarée à Fort-de-France le 8 novembre 1887. Ses parents, partis au Gabon (où son père, Héménéglide Maran, exerçait un poste administratif colonial), le mettent pensionnaire dès l'âge de six ans, au lycée de Talence puis au lycée Montaigne de Bordeaux. Il y rencontre Félix Éboué. René Maran débute en littérature en 1909 dans la revue lilloise de Léon Bocquet : Le Beffroi. Il quitte Bordeaux en 1910, après des études de droit, et devient administrateur d'outre-mer en Oubangui-Chari en 1912. Il écrit des poèmes puis son roman Batouala - Véritable roman nègre, encouragé en cela par son ami Philéas Lebesgue qu'il vient rencontrer à Beauvais dès 1915. Il obtient le prix Goncourt en 1921. Dans la préface de ce roman (et le préface seule), René Maran dénonce certains aspects de la colonisation, ce qui entraine des controverses et lui vaut des inimitiés. Il met fin à sa carrière coloniale quelques années plus tard et continue celles d'écrivain et de journaliste littéraire et de radio à Paris où il résidera dorénavant, y compris durant la Seconde Guerre mondiale. Il n'est pas inquiété par les autorités occupantes. Dans son oeuvre romanesque inspirée par l'Afrique, il montre les rapports, parfois difficiles, entre Noirs et Blancs. Il est aussi un excellent écrivain animalier et dénonce la cruauté des hommes envers les animaux. Très attaché à la France, en dépit de certains griefs qu'il exprime dans sa très belle correspondance avec Philéas Lebesgue, il écrit des biographies qui retracent la vie de "grands Français", notamment de ceux qui ont découvert les terres du futur Empire français. Dans sa correspondance, il cite souvent les trois plus grands amis qu'il admire : Félix Eboué, Philéas Lebesgue et Manoël Gahisto (Réf. François Beauvy, Philéas Lebesgue et ses correspondants en France et dans le monde de 1890 à 1958, thèse de doctorat, 2003, Université de Paris X - Nanterre, publiée par Ed. Awen, 2004, 674 p.) .
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Citations et extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
Guerre et sauvagerie étaient tout un. Or ne voilà-t-il pas qu'on forçait les nègres à participer à la sauvagerie des blancs, à aller se faire tuer pour eux, en des palabres lointaines ! Et ceux qui protestaient, on leur passait la corde au cou, on les chicottait, on les jetait en prison !
Marche, sale nègre ! Marche, et crève !...
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Dix-sept ans ont passé depuis que j'ai écrit cette préface. Elle m'a valu bien des injures. Je ne les regrette point. Je leur dois d'avoir appris qu'il faut avoir un singulier courage pour dire simplement ce qui est. Paris ne pouvait pour tant ignorer que « Batouala » n'avait fait qu'effleurer une vérité qu'on n'a jamais tenue à connaître à fond
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Où que l'on aille, si minime que soit le chemin à parcourir, il ne faut jamais oublier de prendre sa besacre et de la porte en bandoulière.
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René Maran
Civilisation, orgueil des européens (...) Tu bâtis ton royaume sur des cadavres (...) tu es la force qui prime le droit. Tu n'es pas un flambeau mais un incendie.

Tel que relevé pour "Les fils de la pensée" https://filsdelapensee.ch
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Un petit poème de son ami Philéas Lebesgue :
Petit village

Petit village au bord des bois,
Petit village au bord des plaines,
Parmi les pommiers, non loin des grands chênes,
Lorsque j’aperçois
Le coq et la croix
De ton clocher d’ardoises grises,
De ton clocher fin,
A travers ormes et sapins,
D’étranges musiques me grisent ;

Je vois des yeux dans le soir étoilé :
Là je suis né...

Petit village au bord des champs,
Petit village entre les haies,
Tour à tour paré de fleurs et de baies,
Lorsque les doux chants
De ton frais printemps,

Quand l’odeur de tes violettes,
De tes blancs muguets
Pénètrent mon cœur inquiet,
J’oublie et tumulte et tempêtes ;

J’entends des voix dans le soir parfumé :
Là j’ai aimé...

Petit village aux courtils verts,
Petit village de silence,
Où la cloche sonne un vieil air de France,
J’aime les éclairs
De tes cieux couverts,
Ton soleil fin entre les arbres,
Les feux de tes nuits,
L’oeil fixe et profond de tes puits,

Ton doux cimetière sans marbres,
Plein d’oiseaux fous et luisant comme pré :
Là je viendrai...
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Quelques instants encore, une nuit peut-être, tout au plus une nuit et un jour et Batouala, le grand mokoundji ( sorcier) ne sera plus qu’un voyageur. Il partira, les yeux clos à jamais, pour ce noir village qui n’a pas de chemin de retour.
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Routes de brousse, si mouillées au matin et si fraîches ; parfums moites, molles senteurs, frissons d’herbes, murmures et, entre les feuilles, frisselis pressé de la brise ; brouillards en bruine, vapeurs – des collines et des vallons s’élevant vers le pâle soleil ; fumées, bruits vivants, tams-tams, appels, cris, éveil, éveil ! Ah, trop haut sur les arbres chantent les oiseaux ! Trop haut tournoie et tournoie le vol des charognards ! Trop haut est le ciel dont semble l’azur incolore à force de lumière ! 
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Nous ne sommes que des chairs à impôts. Nous ne sommes que des bêtes de portage. Des bêtes ? Même pas. Un chien ? Ils le nourrissent et soignent leur cheval. Nous sommes moins que ces animaux, nous sommes plus bas que les plus bas. Ils nous tuent lentement.
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Un phare domine des falaises de roches où s’épuise et se brise l’incessant assaut des vagues de la barre. Derrière ce sable et derrière ces roches-vivantes, sournoises, têtues, sourdes, obscures et dangereuses- la forêt et la brousse, que trottent des cases coiffées de tôle
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Nous ne sommes que des chairs à impôts. Nous ne sommes que des bêtes de portage. Des bêtes ? Même pas. un chien ? Ils le nourrissent, et soignent leur cheval. Nous ? Nous sommes, pour eux, moins que ces animaux, nous sommes plus bas que plus bas. ils nous crèvent lentement.

p.100
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