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3.71/5 (sur 113 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Tunis, Tunisie , le 01/01/1952
Biographie :

René de Ceccatty est un écrivain, traducteur et éditeur français.

Il a fait des études de philosophie, vécu au Japon et en Angleterre. Il est traducteur de l'italien et du japonais (en collaboration avec Ryôji Nakamura).

Romancier, critique littéraire, il collabore régulièrement au Monde des livres depuis 1988 mais aussi dans de nombreuses revues (NRF, Quinzaine littéraire, Magazine littéraire, Europe, Nuovi Argomenti, Il Messaggero …).

À partir de 1980, il est lecteur chez Denoël puis chez Gallimard (1982-1986), devient Attaché à la direction littéraire chez Gallimard en 1987, puis Directeur littéraire chez Michel de Maule en 1988. De 1989 à 1992, il dirige la collection Haute Enfance chez Hatier puis chez Gallimard à partir de 1992. Conseiller littéraire aux éditions Stock (1994), il est Conseiller littéraire, membre du comité de lecture des éditions du Seuil, depuis février 1995.

Son livre "L'Accompagnement" (1994) a eu une résonance particulière : c'est, en effet, l'œuvre d'un romancier de la compassion, dans le droit fil d'écrivains comme Hector Bianciotti ou Danièle Sallenave.

Ses romans "Aimer" (1996), "Consolation provisoire" (1998), "L'Éloignement" (2000) et "Une fin" (2004) forment une tétralogie consacrée à la difficulté d'aimer et peuvent se ranger dans le genre de l'autofiction.

René de Ceccatty a beaucoup travaillé avec le metteur en scène Alfredo Arias. Également directeur littéraire, il a publié les œuvres du grand écrivain algérien Rabah Belamri. Aux éditions du Seuil, il a créé d'abord la collection Solo, ensuite celle qui s'appelle Réflexion.

En 2013, il participe au scénario du film de Martin Provost "Violette" consacrée à Violette Leduc. Il a obtenu le Prix Valéry Larbaud en 1986 pour le roman "L’Or et la poussière".

René de Ceccatty est le frère de l'écrivain et traducteur Jean Pavans (1949).
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Bibliographie de René de Ceccatty   (130)Voir plus

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Vidéo de

ÉCLAIR BRUT Une intervention de René de Ceccatty, appuyé de Denis Podalydès à la lecture, enregistrée le 19 janvier 2018 à la Maison de la poésie.

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Citations et extraits (54) Voir plus Ajouter une citation
Moravia confirme que le livre est en vente en librairie, condition nécessaire à la candidature du livre. Ainsi Debenedetti pourra montrer ce télégramme en guise de preuve à ses collègues du jury. Il serait en effet naïf de croire qu’un prix, de l’autre côté des Alpes, échappe au réseau de pressions, de corruptions ou « petits accommodements «  et d’omerta qui caractérise ce système de ce côté-ci. Les plus grands ne se sont pas dérobés à cette tentation. Qu’ils aient « mérité » un honneur n’efface pas les moyens utilisés pour l’obtenir aux dépens d’autres livres qui ont été habilement mis sur le bas-côté de la route.
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La voix d’Elsa était impériale et unique, quand elle lui servait à entrer dans les sinuosités de la passion, du délire, de la terreur imposée ou subite. C’était alors pour elle le triomphe de l’imagination sur un monde éphémère, dont elle rejetait les lois arbitraires, les plaisirs insipides, les idéaux galvaudés, les accommodements triviaux, les obligations répétitives et fastidieuses, la routine assommante. L’inconscient, le secret, le mensonge familial sont alors une source infinie de fiction et d’envoûtement. L’illusion n’est plus tromperie, mais, transfigurée, devient une forme de résistance au prosaïsme, à l’ordinaire de la vie partagée.
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Grâce à son témoignage, on sait quelles musiques écoutait Elsa et à quels livres elle revenait. Mozart bien sur : la sérénade pour instruments à vent K. 375, dont adagio est un concentré des mélodies les plus sublimes du compositeur - où une joie feinte semble la seule solution des drames, plus tragique encore que l’hystérie, qui du moins portait encore des traces d’une vie à laquelle les personnages (la Comtesse, Ottavio) savent devoir renoncer à jamais ; le Quintette en sol mineur K. 516 et la Messe en ut mineur. Et Malher. Et qu’elle n’aimait ni Wagner, ni Nietzsche, ni Goethe, ni Tolstoï.
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Pour protéger le chanteur de l envoûtement, il fallait que celui qui ne voyait pas offensât la vue de ceux qui sans être vus voyaient.
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Combien de vieillards se plaignaient d'avoir un coeur de jeune dans un corps délabré ! Sera-t-il le premier vieillard dont le coeur vieilli est abrité par un corps vigoureux et séduisant ?
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Ton regard me dit que tu as aimé autrefois. Mais sur cet amour d'autrefois, je ne te poserai aucune question, comme sur mon passé tu ne m'en poseras pas.
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"Si ces dauphins retournent d'où ils viennent, s'ils reculent en ouvrant la gueule, comme pour dévorer l'air, s'ils gobent les embruns en s'éloignant de nous, alors la bataille n'est pas gagné par les Genji. C'est l'extermination de nos ennemis qu'annoncerait la retraire des dauphins, mais si...
Elle s'interrompit et, fixant la mer, vit les dauphins qui ne cessaient d'avancer vers le navire.
— Mais si, poursuivit-elle, [...], mais si les dauphins filent, filent, filent et plongent et s'enfoncent dans la mer et ressortent et bondissent et replongent et coulent et rejaillissent et sombrent et sautent et se glissent sous notre carène, alors...
Elle s'interrompit une fois encore. [...]
"Si ces dauphins retournent d'où ils viennent, s'ils reculent en ouvrant la gueule, comme pour dévorer l'air, s'ils gobent les embruns en s'éloignant de nous, alors la bataille n'est pas gagné par les Genji. C'est l'extermination de nos ennemis qu'annoncerait la retraire des dauphins, mais si...
Elle s'interrompit et, fixant la mer, vit les dauphins qui ne cessaient d'avancer vers le navire.
— Alors, finit-elle dans un souffle rauque comme une prière d'exorcisme, les Heike n'existeront plus !
Elle souleva l'enfant sur son sein et enjamba la rambarde. Il avait compris.
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L'homme n'est jamais dans l'absolu du bonheur,l'absolu du présent,l'absolu de la nature.Il est dans le relatif,parce qu'il compare son état présent à un futur possible ou à un passé idéalisé.
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On comprend que la lecture de ce journal ait enthousiasmé Simone de Beauvoir qui répondit ainsi à l'envoi du manuscrit:
"Littérairement, je trouve ces pages de journal étonnantes, c'est ce que vous avez fait de mieux; j'en aime du fond du cœur et la sensibilité et le style qui est d'un écrivain de grande classe. Je les garde encore un peu de temps, je veux les relire, je vous remercie de me les avoir montrées et je vous admire de les avoir écrites. Vous êtes quelqu'un.
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Je vous aime,je vous aimerai toujours aussi tendrement,aussi fortement que j'aimais autrefois ces doux objets que mon imagination se plaisait à créer,ces rêves dans lesquels vous faites consister une partie du bonheur.
(Léopardi)
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