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Note moyenne 3.6 /5 (sur 67 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Tunis , le janvier 1952
Biographie :

René de Ceccatty, né le 1er janvier 1952 à Tunis, est un écrivain et auteur dramatique français.
Romancier et dramaturge, traducteur de l'italien et du japonais, critique littéraire (au Monde des livres), René de Ceccatty est devenu l'un des meilleurs connaisseurs de Pier Paolo Pasolini, de Violette Leduc, et de la littérature italienne en général. Son livre L'Accompagnement (1994) a eu une résonance particulière : c'est, en effet, l'œuvre d'un romancier de la compassion, dans le droit fil d'écrivains comme Hector Bianciotti ou Danièle Sallenave.

Ses romans Aimer (1996), Consolation provisoire (1998), L'Éloignement (2000) et Une fin (2004) forment une tétralogie consacrée à la difficulté d'aimer et peuvent se ranger dans le genre de l'autofiction.

René de Ceccatty a beaucoup travaillé avec le metteur en scène Alfredo Arias. Également directeur littéraire, il a publié les œuvres du grand écrivain algérien Rabah Belamri. Aux éditions du Seuil, il a créé d'abord la collection Solo, ensuite celle qui s'appelle Réflexion.
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Source : Wikipédia
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Violette, de Martin Provost, Bande-Annonce Violette film de Martin Provost Avec Emmanuelle Devos, Sandrine Kiberlain, Olivier Gourmet Coscénariste : René de Ceccatty, auteur de Violette Leduc, Éloge d...
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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
Nyuka   22 janvier 2017
La princesse qui aimait les chenilles de René de Ceccatty
Pour protéger le chanteur de l envoûtement, il fallait que celui qui ne voyait pas offensât la vue de ceux qui sans être vus voyaient.
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Nyuka   22 janvier 2017
La princesse qui aimait les chenilles de René de Ceccatty
Combien de vieillards se plaignaient d'avoir un coeur de jeune dans un corps délabré ! Sera-t-il le premier vieillard dont le coeur vieilli est abrité par un corps vigoureux et séduisant ?
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Nyuka   22 janvier 2017
La princesse qui aimait les chenilles de René de Ceccatty
"Si ces dauphins retournent d'où ils viennent, s'ils reculent en ouvrant la gueule, comme pour dévorer l'air, s'ils gobent les embruns en s'éloignant de nous, alors la bataille n'est pas gagné par les Genji. C'est l'extermination de nos ennemis qu'annoncerait la retraire des dauphins, mais si...

Elle s'interrompit et, fixant la mer, vit les dauphins qui ne cessaient d'avancer vers le navire.

— Mais si, poursuivit-elle, [...], mais si les dauphins filent, filent, filent et plongent et s'enfoncent dans la mer et ressortent et bondissent et replongent et coulent et rejaillissent et sombrent et sautent et se glissent sous notre carène, alors...

Elle s'interrompit une fois encore. [...]

"Si ces dauphins retournent d'où ils viennent, s'ils reculent en ouvrant la gueule, comme pour dévorer l'air, s'ils gobent les embruns en s'éloignant de nous, alors la bataille n'est pas gagné par les Genji. C'est l'extermination de nos ennemis qu'annoncerait la retraire des dauphins, mais si...

Elle s'interrompit et, fixant la mer, vit les dauphins qui ne cessaient d'avancer vers le navire.

— Alors, finit-elle dans un souffle rauque comme une prière d'exorcisme, les Heike n'existeront plus !

Elle souleva l'enfant sur son sein et enjamba la rambarde. Il avait compris.
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Nyuka   23 janvier 2017
La princesse qui aimait les chenilles de René de Ceccatty
Ton regard me dit que tu as aimé autrefois. Mais sur cet amour d'autrefois, je ne te poserai aucune question, comme sur mon passé tu ne m'en poseras pas.
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brigittelascombe   07 septembre 2011
Noir souci de René de Ceccatty
L'homme n'est jamais dans l'absolu du bonheur,l'absolu du présent,l'absolu de la nature.Il est dans le relatif,parce qu'il compare son état présent à un futur possible ou à un passé idéalisé.
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Macabea   24 juin 2019
Violette Leduc de René de Ceccatty
On comprend que la lecture de ce journal ait enthousiasmé Simone de Beauvoir qui répondit ainsi à l'envoi du manuscrit:

"Littérairement, je trouve ces pages de journal étonnantes, c'est ce que vous avez fait de mieux; j'en aime du fond du cœur et la sensibilité et le style qui est d'un écrivain de grande classe. Je les garde encore un peu de temps, je veux les relire, je vous remercie de me les avoir montrées et je vous admire de les avoir écrites. Vous êtes quelqu'un.
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brigittelascombe   07 septembre 2011
Noir souci de René de Ceccatty
Je vous aime,je vous aimerai toujours aussi tendrement,aussi fortement que j'aimais autrefois ces doux objets que mon imagination se plaisait à créer,ces rêves dans lesquels vous faites consister une partie du bonheur.

(Léopardi)
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Seguier   22 mai 2014
Mes argentins de Paris de René de Ceccatty
Qu’ont apporté les Argentins à la vie culturelle française, au théâtre, à la littérature, à la peinture, au cinéma ? René de Ceccatty tente d’apporter une réponse dans un essai personnel qui évoque le parcours de nombreux artistes, écrivains, acteurs, dramaturges qui ont fui, parfois dans des conditions dramatiques, leur pays pour créer librement en France. Parmi ces figures, se détachent trois amis proches de l’auteur : l’écrivain Hector Bianciotti, le metteur en scène Alfredo Arias et la traductrice et poétesse Silvia Baron Supervielle, qu’il a rencontrés séparément dans des circonstances fortuites, mais qui ont accompagné son propre cheminement littéraire et privé à travers les années. Ces trois portraits très intimes donc dominent ces pages, qui cependant consacrent aussi des analyses à d’autres Argentins, de Copi à Cortázar, sans lesquels la culture française de ces cinquante dernières années aurait été tout autre. Ces trois amitiés de l’auteur ont parfois abouti, comme dans le cas d’Alfredo Arias à des collaborations très fécondes. Il s’agit donc d’un livre d’hommage à la culture argentine devenue française, mais aussi d’un retour sur toute l’histoire du rapport de l’Argentine à la France, à partir des voyageurs du XIXe siècle, des revues franco-argentines, du travail de pionnier de Victoria Ocampo et du grand Borges. Le récit, écrit de manière continue, comme un livre de Mémoires sous l’angle de l’amitié argentine, est suivi d’un historique de la vie politique argentine qui a expliqué bien des exils, d’un bref dictionnaire des Argentins exilés (en France et dans le reste du monde), d’une liste d’adresses argentines à Paris et d’une bibliographie succincte : trente et un livres indispensables pour connaître l’Argentine. Une trentaines de photographies illustrent l’ouvrage. D’Adolfo Bioy Casares à Copi, en passant par Jorge Lavelli, Leonor Fini, Haydée Alba, Marilú Marini, Astor Piazzolla, Seguí, Arnaldo Calveyra, Alberto Manguel, Julio Cortázar et tant d’autres. D’un hémisphère à l’autre, d’une rive à l’autre de l’Océan, il semble qu’un pont invisible mais durable ait réuni les cultures. Le tango, la poésie, le roman, la scène, tous les domaines artistiques semblent s’être, de part et d’autre, regardés en miroir.

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Charybde2   14 août 2019
Pier Paolo Pasolini de René de Ceccatty
Certes, son rôle dans le cinéma, la poésie et le roman, la critique, le théâtre et le pamphlet politique, le journalisme, la pédagogie et la morale sexuelle est explicable par le temps où il est né, a mûri et a rencontré la mort. Ce rôle, dans ces divers domaines qu’il a abordés, et où il a régné en tyran, tyran de lui-même plus que des autres, aurait été tout autre s’il avait été contemporain de D’Annunzio, de Dino Campana ou de Nanni Moretti, pour nous en tenir au XXe siècle.

Pasolini était un enfant du fascisme, un témoin de la montée du berlusconisme. Un enfant de Roberto Longhi, le grand critique d’art. Un enfant de Roberto Rossellini. Un enfant du romancier sicilien Verga. Un frère de Moravia, de Godard, de Gadda, de Penna. Un acteur de la scène littéraire, politique et cinématographique de l’Italie des années 1950, 1060 et 1970. Au début des années 1950, il était naturel qu’un jeune écrivain talentueux s’intègre aux équipes de scénaristes de la Radio et même de Cinecittà. Le cinéma italien était triomphant, non seulement sur le plan intellectuel et artistique, mais sur le plan commercial. Rome ne se battait pas contre Hollywood, Hollywood venait chercher à Rome une alliée et puisait à cette source d’idées, de novations et de financement. Pasolini a bénéficié de cette situation exceptionnelle du cinéma italien, qui permettait à un tempérament aussi singulier de s’exprimer avec une liberté sinon totale (comme on le sait, il paya cher cette liberté, par d’innombrables procès, déclenchés par des procureurs de province, souvent alertés par de simples spectateurs que choquaient une image, une réplique, une scène, une allusion), du moins assez considérable pour se poursuivre jusqu’à sa mort. De même que Pasolini a bénéficié de l’atmosphère générale de polémique intellectuelle, liée aux conflits constants entre le communisme, le catholicisme, la démocratie chrétienne, qui étaient au premier plan de la vie politique.
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fanfanouche24   23 juin 2015
Le mot amour: Dialogues de René de Ceccatty
Benjamin constant était incapable d'aimer. Son journal, ses lettres le répètenr. Mais l'amour qu'il suscitait le troublait et l'intriguait. "bizarre créature que je suis ! écrivait-il le 20 février 1805.Tous mes sentiments sont vrais, mais ils sont tant qu'ils se froissent les uns les autres, et tous pourraient à différentes époques paraître faux; (...) ne faisons pas de mal mais souvenons-nous que je ne puis vivre du fond du coeur avec personne. Je l'aurais pu avec Mme de Staël, à cause de son esprit qui est unique. je ne l'ai pas voulu. Portons-en la peine sans punir les autres de mes fautes." (22 septembre 1813) (p. 15)
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