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Note moyenne 3.66 /5 (sur 96 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Tunis, Tunisie , le 01/01/1952
Biographie :

René de Ceccatty est un écrivain, traducteur et éditeur français.

Il a fait des études de philosophie, vécu au Japon et en Angleterre. Il est traducteur de l'italien et du japonais (en collaboration avec Ryôji Nakamura).

Romancier, critique littéraire, il collabore régulièrement au Monde des livres depuis 1988 mais aussi dans de nombreuses revues (NRF, Quinzaine littéraire, Magazine littéraire, Europe, Nuovi Argomenti, Il Messaggero …).

À partir de 1980, il est lecteur chez Denoël puis chez Gallimard (1982-1986), devient Attaché à la direction littéraire chez Gallimard en 1987, puis Directeur littéraire chez Michel de Maule en 1988. De 1989 à 1992, il dirige la collection Haute Enfance chez Hatier puis chez Gallimard à partir de 1992. Conseiller littéraire aux éditions Stock (1994), il est Conseiller littéraire, membre du comité de lecture des éditions du Seuil, depuis février 1995.

Son livre "L'Accompagnement" (1994) a eu une résonance particulière : c'est, en effet, l'œuvre d'un romancier de la compassion, dans le droit fil d'écrivains comme Hector Bianciotti ou Danièle Sallenave.

Ses romans "Aimer" (1996), "Consolation provisoire" (1998), "L'Éloignement" (2000) et "Une fin" (2004) forment une tétralogie consacrée à la difficulté d'aimer et peuvent se ranger dans le genre de l'autofiction.

René de Ceccatty a beaucoup travaillé avec le metteur en scène Alfredo Arias. Également directeur littéraire, il a publié les œuvres du grand écrivain algérien Rabah Belamri. Aux éditions du Seuil, il a créé d'abord la collection Solo, ensuite celle qui s'appelle Réflexion.

En 2013, il participe au scénario du film de Martin Provost "Violette" consacrée à Violette Leduc. Il a obtenu le Prix Valéry Larbaud en 1986 pour le roman "L’Or et la poussière".

René de Ceccatty est le frère de l'écrivain et traducteur Jean Pavans (1949).
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Pier Paolo Pasolini (1922-1975), la rage, l'œil et la plume (Toute une vie / France Culture). Diffusion sur France Culture le 5 mars 2022. Un documentaire d'Anaïs Kien, réalisé par Angélique Tibau. Prise de son : Gilles Gallinaro. Archives Ina : Delphine André. Avec la collaboration d'Annelise Signoret de la Bibliothèque de Radio France. Photographie : Rome (10-01-1962) : Pasolini sur le tournage de "La Ricotta" • Crédits : Bettmann - Getty. Célébré pour la singularité de son œuvre cinématographique, Pier Paolo Pasolini était aussi un polygraphe qui intervenait sans relâche par le texte et l'image pour rendre visible la violence de son monde contemporain. Le 2 novembre 1975, Pier Paolo Pasolini est retrouvé battu à mort sur une plage d’Ostie. Fait divers sulfureux et affaire criminelle irrésolue, sa fin le fait connaître en dehors de l’Italie comme jamais. Elle oriente aussi l’imaginaire lié au personnage : poète et cinéaste maudit, quinquagénaire homosexuel en prise avec ses désirs illicites qui ont fini par avoir sa peau. Pourtant Pasolini n’est pas un marginal, loin de là. Intellectuel médiatique, il est lu et réputé pour ses critiques littéraires et cinématographiques avant même de passer derrière la caméra à quarante ans passés. Son assassinat l’enferme dans le cliché d’un homme solitaire, ce qu’il n’est pas non plus. Ses nombreuses amitiés font tout autant partie de sa vie et de son œuvre, des amitiés entretenues, des collaborations nombreuses avec entre autres Fellini, Bertolucci et bien sûr Moravia. Au moment de sa mort, il dénonçait avec la plus grande verve dans la presse les collusions entre la mafia et la démocratie chrétienne, une inimitié avec le pouvoir en place qu’il avait fini par payer cher même après sa mort : le procès de son assassin se transforme en procès de la victime, c’est Pasolini que l’on jugera et mal. Parce que l’affaire est politique dans une cruelle fidélité à son regard sur le monde : Pasolini faisait de la politique et parlait de politique dans tous les arts qu’il a fréquentés et ils étaient nombreux. Une pensée politique originale, parfois indéchiffrable, voire incompréhensible tant lui qui prônait l’émancipation avait réussi à se mettre à dos les féministes et les étudiants révoltés de Mai qui l’attendaient pourtant à leurs côtés. Si son œuvre cinématographique fait date, elle n’est pas d’un abord facile, la violence, les scènes d’humiliation insoutenables de "Salò", son tout dernier film sorti en salles après sa mort mais censuré en Italie, la recherche d’une rédemption des oubliés de l’histoire esquissent le tableau d’une humanité ténébreuse et torturée mais bien vivante, mâtinée d’un christianisme où voisine Marx, Freud et Jésus. Invités : Hervé Joubert-Laurencin, professeur en études cinématographiques à l'université de Paris Nanterre, codirecteur du département des arts du spectacle et de l'unité de recherches "HAR", traducteur et spécialiste de l’œuvre de Pier Paolo Pasolini René de Ceccatty, romancier, éditeur et essayiste, traducteur et spécialiste de Pier Paolo Pasolini Mélinda Toën, auteure d’une thèse sur la présence de l’histoire dans l’œuvre de Pier Paolo Pasolini Source : France Culture

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Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
Nyuka   22 janvier 2017
La princesse qui aimait les chenilles de René de Ceccatty
Pour protéger le chanteur de l envoûtement, il fallait que celui qui ne voyait pas offensât la vue de ceux qui sans être vus voyaient.
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Nyuka   22 janvier 2017
La princesse qui aimait les chenilles de René de Ceccatty
Combien de vieillards se plaignaient d'avoir un coeur de jeune dans un corps délabré ! Sera-t-il le premier vieillard dont le coeur vieilli est abrité par un corps vigoureux et séduisant ?
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Nyuka   23 janvier 2017
La princesse qui aimait les chenilles de René de Ceccatty
Ton regard me dit que tu as aimé autrefois. Mais sur cet amour d'autrefois, je ne te poserai aucune question, comme sur mon passé tu ne m'en poseras pas.
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Nyuka   22 janvier 2017
La princesse qui aimait les chenilles de René de Ceccatty
"Si ces dauphins retournent d'où ils viennent, s'ils reculent en ouvrant la gueule, comme pour dévorer l'air, s'ils gobent les embruns en s'éloignant de nous, alors la bataille n'est pas gagné par les Genji. C'est l'extermination de nos ennemis qu'annoncerait la retraire des dauphins, mais si...

Elle s'interrompit et, fixant la mer, vit les dauphins qui ne cessaient d'avancer vers le navire.

— Mais si, poursuivit-elle, [...], mais si les dauphins filent, filent, filent et plongent et s'enfoncent dans la mer et ressortent et bondissent et replongent et coulent et rejaillissent et sombrent et sautent et se glissent sous notre carène, alors...

Elle s'interrompit une fois encore. [...]

"Si ces dauphins retournent d'où ils viennent, s'ils reculent en ouvrant la gueule, comme pour dévorer l'air, s'ils gobent les embruns en s'éloignant de nous, alors la bataille n'est pas gagné par les Genji. C'est l'extermination de nos ennemis qu'annoncerait la retraire des dauphins, mais si...

Elle s'interrompit et, fixant la mer, vit les dauphins qui ne cessaient d'avancer vers le navire.

— Alors, finit-elle dans un souffle rauque comme une prière d'exorcisme, les Heike n'existeront plus !

Elle souleva l'enfant sur son sein et enjamba la rambarde. Il avait compris.
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brigittelascombe   07 septembre 2011
Noir souci de René de Ceccatty
L'homme n'est jamais dans l'absolu du bonheur,l'absolu du présent,l'absolu de la nature.Il est dans le relatif,parce qu'il compare son état présent à un futur possible ou à un passé idéalisé.
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Macabea   24 juin 2019
Violette Leduc de René de Ceccatty
On comprend que la lecture de ce journal ait enthousiasmé Simone de Beauvoir qui répondit ainsi à l'envoi du manuscrit:

"Littérairement, je trouve ces pages de journal étonnantes, c'est ce que vous avez fait de mieux; j'en aime du fond du cœur et la sensibilité et le style qui est d'un écrivain de grande classe. Je les garde encore un peu de temps, je veux les relire, je vous remercie de me les avoir montrées et je vous admire de les avoir écrites. Vous êtes quelqu'un.
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brigittelascombe   07 septembre 2011
Noir souci de René de Ceccatty
Je vous aime,je vous aimerai toujours aussi tendrement,aussi fortement que j'aimais autrefois ces doux objets que mon imagination se plaisait à créer,ces rêves dans lesquels vous faites consister une partie du bonheur.

(Léopardi)
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Charybde2   14 août 2019
Pasolini de René de Ceccatty
Ce fut une vie brève et pleine. Assassiné à l’âge de cinquante-trois ans, Pier Paolo Pasolini avait, toutefois, eu le temps de signer de nombreux romans, recueils de poèmes, films, pièces de théâtre, tableaux, traductions, essais critiques, pamphlets politiques. Ce n’était donc pas tout à fait un homme encore jeune qui fut tué. Il était usé par d’innombrables combats politiques, moraux, esthétiques. Il se sentait seul dans sa vie personnelle, mais il était pourtant entouré par de nombreux amis et collaborateurs, qui lui étaient demeurés fidèles. Il se sentait seul dans sa vie d’artiste, parce que ses triomphes cinématographiques étaient, selon lui, marqués par trop de malentendus.

Il avait entrepris un roman qu’il appelait poème. Il avait en chantier plusieurs films. Il n’avait pas dit son dernier mot, mais passait beaucoup de temps à commenter, justifier, expliquer, défendre ses choix idéologiques, artistiques et privés. Poète civil, conscient des devoirs d’expression publique de tout artiste, ce n’était pourtant pas un homme politique. Très singulier dans son parcours privé, il n’était pas le poète maudit que sa mort tragique tend à faire de lui, après coup.
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Seguier   22 mai 2014
Mes argentins de Paris de René de Ceccatty
Qu’ont apporté les Argentins à la vie culturelle française, au théâtre, à la littérature, à la peinture, au cinéma ? René de Ceccatty tente d’apporter une réponse dans un essai personnel qui évoque le parcours de nombreux artistes, écrivains, acteurs, dramaturges qui ont fui, parfois dans des conditions dramatiques, leur pays pour créer librement en France. Parmi ces figures, se détachent trois amis proches de l’auteur : l’écrivain Hector Bianciotti, le metteur en scène Alfredo Arias et la traductrice et poétesse Silvia Baron Supervielle, qu’il a rencontrés séparément dans des circonstances fortuites, mais qui ont accompagné son propre cheminement littéraire et privé à travers les années. Ces trois portraits très intimes donc dominent ces pages, qui cependant consacrent aussi des analyses à d’autres Argentins, de Copi à Cortázar, sans lesquels la culture française de ces cinquante dernières années aurait été tout autre. Ces trois amitiés de l’auteur ont parfois abouti, comme dans le cas d’Alfredo Arias à des collaborations très fécondes. Il s’agit donc d’un livre d’hommage à la culture argentine devenue française, mais aussi d’un retour sur toute l’histoire du rapport de l’Argentine à la France, à partir des voyageurs du XIXe siècle, des revues franco-argentines, du travail de pionnier de Victoria Ocampo et du grand Borges. Le récit, écrit de manière continue, comme un livre de Mémoires sous l’angle de l’amitié argentine, est suivi d’un historique de la vie politique argentine qui a expliqué bien des exils, d’un bref dictionnaire des Argentins exilés (en France et dans le reste du monde), d’une liste d’adresses argentines à Paris et d’une bibliographie succincte : trente et un livres indispensables pour connaître l’Argentine. Une trentaines de photographies illustrent l’ouvrage. D’Adolfo Bioy Casares à Copi, en passant par Jorge Lavelli, Leonor Fini, Haydée Alba, Marilú Marini, Astor Piazzolla, Seguí, Arnaldo Calveyra, Alberto Manguel, Julio Cortázar et tant d’autres. D’un hémisphère à l’autre, d’une rive à l’autre de l’Océan, il semble qu’un pont invisible mais durable ait réuni les cultures. Le tango, la poésie, le roman, la scène, tous les domaines artistiques semblent s’être, de part et d’autre, regardés en miroir.

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Charybde2   14 août 2019
Pasolini de René de Ceccatty
Certes, son rôle dans le cinéma, la poésie et le roman, la critique, le théâtre et le pamphlet politique, le journalisme, la pédagogie et la morale sexuelle est explicable par le temps où il est né, a mûri et a rencontré la mort. Ce rôle, dans ces divers domaines qu’il a abordés, et où il a régné en tyran, tyran de lui-même plus que des autres, aurait été tout autre s’il avait été contemporain de D’Annunzio, de Dino Campana ou de Nanni Moretti, pour nous en tenir au XXe siècle.

Pasolini était un enfant du fascisme, un témoin de la montée du berlusconisme. Un enfant de Roberto Longhi, le grand critique d’art. Un enfant de Roberto Rossellini. Un enfant du romancier sicilien Verga. Un frère de Moravia, de Godard, de Gadda, de Penna. Un acteur de la scène littéraire, politique et cinématographique de l’Italie des années 1950, 1060 et 1970. Au début des années 1950, il était naturel qu’un jeune écrivain talentueux s’intègre aux équipes de scénaristes de la Radio et même de Cinecittà. Le cinéma italien était triomphant, non seulement sur le plan intellectuel et artistique, mais sur le plan commercial. Rome ne se battait pas contre Hollywood, Hollywood venait chercher à Rome une alliée et puisait à cette source d’idées, de novations et de financement. Pasolini a bénéficié de cette situation exceptionnelle du cinéma italien, qui permettait à un tempérament aussi singulier de s’exprimer avec une liberté sinon totale (comme on le sait, il paya cher cette liberté, par d’innombrables procès, déclenchés par des procureurs de province, souvent alertés par de simples spectateurs que choquaient une image, une réplique, une scène, une allusion), du moins assez considérable pour se poursuivre jusqu’à sa mort. De même que Pasolini a bénéficié de l’atmosphère générale de polémique intellectuelle, liée aux conflits constants entre le communisme, le catholicisme, la démocratie chrétienne, qui étaient au premier plan de la vie politique.
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