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Note moyenne 3.81 /5 (sur 723 notes)

Nationalité : Argentine
Né(e) à : Buenos Aires , le 15/02/1962
Biographie :

Santiago H. Amigorena est un réalisateur, scénariste, producteur et écrivain argentin vivant en France.

Il se lance très tôt dans l’écriture. Il a écrit une trentaine de scénarios pour le cinéma dont notamment Le Péril jeune de Cédric Klapisch et Les gens normaux n’ont rien d’exceptionnel de Laurence Ferreira Barbosa.

Il écrit aussi des articles pour La Lettre du cinéma et Les Cahiers du cinéma.

C'est en 1997 que Santiago H. Amigorena rencontre Paul Otchakovsky-Laurens qui décide de publier son premier roman Une enfance laconique aux Editions POL. Ce livre est le premier de son projet littéraire d’élaborer une autobiographie en six parties qui couvriraient chacune six années de la vie du narrateur.

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Les silences de Santiago Amigorena - Le Premier Exil

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Fandol   28 novembre 2021
Le premier exil de Santiago H. Amigorena
Penser à la mort n’est pas la meilleure manière de la connaître. Penser à la mort n’est pas la meilleure manière de mourir – mais c’est pour certains, comme moi, la seule manière de vivre.

(page 51)
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Fandol   27 novembre 2021
Le premier exil de Santiago H. Amigorena
Cette énigmatique Suisse de l’Amérique latine qu’est l’Uruguay est séparée en trois parties bien distinctes : l’intérieur du pays (que je ne devais jamais connaître) ; la côte fluviale, dévorée par la jungle, qui borde les provinces argentines de Corrientes et Entre Ríos (que je connais à peine) ; et la côte océanique qui remonte jusqu’au Brésil (que je connais, et qui me connaît, comme nous nous étions faits). Géographiquement parlant – puisque le propre de la géographie est aussi d’être politique et d’établir des frontières -, l’océan stricto sensu ne commence qu’à Punta del Este, c’est-à-dire cent trente kilomètres au-delà de Montevideo.

(page 24)
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Cancie   09 janvier 2020
Le Ghetto intérieur de Santiago H. Amigorena
J'aime penser, comme je vieillis, que quelque chose de mon passé vit en moi - de même que quelque chose de moi, j'espère, vivra dans mes enfants.
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Fandol   26 novembre 2021
Le premier exil de Santiago H. Amigorena
Oui, la mort a ceci d’irrémédiablement beau et terrifiant à la fois : en ouvrant une nouvelle ère de notre existence, celle de l’absence de l’être cher et disparu, elle débute un cauchemar, ou une série de cauchemars plutôt, et les débute de telle sorte qu’on croit constamment que d’un moment à l’autre on va se réveiller – et que la mort n’aura pas eu lieu.

(page 13)
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Cancie   08 novembre 2021
Le premier exil de Santiago H. Amigorena
Une des toutes premières actions des Tupamaros, peu de temps avant notre installation à Montevideo, avait été de faire exploser un des dépôts de la société allemande Bayer qui, personne ne l’ignorait à l’époque, après avoir produit le célèbre Zyklon B pour aider les nazis à exterminer les Juifs, produisait en Allemagne, comme Monsanto aux États-Unis, de l’Agent Orange pour aider les Américains à tuer des Vietnamiens. Personne ne l’ignorait à l’époque, de même qu’aujourd’hui – alors que ces deux groupes, combinaison d’une rentabilité presque idéale, n’en forment plus qu’un qui commercialise aussi bien les produits qui causent les cancers que ceux qui prétendent les soigner – personne ne semble s’en souvenir.

Comment ces deux entreprises ont-elles pu si impunément continuer de sévir sans même avoir eu à changer de nom ?
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Cancie   07 janvier 2020
Le Ghetto intérieur de Santiago H. Amigorena
le mur que les Allemands venaient d'ériger pour isoler les Juifs à Varsovie avait délimité une zone d'à peine plus de trois kilomètres carrés où allaient vivre plus de quatre cent mille personnes. Quatre cent mille personnes dans quelques pâtés de maisons. Quarante pour cent de la population de la ville dans quatre pour cent de sa superficie. Cent vingt-huit mille habitants au kilomètre carré. C'est-à-dire une densité six fois plus importante que celle de Paris intra-muros aujourd'hui. Une densité trois fois plus importante que celle de Dacca, la ville la plus dense du monde.
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Fandol   29 novembre 2021
Le premier exil de Santiago H. Amigorena
Comme vous le savez, ô mes lecteurs supposés ! mes pages sont destinées, comme toutes les pages mais avec un acharnement supplémentaire, à notre commun oubli. J’écris pour moi-même et pour mes amis. J’écris pour adoucir le cours du temps – j’écris pour personne.

(page 64)
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Cancie   08 janvier 2020
Le Ghetto intérieur de Santiago H. Amigorena
L'une des choses les plus terribles de l'antisémitisme est de ne pas permettre à certains hommes et à certaines femmes de cesser de se penser comme juifs, c'est de les confiner dans cette identité au-delà de leur volonté - c'est de décider, définitivement, qui ils sont.
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Cancie   07 novembre 2021
Le premier exil de Santiago H. Amigorena
À tout âge, la mémoire reste un miracle insoluble de bruit et de silence ; elle est inévitablement, toujours, cette troisième forme a priori de la sensibilité où le temps et l’espace se confondent – où un goût, une odeur, un son, une caresse, une image seront à jamais plus puissants qu’un témoignage.
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Cancie   09 janvier 2020
Le Ghetto intérieur de Santiago H. Amigorena
C'est sans doute une des caractéristiques les plus singulières de l'être humain : de même que le corps lorsqu'on lui inflige trop de souffrance ou lorsqu'il est trop affaibli s'éteint momentanément par l'évanouissement pour pouvoir, comme une simple machine, se rallumer et repartir, l'esprit aussi, lorsque la douleur et l'impuissance sont trop fortes, s'assombrit, s'assourdit, se referme pour survivre, - quelque chose qui est encore humain et qui ne l'est déjà plus, quelque chose qui est encore nous-mêmes et qui n'est déjà plus personne.
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