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Note moyenne 3.32 /5 (sur 256 notes)

Nationalité : Japon
Né(e) à : Nagasaki , le 14/09/1968
Biographie :

Shūichi Yoshida est un écrivain et scénariste japonais.

Après des études de gestion à l'Université Hosei de Tôkyô, Yoshida Shuichi écrit plusieurs romans.

En 2002, il a obtenu le Prix Akutagawa pour Park Life, après l'avoir laissé échapper quatre fois.

Il a également rédigé des romans policiers, comme Le Mauvais. Certains de ses ouvrages ont été adaptés pour la télévision ou le cinéma.

- Lauréat des prix littéraires : Bungakukai (1997), Akutagawa (2002), Osaragi Jiro et Mainichi (2007), Shiba Ryotaro (2010)

Source : BnF Data, édition Picquier
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Citations et extraits (60) Voir plus Ajouter une citation

S'il y a des sorties de métro vedettes, comme celle de Sukiyabashi, d'autres sont nettement moins populaires, comme celle-là. Vu que je suis toujours seul à la prendre, qu'y aurait-il de bizarre à lui donner mon nom ?

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Quand un être disparaît de ce monde, ce n’est pas une pierre au sommet de la pyramide mais une pierre de ses fondations qui disparaît.

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Là-dessus, elle s'est arrêtée de nouveau, s'est retournée vers moi et, de son index, m'a montré la rue à droite et à gauche en disant : "A droite ? A gauche ?" Lorsque j'ai indiqué la direction derrière moi, elle a levé doucement la main pour dire "A bientôt", a fait volte-face et repris sa marche. Sans doute cela venait-il de ce que nous nous séparions pour la première fois en dehors du parc, mais j'ai eu l'étrange impression, tout en suivant des yeux sa silhouette, que je n'allais plus jamais la revoir. Sans me soucier des regards alentour, je l'ai interpellée : "Dites !" Elle s'est retournée dans la foule. Le visage d'un homme qui avançait vers moi m'a bouché la vue, je n'ai pas bien pu la voir.

"Dites, venez au parc demain, s'il vous plaît !" A ce cri, les gens se sont tous retournés en même temps vers moi. De l'autre côté de la foule, j'ai entrevu ses yeux en amande. J'ai cru une seconde qu'elle hochait la tête, mais elle s'est fondue dans la masse des passants. Comme, tournant le dos à la femme disparue, je marchais seul vers le parc, les mots qu'elle avait murmurés : "Bien...J'ai décidé, moi" me sont revenus à l'esprit. Il m'a semblé que, moi aussi, j'avais décidé quelque chose à mon tour.

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Je les ai observés depuis leur mariage, et ils ne m'ont pas paru rencontrer un seul problème. Et ça, si j'ose dire, c'est un vrai problème.

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Quand il fait sombre, on allume la lumière. C’est un acte simple. Mais même pour accomplir un acte simple, il faut passer par un processus complexe.

D’abord, les yeux perçoivent qu’il fait sombre. L’obscurité est un inconvénient. Si on chasse l’obscurité, l’inconvénient disparaît. Pour chasser l’obscurité, il suffit d’allumer la lampe fluorescente.

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Il ne faut surtout pas relever la tête trop vite. J'ai d'abord desserré ma cravate, siroté une gorgée du café en canette que j'avais acheté dans une boutique du métro. Juste avant de relever la tête, il vaut mieux fermer les yeux, même quelques secondes. Après avoir respiré lentement et profondément, j'ai levé la tête d'un seul trait et écarquillé les yeux. Quand j'écarquille soudain les yeux, le grand jet d'eau, les arbres d'un vert foncé et l'Hôtel Impérial, qui présentent respectivement un paysage proche, à mi-distance et éloigné, font brusquement irruption dans mon champ visuel en chamboulant la perspective. C'est dur pour mes yeux habitués aux étroites voies souterraines. La tête me tourne. Je savoure un léger état de transe.

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S’il existe une autre nuit au bout de la nuit, il lui semble qu’il va dans cette direction.

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Un jour, j’ai demandé à M. Kondô : « Mais pourquoi est-ce que tout ce monde vient au parc ? » Il a médité très sérieusement, chose rare chez lui, avant de me dire nettement : « Ils se sentent soulagés. » Comme ce n’était pas une réponse en l’air, je n’ai pas voulu insisté, mais il a ajouté : « Même si tu ne fais rien dans un parc, personne ne viendra te le reprocher. Au contraire, si tu veux faire quelque chose, comme du racolage ou un discours, on te chassera. »

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"Dites, cette fille du nom de Hikaru, elle existe pour de bon ?" J'ai été déconcerté une seconde. "Ou...oui, elle existe bien. Vous voulez dire : est-ce qu'elle existe en réalité ?" ai-je demandé en guise de réponse. Elle m'a répondu en souriant : "Tant mieux si elle existe. Ne vous montez pas la tête comme ça."

La conversation prenait un tour vaguement incohérent, nous avons tourné notre regard vers les oiseaux aquatiques de la mare de Shinji.

"C'est pour ça que vous faites cette tête-là ? a-t-elle dit en suivant des yeux les oiseaux aquatiques qui propageaient des rides à la surface de l'eau.

- Cette tête-là ?

- Une tête avec les trois lettres BOF écrites sur le front."

En me voyant effleurer mon front sans y penser, elle m'a jeté un regard en coin et elle a eu un sourire.

"Et voilà, vous passez votre vie à vous laisser bercer par un amour vieux de dix ans qui n'a jamais porté ses fruits !

- N'exagérons rien !

- Ne soyez pas timide. Dites-vous : je pense à la même femme depuis dix ans et bombez le torse !

- Vous dites ça, mais si vous me voyiez allongé par terre, un coussin en forme de ballon de foot dans les bras et riant à gorge déployée devant la télé, vous retireriez aussitôt ces propos."

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Il ne s'est jamais senti seul jusqu'ici. Il ne savait pas ce que c'est que d'être seul. Mais à compter de cette nuit-là, il a franchi un cap, et désormais il se sent terriblement seul.

Yûichi pense que se sentir seul c'est aspirer à ce que quelqu'un veuille bien écouter vos histoires. Avant cette date, il n'avait pas d'histoire à raconter. Mais maintenant, il en a une. Il veut rencontrer quelqu'un à qui la raconter.

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