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Note moyenne 3.72 /5 (sur 447 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 03/05/1967
Biographie :

Tiffany Tavernier est romancière, scénariste et assistante réalisatrice.

Elle est la fille de la scénariste Colo Tavernier (1942-2020) et du réalisateur Bertrand Tavernier (1941) et la sœur de réalisateur et comédien Nils Tavernier (1965). Sa mère la prénomme Tiffany à cause du film de Blake Edwards interprété par Audrey Hepburn, "Breakfast at Tiffany's" (1961).

Enfant, elle apparaît dans les films de son père "L'Horloger de Saint-Paul" (1974) et "Des enfants gâtés" (1977).

À l'âge de 17 ans, elle part faire de l'humanitaire en Inde. Son premier roman, "Dans la nuit aussi le ciel" (1999), qui retrace son expérience dans les mouroirs de Calcutta, obtient le prix Gabrielle-d'Estrées 1999.

Longtemps assistante à la mise en scène, elle est scénariste pour des longs métrages et des documentaires destinés à la télévision et au cinéma. Parallèlement, elle poursuit une œuvre littéraire variée.

Elle a écrit avec son mari Dominique Sampiero (1954), dont elle est aujourd'hui séparée, les scénarios de deux longs métrages réalisés par Bertrand Tavernier, "Ça commence aujourd'hui" (1999) et "Holy Lola" (2004) - dont elle a coécrit l'adaptation en roman en 2005.

En 2015, elle signe "Comme un miroir", où elle nous fait partager des bribes de son enfance. Publié en 2016, son livre "Isabelle Eberhardt : Une vie dans l’islam" est le fruit d’une rencontre heureuse entre l’auteure et le destin d’une femme fascinante.

Elle revient en 2018 avec "Roissy", le portrait d’une femme sans cesse en mouvement, sélectionné pour le Prix Femina 2018.

Tiffany Tavernier vit aujourd'hui à Paris.
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Les cinq derniers nominés pour le Prix des libraires 2021 viennent tout juste d'être dévoilés. Retrouvez ici la dernière sélection https://actualitte.com/article/99807/prix-litteraires/prix-des-libraires-2021-la-selection-finale Ici, Tiffany Tavernier parle de son livre, publié chez Sabine Wespieser Editeur

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Citations et extraits (98) Voir plus Ajouter une citation
Sebthocal   26 octobre 2018
Roissy de Tiffany Tavernier
Ici, je suis en sécurité. Personne ne peut me trouver, pas même ce type croisé devant les portes du Rio. Qui, à la surface, pourrait imaginer que des hommes ont choisi de vivre à plus de huit mètres sous terre dans ces galeries souterraines ? Boyaux qui se déploient sur des dizaines et des dizaines de kilomètres sous l'aéroport. Vlad m'a confié un jour y avoir marché plus de sept heures sans en avoir jamais vu le bout. Lui, c'est dans les conduits de la galerie électrique qu'il a élu domicile. Juste en dessous passe la « fluide », où s'écoulent tous les liquides, mais, dans celle-là, on ne vit pas.



Page 83, Sabine Wespieser, 2018.
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Sebthocal   25 octobre 2018
Roissy de Tiffany Tavernier
Marcher. Toujours marcher. Quarante-huit heures sur place ont suffit pour que j'intègre l'information. Marcher, oui. Sans cesse. Seul moyen de ne pas se faire repérer par l'un des mille sept cents policiers affectés à la sécurité ou par l'une des sept cents caméras qui, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, filment les allées et venues de tous. Marcher, aller d'un bout à l'autre des aérogares, revenir sur ses pas. Tourner en rond, quoi, car ici l'ensemble des modules des terminaux ABCDEF forment un immense 8. Se fondre dans la foule en tournant sans fin pour me protéger des regards, ceux des SDF dont je ne veux surtout pas faire partie, ceux des policiers, ceux des opérationnels enfin, plus de cent mille personnes ici.



Page 63, Sabine Wespieser, 2018.
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Sebthocal   24 octobre 2018
Roissy de Tiffany Tavernier
Une passagère, voilà ce que j’étais. Une voyageuse anonyme comme les quatre-vingt-dix millions d’autres qui, tous les ans, arrivent, transitent ici. Pressée, il fallait que je sois pressée face à sa détresse. N'avais-je pas un avion à prendre ? Réajuster ma queue de cheval, faire volte-face, partir. Trouver un vol, n'importe lequel. Me diriger vers la bonne porte d'embarquement. Le planter en somme. Le laisser face au miroir, comme n'importe quelle voyageuse le ferait, parce qu'il n'est plus question de « cela» quand on part. Un peu de monnaie à la rigueur, sauf que je n'ai pas un sou en poche. Vraiment rien. Alors demi-tour. Mais il me bloque le passage, moi, la femme aux yeux verts, valise à roulettes trouvée devant un taxi G7, moi, celle qui pourrait être mère de famille, businesswoman, touriste.



Pages 61-62, Sabine Wespieser, 2018.
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Ladybirdy   30 novembre 2018
Roissy de Tiffany Tavernier
Il faut qu’il voie cela, qu’il entende cela, ce moment précis où les roues, dans un vacarme assourdissant, heurte de plein fouet le sol et où la terre, sous les pieds, tremble, explosion du monde, furie du monde, la terre, le corps, le chagrin de nos corps, percuté, scindé, freins, crissement des freins, gerbes de neige qui s’élèvent dans tous les sens.
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colka   11 mai 2019
Roissy de Tiffany Tavernier
Tracer un cercle dans la neige. M'asseoir en son centre. Dresser tout autour une muraille transparente et rester là, sans plus bouger ni rien ressentir, parce que sentir fait trop violence ici. Pendant ce temps, le monde brûlerait. Il brûle d'ailleurs mais je ne m'en souviens plus. Poser le menton en appui sur les genoux, tracer un deuxième cercle, à l'intérieur de soi cette fois, en retirer tout matière, puis entrer dans ce vide où les avions, les hommes, les petites filles, l'oeil des vigiles, les hurlements, sans aucun bruit tournoient. Enfin, ne plus penser à rien, pas même à ceux qui, en ce moment , face aux portiques de sécurité, vident leurs poches, dociles, et retirent leurs chaussures. Serrer les bras autour des genoux. Eteindre tous les écrans. Ne plus voir ni écouter. Plonger à l'intérieur de ce silence où jamais les avions ne s'écrasent, ni les maisons ne disparaissent et où je m'enfonce à présent.
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diablotin0   29 octobre 2018
Roissy de Tiffany Tavernier
Pourquoi ne suis-je pas une pierre ? Quelque chose qui ne parle pas, qui ne ressent pas, qui ne s'effrite pas ?
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Ladybirdy   30 novembre 2018
Roissy de Tiffany Tavernier
Je lève les yeux sur le Concorde plaqué au sol. Il aimerait tant repartir, lui aussi, revivre ces années de faste où il était le roi. Nez légèrement pointé en avant, carlingue braquée vers le ciel, il semble attendre ce signal de départ que plus jamais personne ne lui donnera. Qu’importe, il attend.
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Ladybirdy   01 décembre 2018
Roissy de Tiffany Tavernier
Je suis un trou qui abrite un saccage. Quand est-ce qu’il va le comprendre ? À l’intérieur de moi, les avions se fracassent, les corps tombent dans des puits, les maris tournent comme des lions en cage, les femmes hurlent en silence, les voitures valsent…
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Piatka   01 février 2019
Roissy de Tiffany Tavernier
Pourquoi ai-je si peur ? Est-ce parce que je suis réellement folle ? Ma peur est bien réelle pourtant, ma peur de ce blanc en moi qui, chaque nuit, m’avale. Y en a-t-il d’autres comme moi ? Est-ce le même vertige pour eux ? Je voudrais tant, parfois encore, rejoindre celle que je fus, mais, quand j’essaie d’imaginer cette femme, je me sens devenir de glace, comme si, là-bas, tout d’elle était impitoyable. Plutôt alors rester cette passagère de l’entre-deux-mondes, sans prénom ni âge, est-ce seulement encore possible ?
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Annette55   18 juin 2020
Roissy de Tiffany Tavernier
«  J’étais solitaire comme un nuage

Qui flotte par- dessus monts et collines

Quand soudain je vis, innombrable,

Une nuée de jonquilles d’or

Le long du lac et sous les arbres

Voletant, dansant à la brise





Constantes, comme les étoiles

Qui sur la Voie lactée scintillent

Sans fin , elles s’étendaient

Tout le long du rivage

Dix mille , d’un seul regard , j’en embrassai

Agitant leurs corolles en une danse vive .... »





William Wordsworth.
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