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Note moyenne 4.29 /5 (sur 147 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Virginie Lloyd est écrivain.

"Quitte à tuer autant le faire dans l'ordre" (2018) est son premier roman.

son site : https://www.virginielloyd.com/
page Facebook : https://www.facebook.com/Virginie.Lloyd.Ecrivain/


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Bibliographie de Virginie Lloyd   (4)Voir plus

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Citations et extraits (77) Voir plus Ajouter une citation
Melinda_Celine   17 février 2019
Quitte à tuer autant le faire dans l'ordre de Virginie Lloyd
Lily est impressionnée. Quel esprit d’analyse malgré les circonstances ! D’ordinaire, une victime sur le point de mourir s’affole et hurle comme un chat qu’on baptise mais là, il assure. Il en est presque sexy.
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Melinda_Celine   18 février 2019
Quitte à tuer autant le faire dans l'ordre de Virginie Lloyd
Depuis quelques jours, sa vie d'avant lui échappe. Elle a l'impression d'être sur un terrain de volley, de crier : J'ai, j'ai ! mais de se prendre le ballon en pleine face.
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talou61   23 février 2020
Quitte à tuer autant le faire dans l'ordre de Virginie Lloyd
Albert est un amoureux des livres, un vrai. Toucher le vieux papier, caresser la reliure, sentir cette odeur de fibres et admirer la danse des mots imprimés sur les pages est sa drogue, son bonheur.
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LeslecturesdeNinon   05 juillet 2019
Cher bonheur, j'ai pris la liberté de t'écrire de Virginie Lloyd
N'ignore jamais ta peur ! Mais ne la laisse pas décider à ta place. Donne-lui du courage et elle t'aidera et, je sais, c'est peut-être difficile à comprendre, mais elle te fera déplacer des montagnes.
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talou61   23 février 2020
Quitte à tuer autant le faire dans l'ordre de Virginie Lloyd
Une infirmière pointe enfin le bout de son nez. Surdosage de maquillage et de cernes autour des yeux. Une ribambelle de stylos se partagent la poche gauche de sa blouse déformant sa généreuse poitrine planquée derrière un soutif de compétition. A ses pieds, les indémodables sabots en caoutchouc percés de petits trous qui rappellent à Lilly le masque de hockey de Jason Voorhees dans Vendredi 13.
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NicolaK   07 juin 2021
Cher bonheur, j'ai pris la liberté de t'écrire de Virginie Lloyd
Victor recouvre délicatement la graine. L’eau qui glisse entre les sillons ondule comme une danseuse orientale. Dans quelques heures, le soleil toulousain fera l’amour à la terre fraîchement retournée. Et de cette longue et douce étreinte naîtront les plus belles courgettes du quartier. Et bientôt, Joseph l’épicier viendra se servir dans ce jardin longtemps abandonné. Les passants ralentiront leur course pour humer cette bonne odeur de romarin. Les oiseaux se disputeront les cerises et il faudra les chasser sans les blesser. Les papillons du Canal du Midi entendront parler de ce jardin aux mille délices et viendront visiter les fleurs du printemps. Il y aura même du trèfle au pollen sucré. Délice des abeilles sauvages. Pas celles qui vivent en ruche, non. Les solitaires, celles qui volent au gré de la liberté et qui pollinisent le monde en secret. Victor s’imagine ce lendemain fleuri, ce jour où la nature l’aidera à guérir, ce jour où il retrouvera sa place.
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bbpoussy   13 avril 2021
Quitte à tuer autant le faire dans l'ordre de Virginie Lloyd
Mais vois-tu ma Lily, le bonheur est un spaghetti qu'il faut casser. Le bonheur n'est pas une longue route tranquille mais bien une série de morceaux à recoller, de tranches de vie à partager et parfois de miettes à ramasser.
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VirginieLLOYD   01 juillet 2019
Cher bonheur, j'ai pris la liberté de t'écrire de Virginie Lloyd
La douleur d'une mère se tait toujours quand hurle celle de son enfant.
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AngeliqueLeslecturesdangelique   30 octobre 2019
Cher bonheur, j'ai pris la liberté de t'écrire de Virginie Lloyd
Rez-de-chaussée. Appartement numéro 1. Trois heures de répétition dans la chambre. Il le faut. Il est temps. Toc ! Toc ! Toc !

La porte s'ouvre. Victor en peignoir. […]

- Une lettre anonyme. C'est pour vous. Voilà !

Il y a des silences qui durent des éternités. Il y a des mots qui se disent les yeux dans les yeux. Il y a des mains veineuses et entaillées qui attrapent une lettre. Il y a des petites mains malicieux qui tremblent comme des feuilles.

- Une lettre anonyme ? Comment tu sais qu'elle est anonyme ? Tu l'as ouverte ?

- Ah, non, non ! Jamais de la vie !

Piégé. Augustin se sent con comme une moule accrochée à son rocher. Oui, une moule, c'est con. Ca n'a pas de cerveau, juste un cœur qui pompe du sang. Une moule, c'est con. Ca crée une super colle pour squatter un gros caillou, alors que ça pourrait voguer et faire le tour de la planète. Augustin est une moule scotchée sur un rocher en peignoir.

- Voyons voir ce que dit cette lettre…
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mimo26   12 décembre 2018
Quitte à tuer autant le faire dans l'ordre de Virginie Lloyd
BUREAU 27

14 mois avant.

Dans les films, le héros entre au ralenti et traverse toujours l’open-space avant de pouvoir rejoindre son bureau. Étrangement, les néons au plafond lui donnent un teint de surfeur californien. Au passage, il salue deux trois groupies à la poitrine généreuse et aux hanches criant famine. L’informaticien de service, bigleux et timide, lui sort une blague de geek qu’il sera le seul à comprendre. Et enfin, le stagiaire aura cassé sa tirelire pour lui offrir son espresso de chez Starbucks. Sans sucre et avec une pointe de lait s’il vous plait.

Mais aujourd’hui, comme tous les matins, Lily assiste à une tout autre scène. Clap ! Action ! Guillotine ! Entrée du blaireau de service ! Les néons ne sont pas aussi sympathiques, les groupies ont les hanches en forme de pot de Nutella et l’informaticien est déjà à quatre pattes sous son pc luttant entre deux câbles RJ et une carte mère capricieuse. Et le blaireau quant à lui franchit son QG comme un hamster content de retrouver sa caisse.

— Lily !!! Dans mon bureau !

Lily, c’est le bureau 27, juste à gauche en entrant. Huit années de service.

4,36 mètres carrés de territoire. Lily remet en place son chemisier, planque sa mèche de cheveux derrière l’oreille, réajuste ses lunettes et empoigne son dossier.

— Bonjour Monsieur Fornex.

— Le dossier est prêt ?

— Vérifié, corrigé et certifié.

— J’imagine… bon ben, restez pas plantée là ! Envoyez-moi tout ça au client et passez au suivant.

— C’est déjà fait.

C’est marrant comme un hamster arrête de tourner sur sa chaise de ministre quand il ne sait plus quoi dire. Lily lui a encore une fois cloué le bec. Il en a rongé des crayons rêvant de foutre en l’air la réputation de la meilleure rédactrice technique de l’étage. Mais s’il est une chose que Lily maîtrise, c’est bien son job. Irréprochable. Elle aurait sûrement eu sa photo accrochée au mur de l’employé du mois si ça avait été le genre de la maison mais le Hamster détestait Lily.

Depuis son bureau, Lily a une vue panoramique sur le reste de l’openspace.

Observer les allées et venues de ses collègues, c’est son petit monde à elle. Tout y est réglé comme du papier à musique. La parfaite routine.

— Putain de machine ! C’est pas vrai, mon rapport !

Bourrage papier. À l’autre bout de l’office, Lily assiste au combat entre un de ses collaborateurs et le photocopieur. Scène d’horreur. Six heures de travail haché sur quatre-vingts grammes de papier recyclé.

Le hamster de service sort de sa caisse, sourire au coin :

— Y a un problème, Martin ?

Martin, c’est un rédacteur technique comme Lily. Trois ans d’ancienneté, autant dire pas encore vacciné contre les rongeurs.

— Euh… Oui, enfin, non, je vais arranger ça. C’est juste un bourrage

papier, le genre de truc qui arrive.

Une heure plus tard. Martin zéro, photocopieur un. Combat par KO. La fin est inévitable. Lily avait pourtant signalé les anomalies plusieurs fois, mais le responsable budget n’avait pas jugé utile de remplacer l’appareil.

— Monsieur Fornex, excusez-moi de vous déranger mais je crains de ne pas pouvoir imprimer mon dernier rapport. Je vais aller à l’étage des commerciaux pour le faire.

Fornex le Hamster comprit qu’il saisissait là une occasion unique de s’en prendre à Lily.

— Laissez tomber Martin, ça fait une heure que je vous vois batailler avec ce photocopieur. Spectacle tout à fait sympathique au passage, enfin bref !

Retournez bosser ! Je vais arranger ça.

Embrouille en vue.

— Lily, récupérez le dossier de Martin sur votre clé et filez faire des copies chez les commerciaux.

La guillotine à saucisson en bois de hêtre est en promotion en ce moment chez Carrefour. Sa lame en inox trempée et crantée permet de découper de fines tranches sans se blesser. Lily serait ravie de vérifier la notice, ça fonctionne peut-être sur les hamsters. Lily télécharge le dossier de Martin sur sa clé USB, croque un tic-tac menthe glaciale et s’avance vers l’escalier sous les encouragements de Martin et le sourire narquois du hamster.



Vingt-six marches plus bas, le chaos. Lily déteste cet endroit et Fornex le Hamster le sait bien. Elle pousse la porte et avance son pied droit. Toujours le droit. Au sol, la moquette usée jusqu’à la moelle semble crier à l’aide sous le pas prudent de Lily. Par terre, des câbles, des bouts de papier abandonnés près des corbeilles blindées. Sur les murs, des feuilles A4 se partagent la même punaise. Le tic-tac couvre à peine l’odeur des VRP en sueur. Plus que dix-huit mètres avant le photocopieur. Lily aurait volontiers emprunté une trottinette posée là devant un bureau pour foncer vers l’imprimante et alléger sa souffrance, mais elle se souvient de cette étude du Clinical Pediatrics qui précise que la trottinette causerait 74 % des plaies, fractures et commotions chez l’enfant. Et 100 % de honte chez l’adulte. Plus que huit mètres, trois mètres, ouf. Clé insérée, touches enfoncées, papier imprimé. Ce n’est pas si difficile que ça.

Un Post-it au sol. Aïe. Couleur jaune, classique. C’est plus fort qu’elle.

Dès qu’elle en voit un par terre, il faut qu’elle le ramasse. Elle entend le cri désespéré de ce bout de papier abandonné et se doit de retrouver son maître. Elle le saisit dans sa main, le caresse, le tourne dans tous les sens, observe attentivement l’écriture et le respire discrètement. Cosinus-tangente, cosinustangente. Lily scanne les lieux. Elle s’approche d’un bureau où un cravaté bataille avec un prospect au téléphone. Il remarque sa présence.

— Un instant s’il vous plait monsieur, je vous reprends de suite… Je peux vous aider ?

— Oui, désolée de vous déranger, mais je crois que ce Post-it vous

appartient.

— Pardon ?

— Oui, j’ai pu remarquer l’écriture très appuyée, ce qui révèle un caractère plutôt déterminé. Et en plus, c’est celle d’un gaucher. Ensuite, la trace de semelle sur le bord indique qu’il ne s’agit pas d’une femme, ici les femmes portent des talons. Et enfin l’odeur du parfum et de cigarette électronique à la mûre me fait penser que vous êtes l’heureux propriétaire de ce Post-it. Je me trompe ?

— Euh… mais dites-moi… vous ne seriez pas Lily Brooks par hasard ?

— Vous devriez faire davantage attention à vos notes, un peu plus organisé vous pourriez monter votre chiffre d’affaires de 8 %. Enfin ce n’est pas moi qui le dit c’est une étude…

— Mais oui, c’est bien vous ! Miss Notice ! C’est pas des cracks alors ?

Lily pose le Post-it sur le bureau et s’empresse de quitter l’open-space.



Vingt-six marches plus haut, elle retrouve son QG. Son bureau, son PC, sa boîte à crayons, sa pile de dossiers et ses Post-it.



Les jaunes pour les tâches courantes.

Vert bouteille pour les mails.

Et rouge pour les urgences.
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