AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Flammarion

Depuis 1876 et leur création par Ernest Flammarion, les éditions Flammarion perpétuent la démarche de leur fondateur en proposant un catalogue varié, axé sur la littérature sous toutes ses formes et l'univers du savoir. Flammarion est également le premier éditeur de livres d’art en France, et offre chaque année au public français plus de 500 nouveautés dans les domaines de la Littérature générale, du Savoir, des Beaux Livres, du Pratique et de la Médecine.

Livres les plus populaires voir plus


Collections de Flammarion



Dernières parutions chez Flammarion


Dernières critiques
carre
23 juin 2017
Comédie française : Ca a débuté comme ça... de Fabrice Luchini
Ce récit de Fabrice Luchini me laisse sur une impression mitigée. Preneur du Luchini acteur, je dois avouer que ce monologue est à la fois à l'image du bonhomme, capable d'envolées surréalistes, drôles qui font de lui un bon client des plateaux télés, mais aussi ici, une forme d'agacement, l'impression que lui l'autodidacte apprenti coiffeur, devenu l'ami par textes interposés des plus grandes plumes, étalait son érudition devant un parterre de candides ou de sots. Pourtant, certains passages sont passionnants (j'ai adoré le texte de Philippe Muray) et on pardonne à Luchini une forme de condescendance. Mais du coup, pour l'autobiographie, on reste quand même sur notre faim. Reste l'immense acteur, formidable passeur de mots pour nos oreilles toutes ouïes.
Commenter  J’apprécie          40
lucia-lilas
23 juin 2017
Quand sort la recluse de Fred Vargas


Il n'y a pas que la chaleur qui m'accable! Non, il y a que je viens de terminer le dernier Vargas et ça, ça veut dire qu'il va falloir que j'attende au mieux un an pour « revoir » Adamsberg, évidemment, et les autres. Car au fond, bien au-delà de l'intrigue, il faut l'avouer, ce sont surtout les personnages qu'il me presse de retrouver! Un an sans la brigade, un an sans Danglard, l'érudit, exceptionnellement un peu « con » dixit Adamsberg dans ce volume, mais bon, chacun fait comme il peut (et puis, on a tous le droit d'être un peu « con » à un moment donné de sa vie, le tout est de l'admettre et de passer à autre chose!), un an sans le café d'Estalère (c'est un don de savoir bien faire le café et certains ne l'ont pas!), sans le fidèle lieutenant Veyrenc, sans l'angoissée Froissy au placard secret rempli de pâtés de sanglier et de mousses de canard au poivre vert, un an sans l'hypersomniaque Mercadet protégé par toute la brigade, sans Voisenet le zoologue contrarié, sans Violette Retancourt et ses 110 kilos de force et de solidité, sans Mordent, sans Kernokian et Lamarre, sans La Boule, le chat qui dort sur la photocopieuse et qui ne mange qu'à l'étage dans la salle du distributeur à boissons, enfin, un an sans … Adamsberg (silence... gorge serrée ... oui oui, la mienne ... ET ALORS, J'AI LE DROIT D' ÊTRE AMOUREUSE ? NON ?)

BREF, un an voire deux, ça va être long, très long… sans eux !

Bon, reprenons-nous : oui la recluse est une araignée (Loxosceles rufescens, selon Danglard, de loxo « oblique », par extension… « qui ne marche pas droit », « vicelard » et peut-être de celer « qui se cache », ça, c'est pour mon collègue de Lettres classiques à qui je laisse le soin de s'interroger sur la pertinence de l'étymologie !)

Quant à mon collègue de SVT (il est grand temps que je parte en vacances, je ne parle plus que du boulot, ça doit être la chaleur!), il a eu la gentillesse de me montrer sur son smartphone (oui, il est mieux équipé que moi et lui, il a « l'idée », la « curiosité » d'aller voir ce genre de trucs sur Google) à quoi ressemblait une morsure de recluse : eh bien, ça n'est pas beau à voir car sachez que « son venin n'est pas neurotoxique… mais nécrotique. C'est à dire qu'il décompose les chairs autour de la morsure. » Beurk !

Et alors, qu'a-t-elle fait cette recluse ? Elle a mordu des petits vieux et… ils en sont morts. Et c'est embêtant, d'un, parce qu'ils sont morts (et que normalement, maintenant, avec nos médocs, on s'en sort!) et de deux, parce qu'Adamsberg trouve ça étrange des morts si rapprochées dans le temps !

En effet, comme son nom l'indique, la recluse vit… en recluse et n'attaque que pour se défendre. Aurait-elle muté ? Avec tout ce qu'on nous fait avaler maintenant, même les araignées sont un peu bizarres... Non, décidément, quelque chose ne colle pas. Mais chez Adamsberg, c'est intuitif, il sent les choses, des bulles s'agitent dans sa tête et puis des souvenirs enfouis remontent à la surface… Aurait-il été piqué lui aussi ? Et comment convaincre toute une équipe de le suivre sur un chemin bien nébuleux (depuis qu'il est rentré d'Islande, il est toujours un peu dans la brume… Mais ça lui va si bien…) ?

Avec un Danglard qui devient « con », un Voisenet devenu ichtyologue (une murène de l'Atlantique à robe marbrée en décomposition, ça vous dit ?), une Retancourt amoureuse (si,si!) et un Veyrenc qui l'est aussi … (manquait plus que ça!), des étocs dans lesquels on se prend les pieds, des blaps descendus un à un (j'en ai du vocabulaire, hein?), des merles qu'il faut nourrir de vers (de lombrics, pas d'alexandrins!) et de framboises, des proto-pensées adamsbergiennes qui s'accumulent sur un petit carnet et des tonnes de repas à La Garbure (restau qui tient son nom d'un plat des Pyrénées à base de chou et de porc) et ce, parce qu'on ne peut plus bosser correctement dans les locaux de la police, BREF, avec tout ça, pas simple de mener une enquête !

Ah, je les envie, ceux qui n'ont pas entamé ce roman !

Allez-y, foncez ! C'est dé-li-ci-eux (avec une belle diérèse en plus…!)
Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Hanta
23 juin 2017
Le Noeud de vipères de François Mauriac
Lorsque j’ai commencé ce livre, je me suis dit: pourquoi m’intéresserai-je aux confessions d’un vieil homme plein de haine et de colère? J’étais assez sceptique au début des premières pages, et puis d’un coup, j’étais happée par ce journal intime et par la personnalité du personnage principal.

Louis est un homme qu’on pourrait presque qualifier d’antipathique : vieux et malade du cœur, sa dernière obsession est de jouer un mauvais tour aux membres de sa famille qui n’attendent que sa mort pour s’emparer d’un héritage colossal. Pourquoi donc ne pas les dépouiller de ces biens qu’ils espèrent tant ? Homme avare, inflexible, distant, plein de rancœur envers sa femme et sa famille, il est prêt à tout pour arriver à ses fins. Mais pourquoi tant de haine ? Pourquoi être arrivé à ce geste là ? C’est là où s’épanouit tout le talent de l’auteur car il arrive à analyser en profondeur ce personnage tortueux.

Paradoxalement, plus j’avançais dans ma lecture, plus je le prenais en pitié, plus j’avais de la compassion et plus je le comprenais et je l’appréciais même. On a tous au fond de nous peut-être ce « monstre » qui comprend le langage de son semblable…

L’auteur, à travers son personnage, critique aussi le conservatisme bourgeois de province ainsi les pratiques religieuses dénuées de sens et de foi, faites mécaniquement à la suite d’une longue habitude.

Le style d’écriture est fin, riche et nous dresse un portrait réaliste. La fin est belle et laisse un sentiment doux-amer dans la bouche.

Un livre percutant que je vous recommande !
Lien : http://leslecturesdehanta.co..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00