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Flammarion

Depuis 1876 et leur création par Ernest Flammarion, les éditions Flammarion perpétuent la démarche de leur fondateur en proposant un catalogue varié, axé sur la littérature sous toutes ses formes et l'univers du savoir. Flammarion est également le premier éditeur de livres d’art en France, et offre chaque année au public français plus de 500 nouveautés dans les domaines de la Littérature générale, du Savoir, des Beaux Livres, du Pratique et de la Médecine.

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Maquart
  26 avril 2018
Les Essais de Montaigne
Dédé (Comte-Sponville) m’a tellement saoulé avec son Montaigne que j’ai craqué !



Chaque chapitre porte un titre explicite : le premier par exemple « Par divers moyens, on arrive à pareille fin » et si comme moi on est un peu benêt y’a une explication à la fin…

Bien sûr ça se lit moins vite que du Douglas Kennedy : vieux François oblige mais ça se déguste, ça se rumine dirait Nietzche.

Au chapitre 1 Montaigne explique que les réactions humaines sont toujours différentes et rarement prévisibles il se sert toujours d’exemple pour illustrer, ses propos.

Michel explique dans le chapitre 2 qu’il se tient éloigné des émotions trop fortes.

Il vient de perdre son poteau La Boétie et c’est sans doute pour cela qu’il se protège (j’ai beaucoup lu psychologie magazine).

Michel se moque ensuite des superstitions liés à la mort et de ce qu’il peut en coûter parfois.

Montaigne se dévoile au fur et à mesure : sa mauvaise mémoire (qui l’empêche de mentir), sa parole qu’il laisse improvisé et son esprit qu’il aime à voir divaguer…

Les Essais ont été dictés…

C'est quand même pas facile à lire, faut reconnaître…

Il existe une version en français moderne : je vais la demander pour mon anniv.

« Un été avec Montaigne» d’Antoine Compagnon peut-en être une bonne introduction.

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lespetiteslecturesdemaud
  26 avril 2018
La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose de Diane Ducret
Diane Ducret est une auteure que j’aime beaucoup pour ses essais historiques notamment Femmes de dictateurs.



Pour l’avoir vue à de nombreuses reprises sur des plateaux de télévision, j’ai toujours été admirative de cette jeune femme aussi belle que pleine d’esprit et d’intelligence. Posée et mature, elle a toujours beaucoup d’aplomb et de répartie. Rien ne semble l’atteindre.



Quand j’ai commencé à entendre parler de son nouveau roman, je n’étais pas nécessairement motivée à le lire au départ car le genre différait du style auquel elle m’avait habituée (historique).

Mais allez, avouons-le, en bonne lectrice un peu voyeuriste, quand j’ai appris qu’il était en grande partie autobiographique, ma curiosité a pris le dessus. Parce que c’est injuste mais je trouve que nous avons naturellement tendance à penser que lorsque les gens sont beaux, intelligents et talentueux, ils semblent n’avoir jamais été atteints par les affres de la vie. C’est comme si leur beauté et leur intelligence étaient signe d’une bonne étoile sous laquelle ils étaient nés.



Oui mais voilà, souvent il n’en est rien et c’est même tout le contraire.



Nous portons tous notre croix et nos blessures et Diane Ducret n’échappe pas à la règle, toute splendide qu'elle soit. Elle cumule même. J’étais très curieuse de connaitre son histoire (tu l’auras compris). Et je dois dire que j’ai été bluffée.



Elle raconte son histoire personnelle et familiale avec beaucoup d’humour mais aussi beaucoup de profondeur et de résilience.



Si tu me suis un tout petit peu sur le blog et au risque de me répéter, un maître mot dans mes lectures : l’émotion ! Je veux qu’un livre me fasse rire ou pleurer.



Eh bien Diane Ducret m’a fait faire les deux à la fois. Son humour décapant m’a fait avoir de vraies crises de rires en la lisant et deux chapitres plus loin, j’alternais avec les larmes tant son parcours de vie me bouleversait.



J’avais envie de lui parler, de lui dire que si, c’est possible, d’aimer et de construire même quand on connu le vide, l’absence ou la défaillance des parents.



Que oui, bien sûr, c’est difficile, on se sent amputé et ce vide existe toujours malgré les années, mais que petit à petit il est comblé par l’amour des autres, des siens, de la famille qu’un jour on décide de se construire et non de subir.



Je savais déjà Diane Ducret belle, intelligente et talentueuse, voilà que je la découvre bourrée d’humour, de recul sur la vie et de résilience ! Cette jeune femme ne mérite décidément qu’une chose : le bonheur
Lien : https://www.lespetiteslectur..
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Maquart
  26 avril 2018
L'avenir dure longtemps suivi de Les Faits de Louis Althusser
Un très beau titre.

C’est le livre dans lequel on apprend que Louis Althusser savait faire bouger ses oreilles !

L .A, grand philosophe structuraliste (bien qu’il réfute cette dénomination et se voit comme un matérialiste), étrangle Hélène sa femme en 1980.

Ce livre date de 1985.

Cela se passe dans leur appartement de la rue d’Ulm à normal sup.

Considéré comme en état de démence au moment de son acte, il n’ira pas aux assises.

Pas de procès et pas la possibilité de s’expliquer donc.

Ce livre est fait pour raconter, d’abord à ses proches, ce qui s’est passé.

Il dit son admiration et l’inspiration que lui ont procurées les confessions de J-J Rousseau.

Son grand-père fût garde-forestier en Algérie, sa grand-mère est une forte tête.

Son père est absent au moment de sa naissance et il est accouchée par une Russe qui dira « Celui-là, pas comme les autres ! »

Le mariage entre ses parents n’est pas banal : elle devait épouser Louis le frère dont elle était très amoureuse (ils avaient une passion commune pour les études et pour les lettres) mais comme il est mort à la guerre, elle épousa Charles…L’aîné qui ne fît pas d’études et qui était détesté par sa mère.

C’est un autodidacte autoritaire qui gravit tous les échelons de la banque et qu’Althusser détesta pendant longtemps le tenant pour responsable de la vie malheureuse de sa mère.

Ils ne se réconcilièrent qu’à la toute fin de la vie de Charles.

Louis Jr ne se sent pas aimer : sa mère aime un mort…D’où sa fascination pour la grande faucheuse (il pense au suicide pour la première fois à neuf ans).

On sent que Louis se sert de ses séances de psychanalyse pour reconstituer son histoire (d’ailleurs ce n’est pas une biographie, c’est le ressenti d’un homme sur son histoire…comme J-J Rousseau). D’ailleurs il parle de ses « hallucinations » qui sont réelles.

Il interprète le sens des mots (il fit venir Lacan à Normal Sup, viré parce que ça fumait trop dans son amphi !).

Ses meilleurs souvenirs, il les doit à ses grands-parents, d’abord en Algérie puis dans le Morvan, au contact de la nature.

En 39, il obtient son agrégation puis est mobilisé.

Pour Althusser, la famille est le plus puissant appareil idéologique d’Etat, elle est là pour inculquer toutes les hautes valeurs (le respect absolu de toute autorité) qui servent à la société et surtout à l’Etat.

Lui fût heureux pendant la guerre, en captivité, loin de sa famille.

De même sa mère guérit instantanément de toutes ses névroses à la mort de son mari.

Althusser a toujours fait des réserves : de nourriture au début puis d’argent (« le seul bien qui ne pourrit pas » a dit Locke) et ensuite de femmes

Il parle de son admiration pour Machiavel.

C’est en captivité qu’il vit son premier communiste « Courrèges » et que c’est lui qui par sa personnalité le convertit au communisme (et non Hélène, précise-t-il).

Il parle ensuite de sa rencontre avec Hélène, juive et militante communiste.

Il fera une sévère dépression après avoir fait l’amour avec elle (sa première fois, il a vingt-neuf ans !).

Il restera de longs mois hospitalisé, subissant des électrochocs…A sa sortie, il est plein d’énergie draguant tout ce qui bouge, enfilant…. les kilomètres à vélo, ne dormant plus…

Il évoque ensuite ses positions philosophiques : passage un peu ardu pour le non-initié, on retiendra que là aussi il fût seul et qu’il a côtoyé du beau monde : Sartre, Lacan, Merleau-Ponty etc…

Il évoque ensuite la politique et notamment les positions du parti communiste pendant la guerre : pro-Allemand (le fameux pacte germano-soviétique) puis résistant à partir de 1941.

Lui adhère au parti en 1947 après que les ministres communistes, sous la pression des Américains aient été remerciés…

Il critiquera toujours le parti de l’intérieur : position courageuse car mal vu des communistes et des non-communistes…

Il évoque le rendez-vous manqué du parti avec Mai 68, l’URSS avait peur de se faire déborder par un mouvement qu’elle n’avait pas initié et avait peur d’une intervention Américaine.

Sa définition du communisme : une société dans laquelle il n’y aurait pas d’échanges marchands (belle utopie, mais aussi sacré utopie !).

Il parle des philosophes qui l’ont influencé mais sans jamais une adhésion totale de sa part : Spinoza, Rousseau, Hobbes et bien évidemment Marx.

Lui se définit comme un matérialiste et explique que l’idéaliste attend un train dont il connait l’heure de départ et la destination et un matérialiste prend le train en marche sans savoir où il va….Quelle intelligence !



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