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Stock

Les éditions Stock, maison d`édition française, ont été créées au XVIIIe siècle par le libraire André Cailleau. Pierre-Victor Stock prend en 1877 la direction de la maison d`édition qui portera désormais son nom. Elle s`est beaucoup engagée dans les grands enjeux de société : Pierre-Victor Stock fut l`"éditeur" de l`Affaire Dreyfus. Elle est aujourd`hui très active dans la littérature française et étrangère, et publie des auteurs à succès.

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Dernières critiques
Rhapsodie
  29 mai 2020
Le Portrait de Dorian Gray de Oscar Wilde
Quelle étrange surprise ce roman !

Qu'elle est drôle et pénible à la fois cette sensation de ne pas être parmi tous ces lecteurs si enjoués, si passionnés !



Il y a du bon et du mauvais pour moi dans cette lecture.

Je n'ai pas aimé la préface : trop d'injonctions : de courtes phrases affirmatives sur l'art qui se veulent philosophiques, mais elles ne sont que l'avis de l'auteur et elles ne sont pas argumentées. J'ai trouvé cela un peu présomptueux...



Jusqu'à moitié du roman, je me suis d'abord un peu ennuyée puis j'ai détesté les personnages : surtout Lord Henry et Dorian Gray : que de noirceur dans ces personnages ! Tellement peu d'éthique, de morale ! Ils relativisent beaucoup trop vite de leurs actes cruels, ils aspirent à une vie insouciante et légère, sans la moindre morale, sans complexes, mais qui leur prive de toute profondeur. Cela en fait, à mon avis, des monstres.



Lord Henry m'a paru comme un pervers narcissique : il voit en Dorian Gray un être malléable et influençable dont il va pouvoir en faire une expérience sur l'être humain : comment il va évoluer, penser, agir... Son influence fut finalement désastreuse sur Dorian, même si celui-ci parvient à certains moments à se défaire de l'emprise de Lord Henry et agir par lui-même. Il n'en demeure pas moins un monstre.



L'humain prend très cher... C'est sûr que la lecture m'a été difficile après avoir lu notre cher Antoine de Saint-Exupéry si humble, si plein de qualités humaines ! Aucun rapport, mais pour que vous compreniez le choc de cette lecture et mon dégoût pour les personnages après la douceur d'un Saint-Exupéry.



Un roman un peu fantastique avec la récurrence du mythe Faustien, avec ce tableau peint de Dorian Gray qui finit par dépeindre son âme, ce tableau qui le tuera... L'idée était géniale, j'aime beaucoup le thème. Mais finalement, le roman en parle très peu !

On parle surtout de la personnalité de nos personnages, de leur noirceur... Oscar Wilde en profite certainement pour dépeindre les moeurs de la société victorienne et la critiquer.



Beaucoup seront touchés par tous les aphorismes et les reflexions sur l'art. Je les ai trouvé intéressantes bien que je ne sois pas toujours d'accord avec. La vision de l'art a beaucoup évolué depuis, s'est élargie : l'art ne représente pas uniquement le beau !



Enfin, la fin du roman est satisfaisante. Ouf ! Il y a de l'aventure, il y a le fantastique tant attendu, il y a la morale (est-ce qu'une fin différente aurait provoqué encore plus de controverses ? Est-ce que la réputation de ce roman aurait faibli si la fin avait été différente, voir contraire ?)



Pour en finir, je ne peux pas dire avoir apprécier ma lecture, j'ai trop peiné avec les longs dialogues, le manque d'aventure et de fantastique que je croyais trouver, et toute la noirceur des personnages qui font un peu chuter notre foi en l'homme et la société...
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taganga2000
  29 mai 2020
La Confusion des sentiments de Stefan Zweig
Un roman somptueux, une plume magnifique, la justesse des mots et la poésie des phrases présentes à chaque page de ce court roman qui porte admirablement bien son nom. Car oui ici il s'agit bien de la confusion des sentiments qui est le centre névralgique des relations du triangle formé par Roland, son maître et la femme de celui-ci.



@Zweig instaure un suspens qui va crescendo au fil de l'histoire, un peu comme dans un thriller sans crime, j'avais ressenti la même chose lors du visionnage du Whiplash de Damien Chazelle même si le sujet est différent, le rapport de Roland avec son maître m'a fait penser au rapport d'Andrew avec son professeur de musique. Fascination, amour, haine, colère, joie, colère, douleur...



La comparaison s'arrête là car @Zweig y introduit un troisième personnage et surtout un secret que partagent le maître et sa femme. Roland lui s'interroge sur les sentiments confus qu'il éprouve envers ceux-ci.



@Zweig écrit "Celui qui n'est pas passionné devient tout au plus un pédagogue ; c'est toujours par l'intérieur qu'il faut aller aux choses, toujours, toujours en partant de la passion.". Mission réussie Maître, voilà un roman subtil, passionné et passionnant de bout en bout. Chapeau l'artiste et merci pour ce moment de bonheur intense.



Challenge solidaire

Challenge Multi-défis

Challenge riquiqui

Challenge Xxème siècle
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SZRAMOWO
  29 mai 2020
Le Portrait de Dorian Gray de Oscar Wilde
Lecture ancienne que j'ai repris en prévision du club de lecture cet après-midi.

Histoire d'un trio d'amis (?) Dorian Gray, modèle du peintre Basil Hallward, et Lord Henry ami de ce dernier.

Dorian Gray, sa fraîcheur, sa jeunesse, sa beauté est l'enjeu d'une concurrence entre Basil et Lord Henry Wotton.

Dorian joue de cette concurrence.

Un récit où alternent des ambiances différentes :

La nature impavide est indifférente aux états d'âme des personnages :

"Le murmure monotone des abeilles cherchant leur chemin dans les longues herbes non fauchées ou voltigeant autour des poudreuses baies dorées d'un chèvrefeuille isolé, faisait plus oppressant encore ce grand calme"

Basil et Lord Henry sont eux englués dans leur carcan social dont ils s'échappent sans pour autant faire disparaitre sa contrainte toujours présente et plus forte :

"Le seul moyen d'échapper à une tentation c'est d'y céder. Essayez de lui résister, et votre âme aspire maladivement aux choses qu'elle s'est défendues ; avec, en plus, le désir pour ce que des lois monstrueuses ont fait illégal et monstrueux."

Basil est une représentation du bien, il a pour objectif de cacher le portrait de Dorian au public. Il pense avoir capturé la candeur et la grandeur de l'âme du jeune homme et s'y reconnait, moqué en cela par son ami Lord Wotton.

Basil ne tient pas à faire rencontrer Dorian et Lord Wotton...Mais les choses se passent différemment.

Dorian est attiré par Lord Henry qui lui fait miroiter tout ce que sa jeunesse et sa beauté peuvent lui permettre d'obtenir.

"Il y avait en vous quelque chose de si particulièrement attirant que je sentis qu'il me fallait vous révéler à vous même, dans la crainte tragique de vous voir vous gâcher...car votre jeunesse a si peu de temps à vivre...si peu !..."

La symbolique du roman est très forte. Dorian choisit de suivre les conseils de Lord Wotton, et garde sa beauté, il jouit de la vie sans en être marqué, c'est le portrait en subit toutes les conséquences.

La fin inéluctable conduit Dorian à vouloir se racheter, mais trop tard il ne peut inverser le cours des choses.

Dans ce roman, Oscar Wilde jette-t-il un regard distancié sur ses propres choix de vie ? Lord Wotton incarne le dandy qu'il a été. Il conduit, par ses conseils convenus, Dorian à sa perte alors que Basil qui se voulait protecteur est froidement assassiné.

Une lecture beaucoup moins enthousiasmante que ma première lecture, même si le roman reste un modèle du genre avec ses envolées lyriques mais aussi ses poncifs. Une lecture à faire.

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