AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Stock

Les éditions Stock, maison d`édition française, ont été créées au XVIIIe siècle par le libraire André Cailleau. Pierre-Victor Stock prend en 1877 la direction de la maison d`édition qui portera désormais son nom. Elle s`est beaucoup engagée dans les grands enjeux de société : Pierre-Victor Stock fut l`"éditeur" de l`Affaire Dreyfus. Elle est aujourd`hui très active dans la littérature française et étrangère, et publie des auteurs à succès.

Livres les plus populaires voir plus


Collections de Stock



Dernières parutions chez Stock


Dernières critiques
Yoda_Bor
  09 mai 2021
La Confusion des sentiments de Stefan Zweig
Je suis complètement sortie de ma zone de confort en dégotant ce livre dans ma liseuse et je me demande encore ce qui m’a pris de bien vouloir lire une œuvre de Stefan Zweig dont j’ignorais absolument tout (à part qu’il est Autrichien, ce qui me permet de cocher un pays en plus sur ma carte des nationalités des auteurs lus).

J’ai mis énormément de temps à rentrer le récit. Roland, le personnage principal n’est pas forcément antipathique, j’ai aimé toute sa période en ville où il découvre d’un seul coup la liberté de la jeunesse, mais il fait des études de littérature anglaise et à moins d’être un fanatique de Shakespeare, je ne pense pas que quiconque trouve grand intérêt à des pages et des pages de glorification de son œuvre et de sa façon d’écrire.



L’intrigue en elle-même, n’est pas des plus passionnantes, on peut vite comprendre le secret que cache le professeur, et la façon dont Roland ressent ses sentiments est parfois un peu extrême.

Mais c’est décrit d’une telle façon qu’on ne peut que le comprendre, compatir avec lui et vouloir qu’il réussisse à obtenir ce qu’il veut.

Le professeur, lui, n’est pas un joli personnage et j’ai trouvé certaines idées détestables. Attention, je spoile un petit peu, mais le grand secret du professeur, celui qui n’est pas tellement mystérieux, n’est pas rabaissé, ce que je trouve assez appréciable.

Cependant, quel est l’intérêt pour lui de fréquenter tant d’étudiants s’il ne veut pas céder à la tentation ? Et pourquoi autant de haine envers les jeunes gens de la ville, les prostitués, qui lui permettent de relâcher un peu pression ? Comme si le fait que lui soit quelqu’un de cultivé lui excuse des choses que Roland trouve détestable chez des personnes qui doivent batailler pour survivre.



C’est pourquoi je me suis sentie un peu mal à l’aise à la fin de ce récit. Heureusement, il y a le style de l’auteur et là on est dans quelque chose de totalement remarquable.

J’ai vraiment adoré découvrir Stefen Zweig et, à défaut d’avoir vraiment apprécié l’histoire, je me suis régalée à découvrir une écriture tout à fait abordable mais qui prend vraiment aux tripes tant elle sait bien décrire les tourments et les sentiments.
Lien : https://yodabor.wordpress.co..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Katialin
  09 mai 2021
Les huit montagnes de Cognetti Paolo
un livre pour s'évader , retrouver nos 11 ans et surtout faire de la montagne....Egalement voyager en Italie . Bref un délicieux livre d'ambiance où l'on voit grandit Pierre et Bruno . Parfois , grandir ce n'est pas facile comme il n'est pas facile de préserver une amitié enfantine...
Commenter  J’apprécie          40
tiptop92
  09 mai 2021
À l'ouest rien de nouveau de Erich Maria Remarque
Erich Maria Remarque - À l'Ouest, rien de nouveau - 1929 : 1914, dernier jour d’école en Bavière ou ailleurs : «Finalement messieurs cette année vous ne passerez pas le bac, vous n'irez pas en vacances non plus, vous prendrez un fusil et vous irez vous battre dans les tranchées». Enfin se battre si on veut car pouvait on appeler des combats cette infâme boucherie dans laquelle fut plongée une génération entière de jeunes hommes qui n’étaient encore pour la plupart que des enfants. Des classes de terminale joyeuses comme celles qu’on connait aujourd’hui furent précipités au milieu du feu par la faute d'un nationalisme abruti qui guida aveuglement toutes les nations d'Europe vers l'apocalypse. Einrich Maria Remarqué lui-même ancien combattant revenu de l'enfer trouvait les mots justes pour décrire avec réalisme l'ignoble quotidien des soldats sur le front. Par la faute d'un professeur exalté une bande de gamins s'engageait dans l'armée allemande dès le début de la guerre bien persuadé d'être rentré dans leurs foyers avant noël couvert de reconnaissance et de gloire. Brève utopie car pendant cinq ans les jours de fête seront aussi cauchemardesques que les autres. Pendant tout ce temps Il faudra survivre alors que la seule raison de cette débauche de feu et de fer était d'anéantir un maximum de jeunes êtres humains comme de minuscules fourmis écrasées sous les pieds d’un géant. Le lecteur en apnée vivait la peur et la sauvagerie des combats dans la peau des protagonistes se demandant à chaque page si son existence n'allait pas s'achever percée par une baïonnette ou disloquée par un éclat d'obus. Cette guerre qui a rongé l'humanité comme un cancer trop virulent prenait sous la plume d'Heinrich Maria Remarque l'allure cataclysmique de l'enfer de Dante. Mais ses personnages au lieu de bruler au feu du repentir se tordaient de douleur sous l'effet des gaz de combat et trop souvent aussi sous ceux de la faim et de la soif. Car outre le fait de risquer la mort à chaque seconde, les soldats souffraient des conditions de vie épouvantables quand ils étaient en ligne, le froid, la chaleur, les poux étaient les éléments d’une torture qui n’en finissait jamais. Un semblant d'humanité les faisait tenir debout quand même, le soutien d'un camarade plus âgé qui prenait le rôle d'un père de substitution ou la parole d'un officier bienveillant redonnaient un peu de chaleur dans la froideur désolée du désespoir. Et quand enfin il pouvait rentrer dans leurs familles, la permission ou la convalescence n'apportaient aucun réconfort aux soldats déboussolés par l'insouciance d'une population qui reprochait à ceux du front les privations engendrés par le blocus des alliés. La notion de sécurité n'existait même plus et pour la plupart des combattants la vie à l'arrière était d’un tel dégoût qu'ils préféraient retourner se faire tuer avec leurs camarades. "A l'ouest rien de nouveau" expliquait le chaos avec une précision si frappante que l'Allemagne nazi qui préparait en secret une implacable revanche en interdit la publication. Il reste après les années le plus puissant manifeste contre la guerre jamais écrit... éprouvant
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          4710