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Stock

Les éditions Stock, maison d`édition française, ont été créées au XVIIIe siècle par le libraire André Cailleau. Pierre-Victor Stock prend en 1877 la direction de la maison d`édition qui portera désormais son nom. Elle s`est beaucoup engagée dans les grands enjeux de société : Pierre-Victor Stock fut l`"éditeur" de l`Affaire Dreyfus. Elle est aujourd`hui très active dans la littérature française et étrangère, et publie des auteurs à succès.

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Dernières critiques
Pat0212
  13 décembre 2018
Le Mars Club de Rachel Kushner
Un grand merci aux Editions Stock et à Netgalley pour ce partenariat très apprécié.



Ce roman est très touchant et très surprenant, plein d’humanité. On y suit la vie de Romy Hall , âgée de vingt-neuf ans. Elle a tué un homme qui la harcelait et vient d’être condamnée à deux peines de perpétuité plus six ans. Son fils de six ans est en sécurité auprès de sa grand-mère maternelle et Romy s’accroche à cette certitude bien qu’elle n’ait aucun espoir de retrouver la liberté un jour. On découvre sa vie en prison, avec d’autres femmes dans une situation aussi désespérée que la sienne. Comment survivre dans ce monde sans espoir ? Il y a une hiérarchie parmi les prisonnières, des relations faites de violence, mais aussi d’amitié, comme une lueur d’espoir dans un monde qui en est dépourvu.



La mère de Rachel meurt dans un accident et la jeune femme perd ses repères et ce qui l’encourageait à tenir le coup. Pourtant elle aura le courage de s’accrocher, c’est une héroïne très forte et pleine d’humanité. Son amant est aussi dans une prison et tous les deux s’accusent mutuellement de s’être gâché la vie. Rachel nous raconte aussi son passé et la manière dont la vie l’a broyée. Elle travaillait dans un club bas de gamme de San Francisco.



Gordon Hauser est un autre personnage lumineux de ce roman. Il enseigne la littérature aux prisonnières qui le désirent et espère ainsi leur ouvrir un peu l’horizon. Il connaît le côté sombre de l’âme humaine et sa charge lui pèse de plus en plus.



Ce livre montre une fois de plus l’envers du rêve américain durant les années Bush. Il va sans dire que la situation ne s’est pas améliorée depuis cette époque pour les plus pauvres, toujours plus nombreux. On est à des années-lumières du San Francisco rêvé par les Européens et de sa célèbre maison bleue adossée à la colline. On est dans un monde noir où les plus faibles n’ont pratiquement pas d’espoir de s’en sortir et pour qui la prison est presque une destination obligée. Rachel symbolise aussi toutes les violences faites aux femmes dans ce monde socialement si violent. Il y a aussi une réflexion sur ce qu’est la vraie violence : Celle des délinquants, des drogués et des prostituées ou celle de l’oppression sociale ?



Un très beau livre qui a bien mérité son Prix Médicis étranger et que je vous recommande chaleureusement.
Lien : https://patpolar48361071.wor..
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dido600
  13 décembre 2018
Le peintre dévorant la femme de Kamel Daoud
Le passage qui m'a le plus intéressé dans ce livre ; celui consacré à la calligraphie arabe (pp162-165) qui selon Picasso «a atteint l'objectif ultime de l'art»... Pour l'auteur, rejoignant quelque part la pensée picassienne, «c'est un art érotique sublimé... Un érotisme de l'écriture... Une formidable mise en scène de la guerre de l'image contre le dogme... Ce que la main ne pouvait dessiner, elle l'a écrit... Du figuratif clandestin en quelque sorte... C'est le strip-tease le moins passible de lapidation... Un art du contournement de l'interdit de la représentation...». Par contre, pour lui, la miniature «l'est curieusement moins». Moins érotique, cela s'entend, et on le comprend.

Difficile pour un jeune écrivain, «arabe» de surcroît, un «chercheur de sens» de ne pas être sous l'emprise des sens face à des œuvres à l'érotisme sublimé. En fait, pour moi, Daoud est, quelque part, un «autre» Boudjedra... un «père», aujourd'hui plus que septuagénaire, qui ne supporte pas trop le «fils»... C'est un «fils», même pas cinquantenaire, qui, outre l'admiration (visible ou tue, plus tue que visible) pour son père, veut parfois, sinon souvent, le surpasser. Tant mieux pour la littérature algérienne ! Ouvrage à lire en se mettant dans la peau du visiteur... nocturne et solitaire... et en un lieu clos. Ecriture tourmentée... s'adaptant très bien à l'«orgie de lignes», au «désossement spectaculaire», à l'œuvre d'un «Narcisse enfermé dans le corps d'autrui».

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mariedoc
  13 décembre 2018
Les leçons du pouvoir de François Hollande
Les partisans de François Hollande apprécieront le bilan sans faux-fuyant du président qu’ils avaient plébiscité. On notera l'honnêteté de la confidence. Le genre de livre qui sera toutefois probablement bien vite oublié.
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