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EAN : 9782700233049
411 pages
Éditeur : Rageot Editeur (09/05/2007)
  Existe en édition audio
4.37/5   1515 notes
Résumé :
Ewilan et ses compagnons poursuivent leur périple vers Valingaï avec une triple mission: rendre Illian à sa famille, retrouver Altan et Élicia Gil’ Sayan et anéantir la méduse qui s’étend dans l’Imagination. Ils traversent avec difficulté le désert Ourou et gagnent Hurindaï, une cité qui ne tarde pas à être attaquée et détruite par les armées de Valingaï. Les Alaviriens échappent de peu à la mort et reprennent leur voyage.
C’est à Valingaï, sur le sable des ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (76) Voir plus Ajouter une critique
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sur 1515 notes
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Yendare
  27 octobre 2018
Voilà je viens de terminer le dernier tome de la deuxième trilogie consacrée à Ewilan. Comme pour mes précédentes lectures à la fin de ces derniers tomes je suis un peu triste de quitter ces personnages bien que je sache que je les retrouverais lors du tome 3 du Pacte des marchombres. J'aime beaucoup l'intrigue de ce tome la découverte d'Hurindaï puis de Valingaï et leur habitant mais aussi le peuple des Haïnuks semblant vivre si simplement et en harmonie dans le monde de barbares dans lequel y vivent. Les personnages sont toujours aussi attachants, les enjeux de la mission de la petite équipe cruciale. On retrouve dans ce tome Élea Ril'Morienval et nous découvrons une partie de son passé expliquant pourquoi elle déteste autant Ewilan. Même si cela n'excuse pas ses fautes cela rend le personnage plus humain. Ce ne fut un véritable plaisir donc que de relire les aventures d'Ewilan qui se finit par ce merveilleux tome tout aussi bien écrit que les précédents nous faisant découvrir une nouvelle facette du merveilleux monde qu'à créer Pierre Bottero avec une intrigue sans le moindre tant morte et des pages qui se lisent toutes seules pour finir par me laisser déçu d'arriver déjà à la fin en me disant que j'aurai peut-être dû prendre un peu plus mon temps à la relecture de ses deux trilogies. Heureusement il me reste encore la trilogie le Pacte des Marchombres avant de quitter le monde de Gwendalavir et ses personnages attachants.
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Hillel
  02 juin 2014
On est fan, ou on est fan.
Impossible de rester insensible à la plume de Bottero. Ce dernier tome, était pour moi synonyme d'appréhension, celle de devoir quitter définitivement ce monde merveilleux, cet univers extraordinaire, cette plume si poétique.
Effectivement, en refermant l'ultime page, bien que comblée, impossible de ne pas ressentir une frustration. Celle de devoir dire Adieu.
Pourtant, un sentiment ne m'a pas lâché. Je n'ai pas eu l'impression d'avoir terminé une oeuvre, mais celle d'avoir plongé enfin dedans, de l'avoir découverte, de la commencer à peine. Impossible pour moi de me dire que c'est fini. Une oeuvre si belle, si riche ne peut se refermer en un clin d'oeil. Pendant toute ma lecture, j'avais l'intime conviction d'aller trop vite, de passer à côté de beaucoup de belles phrases sans en prendre la mesure de leur grandeur.
J'ai dés lors l'envie de me replonger inlassablement dans ces romans merveilleux, pour m'en délecter encore et encore... et toucher pleinement la finesse du récit.
Dans le tome précédent, Ewilan ment à ses amis, après avoir reçu un courrier de l'empereur, dictant à Edwin de ne prendre aucun risque, de ne pas entraîner Ewilan dans une quête perdue d'avance, quitte à abandonner ses parents. L'héroïne en est incapable, alors elle prend la liberté de désobéir à l'empereur. C'est alors tous ensemble qu'ils s'embarquent vers un royaume inconnu. Dans ce dernier tome, très sombre, notre équipe s'embarque dans une aventure périlleuse au coeur d'une guerre menée par les adorateurs d'un démon, le dieu Ahmour. Avec pour objectif retrouver Altan et Elicia, de ramener Illian chez lui, et de vaincre ce qui nuit à l'imagination, le dieu ou démon Ahmour.
Ainsi, nous retrouvons une troupe au complet, les amis du début, Ellana, Edwin, Bjorn, Salim, Maître Duom, Altis Valpière, Mathieu et Siam. Une bande d'amis aussi différents que solidaires dans l'épreuve. Chacun apportant son talent, sa personnalité, son courage. Une quête épique s'engage avec de nombreuses scènes d'action. Un tome, une fois de plus très sombre et inquiétant.
Une inquiétude beaucoup liée aux sentiments des personnages. L'humour est souvent là pour détendre une atmosphère pesante. Des sentiments mis à rude épreuve, notamment ceux de Mathieu qui nous révèle toute la souffrance de l'amour.
J'ai particulièrement apprécié que chaque personnage prenne une place importante à côté d'Ewilan. Il n'y a pas une héroïne, mais des héros, tous aussi attachants et émouvants, tous avec un rôle à jouer primordial, tous avec une personnalité qui n'a rien à envier à un autre. Tous avec des émotions propres auxquelles on pourra réellement se retrouver...
Et puis comme à son habitude, Bottero offre une écriture magnifique, chaque chapitre précédé d'une citation, d'une phrase, d'un extrait aussi poétique et riche les uns que les autres.
De la fantasy, sans limite d'âge, un récit complet, un style teinté de philosophie et de poésie... Et un dernier volet particulièrement émouvant, avec certains personnages qui nous étonnent encore, des révélations déstabilisantes, des messages d'amour et d'amitié toujours aussi poignants... Encore une fois un roman riche, complet, que l'on referme le coeur gros. Gros de tant d'émotions, gros de s'être enrichi d'une telle lecture, gros de se dire qu'il n'y aura pas de suite!
Alors si vous ne connaissez pas encore Ewilan, qu'attendez-vous? Vous êtes passé à côté de quelque chose d'incontournable. Mais rien n'est jamais trop tard...
Lien : http://leslivresdalily.blogs..
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Ptitelfe
  19 mars 2014
Pierre Bottero est un auteur qui aura su me surprendre! Après avoir grincé des dents dans la trilogie de la quête à cause d'une Ewilan suffisante, arrogante et prétentieuse, après avoir hésité à poursuivre l'ensemble de son oeuvre, après avoir été étonnée que la plupart de ses livres faisait partie du baby challenge fantasy, et pour finir après nous être lancées dans l'ensemble de ses cycles en binôme avec Gilwen, je peux vous confirmer que je ne regrette finalement pas ce choix car ce tome clôt magistralement la trilogie des mondes d'Ewilan! Whaou, c'est rare que je vous fasse d'aussi longue phrase mais ca en vaut la peine!
Dans ce tome, on découvre de nouveaux mondes, de l'autre côté de Gwendalavir, après la mer des brûmes se dressent des cités états peu connues aux Alaviriens : Hurundai et Valingaï. Deux cités dont les coutumes sont très différentes des habitants de Gwendalavir. L'équipe d'Ewilan va traverser toutes ces contrées, rencontrer de nouvelles personnes, notamment les Houkais qui m'ont bien plus, et enfin devoir affronter le mal. Toutes les réponses à nos questions sont dans ce tome. Dans la partie nommée "Arène", on passe par toutes les émotions, l'auteur y va crescendo, mettant de plus en plus de tension et d'émotions pour le lecteur, à tel point que j'ai fini cette partie au réveil et j'ai été submergée par les émotions!
Chaque personnage a un rôle à jouer dans ce combat, ce n'est pas qu'Ewilan, ce n'est pas facile, les combats sont complexes, dangereux, des personnes auxquels on s'attache perdent la vie, d 'autres sont à deux doigts d'y passer, on ne sait pas comment ils vont s'en sortir, et certains sacrifices semblent être inévitables! C'était génialissime! A tel point que maintenant, je veux relire le tome 1 de la quête pour revoir comment Ewilan fait son premier pas sur le côté et rencontre tous ses amis dans cet univers très riche et bien construit par Pierre Bottero. D'autant plus complexe avec les noms qu'il utilise que ce soit pour les personnages que pour les lieux, je m'y perds souvent mais d'avoir lu le glossaire a la fin m'a aidé à tout resituer!
De plus, on a de nombreuses révélations qui peuvent expliquer certains comportements. On sait enfin qui est ce mendiant qu'on observe dans l'oeil d'Otolep, on revoit Liven! D'ailleurs, l'académie de Gwendalavir sont aussi présents, ils sont restés sur place mais relèvent aussi un sacré défi pour de jeunes dessinateurs!
Malgré un début difficile dû à la mauvaise qualité de mon ebook, je dois finalement avouer que j'ai tout aimé dans ce tome! Meme la fin m'a convaincu, après les épreuves qu'ils ont traversé, pour le coup, j'accepte un peu de facilité! Et le fait de savoir que c'est le tome final nous permet également de connaître le chemin que chaque personnage va prendre! Et autant vous dire, je suis plus que ravie d'avoir gardé le dernier tome d'Ellana pour maintenant, et ainsi respecter la chronologie des évènements!
Je maintiens que mes personnages préférés sont les marchombres Ellana et Salim, mais j'ai aussi beaucoup apprécié le courage de Maniel dans cette trilogie, et Bjorn qui pour finir a réussi à me plaire plus que dans les tomes précédents. Enfin, j'ai bien aimé un nouveau personnage : Humm, j'ai déjà oublié son nom, ça craint, en gros, c'est l'un des meilleurs escrimeurs de Valingai, il est de l'un de ces personnages froids, calculateurs, mais qui ont une telle prestance qu'on ne peut rester insensible à leur charisme...
En conclusion, les tentacules du mal clôt à merveille cette saga, chacun a un rôle important et toutes les pièces du puzzle sont réunies! On a toutes les réponses, plein de révélations et de rebondissements, de beaux combats et une jolie fin!
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Colombedelesperance
  12 mai 2015
Moi qui m'embarquais très sceptique dans cette saga… je devrais écouter plus souvent les conseils de mes amis !
Le troisième tome des Mondes d'Ewilan nous ramène directement auprès d'Ewilan et de ses compagnons, en route pour Valingaï, cité d'origine d'Illian. le chemin pour y parvenir n'est déjà pas aisé en temps normal, mais voilà que la troupe va se retrouver coincée dans une guerre… menée par les Ahmourlaïs, ceux-là mêmes qui adorent la méduse qui a envahi l'Imagination. Néanmoins nos amis ont plus d'un tour dans leur sac, leur mission est d'arriver jusqu'à Valingaï, qu'à cela ne tienne, personne ne les en empêchera. Mais ne serait-ce pas plonger dans l'enfer en voulant éviter la gueule du loup ?
Pour une fois, je trouve mon résumé bien, dites. Champagne ! Bref.
Ce troisième et dernier tome est… plus sombre et mature que les autres. C'est indéniable ! Chaque personnage semble avoir gagné en profondeur (encore !) et surtout, l'intrigue nous apparaît dans toute sa complexité et tout se met en place. Je ne dirais pas que j'ai été bluffée, mais c'était quand même pas loin !
J'avais bien envie de découvrir quelle fin nous avait réservé Pierre Bottero. Ce que nous laissait présager le tome 2 n'était pas joyeux et les hypothèses que je m'étais faites, franchement, n'étaient pas lumineuses non plus. Ça promettait toutefois des moments épiques et je dois avouer qu'à ce niveau, je n'ai nullement été déçue !
Les tentacules du Mal est un roman qui m'a un peu désarçonnée. C'est un livre, je crois que l'on peut lire un peu comme on regarde un Disney : ce que vous en retiendrez dépendra de l'âge et de l'expérience que vous avez. Il y a des choses que l'on aborde qui sont quand même denses et difficiles à avaler. On parle de trahison, de mort, de sacrifice… avec toujours de belles leçons sur l'amour, bien évidemment. L'amour qui va au-delà de tout.
Mêlez tout ceci avec l'univers riche et bien maîtrisé que Pierre Bottero a créé, au milieu de personnages que vous ne cessez de redécouvrir bien que vous voyagiez depuis le départ avec… sérieusement, ça valait le détour. C'était assez complexe, pas assez tout de même pour que je ne garde pas un train d'avance sur les révélations, et ça m'a donné envie de ne plus lâcher le bouquin pour comprendre la fin.
Parce qu'en plus ! Imaginez-vous un peu un truc qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps : mon hypothèse de fin a été déjouée ! Je ne vais pas vous dire que j'ai été déçue, mais presque ! Bon, cette fin alternative me convient aussi, ceci dit. J'aurais bien aimé tomber juste, parce que ça correspondait bien avec l'ensemble du roman et que ça créait une sorte de continuité, j'admets aussi que j'aime beaucoup le message qui transparaît par la suite. Ewilan et ses amis ont fait les bons choix et ils peuvent nous servir d'exemple, quelque part, je trouve cela très chouette.
Autrement ? Il y a eu des passages un peu flippants mais surtout… nierk, dégoûtants à mes yeux, encore une fois. Les combats sanglants avec parfois un peu trop de détails ou juste ce qu'il fallait pour que je puisse parfaitement m'imaginer la scène… comme d'habitude, je m'en serais bien passée. J'ai toutefois assez apprécié le paradoxe vie/mort qui est abordé à différents endroits, notons-le.
Après, l'univers était toujours aussi riche, j'ai énormément apprécié encore une fois les petites citations de début de chapitre qui montrent à quel point Pierre Bottero était avancé dans ses propres univers, et j'en suis époustouflée. Sa plume, aussi, était intéressante, mais allez savoir pourquoi, elle m'a moins frappée que dans le tome 2. Était-ce à cause des actions et de la tension qui allait crescendo ? Ou d'autre chose ? Je ne le saurai sans doute jamais.
Si on parle un peu plus des personnages, je dirai qu'Ewilan m'a paru très humaine, au bord de la faille mais déterminée à suivre le chemin qu'elle se choisit. Ça aussi, j'ai trouvé très beau, comme leçon : c'est à nous de tracer notre destinée, mais arrivera forcément un moment où ce qui a été décidé recroisera nos pas… on ne peut rien éviter et la vie est un trajet pour l'accepter.
Bref, pour en revenir aux personnages, j'ai vraiment aprécié encore une fois Salim, petite étoile dans ce roman un peu sombre, mais aussi Mathieu (bien qu'il m'ait un peu tapé sur le système grmph) et surtout Maître Duom. J'avoue que ce dernier a failli me faire avoir un fou rire sur la fin, tellement l'une de ses réactions était inattendue !
En conclusion (je vais quand même m'arrêter, hein), pour un troisième et dernier tome, c'était un excellent voyage, plus sombre et mature que le 5 premiers livres que j'avais lus sur Ewilan. L'intrigue est assez complexe, le danger est quasiment omniprésent et jamais rien n'est joué. C'est un vrai roman de fantasy pour les plus jeunes, en fait, qui se paie le luxe d'être parfaitement abordable par des personnes plus âgées, comme les Walt Disney. Avec une narration toujours aussi sympathique et des personnages qui vous embarqueront, découvrez la fin de cette saga, pleine de surprises !
Je conseille sincèrement Les Mondes d'Ewilan et je remercie une nouvelle fois La Bibliothèque d'uneSerdaigle de m'avoir poussée à lire ces bouquins en me les prêtant généreusement !
Ce sera donc un 18/20 pour moi !
PS : Oui, oui, que les fans se rassurent... j'ai bien prévu de lire les bouquins sur Ellana, on respire ;)
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Aryia
  30 janvier 2021
Un de mes plus grands regrets en tant que lectrice est d'avoir découvert Pierre Bottero « trop tard », et donc de ne jamais avoir eu l'occasion de le rencontrer pour le remercier de nous avoir offert ces magnifiques histoires, pour le remercier pour ses livres qui m'ont fait tant de bien lorsque j'en avais besoin … Pour lui dire merci d'avoir complétement chamboulé ma vie, de m'avoir fait prendre conscience de la magie des mots, de m'avoir ouvert la voie de l'écriture. Alors, faute d'avoir pu lui exprimer toute ma reconnaissance et mon admiration, je me contente d'annoncer au monde entier mon amour pour ses romans, dans l'espoir de susciter l'envie de découvrir cet auteur prodigieux à ceux et celles qui ne l'ont toujours pas fait. C'est bien peu, comparé à tout ce que Pierre Bottero m'a apporté à travers ses récits, mais c'est mieux que rien, et c'est le seul moyen que j'ai à ma disposition pour tenter de rendre la pareille à cet auteur si cher à mon coeur et si important dans ma vie … Alors je n'ai qu'une chose à dire : lisez-le !
Alors même que l'Empereur lui a expressément ordonné d'abandonner l'expédition chargée de ramener le petit Illian chez les siens et de laisser Edwin partir seul à la recherche d'Altan et Elicia, qui n'ont plus donné signe de vie depuis plusieurs semaines, Ewilan est bien décidée à mener à bien la mission cruciale que lui a confiée l'Oeil d'Otolep en la guérissant : détruire la malveillante méduse qui a envahi l'Imagination et menace à tout instant de s'incarner dans leur monde. Et ce quoi qu'il puisse lui en couter. Accompagnée de ses fidèles compagnons, qui n'hésitent pas une seule seconde à la suivre dans ce qui s'apparente pourtant à une trahison, la jeune fille traverse la Mer des Brumes, parcourt le désert Ourou, franchit les plaines Souffle et découvre les cités-états de ce continent jusqu'alors réputé inhabité … Mais leur périple ne sera pas de tout repos : Valingaï, la cité natale du petit Illian – dont le comportement devient de plus en plus inquiétant au fur et à mesure qu'ils se rapprochent de chez lui –, s'apprête à marcher sur les villes qui les séparent de Gwendalavir … La Compagnie n'a plus beaucoup de temps pour agir : parviendront-ils à sauver une fois de plus leur monde ?
Indiscutablement l'un des tomes les plus intenses des trois trilogies réunies ! du début à la fin, le lecteur est baigné dans cette urgence grandissante et cette tension croissante au fur et à mesure que se rapproche la douloureuse, effrayante et inéluctable échéance : ce terrifiant face à face entre Ewilan, si vaillante mais pourtant si vulnérable, et cette entité maléfique que les adeptes d'un culte sanguinaire s'efforcent d'invoquer. Quelles sont les chances d'une jeune fille face à une telle divinité démoniaque ? Tandis que nous progressons page après page vers cette inévitable confrontation, le récit se fait de plus en plus sombre et poignant … Plongé corps et âme dans l'histoire, le lecteur tremble d'inquiétude et de tristesse à l'idée de ce qui attend les personnages, et dont de ce qui l'attend, car on pressent au plus profond de nous-même que quelque chose de dramatique est sur le point de se jouer. Chapitre après chapitre, une chape d'effroi et de douleur s'étend un peu plus au-dessus de la tête de nos héros et enserre le coeur du lecteur, qui oublie progressivement que ce n'est qu'une simple fiction : on se sent tellement concerné par le sort d'Ewilan et de ses compagnons ! La gorge se noue, le souffle se coupe, les yeux s'embuent …
Mais malgré tout, on savoure. du début à la fin. On croque cette histoire à pleines dents, on dévore chaque chapitre comme si notre vie en dépendait. Et on se régale. Car au-delà de cette lourdeur et de cette noirceur encore jamais atteintes dans la saga, ce récit est parsemé de légèreté. On retrouve avec une joie immense les dialogues endiablés entre Salim et Bjorn, véritables rayons de soleil au coeur de l'obscurité. de même, on retrouve l'ironie débordante d'Ellana, ainsi que sa désinvolture qui nous permet de prendre un peu de recul au lieu de se complaire dans l'inquiétude du lendemain et le découragement. Même le vieux Duom nous apporte en fin de tome une scène à mourir de rire qui vient relâcher la pression accumulée tout au long du roman, si ce n'est de la trilogie entière ! On se régale également de tous ces petits instants de grâce, chargés de douceur et de tendresse, qui viennent chasser momentanément la douleur et la détresse : certains passages sont vraiment émouvants à en pleurer. Et certains sont tout simplement déchirants, atrocement tragiques et pourtant si beaux …
Il faut dire que ce tome est bien plus profond que les précédents. Tandis que se rapproche l'épreuve finale, où se jouera le sort de tout un monde, nos héros font face à leur propre destinée. Non pas ce destin implacable, ce chemin déjà tout tracé auquel on ne peut échapper. Non. Chacun, à leur manière, décide de tracer sa propre route, de devenir maitre de sa vie au lieu de se laisser guider par une main invisible et inflexible. Libre-arbitre. « On a toujours le choix. Toujours. Il suffit de faire le bon », déclare notre brave et dévoué Maniel à une Ewilan désemparée devant le point de non-retour où elle ne peut plus faire marche arrière. A la croisée des chemins, Ewilan et tous ses compagnons de route font face à cette grande question, que nous nous sommes tous déjà posé à de diverses occasions : quel est le bon choix ? Tant pour soi-même que pour les autres … C'est un tome qui explore aussi la question de la responsabilité, du devoir, de l'égoïsme, du sacrifice. Mais aussi du mensonge, de la trahison, de l'ambition, de la vengeance. du poids des erreurs, mais aussi de la force du pardon. Et tout cela donne lieu à des passages vraiment bouleversants, magnifiés par la plume de Pierre Bottero qui, à la fois si simple et si riche, sublime vraiment le récit. On finit en apothéose avec des chapitres d'une brièveté qui n'a d'égale que leur puissance. Magnifique, vraiment.
En bref, vous l'aurez bien compris, le coup de coeur que j'ai pour la saga dans son ensemble se confirme également pour ce tome pris individuellement. du Bottero dans toute sa splendeur, où la dureté de la quête, la noirceur de l'épreuve, côtoient la joie de cheminer entre amis, la douceur des sentiments naissants … le plaisir de l'aventure que représente la vie. C'est un final vraiment grandiose que nous offre l'auteur dans ce tome, avec un adversaire plus terrifiant que jamais, avec une confrontation plus épique que jamais, avec de la peine et de la douleur à n'en plus finir, mais toujours cette force de l'amitié qui les rend plus fort que les épreuves … J'ai tout simplement adoré, et j'avoue que j'ai fait trainer le plaisir en longueur en lisant bien plus doucement que d'ordinaire ! Malgré tout, il y a ce petit pincement au coeur, car même en sachant que je vais les retrouver dans le tome 3 du Pacte des Marchombres, il n'empêche qu'une page se tourne définitivement : c'est la fin de l'histoire d'Ewilan et de ses compagnons, la fin de diverses épopées qui nous fait rire, pleurer, trembler, souffler, rêver … On ferme la dernière page avec un doux sentiment d'accomplissement, mais aussi avec un peu de peine, car c'est dur, les « au revoir » …
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Citations et extraits (69) Voir plus Ajouter une citation
MorgouilleMorgouille   12 juin 2011
Maître Duom se réveilla ainsi un matin et découvrit un scorpion gros comme sa main caché dans sa botte. Il poussa un cri strident qui ameuta le reste de la troupe. Sans un mot, Ellana s’empara de la botte et la secoua à l’écart du campement. Le scorpion disparut entre les pierres.
- Pourquoi ne l’as-tu pas exterminé ? s’indigna l’analyste. Cette saleté aurait pu me piquer !
- Il cherchait simplement un peu de chaleur pour passer la nuit, répondit Ellana. Cela ne mérite pas la mort.
- S’il m’avait piqué, c’est moi qui serais mort, insista maître Duom.
- Je connais beaucoup d’hommes qui sont prêts à tuer si on leur marche dessus, on ne les extermine pas pour autant.
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Ombeline75Ombeline75   11 septembre 2013
La porte de la salle explosa, des cordes surgirent de néant, le ligotant dans son fauteuil tandis qu'un bâillon se matérialisa devant sa bouche, l'empêchant d'utiliser son Don. Avant qu'ils aient pu bouger, ses officiers subirent le même sort. L'état-major de Valingaï au grand complet avait été réduit à l'impuissance en moins d'une seconde!
Deux Alaviriens, Duom Nil' Erg et le jeune Salim entrèrent et se campèrent devant KaterÃl.
- Votre Majesté, fit le vieil homme inclinant la tête. Veuillez pardonner cette intrusion peu protocolaire, mais nous n'avons ni le temps ni la possibilité de solliciter une audience.
KaterÃl émit un borborygme qui fit sourire Salim et laissa maître Duom de marbre.
- Je vous remercie de m'accorder ce temps de parole, reprit-il. Nous quittons votre accueillant royaume et il aurait inconvenant de ne pas une dernière fois. Je souhaiterai également m'assurer que vous ne sous-estimiez pas Gwendalavir et ses habitants. Je vais donc abuser de votre bienveillance et dresser un rapide bilan de notre passage dans votre riante cité. L'arène est détruite. Totalement.
Le culte d'Ahmour, faute de prêtres et de démon à adorer, est désormais obsolète. Une bonne partie de vos jouets, j'entend par là Géants, coureurs, maître d'armes et autre Saigneur, sont hors service, la plupart de manière définitive. Je passe sur les soldats que nous avons dû enfoncer dans la roche pour éviter qu'ils ne se blessent et sur ceux qui sont devenus fous en aperçevant notre vieil ami le Dragon venu nous rendre visite.
L'analyste pencha la tête vers le roi et fit mine d'écouter avec attention.
- Décidément, votre Majesté est trop bonne! s'exclama-t-il. Bonne et prudente. Elle fait preuve d'une grande sagesse en renonçant à une quelconque action belliqueuse contre Gwendalavir. Comment? Vous allez plus loin? Vous renoncez à vous approcher à moins de mille kilomètres de l'Empire? Ce n'est plus de la sagesse, Majesté, c'est de la clairvoyance divine.
Le regard de KaterÃl, d'abord furibond, était devenu angoissé. Il aurait donné la moitié de son royaume pour être délivré du vieux fou qui le tourmentait, mais le vieux fou en question n'en avait pas fini avec lui.
- Il faudrait entériner cet accord de manière officielle, cependant vous paraissez fatigué et je craindrais de dépasser les limites de la bienséance en vous demandant votre signature sur un bout de papier. Que faire? Il jeta un coup d'œil circulaire puis se frappa le front d'un geste téâtral.
- Je sais! Salim, en guise de ratification, plante une flèche dans cette vilaine décoration là-bas au fond. Cela constituera un merveilleux souvenir pour notre hôte, doublé, je l'espère, d'un avertissement efficace.
Il montrait l'effrayante effigie d'Ahmour qui se dressait contre un mur, une statue haute de trois mètres sculptée dans un granit sombre et froid. Salim, qui avait suivi le monologue en se délectant de chacun des mots prononcés par le vieil analyste, haussa les sourcils.
- Ce serait avec plaisir, mais... je n'ai pas d'arc...
- Voyons, mon ami, depuis quand nous autres Alaviriens avons besoin d'un arc pour décocher un trait? Une flèche, Salim. Maintenant!
Sous le ton badin, l'ordre était sans équivoque. Son cerveau tournant à pleine allure pour deviner comment l'analyste était au courant de l'existence du gant, Salim obtempéra. Il tendit le bras gauche, amena une corde invisible jusqu'à sa pommette , ouvrit les doigts...
Une flèche noire jaillit du néant, frôla la tête de KaterÃl et traversa la pièce en sifflant. Là où une autre se serait brisée, elle se ficha avec un bruit mat dans le cœur de la statue.
- Joli tir, apprécia maître Duom.
Puis il se pencha sur KaterÃl et le saisit au collet. Toute trace d'humour vaut disparu de son visage et sa voix, lorsqu'il reprit la parole, était aussi froide que la mort.
- Vous ne possédiez qu'une chance infime de nuire à Gwendalavir et cette chance vous ne l'avez plus. Nous avons renvoyé votre démon chez lui. Tentez la moindre action contre l'Empire et, lorsque nous en auront fini avec vous, il ne restera de votre cité que des ruines et de votre peuple que des cadavres!
Le vieil analyste se redressa, ses traits redevinrent débonnaires.
- Allons-y maintenant, nous ne devons pas abuser du temps et de la patience du monarque de Valingaï.
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LefsoLefso   24 août 2011
Salim jeta un coup d'œil à Ewilan qui approuva d'un léger signe de tête. Il poursuivit :
- Nous en sommes réduits à réciter, dans les cavernes désertes de nos cœurs dévastés, des odes qui pourtant les feraient vibrer si elles prenaient le temps de les écouter. Nous nous jetons à leurs pieds, elles nous tournent le dos. Nous brûlons d'une flamme haute et pure, elles ne s'y réchauffent pas. Les hommes sont des poètes méprisés ! J'ai bien dit les hommes, pas les gros poulpes avec une... Non, Bjorn, je ne parlais pas pour toi ! Arrête !
Le chevalier avait saisi Salim et faisait mine de l'étrangler.
- Espèce de roquet insolent, gronda-t-il, tu outrepasses les limites de ma bienveillance.
- Non, Bjorn, tu te méprends. C'est charmant, un poulpe... Aïe !
La première, Ewilan éclata de rire, bientôt suivie d'Ellana et de l'ensemble des Alaviriens. Un rire purificateur qui balaya comme par magie angoisses et tristesse.
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YendareYendare   26 octobre 2018
- J'ai besoin de toi. Gwendalavir a besoin de toi.
- J'ai donné vingt ans de ma vie à Gwendalavir. Sans marchander, sans rien attendre en retour. J'ai oublié de construire ma propre vie pour me consacrer à des occupations que je jugeais plus nobles, plus importantes, persuadé que le fils du Seigneur de la Citadelle devait agir ainsi. Je ne prétends pas m'être trompé, je ne regrette aucun de mes choix, mais aujourd'hui je change de route.
- Justement ! s'emporta Sil' Afian. Pourquoi aujourd'hui ?
- Parce que j'ai vu des êtres proches mourir [...] Parce que j'en ai vu d'autres passer à côté de réalités essentielles... Parce que j'ai pris conscience que, prince ou mendiant, on n'a qu'une vie et qu'il est capital d'en faire quelque chose de bien... Parce que je passe, moi aussi, à côté de réalités essentielles... Parce que j'ai envie de penser à moi et à ceux que j'aime. De manière exclusive
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YendareYendare   23 octobre 2018
Edwin et Ellana ouvrirent les doigts. Deux flèches parfaitement ajustées fusèrent.
Elles se fichèrent avec un bruit mat dans le corps du coureur, à la hauteur de son cœur, mais, étrangement, le flot de sang qui accompagne la mort ne jaillit pas.
Ce fut bien pire.
Le poitrail de l'animal se fendit sur toute sa longueur. Une multitude grouillante d'insectes en jaillit. De monstrueuses blattes longues de trente centimètres, à la carapace d'un noir brillant, aux antennes frémissantes et aux mandibules acérées.
- Des grouillards ! s'exclama Artis Valpierre.
Le cri écœuré d'Ewilan fut repris par Salim et maître Duom lorsque les blattes géantes tournèrent leurs têtes hideuses dans leur direction. Il y eut une seconde de flottement puis les grouillards, dans un ensemble parfait, se précipitèrent sur eux à une vitesse hallucinante.
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Vidéo de Pierre Bottero
Les auteurs de nos séries consacrées à l'univers de Pierre Bottero se retrouvent pour répondre à vos questions et vous proposent de jouer à "dessiner c'est gagné" en direct. En présence de Montse Martin, Laurence Baldetti et Lylian. Rencontre animée par Tiboudouboudou.
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Quiz Voir plus

Ellana, le livre que vous devriez connaître par coeur.

Où Ellana fut élevée durant ces jeunes années ?

Chez son père et sa mère.
Dans la Forêt-Maison des Petits.
Dans la maison de son oncle.
Chez Jilano.

7 questions
313 lecteurs ont répondu
Thème : Pierre BotteroCréer un quiz sur ce livre

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