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Rageot Editeur

Les éditions Rageot ont été créées en 1941 par Tatiana et George Rageot. La maison d`édition, qui appartient au groupe Alexandre Hatier, est spécialisée dans l`édition de romans pour la jeunesse. Aujourd`hui la catalogue de Rageot compte plus de 300 titres avec des auteurs phares comme Pierre Bottero (La Quête d`Ewilan).

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Dernières parutions chez Rageot Editeur


Dernières critiques
La_PAL_de_la_Licorne
  26 octobre 2020
Éliott et la bibliothèque fabuleuse de Pascaline Nolot
Eliott est poursuivit par la terrible Charlie Charlebois. Pour lui échapper, il se réfugie à la bibliothèque, lit un bon livre et s’endort. Quand, il se réveille, la bibliothèque est fermée mais pas pour tout le monde. Il découvre le bibliothécaire, un chat qui parle et une armée de rats mécaniques qui forment une organisation secrète. Accusé d’espionnage, ils veulent lui effacer la mémoire mais Eliott préfère effectuer de dangereuses missions. Quelles sont-elles ? Arrivera-t-il à les accomplir ?





J’ai dévoré ce roman dans la journée. L’histoire est palpitante et pleine de rebondissements. On découvre le quotidien d’Eliott persécuté par la tyrannique Charlie et en parallèle, ses aventures merveilleuses à la bibliothèque.



Le personnage d’Eliott est attachant. A priori, il n’a rien du héros courageux mais il va se révéler dans ses aventures avec la société secrète. Cela va même l’aider à affronter ses problèmes quotidiens. Le lecteur peut facilement s’identifier à lui et voir qu’il est possible de se dépasser.



Le style de l’autrice est très agréable. C’est dynamique et facile à lire. Elle joue avec les mots pour le plaisir du lecteur. Elle aborde le thème difficile du harcèlement scolaire de manière différente. Pour une fois, ce n’est pas parce qu’on en parle à quelqu’un que cela peut s’arranger mais parce qu’on change d’attitude. Un conseil qui peut être appliqué dans bien d’autres situations.



Un livre jeunesse moderne, emprunt de magie et de bon sens. À lire dès 9-10 ans.

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Leya-niess
  26 octobre 2020
Thunder, tome 1 : Quand la menace gronde de David S. Khara
On suit Ilya venu vivre en Grande-Bretagne chez une grand-mère qu’il n’a jamais rencontré. Il va fréquenter au lycée des adolescents qui ont certaines particularités, comme lui. Ils ont tous des pouvoirs spécifiques.

Tout ceci n’est pas un hasard et les péripéties s’enchaînent à un rythme soutenu.

Ce premier tome de Thunder fait penser aux X-men mais aussi à des séries comme Heroes, Misfits ou Alphas. L’auteur sème également de multiples références (aux Monty Python, par exemple : Palin, Cleese, Gilliam, j’ai souri…), à la mythologie grecque. Tout ça est très bien fait. L’humour est aussi présent.
Lien : https://imaladybutterfly.wor..
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nadiouchka
  26 octobre 2020
Ginette Kolinka, survivante du camp de Birkenau de Ginette Kolinka
# Rentrée littéraire 2020



Aujourd’hui, j’ai choisi d’aborder un thème grave, celui de la guerre, de la déportation avec le livre – témoignage de "Ginette Kolika, survivante du camp de Birkenau » (Éditions RAGEOT), un livre adapté de « Retour à Birkenau » de Ginette Kolinka avec Marion Ruggieri. Cet ouvrage est un texte intégral, accompagné d’un dossier documentaire, ce cartes, d’un glossaire et de questions d’ados. Il est d’ailleurs conseillé à partir de 12 ans.



Ginette Kolinka est née en 1925, sans une famille non pratiquante, d’origine juive. Elle est la petite dernière d’une famille de six sœurs. Son père, qui avait déjà perdu un fils, voulait un fils à tout prix et c’est Gilbert qui est né six ans après Ginette. « Mais aucun garçon de la famille Cherkasky n’est mort de sa belle mort. Une fatalité. » Leur vie familiale est sans luxe mais rien ne manque. Puis, alors que Ginette a 14 ans, le guerre éclate et à partir de 1942, tout bascule, alors que tout semblait aller bien, elle aurait eu une vie insouciante, celle de son adolescence…. s’il n’y avait pas eu la guerre.



Dans ce petit livre, Ginette Kolinka raconte son quotidien, à partir de son adolescence pendant la guerre jusqu’aux derniers jours de sa déportation, de son « séjour » dans l’antichambre de la mort – elle voit partir son père et son frère qui ont eu le malheur de se dire fatigués et de monter dans un camion, tandis que les autres font le chemin à pied et on entend « Schnell ! » sans arrêt (le premier mot qu’elle apprend en allemand). Et dire que c’est Ginette qui a conseillé à son père et à Gilbert de prendre le camion !!!! « Cette phrase, soixante-dix ans après, résonne encore en moi. « (p.29) Car les plus « fatigués » sont ceux qui « partent en fumée » dans les fours crématoires, mais ça, personne ne le savait et ensuite, difficile d’imaginer une telle abomination.



Dans plusieurs chapitres, l’auteure nous fait part de tout ce qu’elle a enduré tout en gardant un certain espoir. A son arrivée au camp de Auschwitz-Birkenau, elle a le matricule 78599 – elle n’est plus qu’un numéro parmi des milliers d’autres. « Jusqu’ici nous étions des êtres humains. Nous ne sommes plus rien. » (p.37)



Après plusieurs années de souffrances, de maladies, des années où Ginette Kolinka peut dire qu’à Birkenau il n’y avait plus d’étoiles dans le ciel (alors que dans les camps elles figuraient), elle parle de la « chance » qu’elle a eue : «A Bergen – Belsen – Ma chance, dans cette histoire, la voilà : deux mois plus tard, en janvier 1945, les nazis quittaient Auschwitz pour échapper à l’avancée des Alliés. La Marche de la Mort, d’Auschwitz à Loslau ... » (p.61). Puis, quand elle est enfin sauvée, et qu’on lui dit que l’on peut prévenir sa famille, pour elle c’est : « quelle famille ? »



Vient ensuite sa vie après la guerre, trois ans de maladie, à Lyon, plus de forces… Mais il lui faut se reconstruire et elle démontre une grande force de caractère qui, d’ailleurs, ne l’avait jamais quittée pendant toutes les années d’enfermement – de coups – de maltraitance – de faim – de crasse - de débrouille pour dénicher quelque chose à grappiller dans les poubelles pour tenter de survivre …



C’est un témoignage bouleversant que ce petit livre de "Ginette Kolinka, survivante du camp de Birkenau ». On y trouve ensuite, une quarantaine de pages pour expliquer la « Mise en perspective historique » - des cartes – des explications sur « la politique de collaboration et l’instauration des mesures anti-juives » - et bien d’autres réflexions pour en arriver au « temps de la mémoire et de la transmission », ce qui a lieu grâce à Steven Spielberg car celui-ci avait créé une fondation pour recueillir le témoignage de déportés avant son film « La liste de Schindler »(un film qui m’a faite pleurer comme j’ai pleuré en entendant cette chanson de Jean Ferrat : « Nuit et brouillard ») :



« Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers

Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés

Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants

Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent.

Ils se croyaient des hommes, n’étaient plus que des nombres…. »



cette chanson qui évoque bien ce qui a eu lieu pour Ginette Kolinka et aussi pour tant d’autres qui ont réussi à en réchapper (comme mes grands-parents).

Mais si difficile a été cette ignominie sans nom et au sujet de laquelle on a l’habitude d’entendre : « plus jamais ça ! ».



Si Ginette Kolinka s’est tue pendant longtemps, elle n’a rien oublié, et certainement pas Simone Jacob (plus tard Simone Veil) ni Marceline Roselberg (Loridan-Ivens), toutes du convoi 71.



Ouvrage lu grâce à #« Lire et Sortir » et aux #Editions Rageot. Je les en remercie et ne pensez pas à mes larmes. On ne peut pas y échapper.

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