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Bon... Comment dire...

La dernière fois que j'ai commencé ma critique par ces mots, j'avais aimé le livre... Mais là, j'avoue avoir été déçu et l'avoir refermé à regret à mi-parcours.

Non, avec Anibal, Anne Bragance ne nous transporte ni à Carthage, jouer de l'épée avec Scipion l'Africain ni à Baltimore, manger de la cervelle avec Clarice Starling, mais nous fait plutôt décoller vers la Cordillère des Andes, où les vieux d'Edgar, 12 ans, ont eu l'idée canon d'aller lui chéchère un frangin...

Et l'Inca qui va s'rabouler, il s'en cogne et n'en a keud à faire, Edgar !

Déjà que ses vieux, Môôôssieur et Madâââme Saumane, ne l'aiment pas lui, Edgar, il va quand même pas s'emmerder à leur faire c'plaisir de kiffer c'batard, non ?

D'autant plus que Lolly et Hugues, ses vieux, des pétés d'oseille qui invitent leurs potes du septième art à venir becqueter et siffler du champ' gratos, se sont arrachés de Maison-Laffitte pour se racheter une barraque encore plus top à Saint-Jean Cap-Ferrat, là où y'a même pas moyen de profiter des saisons tellement que c'est toujours le chaudard dans le Sud !

Et ça c'est pas cool, parce qu'Edgar, son kif à lui, c'est les fleurs à toutes les saisons. Il en connait un rayon sur les fleurs et avec son pote Lucas, le jardinier de la famille, il préfère passer ses journées au jardin plutôt qu'au bahut !

Alors l'Inca, du haut de ses cinq ans, il a qu'à bien se tenir parce qu'Edgar, l'Inca, il va pas le laisser crapahuter sur les plates bandes de son jardin ! Ni dans sa vie tout court d'ailleurs !

A moins que...


Je pense avoir voyagé à contre-courant des autres lecteurs durant cette moitié de roman mais quand, à ce stade-là, vous avez déjà regardé trois fois dans votre bibliothèque pour savoir quel livre vous allez lire après celui-là, il vaut mieux s'incliner...

Autant Anne Bragance était parvenue à m'emporter totalement avec son EXCELLENTISSIME conte africain le Fils-Récompense, au point d'en faire un des livres à emporter sur mon île déserte (en passant – j'ouvre la parenthèse – je m'étonne du peu de succès de ce livre, lisez-le, vraiment ! Je ferme la parenthèse), autant je suis resté fermé aux émotions qu'elle a essayé de m'apporter dans ce roman.

Au point de me demander si je lisais bien la même auteure.

Les premières pages m'ont pourtant séduit, avec cette narration qu'Anne Bragance attribue à Edgar, qui nous parle du haut de ses 12 ans. Je m'attendais déjà à retrouver une émotion similaire à celle que m'avait procuré le petit Momo dans La vie devant soi, de Romain Gary... Mais pas de langage tout en émotion et en maturité ici... Pas non plus de langage naïf et frais, comme pour un Petit Nicolas...

Non ici, bien qu'issu d'une famille fortunée, bien comme il faut sous toutes les coutures, Anne Bragance a choisi le langage argotique dans la bouche d'Edgar. Un langage vif, tendu et rapide... Mais qui ne m'a apporté aucune cohérence et aucun intérêt. Vous l'avez compris, j'ai du mal avec l'argot (ma critique d'Un Orval des Or Vaut en témoigne, un EXCENULLISSIME livre ;o) ). J'ai eu aussi du mal avec Edgar qui n'appelle ses parents que par leurs prénoms, Lolly et Hugues...

Bref... Peu d'émotions pour moi dans ce roman qui ne m'a pas emporté et que j'ai préféré refermer avant de savoir ce qu'allait devenir leur relation, à Edgar et Anibal... Je pense que je l'aimais bien pourtant Anibal, il avait l'air trop chou, mais un demi-roman à attendre un peu plus d'émotions, c'est trop long pour moi.

C'est comment la formule déjà ? Ah oui.. Je dois être passé à côté. Je retiendrai que le langage argotique n'est définitivement pas pour moi et qu'Anne Bragance, originaire de Casablanca, m'a semblé plus inspirée avec le charme du Sénégal qu'avec l'Amérique du Sud.

Vite... Un petit Pisco Sour pour se changer les idées !
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Un livre que j'ai trouvé dans une boite à livre… Oui, j'aime y piocher des lectures inédites…. Peut-être parce que ma pal n'est pas assez grande. :-)

Ce petit roman est le récit d'un préado passionné des plantes, aimé par sa mère et incompris par son père… Il essaye déjà de se construire et arrive Anibal 5 ans un péruvien adopté par ses parents.

Une petite histoire touchante où rien ne vous surprend véritablement… Un minuscule moment de détente rien de plus… Ce qui m'a étonné c'est que c'est une littérature jeunesse, je ne suis pas sûr que ma fille aimerait ce livre… Trop différents du monde réel, enfin de notre époque.

Bonne lecture !
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Comment ne pas être attendri par la bonne "bouille" d'Anibal, petit Indien des Andes de 5 ans? Eh bien, c'est ce qui est effectivement arrivé à son grand frère d'adoption, Edgar, le narrateur. Celui-ci, jaloux au départ, s'est vite pris d'amitié pour ce drôle d'enfant au drôle de nom. A eux deux, ils vont former une paire indestructible (al)liée contre le monde entier, et en premier lieu contre leurs parents (indignes!).

J'ai vraiment apprécié ce court roman plein de sensibilité et de naïveté.
A part le vocabulaire argotique du narrateur (l'auteur a vraisemblablement confondu "pré-adolescent" et "argotique"...) le langage imagé d'Egar, grand amateur de fleurs, m'a fait rire. Pour lui, le Monde n'est que Nature, comme dans ces exemples : 'les cheveux de gypsophile de Lucille", "le sexe d'André ressemblait à un plantoir à tulipes", "je me suis rapproché, silencieux comme un nuage", "elle était aussi docile que la terre sous le soc"...
Ses interventions intempestives m'ont conquise, et j'y adhère ! Comme par exemple, lorsqu'il met des boules Quiès dans les oreilles de son petit frère lors de ses leçons de français afin de "lui retarder les emmerdes, les déceptions, les larmes qu'on verse dès qu'on comprend le langage des hommes(...).Je me suis dit : moins vite il comprendra, mieux il se portera. Vous avez dû remarquer comme les bébés ont les yeux limpides, transparents. Tous, sans exception. Vous pouvez vous pencher sur n'importe quel berceau et tenter l'expérience, susurrer au marmot 'sale corniaud', 'sagouin', 'fils de pute', je vous parie que vous réussirez pas à troubler cette limpidité, cette transparence. Et si le môme est bien luné, il se peut même qu'il vous offre un sourire en prime. Mais, plus tard, dès que les choses vont devenir intelligibles, qu'il pourra les nommer, pour la transparence, ce sera foutu. Les yeux d'un enfant qui grandit, c'est comme le bassin du docteur Chevalier, peu à peu l'eau tourne, elle devient trouble, on peut même plus se voir dedans. J'ai mis longtemps, des années, avant de comprendre ce qui fait tourner la belle eau dans les yeux des innocents. J'ai repéré les responsables : les mots. Chaque mot nouveau est une pierre enrobée de boue qui tombe dans le regard des petits et le salit pour toujours. A quatre ans, on a reçu, mettons, une brouette de pierres. A sept, c'est déjà un tombereau, à douze, suffit de croiser mon regard. Et quand on est vieux, c'est des milliers de tonnes et, à force, l'oeil est un vrai cloaque, il a pris l'opacité, la dureté de la pierre, on se cogne contre".
J'adore ses valeurs, il veut adoucir la vie de son petit frère pour qu'elle ne ressemble pas à la sienne : "Parole, des fois je pense qu'Anibal est pareil qu'une fleur : vous tenez son sort entre vos mains, vous pouvez lui faire tout le bien ou tout le mal que vous voulez, c'est une responsabilité terrible. Mais quand la fleur est un môme de cinq ans qui vous regarde comme si vous étiez une idole, c'est une responsabilité encore plus terrible, qui vous met le coeur en badaboum. Juste à cause de cette façon qu'il a de me regarder, je peux pas me permettre de faire des conneries". Déjà, à douze ans, il se montre très mûr.

Pour cet enfant responsable, pour cet amoureux des fleurs, chapeau! Puisse-t-il y avoir encore des enfants pareils à lui !
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Edgar, dit Sweetie, 12 ans, vit au Cap-Ferrat dans la belle maison de ses parents, producteurs de cinéma. C'est un enfant solitaire, passionné par les fleurs de leur jardin. Il parle peu en général et pas du tout à son père.
Un jour, ses parents lui annoncent qu'ils adoptent un petit péruvien.
Il déteste d'emblée ce petit Anibal de cinq ans, jusqu'au jour où il le sauve d'une crise d'asthme.
Je n'ai pu m'empêcher de faire un parallèle entre Gérard Legrandieu, un des nombreux acteurs invités chez ses parents, et Gérard Depardieu.
Une écriture agréable et sensible pour faire un beau portrait d'enfant
J'avais déjà été séduite par Rose dans « Rose de pierre », et je le suis tout autant par ce jeune Edgar.
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Ce n'est pas le roman que je préfère d'Anne Bragance. J'y ai pourtant retrouvé les thèmes qui lui sont chers. L'enfance, l'incompréhension des adultes, la tendresse et le désir d'être heureux malgré tout. A douze ans, Edgar (surnommé Sweetie) se voit flanqué d'un petit frère de 5 ans venu du Pérou. Les débuts seront difficiles mais petit à petit l'amour va naître entre ces deux enfants de parents "absents". J'ai moins apprécié l'écriture de celui-ci. mais il mérite d'être lu.
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Un adorable petit livre!
Anne Bragance donne à son jeune héros la gouaille et le bagout d'un titi solitaire. Ce petit dur au coeur de fleur (certains passages m'ont fait penser à Tistou les pouces verts, autre bon souvenir de lecture) va se laisser attendrir malgré lui par le petit péruvien adopté comme une lubie par ses parents, mondains de l'univers du cinéma, égoïstes et mal-aimants...
Comme un conte de fée ( le père qui est un vrai père de sang mais se conduit comme un parâtre, le voyage des deux enfants, l'ami acteur ) avec des éléments réels ( les boules quiès, la maladie de Anibal) ce livre m'a beaucoup plu et rappelle que les gosses ne sont pas des jouets dont on peut s'enticher et puis se lasser, et qu'il est possible de mieux comprendre un parfait inconnu que sa propre famille...
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Un récit dont le narrateur, Edgar a douze ans, des relations difficiles avec ses parents, une passion pour le jardinage et un petit frère adoptif qui débarque d'Amérique du Sud.

Une délicieuse histoire d'un gosse un peu rebelle mais tendre et passionné.

Qui peu à peu va devenir le protecteur du petit frère qu'il considérait de prime abord comme un envahisseur.

La verve d'Anne Bragance passe par un langage décalé, ce quelle raconte nous faite rire, sourire mais également, je crois la manière dont elle le dit, ce langage quelque peu argotique qui reflète bien les sautes d'humeur d'Edgar, ses coups de coeur, ses ras-le-bol.

Le monde des fleurs sert de toile de fond au récit et enrichit le vocabulaire imagé du narrateur.

Roman dont le rythme est assez rapide et très plaisant, une lecture qui vous éclaire une journée comme le soleil qui luit au pays d'Anibal.


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Un livre "mine de rien" qui aborde tout un tas de thématiques hyper fortes, dures, l'adoption, le racisme, les conflits fraternels, la parentification, les parents qui considèrent leur progéniture comme objet, objet décevant. Un livre mine de rien où cette putain de résilience trouve des tuteurs en la personne d'un acteur célèbre (Anne Bragance est-elle in love de Depardieu ? On sent qu'elle aime ce personnage et le lecteur aussi aimera ce personnage), en la nature (ces fleurs, ce jardin...), et les contes qui rassemblent les frères... J'en passe.
Bref, mine de rien, c'est un bon livre. Pas un chef d'oeuvre, pas exceptionnel, mais "bon".
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Edgar, ce qu'il aime, c'est les fleurs. Et qu'on lui foute la paix, aussi. Mais, ses parents, ça leur plaît pas des masses alors quand ils décident d'adopter un inca, Edgar comprend bien que c'est un remplaçant pour le fils indigne qu'il est. Au début, l'Anibal, il peut pas l'encadrer puis, peu à peu, il s'attache à son frangin. Parce qu'Edgar, c'est peut-être une vraie tête de lard mais c'est aussi un coeur d'artichaut. Et, son coeur d'artichaut, il l'a sur la main.

Bon, je vais arrêtez là le résumé. Parce que vous l'avez déjà dans les autres critiques et que c'était juste pour vous donner un aperçu du langage utilisé, langage oralo-argotique qui fleure bon les eighties, les chansons de Renaud et les sketches de Coluche. Ce style d'écriture aux négations amputées est, à mon avis, le plus gros défaut de ce livre, s'il fallait en trouver un. Il ne m'a pas vraiment gênée dans ma lecture car c'est un style auquel je suis habituée, contrairement à d'autres lecteurs, mais il est censé reproduire la façon de parler d'un adolescent, mais d'un adolescent des années 90. Et encore. Je me demande si ce n'est pas plutôt le parler des adultes des années 90 qui furent adolescents dans les années 70-80. Toujours est-il que pour les adolescents des années 2010, j'ai peur que ça paraisse vieillot voire difficile à comprendre. C'est tout le problème des romans jeunesse qui essaient de reproduire la façon de parler des jeunes, façon de parler qui change à peu près tous les dix ans, voire tous les cinq ans.
Cela dit, le roman est, par ailleurs, un vrai régal. Certes, certains personnages secondaires sont quasiment caricaturaux mais d'autres sont éminemment sympathiques (le docteur Chevalier, la jugesse, Legrandieu). Surtout, les personnages secondaires paraissent vraiment... secondaires, à côté des personnages principaux : le narrateur et son frère. La passion des fleurs d'Edgar est une vraie bonne idée qui non seulement lui donne de l'originalité mais est aussi utilisée comme un fil rouge narratif et stylistique. le style, puisque j'en parle, est plutôt bon. En dehors de son oralité, on trouve des tournures et des idées vraiment originales et savoureuses qui m'ont beaucoup plu.
Enfin, j'ai trouvé que l'apprivoisement (apprivoisage ?) progressif des deux frères est bien mené. L'auteur prend le temps de montrer l'évolution des sentiments d'Edgar sans pour autant ennuyer le lecteur. La structure du livre lui-même pousse à une lecture rapide : les chapitres sont assez longs mais composés de paragraphes d'une page-une page et demie (parfois plus dans la deuxième moitié). On a tendance à se dire : "allez, juste un petit morceau de plus" et, de fil en aiguille, on dévore le roman en un rien de temps. C'est aussi raconté avec sensibilité et humour, ce qui ne gâte rien.
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Edgar, surnommé Sweetie est un petit garçon d'une dizaine d'années qui vit dans une famille aisée dans le sud de la France à Saint Jean Cap Ferrat près de NIce. Ses parents travaillent dans le milieu du cinéma ce qui les occupe beaucoup et leur laisse très peu de temps à consacrer à Edgar, mais, ils décident tout de même de partir dans les Andes pour adopter un petit péruvien de 5 ans prénommé Anibal.
La suite sur mon blog
Lien : http://histoires-de-livres.o..
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