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ISBN : 2266047280
Éditeur : Pocket (01/02/1993)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 83 notes)
Résumé :
A douze ans, tête de mule et mauvais élève, Edgar a déjà compris deux choses: Primo, qu'il vaut mieux se taire plutôt que de se faire engueuler; deuxio: Que sa seule passion et occupation dans la vie c'est et ce sera les fleurs! Aussi, quand Hugues et Lolly, ses parents, lui annoncent qu'ils ont décidé d'adopter un petit Péruvien, Edgar est parti sans rien dire dans son jardin arracher des mauvaises herbes. L'Inca, il allait voir ce qu'il allait voir! Anibal, il s'a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
DavidG75
  12 mai 2019
Bon... Comment dire...
La dernière fois que j'ai commencé ma critique par ces mots, j'avais aimé le livre... Mais là, j'avoue avoir été déçu et l'avoir refermé à regret à mi-parcours.
Non, avec Anibal, Anne Bragance ne nous transporte ni à Carthage, jouer de l'épée avec Scipion l'Africain ni à Baltimore, manger de la cervelle avec Clarice Starling, mais nous fait plutôt décoller vers la Cordillère des Andes, où les vieux d'Edgar, 12 ans, ont eu l'idée canon d'aller lui chéchère un frangin...
Et l'Inca qui va s'rabouler, il s'en cogne et n'en a keud à faire, Edgar !
Déjà que ses vieux, Môôôssieur et Madâââme Saumane, ne l'aiment pas lui, Edgar, il va quand même pas s'emmerder à leur faire c'plaisir de kiffer c'batard, non ?
D'autant plus que Lolly et Hugues, ses vieux, des pétés d'oseille qui invitent leurs potes du septième art à venir becqueter et siffler du champ' gratos, se sont arrachés de Maison-Laffitte pour se racheter une barraque encore plus top à Saint-Jean Cap-Ferrat, là où y'a même pas moyen de profiter des saisons tellement que c'est toujours le chaudard dans le Sud !
Et ça c'est pas cool, parce qu'Edgar, son kif à lui, c'est les fleurs à toutes les saisons. Il en connait un rayon sur les fleurs et avec son pote Lucas, le jardinier de la famille, il préfère passer ses journées au jardin plutôt qu'au bahut !
Alors l'Inca, du haut de ses cinq ans, il a qu'à bien se tenir parce qu'Edgar, l'Inca, il va pas le laisser crapahuter sur les plates bandes de son jardin ! Ni dans sa vie tout court d'ailleurs !
A moins que...

Je pense avoir voyagé à contre-courant des autres lecteurs durant cette moitié de roman mais quand, à ce stade-là, vous avez déjà regardé trois fois dans votre bibliothèque pour savoir quel livre vous allez lire après celui-là, il vaut mieux s'incliner...
Autant Anne Bragance était parvenue à m'emporter totalement avec son EXCELLENTISSIME conte africain le Fils-Récompense, au point d'en faire un des livres à emporter sur mon île déserte (en passant – j'ouvre la parenthèse – je m'étonne du peu de succès de ce livre, lisez-le, vraiment ! Je ferme la parenthèse), autant je suis resté fermé aux émotions qu'elle a essayé de m'apporter dans ce roman.
Au point de me demander si je lisais bien la même auteure.
Les premières pages m'ont pourtant séduit, avec cette narration qu'Anne Bragance attribue à Edgar, qui nous parle du haut de ses 12 ans. Je m'attendais déjà à retrouver une émotion similaire à celle que m'avait procuré le petit Momo dans La vie devant soi, de Romain Gary... Mais pas de langage tout en émotion et en maturité ici... Pas non plus de langage naïf et frais, comme pour un Petit Nicolas...
Non ici, bien qu'issu d'une famille fortunée, bien comme il faut sous toutes les coutures, Anne Bragance a choisi le langage argotique dans la bouche d'Edgar. Un langage vif, tendu et rapide... Mais qui ne m'a apporté aucune cohérence et aucun intérêt. Vous l'avez compris, j'ai du mal avec l'argot (ma critique d'Un Orval des Or Vaut en témoigne, un EXCENULLISSIME livre ;o) ). J'ai eu aussi du mal avec Edgar qui n'appelle ses parents que par leurs prénoms, Lolly et Hugues...
Bref... Peu d'émotions pour moi dans ce roman qui ne m'a pas emporté et que j'ai préféré refermer avant de savoir ce qu'allait devenir leur relation, à Edgar et Anibal... Je pense que je l'aimais bien pourtant Anibal, il avait l'air trop chou, mais un demi-roman à attendre un peu plus d'émotions, c'est trop long pour moi.
C'est comment la formule déjà ? Ah oui.. Je dois être passé à côté. Je retiendrai que le langage argotique n'est définitivement pas pour moi et qu'Anne Bragance, originaire de Casablanca, m'a semblé plus inspirée avec le charme du Sénégal qu'avec l'Amérique du Sud.
Vite... Un petit Pisco Sour pour se changer les idées !
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latina
  23 juillet 2012
Comment ne pas être attendri par la bonne "bouille" d'Anibal, petit Indien des Andes de 5 ans? Eh bien, c'est ce qui est effectivement arrivé à son grand frère d'adoption, Edgar, le narrateur. Celui-ci, jaloux au départ, s'est vite pris d'amitié pour ce drôle d'enfant au drôle de nom. A eux deux, ils vont former une paire indestructible (al)liée contre le monde entier, et en premier lieu contre leurs parents (indignes!).
J'ai vraiment apprécié ce court roman plein de sensibilité et de naïveté.
A part le vocabulaire argotique du narrateur (l'auteur a vraisemblablement confondu "pré-adolescent" et "argotique"...) le langage imagé d'Egar, grand amateur de fleurs, m'a fait rire. Pour lui, le Monde n'est que Nature, comme dans ces exemples : 'les cheveux de gypsophile de Lucille", "le sexe d'André ressemblait à un plantoir à tulipes", "je me suis rapproché, silencieux comme un nuage", "elle était aussi docile que la terre sous le soc"...
Ses interventions intempestives m'ont conquise, et j'y adhère ! Comme par exemple, lorsqu'il met des boules Quiès dans les oreilles de son petit frère lors de ses leçons de français afin de "lui retarder les emmerdes, les déceptions, les larmes qu'on verse dès qu'on comprend le langage des hommes(...).Je me suis dit : moins vite il comprendra, mieux il se portera. Vous avez dû remarquer comme les bébés ont les yeux limpides, transparents. Tous, sans exception. Vous pouvez vous pencher sur n'importe quel berceau et tenter l'expérience, susurrer au marmot 'sale corniaud', 'sagouin', 'fils de pute', je vous parie que vous réussirez pas à troubler cette limpidité, cette transparence. Et si le môme est bien luné, il se peut même qu'il vous offre un sourire en prime. Mais, plus tard, dès que les choses vont devenir intelligibles, qu'il pourra les nommer, pour la transparence, ce sera foutu. Les yeux d'un enfant qui grandit, c'est comme le bassin du docteur Chevalier, peu à peu l'eau tourne, elle devient trouble, on peut même plus se voir dedans. J'ai mis longtemps, des années, avant de comprendre ce qui fait tourner la belle eau dans les yeux des innocents. J'ai repéré les responsables : les mots. Chaque mot nouveau est une pierre enrobée de boue qui tombe dans le regard des petits et le salit pour toujours. A quatre ans, on a reçu, mettons, une brouette de pierres. A sept, c'est déjà un tombereau, à douze, suffit de croiser mon regard. Et quand on est vieux, c'est des milliers de tonnes et, à force, l'oeil est un vrai cloaque, il a pris l'opacité, la dureté de la pierre, on se cogne contre".
J'adore ses valeurs, il veut adoucir la vie de son petit frère pour qu'elle ne ressemble pas à la sienne : "Parole, des fois je pense qu'Anibal est pareil qu'une fleur : vous tenez son sort entre vos mains, vous pouvez lui faire tout le bien ou tout le mal que vous voulez, c'est une responsabilité terrible. Mais quand la fleur est un môme de cinq ans qui vous regarde comme si vous étiez une idole, c'est une responsabilité encore plus terrible, qui vous met le coeur en badaboum. Juste à cause de cette façon qu'il a de me regarder, je peux pas me permettre de faire des conneries". Déjà, à douze ans, il se montre très mûr.
Pour cet enfant responsable, pour cet amoureux des fleurs, chapeau! Puisse-t-il y avoir encore des enfants pareils à lui !
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zabeth55
  14 mai 2014
Edgar, dit Sweetie, 12 ans, vit au Cap-Ferrat dans la belle maison de ses parents, producteurs de cinéma. C'est un enfant solitaire, passionné par les fleurs de leur jardin. Il parle peu en général et pas du tout à son père.
Un jour, ses parents lui annoncent qu'ils adoptent un petit péruvien.
Il déteste d'emblée ce petit Anibal de cinq ans, jusqu'au jour où il le sauve d'une crise d'asthme.
Je n'ai pu m'empêcher de faire un parallèle entre Gérard Legrandieu, un des nombreux acteurs invités chez ses parents, et Gérard Depardieu.
Une écriture agréable et sensible pour faire un beau portrait d'enfant
J'avais déjà été séduite par Rose dans « Rose de pierre », et je le suis tout autant par ce jeune Edgar.
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Bafie
  17 novembre 2015
Un récit dont le narrateur, Edgar a douze ans, des relations difficiles avec ses parents, une passion pour le jardinage et un petit frère adoptif qui débarque d'Amérique du Sud.
Une délicieuse histoire d'un gosse un peu rebelle mais tendre et passionné.
Qui peu à peu va devenir le protecteur du petit frère qu'il considérait de prime abord comme un envahisseur.
La verve d'Anne Bragance passe par un langage décalé, ce quelle raconte nous faite rire, sourire mais également, je crois la manière dont elle le dit, ce langage quelque peu argotique qui reflète bien les sautes d'humeur d'Edgar, ses coups de coeur, ses ras-le-bol.
Le monde des fleurs sert de toile de fond au récit et enrichit le vocabulaire imagé du narrateur.
Roman dont le rythme est assez rapide et très plaisant, une lecture qui vous éclaire une journée comme le soleil qui luit au pays d'Anibal.

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Clelie22
  06 août 2013
Edgar, ce qu'il aime, c'est les fleurs. Et qu'on lui foute la paix, aussi. Mais, ses parents, ça leur plaît pas des masses alors quand ils décident d'adopter un inca, Edgar comprend bien que c'est un remplaçant pour le fils indigne qu'il est. Au début, l'Anibal, il peut pas l'encadrer puis, peu à peu, il s'attache à son frangin. Parce qu'Edgar, c'est peut-être une vraie tête de lard mais c'est aussi un coeur d'artichaut. Et, son coeur d'artichaut, il l'a sur la main.
Bon, je vais arrêtez là le résumé. Parce que vous l'avez déjà dans les autres critiques et que c'était juste pour vous donner un aperçu du langage utilisé, langage oralo-argotique qui fleure bon les eighties, les chansons de Renaud et les sketches de Coluche. Ce style d'écriture aux négations amputées est, à mon avis, le plus gros défaut de ce livre, s'il fallait en trouver un. Il ne m'a pas vraiment gênée dans ma lecture car c'est un style auquel je suis habituée, contrairement à d'autres lecteurs, mais il est censé reproduire la façon de parler d'un adolescent, mais d'un adolescent des années 90. Et encore. Je me demande si ce n'est pas plutôt le parler des adultes des années 90 qui furent adolescents dans les années 70-80. Toujours est-il que pour les adolescents des années 2010, j'ai peur que ça paraisse vieillot voire difficile à comprendre. C'est tout le problème des romans jeunesse qui essaient de reproduire la façon de parler des jeunes, façon de parler qui change à peu près tous les dix ans, voire tous les cinq ans.
Cela dit, le roman est, par ailleurs, un vrai régal. Certes, certains personnages secondaires sont quasiment caricaturaux mais d'autres sont éminemment sympathiques (le docteur Chevalier, la jugesse, Legrandieu). Surtout, les personnages secondaires paraissent vraiment... secondaires, à côté des personnages principaux : le narrateur et son frère. La passion des fleurs d'Edgar est une vraie bonne idée qui non seulement lui donne de l'originalité mais est aussi utilisée comme un fil rouge narratif et stylistique. le style, puisque j'en parle, est plutôt bon. En dehors de son oralité, on trouve des tournures et des idées vraiment originales et savoureuses qui m'ont beaucoup plu.
Enfin, j'ai trouvé que l'apprivoisement (apprivoisage ?) progressif des deux frères est bien mené. L'auteur prend le temps de montrer l'évolution des sentiments d'Edgar sans pour autant ennuyer le lecteur. La structure du livre lui-même pousse à une lecture rapide : les chapitres sont assez longs mais composés de paragraphes d'une page-une page et demie (parfois plus dans la deuxième moitié). On a tendance à se dire : "allez, juste un petit morceau de plus" et, de fil en aiguille, on dévore le roman en un rien de temps. C'est aussi raconté avec sensibilité et humour, ce qui ne gâte rien.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
DavidG75DavidG75   11 mai 2019
Paraît que je suis une plaie, une croix [...]

Mon affaire avec le prof de maths a pas arrangé ma cote : on vient de me virer du collège parce que j’ai fait le mariolle pendant une interrogation écrite.

Le prof nous avait filé une feuille avec des figures géométriques, carré, triangle isocèle, triangle équilatéral, toute la panoplie : il fallait démontrer que le carré était bien un carré et idem pour les autres.

J’aime pas me fatiguer les méninges pour prouver des trucs tellement évidents. Alors j’ai écrit : « C’est un carré, croyez-moi sur parole », et j’ai rendu ma copie.

Le prof l’a très mal pris.
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DavidG75DavidG75   12 mai 2019
Anibal est un morveux de cinq ans, un morveux au sens propre, vu qu’il a toujours la chandelle au nez, une vraie dégoûtation.

A part ça, même si je vais pas le crier sur tous les toits et que je ferai jamais à Lolly le plaisir de l’avouer, je le trouve assez trognon avec sa bouille ronde de vieille pomme cuite.

Il faut le voir marcher, il se prend une gamelle tous les dix pas à cause que, dans sa vie antérieure, là-bas, à Ayacucho, il avait jamais porté de chaussures. Il devait même pas savoir que ça existait. Celles que lui a achetées Lolly lui donnent la démarche d’un ourson qui aurait sifflé un biberon entier de chicha.
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dolphyonedolphyone   10 mars 2011
Anibal, ils ont dû raquer un maximum pour l'avoir. Ma mère n'a pas voulu me dire le prix, il paraît que je l'ai " scandalisée " avec cette question. " Mais enfin, Sweetie, un enfant, on ne l'achète pas, on prend ce qui vient, tu sais. " Ma pomme, c'est sûr ils l'ont pas payée et ils l'ont pas choisie parce que s'ils avaient eu la possibilité, ils auraient pris un moins moche, un plus sympa et qui les aurait pas fait tourner en bourrique. Mais pour l'Inca, j'ai quand même un doute : je vois pas pourquoi les Péruviens ils refileraient leurs morpions gratis à des étrangers.
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latinalatina   23 juillet 2012
Chez moi, je me couche jamais sans avoir fait ma petite ronde. C'est pas que je les surveille, mais la nuit, les fleurs, surtout les blanches, diffusent une clarté merveilleuse, qui m'apaise et me console de tout.
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omarinoomarino   09 mai 2016
Ma mère, elle dit toujours qu'elle donnerait la lune pour que je sois plus causant. Comme si la lune était à elle. Ou 10 ans de sa vie. Enfin des choses qu'on peut pas donner, justement.
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Videos de Anne Bragance (5) Voir plusAjouter une vidéo
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Une affection longue durée Marque-page 05-07-2011
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