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ISBN : 2864870266
Éditeur : Dharma (03/09/1999)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
EROTICA /PHILOSOPHIE /RELIGION
Les arts tibétains de l'amour
Ce livre présente d'une façon détaillée et très directe les soixante-quatre arts de l'amour, divisés en huit variétés de jeux sexuels — s'enlacer, s'embrasser, pincer et griffer, mordre, aller et venir en appuyant, bruits érotiques, activités masculines faites par la femme et façons de s'unir sexuellement. Il comprend une traduction complète et non expurgée du Traité des passions de Gedün C... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (1) Ajouter une critique
Ledraveur
  22 juillet 2015
Ouvrage “hors catégorie” dans son domaine, qui est celui qui traite de l'essence de la spiritualité de l'Humain.
Les mentalités pudibondes devrons l'éviter, pour leur propre “bien”, mais bien plus et surtout, pour le “bien d'autrui”.
L'auteur, Gedün Chöpel, esprit mutin, qui en Jeffrey Hopkins a trouvé un translateur des plus inspiré qui soit, fut un personnage hors du commun, issu de la culture du Tibet de la première moitié du XXme siècle. De lui nous pourrions dire ceci :
La “bodhisatvacratie ”  régnante lors de l’annexion du Tibet par les “Han”, eut été bien inspirée de lui accorder la plus grande des attentions, cela aurait fait l’économie d'une occupation bien cruelle des peuples du Tibet, aujourd'hui devenue semble-t-il irrémédiable, hélas ! Cette “bodhisatvacratie” mal inspirée donc (ce qui semble avoir été souvent le cas, et de nos jours encore !), prêta l'oreille à “la perfide Albion” et sa politique coloniale, emprisonna Gedün Chöpel dans les geôles de Hla-sa, d'où il ressortit à la faveur d'une amnistie générale* complètement brisé en 1949, au bout de deux ans et quatre mois de prison, avant de s'éteindre des suites de son incarcération arbitraire, deux ans plus tard**.
J. Hopkins nous trace un résumé poignant de la vie de G. Chöpel*** dans son “Introduction”.
Le propos de l'un et de l'autre dans ce livre, qui est pour nous un véritable “bijou”, a pour objectif de ni plus ni moins réhabiliter la réelle potentialité d'un “éveil spirituel” au travers d'une activité sexuelle pleinement vécue, en toute conscience et éthique spirituelle spécifique.
“Scandale” s'écriront les “bien-pensants”, dévots et autres cagots !
Pour notre part nous pourrions exprimer ceci : En ce domaine, et sans doute plus que dans d'autres, de la “qualité en complicité” de ce que nous en vivons dépend l'efficience du résultat !
De certains passages du “Traité des passions” se dégagent parfois un charme désuet quand G. Chöpel se réfère à une “connaissance traditionnelle et géographique”, en matière de sexualité, des sexes, du sujet traité … c'est assez amusant, voire original !
Quoi qu'il en soit, son écrit, compte tenu de son époque et de sa culture, sont d'une grande contemporanéité. Son grand respect pour la femme et sa féminité dans son équivalence avec l'homme pour ce qui est de sa dignité humaine, est remarquable dans son cadre d'évolution. Il développe, dans l'idée qu'il se fait de leurs relations jusque dans l'intimité de leur sexe réciproque, quelque chose de précieux, touchant et délicat. L'espièglerie n'est pas absente dans son érotisme et ses jeux qui portent au-delà des corps manifestés. Il parle concrètement du potentiel de l'orgasme partagé induisant le “résilient” vers la non-dualité de l'esprit du “Dzo-tchen” et du “Tchà-djà tchen-po” de la pleine conscience élargie, de la possibilité d'une transcendance sexuelle bien vécue, vers la spiritualité des personnes qui la vivent.
Ce livre fait parti des “bels ouvrages” ciselés … !
---
* Le Dalaï Lama âgé de quinze ans, ayant récemment pris en main les rênes du gouvernement, accorda une amnistie générale libérant tous les prisonniers...
** De fait il mourut sur les toits du Potala, dégradé par l'alcool et la tristesse, nous révèle André Velter (dans “Tibet-87” : ), la veille de l'entrée des troupes “Han” à Hla-sa ! Quelle tragique ironie de l'Histoire !
*** Voir : “Le Mendiant de l'Amdo”
http://www.babelio.com/livres/Stoddard-Le-mendiant-de-lAmdo/560024
et “Angry monk” (film documentaire – 2005) :
http://www.angrymonkthefilm.ch/fr/a_propos/index.shtml
pour situer la dimension globale dans laquelle évoluait Gedün Chöpel.
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« Soyez patient avec le “sexe des anges” , sa fonction n'est pas forcément pour la procréation … ! » ;-)
Lien : http://camisard.hautetfort.c..
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Citations & extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
LedraveurLedraveur   26 juillet 2015
Ici [dans ce livre] aucune proclamation du secret - les modes profonds de pratique, le vocabulaire, etc., du Mantra secret - n'est faite. Il n'empêche, on devrait, avec diligence, simplement garder pour soi les actes embarrassants.
Puisque ce livre ne fut composé ni à l'intention des moines ni des Destructeurs de l’ennemi , ni des aînés, ni de Ceux qui se réalisent solitairement, plutôt que d'avoir à produire honte et colère en le lisant entièrement, il convient que ceux-là se bornent à la lecture du titre afin de mettre le texte de côté. Les natures des êtres du monde diffèrent ; leurs pensées et leurs conceptions ne s'accordent pas. Certains, donc, vont blâmer et d'autres louer cet ouvrage. Quelques uns n'y verront que saletés, d'autres en trouveront le propos sain.
Un loup est carnivore et un lapin herbivore. Plutôt que de comparer leurs opinions particulières sur la nourriture, il vaut mieux que chacun ait le loisir de suivre son style de comportement individuel, entouré d'agréables compagnons de type similaire. Cela n'a aucun sens d'exhorter sur le champ des gens à se plier à ce qui est contraire à leur souhait - comme de [demander] aux nomades de manger du porc, aux citadins de boire du beurre fondu, etc. Cela ne sert à rien non plus d'empêcher strictement ce que l'on désire. Ce qui est bon ou mauvais, propre ou sale, dépend de nos propres fantaisies. Nous devrions toujours agir en choisissant des activités accordées à nos aspirations. Débattre et disputer de ses sujets ne sert qu'à nous épuiser. S'en remettre à l'analyse afin de trouver de bonnes raisons finit par affliger [notre propre esprit].
En examinant à travers sa propre expérience à quel point les attitudes changent à partir de l'enfance jusqu'à la décrépitude de la vieillesse, comment pourrait-on placer sa confiance dans des conceptions courantes! Quelquefois, même la vision d'une déesse nous dégoûte : quelquefois la passion est engendrée à la vue d'une vieille femme. Quelque chose existe maintenant mais n'existera pas plus tard et autre chose surviendra. Le nombre ne peut envelopper les déceptions de l'esprit. Ceci bien compris, le mental se trouve tranché et la racine qui nous fait considérer comme réels les objets de l'imagination est détruite. Voilà le grand soulagement accordé par la félicité dont un autre synonyme est la liberté.
p. 264 et 265
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LedraveurLedraveur   24 juillet 2015
Les techniques pour accroître le plaisir sexuel féminin quoique basées sur des sources indiennes, prennent une importance nouvelle dans l’œuvre de Gedün Chöpel. A la différence de ses prédécesseurs, il n'est pas préoccupé par l'idée d'acquérir ou de contrôler les femmes mais plutôt par le souci de rehausser la qualité de leur expérience sexuelle. C'est pour cela que je pense que le thème de l'égalité des femmes représente sa contribution personnelle.
De plus, à la différence des textes indiens il mêle dans son traité général sur les arts de l'amour profanes la perspective tantrique indo-tibétaine d'union sexuelle et spirituelle de façon telle qu'un des pôles de l’œuvre qui sous-tend et domine son travail, est l'extase sexuelle, la porte vers l'expérience transcendante de l'état fondamental. Cependant, étant donné sa conviction de l'interpénétration du mondain et du spirituel, cette concentration à caractère religieux ne transforme pas les matériaux traitant des actes sexuels en une métaphore pour l'union avec le divin - ce qui serait un reniement du sexe physique. Bien plutôt, le sexe ordinaire est vu comme une base d'un développement possible pour l'expérience méditative extraordinaire. L'expérience spatiale connue par l'esprit au moment extraordinaire.
p. 158
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LedraveurLedraveur   25 juillet 2015
Des diverses manières du plaisir
La félicité innée est non artificielle ; et naît d'elle-même. Pourtant, le monde entier porte un masque fait de mensonges. Donc, au moment du plaisir, l'homme et la femme devront abandonner tous les conformismes et tout mensonge.
S'agissant des parties supérieures et inférieure du corps qui est capable de distinguer entre ce qui est propre ou sale ? Comment peut-on désigner comme bonnes ou mauvaises ces zones corporelles supérieures et inférieures ? Que la partie haute soit jugée satisfaisante et la basse devant être cachée, dénote un comportement correct bien peu remarquable.
Les rivières d'un pays l'embellissent
Les épines des préjugés ne sont que des racines de maladies.
On peut stopper les torts sans méditer,
Et une personne ordinaire expérimentera la félicité par le sexe.

Il n'existe personne dont la fermeté de l'esprit ne diminue
Et dont le fluide séminal ne s'écoule
Lorsqu'on contemple et caresse les épaules,
Les seins et le sexe d'une femme.

J'enseignerai dans la présence
De la maison parfumée de la passion,
Qui ressemble à la forme d'une feuille épanouie de l'arbre de la bodhi
Lisse, sans pilosité, là où le fluide doux et humide frémit.*
----
* Gedün Chöpel ajoute une note interlinéaire :
Ces deux stances sont tirés de “L'histoire de Padmasambhava” (padma'i sngon rabs).
p. 220 et 221
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LedraveurLedraveur   25 juillet 2015
L'un est un sens extérieur.
L'autre une ouverture vers l'intérieur du corps.
Tout comme la chair rouge et les tendons diffèrent,
Comment l'épine pourrait-elle éprouver la sensation d'une blessure !

Trouvez la libération auprès des plantureuses cuisses liantes.
Appuyez avec insistance sur la grande porte des parties intimes, là où les trois chemins se croisent.
Placez l'ornement de corail à coiffe rouge, tête brûlante, à l'intérieur,
Et au lieu du sacrement qui procure du plaisir à une femme, consommez l'acte.

A minuit, le collier des nuages matinaux constitués d'espoir et de doute diminue.
Faites fondre dans du lait la lune du constituant de base né de lui--même.
Accordez aux jeunes femmes la grande félicité spacieuse,
Claire et non conceptuelle.
Nous venons de traiter les activités consistant à aller et à venir en appuyant.

Enserrée par une grande force, la satisfaction est produite
Bien que le feu du désir blesse, la félicité s'enflamme,
Quoique poussant des gémissements insoutenables, le plaisir est engendré.
O ! grande nature de béatitude étonnante !
p. 234, 36 et 39
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LedraveurLedraveur   23 juillet 2015
Les phénomènes par trop matérialisés, de telle façon qu'ils semblent exister indépendamment, sont consumés dans la vaste réalité se tenant derrière les apparences :
Vers quoi cette réalité dénuée de projection peut-elle aller ?
Vers où cet esprit dénué de visées peut-il courir ?
Puisque, ayant abandonné leur nature, ils ne restent pas immobiles,
Dirigez ces deux - les apparences et l'esprit - dans la direction de la félicité.

Le plaisir de l'orgasme est si intense que l'esprit devient totalement absorbé et fasciné à un point tel que la conscience conceptuelle habituelle ainsi que les apparences qui l'accompagnent, fondent, laissant apparaître la réalité fondamentale. En expérimentant consciemment ce processus, il est loisible de réaliser que les conceptions et les apparences ordinaires ont été par trop concrétisées. L'acte de l'union sexuelle peut ainsi devenir une pratique par laquelle cette exagération donnée au statut des apparences et de l'esprit est identifiée et subsumée dans l'état d'origine.
Au niveau non conceptuel de l'orgasme tout l'environnement ainsi que les êtres qu'il contient se fondent dans le vaste état fondamental dénommé le Grand sceau* l'esprit de claire lumière :
Puissiez-vous être protégés pas le Grand sceau né de lui-même
Qui regroupe toutes les choses stables et mouvantes en une
Au moyen du lasso de foudre de l'immuable plaisir adamantin
Poussé jusqu'aux cent huit limites.

L'état fondamental - qui s'élève au cours de l'orgasme conscient - n'est pas un assombrissement de l'esprit bien que toutes les consciences conceptuelles habituelles se trouvent à ce moment là absorbées, et qu'il soit souvent expérimenté comme tel. Il s'agit de la base de tous les phénomènes - le stable (l'environnement) et ce qui se déplace (les êtres dans l'environnement) ; c'est notre manque de familiarité avec cette base qui fait que dans l'état d'inconscience ses implications nous échappent. En développant la réalisation de la vacuité de l'existence inhérente, et la grande compassion, on peut s'approcher de cet état.
---
* phyag rgya chen po, mahàmudrà
p. 99 et 100
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