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EAN : 9782377220595
280 pages
Éditeur : Jigal (01/02/2019)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Au pays de l’Aigle, la coutume ancestrale, le Kanun, fait force de loi ! Il n’y est question que de vendettas et dettes de sang… Et dans le nord de l’Albanie, entre contrebandiers, armées des Balkans et clans mafieux, le Kanun a fort à faire ! Susan s'y retrouve prise au piège avec son fils Bobby entre les absurdités du régime d’Enver Hoxha et la perte de ses illusions politiques. Des années plus tard, en Irlande, terre celtique de beauté et de mystères, Ciara McMur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Tostaky61
  03 avril 2019
Dans L'aigle des tourbièresGérard Coquet nous fait, tout d'abord, faire un saut dans le temps. Oh, juste quelques années, 1981. Histoire de nous dépayser un peu plus, il nous entraîne en Albanie  là où règne Enver Hoxha, le dictateur que rêve d'interviewer Suzan, une journaliste irlandaise. Enfin, Suzan, elle a pas vraiment tout dit sur ses origines, ce qui lui vaut quelques soucis. Sa vie et celle de son fils Bobby semblent en danger.
Bessian, son protecteur, doit les aider à fuir.
Dans ce pays où règne la loi du Kanun, les morts brutales vont bientôt s'accumuler.
Trente cinq ans plus tard, les Albanais débarquent sur les terres d'Irlande chères à l'auteur et son héroïne, l'inspectrice Ciara McMurphy.
Opération officielle.
Interpole traque un individu peu recommandable.
Ciara est dépêchée auprès des enquêteurs pour leur prêter main-forte, il est vrai qu'elle est en terrain connu.
Mais on ne la lui fait pas à Ciara. On ne la manipule pas. C'est elle qui mène la danse.
Elle sent le coup fourré.
Ça pue la vengeance. La loi du Kanun.
Un roman coup de Pub... là où la Guinness et le bon vieux whisky irlandais s'avalent comme des  litres d'eau sous la canicule.
Gérard Coquet vous embarque tellement bien avec son style que quand ses protagonistes s'enfilent une rasade, votre gosier vous brûle... 
Accrochez-vous.
Dans la tourbe, pas facile de garder l'équilibre.
Ciara n'est pas un flic comme les autres. Elle n'a pas sa langue dans sa poche. Elle prend des risques ?
Oui, mais elle assume.
Coquet amasse les cadavres comme certains les jetons au Casino.
Un roman coup de poing dans la lignée de son Connemara black qui m'avait régalé il y a quelques mois.
Du pur polar.
Moi, je suis fan et j'en veux encore.
Un roman, contrairement à l'alcool distillé entre ses pages, à consommer sans modération.


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Missnefer13500
  15 avril 2019
Je remercie les Editions Jigal qui fait dans le polar noir et (que j'ai découvert récemment), ainsi que Babelio avec son Masse critique qui me permet de faire de belles découvertes. Cette fois-ci ne faillit pas à la règle. Je fais ainsi la connaissance de la plume de Gérard Coquet.
Très vite , l'auteur nous plonge dans un univers particulier, j'avoue que l'on peine un peu, tant le sujet est particulier, le contexte politique de l' Albanie et celui des Balkans. Certes comme tout le monde je connais ce sombre pan de l' Histoire. Cependant, j'avais quelques lacunes, que j'ai comblé après quelques recherches pour comprendre ce polar à la toile de fond politico-historique.
L'intrigue peut sembler complexe, tant les connexions sont au départ peu évidentes. Mais l'auteur sait s'y prendre pour vous passionner.
Dans une première partie Gerard Coquet nous transporte, donc, en Albanie sous la coupe d' Enver Hoxha. Nous découvrons sa main mise communiste sur un peuple empreint de cultures ancestrales régit par le Kanun et sa loi du sang. Des règles qui ressemblent aux vendettas Italiennes et Corse. Je me suis passionnée pour ce volet culturel méconnaissant les us et coutumes du peuple Albannais. Nous y rencontrons Suzan, son fils Bobby et d'autres personnages tels que Bessian.
35 ans plus tard, c'est en Irlande terre natale de Susan que nous attend Ciara une inspectrice, personnage d'un autre roman de l'auteur. Ambiance irlandaise garanti, attention au risque de s'enivrer de Guiness et autre boissons locales, de paysages désolés, et de tourbe.
Bien évidement l'on retrouvera l'esprit de lutte Irlandais, les indépendantistes contre les loyalistes, mais pas que... Et l'on se demande quel peut être le lien entre Suzan et les événements du présent.
Un roman très sombre qui nous rappelle les horreurs de la guerre dans les Balkans, et longtemps l'on se demande où veut bien nous emmener l'auteur, les motivations des personnages.
Ciara, tout comme nous, se sent manipulée et cherche à découvrir la vérité.Mais quand le M16 et Interpool s'en mêle rien n'est évident.
J'ai aimé le duo de nos policiers, l'allusion à une précédente enquête qui me donne très envie de la lire, d'autant que le style de Gérard Coquet est particulier et j'adore.
Une danse macabre qui vous tient en haleine et dont on est pas sur de l'issue. Elle nous surprendra avec des révélations inattendues et nous laisse sans voix devant la noirceur de l'âme de certains personnages. Une construction particulièrement orchestrée, des décors bien plantés, des personnages effrayants, des atrocités rappelés qui donnent de la force à cette sombre histoire.
Petit bémol, même ci Gerard Coquet répond à toutes questions, j'aurais aimé en avoir un peu plus sur Bobby sur le pourquoi du comment de son périple dans son engagement, ses motivations qui restent encore un peu troubles pour moi. Car Bobby est un monstre. Je n'ai pas totalement saisi le pourquoi psychologique, s'il en est un d'explicable d'ailleurs.
Un auteur que je vais suivre qui sait particulièrement brosser les décors et les ambiances.
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JML38
  18 juin 2019
1981 en Albanie. le pays est encore pour quelques années sous la domination de Henver Hoxha qui maintient la population sous le joug communiste, avec la réputation d'un régime très dur, et d'un territoire fermé aux étrangers.
Suzan et son fils de douze ans Bobby sont pourtant sur place depuis plusieurs mois, dans l'attente d'une rencontre avec le dirigeant suprême que la jeune femme, mandatée par un journal communiste français, espère interviewer.
La suspicion étant de règle, le statut de camarade sympathisante de Suzan s'est malheureusement transformé en accusation d'espionne à la solde des Britanniques et Américains. La fuite devient vitale, avec l'aide d'opposants au régime en place et d'un soupirant de la belle Irlandaise.

La description que nous fait Gérard Coquet de ce communisme à l'Albanaise, qui n'a rien à envier à ce que fut son homologue stalinien, fait réellement frémir.
Mais ce n'est pas la seule évocation choc de l'auteur sur ce petit pays.
Il nous fait découvrir les traditions ancestrales de la région qui résistent à toutes les pressions, à travers le Kanun, ensemble de règles régissant depuis la nuit des temps la vie de la population et qui encadre notamment les vendettas entre familles imposées par «La reprise de sang», un code d'honneur voulant que chaque vie humaine se rachète par une autre.

Après cette première partie passionnante et impressionnante, les débats se déplacent dans l'espace et le temps pour se situer en 2015 en Irlande.
C'est l'occasion de retrouver Ciara McMurphy, inspecteur de la Garda, déjà présente dans «Connemara Black».
Aidée de son collègue Bryan Doyle, elle est chargée de seconder des membres d'Interpol dans une affaire internationale compliquée dans laquelle sont impliqués des Irlandais et des Albanais.

Le moins que l'on puisse dire c'est que la jeune femme a du mal à comprendre la lutte que se livrent les différentes parties avec une violence et une folie démesurées, dont les origines anciennes semblent mélanger le conflit Irlandais et la guerre dans les Balkans, avec des ramifications complexes et improbables d'où honneur et vengeance ne sont pas absents.

Gérard Coquet nous livre un excellent thriller, percutant, intense et violent. Il nous plonge dans des univers aussi différents que l'Albanie, terre de contradictions mystérieuse et effrayante, et l'Irlande où la bière et les boissons maltées - comme un sympathique cliché – servent au repos des combattants depuis des décennies. La rencontre des deux étant des plus électriques.
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Varez
  12 avril 2019
Voilà un polar original au rythme effréné !
Dans ce roman, Gérard Coquet nous offre une véritable course littéraire où le lecteur n'a pas une minute de répit tant il est happé par le cadre, les personnages et l'intrigue.
Un grand bravo pour le cadre d'abord. En effet, dans ce polar, on voyage du plateau albanais aux terres celtes irlandaises. Je me suis sentie transportée, les descriptions sont justes et habitées. On vit les lieux, les ambiances notamment grâce à des personnages aux personnalités fortes et attachantes. Je dois bien avouer que je ne connaissais que très peu la situation politique albanaise depuis les années 80. Au-delà de l'enquête, ce roman met ainsi le doigt sur des problèmes géopolitiques toujours plus présents malgré les années. Un élément intéressant de ce livre qu'il est important de souligner.
Autre point que j'ai beaucoup apprécié dans ce roman : les personnages féminins. Attention, dans ce polar, vous aurez affaire à de sacrées nanas, des femmes fortes comme je les aime, libérées des préjugés et (plus ou moins) du joug masculin. Qu'il s'agisse de Susan, de Ciara ou d'Ajkuna, elles sont les héroïnes de ce roman et malgré les atrocités dont elles peuvent être les victimes, ce n'est jamais un regard pathos que porte l'auteur sur ces femmes. Au contraire, fidèles à la loi du Kanun omniprésente dans ce roman, c'est plutôt la vengeance et le sens de l'honneur qui guident non seulement ces femmes mais qui agissent aussi en fils conducteurs du roman dans son ensemble.
"L'aigle des tourbières" est un polar au style vif et percutant. On ne s'ennuie pas une seconde et on est embarqué sans même sans rendre compte.
Un livre à déguster accompagné d'une bonne Guiness ;)
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MarieLaureS
  25 avril 2020
Décembre 1981, Susan, journaliste, souhaite interviewer le Enver Hoxha, dictateur de l'Albanie. Mais elle a caché ses origines irlandaises et des soupçons pèsent sur elle. Il lui faut fuir ce pays avec son fils Bobby.
Octobre 2015, en Irlande, Ciara McMurphy, une jeune flic est appelée avec Bryan Doyle sur une scène de crime. Ils vont devoir collaborer avec Interpol. Les voilà tous les deux à fouiner mais leur enquête va déranger.
Entre légendes Albanaises, le Kanun, et les clans irlandais qui érigent leurs lois, l'ambiance est tendue et l'atmosphère anxiogène.
L'aigle des tourbières est un polar addictif. Gérard Coquet nous entraîne dans une incroyable histoire à déguster avec une bonne Guinness 🍺 ou un bon whisky 🥃
À lire sans aucune modération 😉
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
VarezVarez   12 avril 2019
Quand on arrive à la fin de l'histoire, l'important est de ne pas emporter ses erreurs dans sa tombe, sinon, le cercueil serait trop lourd à porter.
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VarezVarez   12 avril 2019
Une bouffée de bonheur l'envahit. Ciara ferma les yeux et remercia le dieu celte qui s'était amusé à souffler sur les braises.
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Videos de Gérard Coquet (2) Voir plusAjouter une vidéo
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En ces temps de confinements intenses et agités (pour certains…) Gérard Coquet, visionnaire comme à son habitude, vous parle de la prochaine rentrée littéraire !
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