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Éditeur : Dreampress.com (15/02/2014)

Note moyenne : 4.83/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Devine qui gratte à la porte ?
Les mésaventures d’un homme qui déteste les pigeons (lesquels le lui rendent bien !)
Que faire lorsque le diable s’invite au téléphone ?
Une adorable peluche avec un gros gros ventre.
« Maman ! Papa ! Mamie est de retour à la maison ! Je croyais pourtant qu’elle était morte ! »
La course contre la montre d’un vieux milliardaire misanthrope prêt à tout pour ne pas mourir.
Un nouveau mystère de l... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
catlo2
20 juin 2014
Si le propre du fantastique est d'introduire un grain d'irrationnel dans les rouages du réalisme et de semer le doute et l'effroi dans l'esprit du personnage, Yves-Daniel Crouzet se révèle un virtuose du genre. En pire. Il joue avec, il s'en amuse, il le dévoie à l'envi. L'exemple le plus probant est indéniablement celui de la nouvelle qui donne son titre au recueil, « La plus grande ruse du diable ». Réaliste au début, elle devient fantastique à la faveur de l'imagination débordante du narrateur, auteur de surcroît – on aura deviné son genre de prédilection –, puis redevient réaliste grâce à un imprévu rebondissement qui lui fait comprendre sa méprise, pour basculer de nouveau dans le fantastique après qu'il s'est souvenu de ce que lui disait sa grand-mère : « La plus grande ruse du Diable, c'est de faire croire aux gens qu'Il existe pas ». le personnage-narrateur est en proie ici à des changements de perspectives, les mêmes que ceux que nous fait subir l'auteur. En d'autres termes, il nous promène. Pour notre plus grand plaisir de lecture, car aucune nouvelle ne ressemble à une autre, toutes sont de petites perles à découvrir, les yeux écarquillés.
En effet, Yves-Daniel Crouzet mêle audacieusement les genres, créant des associations tout à fait étonnantes. Ainsi une nouvelle fantastique devient-elle allégorique, comme « Cat People » où un père et son fils tentent d'échapper aux Chats, d'effrayantes créatures meurtrières dont les descentes nocturnes ne sont pas sans rappeler les terribles rafles de l'Histoire. Une autre entremêle SF et fantastique comme « le retour de Mamie Framboise » où un couple fait appel à la Clinique de la Renaissance et de la Seconde Chance pour faire revivre feu la mère de madame (toute allusion à Feydeau est tout à fait fortuite). Un polar, « Les Griffus », tourne au fantastique gore, au cours d'une enquête sur des blessures relevées par la maîtresse sur le corps de son élève. « Martin » dont le réalisme s'épuise jusqu'à un absurde kafkaïen, met en scène le personnage éponyme se décuplant à l'infini. Mieux encore, une parodie de récit fantastique ! le genre mis à l'épreuve dans « La transmigration de Charles Edberg » qui tourne en dérision les récits ésotériques. Pétillant et jubilatoire !
Yves-Daniel Crouzet, il faut bien le dire, fait voler en éclats les catégories littéraires, martelant ainsi que, oui, la littérature, c'est avant tout du vivant. Il nous le ressasse depuis le premier mot jusqu'au dernier. Et c'est pour cette raison que, pour lui, faire de la littérature, ou si vous préférez, écrire, c'est encore la meilleure façon de conjurer la mort.
Oui, mais si ça ne marchait pas ? se demande-t-il, par pur plaisir du frisson. Si un autre grain se glissait dans la machine à écrire des histoires et mettait en péril son action préventive ? Il n'en faut pas davantage pour la remettre en marche. C'est tel auteur de récits fantastiques, décédé en pleine élaboration d'un récit, que sa fille, possédée par l'inspiration, viendra achever dans « L'appartement du père », ou tel autre, Yves-Daniel C… (!), retrouvé sans vie sur le clavier de son ordinateur, terrassé par une de ces muses moins inoffensives que les autres, « plus inquiétantes, perverses, dangereuses [qui] se meuvent dans de sombres abysses. » Cette inspiration assassine de « La pêche aux muses », en clôture du recueil, renvoie évidemment au « démon qui hurle dans votre tête », évoqué dans « le rêveur aux pieds d'argile », en ouverture du livre. Dans ce récit d'une pudeur délicate, le narrateur, derrière lequel se distingue nettement l'auteur, tant la transparence est grande, relate l'épisode inaugural, fondateur, de son écriture : le décès de son ami, alors qu'ils étaient tous deux adolescents et inséparables. « Et trente ans plus tard, c'est toujours et encore la voix d'ange déchu de mon ami Camille, qui murmure à mon oreille et me pousse à écrire. » le souffle de l'inspiration se substitue à celui de l'expiration.
Une fois encore, Yves-Daniel Crouzet joue avec les codes du genre pour le teinter ici d'autobiographie. La ligne droite, c'est la mort, nous laisse-t-il entendre. Faisons-lui confiance pour continuer à la forger, encore et encore, malicieusement, en de diaboliques arabesques.
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chriskorchi
23 juillet 2014
J'ai vraiment adhéré à ce recueil de 19 nouvelles fantastiques elles sont toutes surprenantes, très souvent elles commencent fantastiques et évoluent diaboliques et vont vers la SF pour certaines. Un mélange des genres pour notre plus grand plaisir. L'auteur écrit bien et je ne me suis pas ennuyée une seconde, chacune des nouvelles étant différente de l'autre. J'ai pu picoré au gré du temps que j'avais pour les lire, ce qui est agréable lorsqu'on a pas de longues heures devant nous.
Un recueil très sympa et qui tient ses promesses.
VERDICT
A offrir, à lire le soir ou sur la plage , le livre sympa en vacances
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WV
28 septembre 2014
J'ai eu le plaisir de lire ce nouveau livre de Yves Daniel Crouzet! le fait que ce soit des nouvelles est sympa, même si certaines nous tiennent en haleine et que finalement le format "nouvelle" est un peu juste car certaines histoires auraient été "chouettes" en roman!!
Certaines nouvelles m'ont captivé, toutes m'ont fait réagir en tout cas!
Conclusion: un bon livre facile à lire partout!
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Gernidin
25 août 2014
Faire du quotidien banal un cauchemar c'est le but que c'est donné l'auteur de ce recueil et il à réussi. On tremble, on s'étonne et on est surpris à chaque page.
Dix neuf nouvelles très variées. Il y en a pour tous les gouts.
Je ne connaissais pas Yves-Daniel Crouzet et c'est une jolie découverte;
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moron
25 avril 2014
Fantastique, merveilleux, horreur, tout ce qu'il faut pour un excellent recueil de nouvelles. J'adore tout simplement.
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Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
SoggothSoggoth15 février 2014
Préface
Yves-Daniel Crouzet est diabolique. Il n’est pas le Malin, bien sûr, mais il est malin. Rusé. Depuis un peu moins d’une dizaine d’années, il écrit et publie des nouvelles fantastiques dans différents supports, constituant, sans en avoir l’air, une œuvre impressionnante. « Le réveil », soumis pour l’édition 2008 de Ténèbres, mon anthologie annuelle de fantastique et d’horreur, a été mon premier contact avec le « style Crouzet », une histoire horrible teintée d’humour très noir (elle n’est pas reprise dans La Plus grande ruse du diable, mais il m’en reste en stock, alors vous savez ce qui vous reste à faire…) Trois ans plus tard, rebelote ! Le bougre me propose « L’ombre sur le palier » pour Ténèbres 2011. Cette fois encore, il s’inspire du quotidien pour mieux en dévier vers l’étrange, le surnaturel (cette nouvelle n’est pas non plus reprise dans ce recueil, alors…) Ensuite, il va poursuivre son lent travail de sape, m’abreuvant de textes de qualité, jusqu’à ce jour fatidique du 10 janvier 2013 (j’ai noté la date) où je reçois un email de sa part avec cinq (cinq !) nouvelles pour Ténèbres 2013. Déjà, je crains le pire. Dans la semaine qui suit, je lis les textes en question, et je sais immédiatement que je suis foutu : ils sont tous bons ! Pourquoi tant de haine ? Yves-Daniel Crouzet est diabolique. Le 18 janvier 2013 (je vous l’ai dit, j’ai noté les dates, j’ai gardé les preuves, si je plonge, il plonge avec moi), je lui propose de publier un recueil qui comprendra les nouvelles qu’il vient de m’envoyer, plus une sélection de son œuvre fantastique, sous forme de rétrospective. Voilà comment il est arrivé à ses fins. Yves-Daniel n’est pas seulement diabolique, il est patient.
Il s’est déjà taillé une belle réputation dans le domaine du polar (son roman, Les fantômes du Panassa, a été le Coup de cœur du jury du Grand Prix du roman de l’été Femme Actuelle en 2009), mais quand il écrit des nouvelles, son genre de prédilection est le fantastique. Comme je l’ai dit plus haut, Yves-Daniel Crouzet aime puiser son inspiration dans le quotidien (un panda en peluche trouvé dans la rue, un pigeon qui agace un fonctionnaire un peu maniaque…) pour mieux plonger son lecteur dans le bizarre, le surnaturel, parfois même l’horreur ou le gore, mais toujours avec sa voix bien particulière, une petite musique qui promet un voyage vers l’inconnu.
Yves-Daniel Crouzet est diabolique. Non content de m’avoir entraîné dans cette aventure qui se sera étalée sur plus d’un an (relectures, corrections, rédaction de notes par l’auteur pour chacune des nouvelles), il n’aura pas arrêté durant cette période de m’envoyer de nouveaux textes (certains ont été ajoutés au recueil dans les semaines qui ont précédé la rédaction de cette préface). Le projet qui, au départ, devait compter dans les 220 pages en fait près de 300, et comprend dix-neuf récits fantastiques écrits entre 2003 et 2013. Malheureusement, je crains que ça ne suffise pas à apaiser la soif de publication de ce monstre prolifique et talentueux. Mon Dieu, je suis persuadé qu’il prépare déjà le tome deux…
Yves-Daniel Crouzet est diabolique. Mais comment résister à la tentation ?

Benoît Domis
Nancy, le 8 février 2014
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SoggothSoggoth15 février 2014
J’ai été comme vous, moi aussi. Belles voitures, belles gonzesses, belles maisons. Mais je ne regrette rien de cette époque. À part peut-être, les petits restos sympas et les voyages à l’étranger. Vous savez ce genre de pays où on peut se procurer de la chair fraîche sans difficulté et, surtout, sans risquer de se retrouver en prison ! Bon Dieu, j’en ai bien profité. Non, je ne regrette rien. C’était une autre vie. Factice. Superficielle. Mensongère.
Aujourd’hui, je suis dans la réalité. Je sais ce que c’est que de se battre pour survivre. J’apprécie chaque instant comme si c’était le dernier. Je connais le bonheur du loup qui plante ses crocs dans la chair de sa proie encore frétillante. Je sais le bonheur du gladiateur qui voit le sang de son ennemi rougir le sable chaud de l’arène. Je suis redevenu un prédateur, un chasseur, un animal. C’est bon de vivre en mode binaire, vous ne pouvez pas imaginer ! Sans se poser d’inutiles questions. Sans s’embarrasser l’esprit avec la morale séculaire et la loi des hommes. Sans se faire des nœuds dans la tête. Survivre. Un concept formidable. À bas cette connerie de pyramide de Maslow ! Je n’ai pas besoin qu’on m’aime et moins encore qu’on m’estime. Je ne me soucie plus d’un quelconque accomplissement personnel. Qui suis-je ? Un animal ! Pourquoi suis-je sur terre ? Pour tuer ! Quel est mon but ? Survivre ! Quel est mon avenir ? Mourir ! Simple ! Aussi simple et limpide qu’une lame d’acier courant sur une gorge fragile. Quand on a accepté ça, on n’a plus peur de rien. De rien ! Les Autres, la Loi, Dieu, le Diable…, on s’en fout ! On est débarrassé de cette boule au ventre qui accompagne l’être civilisé. On est bien.

Extrait de « A vot’ bon cœur ! »
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SoggothSoggoth15 février 2014
J’ai vu un Chat, une fois. De loin. Eh bien, ça ne ressemble pas à un chat. Mais alors pas du tout. Il était tapi dans l’ombre d’un immeuble. Ses yeux étaient rouges et brillants comme le bout d’une cigarette. Il était grand et sombre. Il se tenait sur deux pattes très longues et très maigres. Des pattes bizarres, avec les genoux à l’arrière, si vous voyez ce que je veux dire. Comme s’ils étaient montés à l’envers. Du mauvais côté. Et puis, il avait de grandes oreilles pointues.
On aurait plus dit un loup qu’un chat, c’est sûr ! Mais un loup qui se serait tenu debout, en équilibre sur ses pattes de derrière. Je ne l’ai pas très bien vu, car papa m’a brusquement tiré par le bras et on est vite rentrés à la maison où on s’est barricadés. Vite, vite !
C’est le seul que j’ai jamais vu. Heureusement.
Si on ne les voit pas, on les entend par contre souvent. Ils rôdent la nuit en poussant de drôles de cris qui commencent comme des jappements de chiens et se terminent comme des cris de bébés.
Leurs cris me font peur et ils m’empêchent de dormir. Ils me font faire des cauchemars aussi. Presque toutes les nuits. C’est de leur faute si je fais parfois pipi au lit.

Extrait de « Cat people »
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SoggothSoggoth15 février 2014
Son visage rond et bouffi tourné vers l’astre lunaire, ses yeux brillant d’une étrange et inhabituelle exaltation, Blanche marcha lentement vers le milieu de la cour en proie à une extase silencieuse. Au centre de cette aire, délimitée par le corps d’habitation, les écuries et la grange, elle s’immobilisa. Pendant quelques secondes, Jules crut qu’elle allait soudain s’élever dans le ciel, pareille à un ballon de fête foraine. Son ventre distendu était dressé devant elle comme la proue d’un vaisseau fantôme repoussant un océan de ténèbres. Ses bras se tendirent vers le firmament, avirons blafards marqués de squames brunâtres. Sa bouche s’ouvrit sur un cri inaudible. Ses reins se cambrèrent selon un arc formidable qui poussait davantage encore en avant l’abdomen dilaté.
Il y eut alors un bruit infime, comme le déchirement d’un voile de gaze, suivi d’un imperceptible sifflement, et sous les yeux effarés du paysan une nuée de fines particules jaillit du ventre de la jeune femme. Par volées successives des milliards de spores, étincelants sous la clarté lunaire, furent projetés dans les airs en formant de spectaculaires arabesques.

Extrait de « Blanche »
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SoggothSoggoth15 février 2014
Le ciel s’était obscurci. De gros nuages noirs l’encombraient. Il n’y avait plus d’animaux à présent. Plus de forêt. Ou plutôt si : une affreuse forêt faite de troncs desséchés qui tendaient leurs branches griffues vers elle. L’herbe elle-même avait disparu. Une terre sèche et grise, poussiéreuse, volatile, lui avait succédé, plantée ici et là de bosquets d’épineux.
L’étang s’était subitement asséché. À l’intérieur ce n’étaient plus de gentilles truites qui nageaient, mais d’énormes sangsues qui grouillaient les unes sur les autres, ouvrant leur bouche de lamproie avide de sucer le sang.
Seule la chouette demeurait là. Sauf, que ce n’était plus vraiment une chouette, mais le squelette d’une chouette.
— Le royaume des songes réserve bien des surprises, croassa le sinistre volatile. La vérité et le mensonge sont les deux faces d’une même médaille. La réalité et le rêve aussi.
— Je ne comprends pas ! gémit la petite fille. Je veux les oiseaux et le grand cerf. Et le renard et les petits lapins !
— Les lapins sont des Griffus qui sommeillent ! répondit sentencieusement la chouette.

Extrait de « Les Griffus »
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