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Benoîte Dauvergne (Traducteur)
EAN : 9782815946797
566 pages
De l Aube (08/09/2022)
4.08/5   19 notes
Résumé :
Patsy est une jeune femme jamaïcaine, coincée entre une mère obsédée par la religion et une petite fille qu'elle ne sait pas tout à fait comment aimer. Son obsession est de quitter l'île pour l'Amérique, terre de libertés, et aussi - surtout ? - le pays où s'est exilée Cicely. La meilleure amie d'enfance, mais aussi l'amour secret, l'objet de tous les désirs. Cicely et Amérique se confondent dans l'esprit souvent torturé de Patsy, qui finit par obtenir un visa et tr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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Wyoming
  08 juillet 2022
Un grand roman fleuve que je n'aurais probablement pas lu sans la proposition de Babelio dans le cadre de la masse critique privilégiée. Merci aux Editions de l'Aube de m'avoir envoyé ce livre et à Babelio de m'avoir offert l'opportunité de sa lecture.
C'est un roman de vie, de vies féminines, de vies tourmentées, d'héroïnes qui recherchent un bonheur inaccessible tant les freins sociétaux, les embûches et les douleurs de l'existence vont contrarier leur quête souvent incertaine.
La grande héroïne, c'est Patsy qui, à peine 25 années vécues sur sa terre natale de Jamaïque, veut la quitter pour les Etats-Unis pour y vivre son improbable rêve américain et y retrouver son amie d'enfance dont elle est restée amoureuse, Cicely.
La deuxième héroïne, c'est Tru, la fille de Patsy, âgée de seulement six ans lorsque sa mère l'abandonne pour son départ vers l'Amérique. Au fil du roman, qui s'étend sur une dizaine d'années, le lecteur peut suivre toutes les difficultés de Patsy à New-York, l'effondrement de ses rêves, mais aussi, parallèlement la croissance et l'évolution de Tru, accablée par l'abandon de sa mère.
Nicole Dennis-Benn trace une aventure humaine presque ordinaire, lui conférant une dimension psychologique intense, en explorant tous les tourments de ses deux personnages majeurs, détaillant leurs quotidiens, leurs souffrances, leurs joies, leurs attentes insatisfaites.
Pour Patsy, elle parvient à la rendre attachante dans ses errements, ses remords, son incapacité à faire marche arrière, allant toujours vers un avant incertain qui la détruit plus qu'il ne la porte vers le bonheur. Même si elle pense sans cesse à sa fille durant ces dix années, elle a l'impression de ne plus pouvoir faire un pas vers elle et se trouve enfermée dans un malheur qu'elle s'est forgé. Elle fait diverses rencontres en Amérique qui vont l'émouvoir, des plus malsaines aux plus généreuses et donc, les longueurs apparentes de ce roman travaillent parfaitement le chemin de Patsy, l'évolution de sa vie, de sa réflexion personnelle et le choc de cette maternité avec celui d'un amour perdu et d'un autre qui peut-être lui offrira la possibilité de sortir de ses dilemmes.
Pour Tru, c'est encore plus compliqué et, là encore, Nicole Dennis-Benn produit une héroïne éclatante, une enfant déjà battante qui deviendra une adolescente victorieuse, tout en traversant les affres de l'abandon, mais découvrant peu à peu la capacité qui est la sienne à devenir maîtresse de son destin.
Les autres personnages ne sont pas des satellites mais jouent un rôle déterminant dans la vie de Patsy et de Tru, qu'il s'agisse du père ou de la grand-mère de celle-ci, de ses camarades d'école, de quartier, de lycée et, pour Patsy, de tous ceux qui cheminent à ses côtés dans ce long rêve américain.
C'est aussi un roman où le racisme, celui de la couleur de peau, des différences sociétales, des orientations sexuelles est abordé par Nicole Dennis-Benn avec lucidité, certainement une grande connaissance de la société jamaïcaine dont elle est originaire et de la vie à Brooklyn où elle habite.
Donc, un beau roman où "Si le soleil se dérobe" bien souvent pour ses protagonistes, il peut quand même briller et leur apporter à tous les lueurs de l'espérance.
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Zephirine
  04 juillet 2022
Dans ce second roman dont on doit la fidèle traduction à Benoîte Dauvergne, l'autrice jamaïcaine Nicole Dennis-Benn reprend ses thèmes favoris, à savoir l'homosexualité tabou, la prostitution et les mariages blancs ainsi que le quotidien des femmes qui élèvent seules leurs enfants et la violence des hommes. Son héroïne, Patsy, qui fantasme sur « l'American dream », finit par sauter le pas et tout quitter, laissant au père de sa fillette la charge de True. Elle se détourne aussi de sa mère, confite en religion. Elle tend vers un seul but : rejoindre son amie et ancienne amoureuse, Cicely, installée dans le quartier de Brooklyn à New-York.
Hélas ! La jeune femme va se cogner à une rude réalité. Entrée sur le sol américain avec un visa touristique, elle va être confrontée à la précarité et l'exploitation des sans -papiers. Elle ne trouvera que des travaux sous-payés où elle sera humiliée. Au final, elle aura abandonné sa fille pour s'occuper des enfants des autres, ces riches américaines qui se déchargent de leurs responsabilités maternelles sur le dos des nounous étrangères.
Le statut d'immigré clandestin rend les relations difficiles, la survie précaire et la violence se cache partout. Heureusement, Patsy croisera quelques personnes bienveillantes, comme Fiona ou Claudette.
Malgré l'absence de lettres, hormis une carte de voeux, True espère toujours des nouvelles de sa mère. Elle a du mal à s'intégrer à son nouveau foyer où les injonctions sont : « T'es plus une petite fi, Tu es en âge d'apprendre à être une fanm » Différente des filles de son âge, elle s'isole. Passionnée par le football, elle n'a que des copains garçons et s'habille comme eux. Elle essaie tant bien que mal de grandir sans sa mère et sans personne à qui raconter ses premiers émois sentimentaux.

Le lecteur suit en alternance l'histoire de Patsy à New-York et celle de sa fille True restée en Jamaïque. A travers leur histoire, l'auteure dénonce les conditions de vie des femmes jamaïcaines et des immigrés jamaïcains ainsi que l'homophobie.
J'ai apprécié les dialogues en langue locale très colorée où les hommes se nomment « bougs » et les femmes « fanms ».
L'écriture, très simple et très dialoguée, va à l'essentiel.
Si l'on peut éprouver de l'empathie pour Patsy et True, d'autres personnages sont trop caricaturaux pour être attachants.
J'ai trouvé qu'il y avait des longueurs dans le déroulement de l'histoire jusqu'à ce que tout s'accélère dans les derniers chapitres, comme si, arrivée à 500 pages, l'autrice voulait en finir avec ses héroïnes. Et la fin bâclée et en forme de happy-end ne m'a absolument pas convaincue.
Donc avis très mitigé pour cette lecture.
Je remercie les éditions L'aube et Babelio pour la découverte de ce roman

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Andromeda06
  04 juillet 2022
"Si le soleil se dérobe", c'est 570 pages bien remplies et captivantes. C'est un livre dont je n'ai en fait rien à reprocher, tellement chaque aspect est finement travaillé, que ce soit au niveau des personnages et du déroulement des événements, ou encore des lieux/décors et du contexte socio-économique.
Patsy, qui vient enfin de réussir à obtenir son visa, laisse tout derrière elle pour rejoindre son amie d'enfance à New York. Elle abandonne sa fillette, sa mère, son boulot, toute sa vie en Jamaïque. Elle part réaliser son rêve américain. Mais avec les difficultés d'intégration et d'adaptation, s'ajoutent désillusions et déceptions. La vie de sans-papiers qu'elle va mener est loin de celle qu'elle rêvait. C'est un long processus semés d'obstacles et de limites que cette ville, symbole de la liberté, va lui offrir.
Comme dit plus haut, nous avons là un roman archi complet. le contexte, aussi bien en Jamaïque qu'en Amérique, est sacrément bien dépeint. Il n'est pas difficile non plus d'imaginer les lieux, très bien décrits également et bien intégrés au déroulement des événements. L'histoire, quant à elle, est toujours bien menée, et prenante. Les chapitres, de plus en plus courts sur la fin, accélèrent la cadence, je me suis surprise à lire de plus en plus vite.
Les personnages en imposent. L'autrice ne lésine pas sur leur aspect psychologique, leur personnalité et leurs ressentiments. Je n'ai pas pu m'attacher à Patsy, mais à sa petite fille oui. J'ai d'ailleurs particulièrement apprécié qu'elle nous permette de suivre Tru, en parallèle de sa mère, qu'elle nous permette de voir comment elle évolue, grandit, se construit, s'affirme sans elle.
Quant à la fin, elle nous laisse sur une note d'espérance...
Nicole Dennis-Benn use d'une plume bien construite, élaborée, fluide et très plaisante. Je l'ai trouvée un peu détachée de ses personnages, mais ils sont si bien aboutis que je n'en ai pas du tout été gênée. On ressent, aussi, tout le travail effectué pour mener à bien ce roman, tant il est approfondi.
Lu dans le cadre de la masse critique privilégiée, je remercie Babelio et les éditions de l'Aube pour ce roman qui a su me séduire tant par le style d'écriture et de narration que par son contenu saisissant, enrichissant et approfondi.
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Jeanmarc30
  27 juillet 2022
Je remercie la Masse critique privilégiée ainsi que les éditions de l'aube pour la sélection et l'envoi du livre de Nicole Dennis-Benn, "Si le soleil se dérobe". Sans cela, je n'aurais pas eu l'occasion de faire la découverte de cette autrice, tout comme de la culture caribéenne et plus précisément jamaïcaine.
"Si le soleil se dérobe" est la chronique d'une jeune femme, Patsy, d'origine jamaïcaine et sans-papiers en Amérique où elle est allée tenter l'aventure et rejoindre son amour de jeunesse, Cicely. C'est aussi la confrontation de la réalité et de la dureté de la vie face au rêve américain, tant notre héroïne est confrontée à des désillusions à répétition. Son point d'ancrage en Amérique,son amie Cicely, se révèle être bien différente de celle qu'elle a connue autrefois et elle lui a caché bien des choses.
C'est encore le récit d'un parcours semé d'embuches pour une jeune femme tellement éprise de liberté qu'elle en vient à sacrifier l'éducation et l'amour qu'elle doit procurer sa propre fille, Trudy-Ann, en l'abandonnant pour satisfaire ses rêves et désirs personnels et qui se confronte au choc des cultures et des codes.
C'est également l'histoire d'un combat tant le roman fort en émotions que nous propose Nicole Dennis-Benn traite de problématiques sociétales contemporaines, telles que l'exil, la situation des sans-papiers face au monde du travail, la vie à New-York en général, la condition des femmes et des étrangers ou encore l'homosexualité.
"Si le soleil se dérobe", avec un texte puissant, parfois cru également mais aussi fastidieux ne laisse pas le lecteur indifférent face aux (més)aventures que connaît Patsy, l'(anti)héroïne de ce roman où l'ambiguïté de son personnage transparait. Une bonne lecture estivale qui permet de voyager et de faire une escale littéraire et culturelle au travers de la cuisine et du parler jamaïcains.
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MaggyM
  24 juillet 2022

C'est l'histoire de Patsy, une jeune femme qui rêve d'Amérique depuis que sa meilleure amie a quitté leur île pour la Grosse Pomme.
C'est l'histoire d'un rêve américain qui ne tient pas toutes ses promesses.
C'est l'histoire d'une sans-papier au pays d'oncle Sam qui lui dévoile un New-York pas fort différent de Kingston.
C'est l'histoire d'un amour entre deux jeunes femmes qui restera contrarié pour permettre à l'une d'elle de se donner l'illusion d'avoir réussi.
C'est l'histoire d'une petite fille abandonnée par sa mère et qui peine à se sentir bien dans sa féminité.
C'est l'histoire d'une époque qui se dit libérée mais qui aime tant mettre toute le monde dans des petites cases.
C'est tout cela et c'est bien plus encore.
Si j'ai été au départ un peu déroutée par la plume de Nicole Denis-Benn parce qu'elle digresse beaucoup, me faisant parfois perdre le fil, j'ai très vite été embarquée dans le sillage de Patsy à la conquête de son rêve américain.
Patsy, personnage ambigu qu'on déteste parce qu'elle abandonne sa fille pour une chimère, qu'on admire parce qu'elle s'accroche à sa volonté de faire quelque chose de sa vie malgré les énormes embûches, qu'on plaint face aux conditions de travail et de vie qu'elle doit accepter, qu'on fustige quand elle se rend compte qu'elle a laissé sa propre gamine pour aller élever les enfants des autres pour trois fois rien,... Patsy, qu'on voudrait tour à tour consoler et secouer.
Cette anti-héroïne fait partie de ces personnages qui marquent un lecteur. Parce que l'autrice n'y va pas par quatre chemins et la ciselle d'une plume brute, sans fard, acérée, vraie.
Les personnages secondaires ne sont pas en reste et sont chacun particulièrement bien construits également; tout comme le contexte qu'il soit jamaïcain ou New-Yorkais. L'autrice ne tombe jamais dans la facilité et finalement l'intrigue ne se déroule pas comme un long fleuve tranquille. Sans qu'il n'y ait de réel ressort dramatique, le lecteur ne sait jamais vraiment vers quoi il se dirige. Rien n'est vraiment téléphoné parce qu'on est au coeur de la vie qui, toujours, réserve son lot de surprise.
Un roman fort, des personnages réalistes, des problématiques très modernes, une plume vive pour servir un récit qui restera gravé quelque part entre coeur et raison.
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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
WyomingWyoming   02 juillet 2022
Manhattan apparaît plus nettement autour d'elle, avec ses immenses gratte-ciel aux sinistres façades géométriques; ses larges chaussées sur lesquelles les taxis filent vers une ligne d'arrivée invisible; ses échafaudages et ses grues semblables à des ailes de chauves-souris tendues vers un morceau de ciel bleu; ses odeurs d'égouts et d'urine chaude répandues par la vapeur jaillissant du sous-sol, pareille au souffle d'un dragon; sa cacophonie de langues étrangères, digne de la tour de Babel, exaspérante quand elle s'unit au hurlement des klaxons, au crissement des pneus, au son aigu des sirènes.
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Andromeda06Andromeda06   03 juillet 2022
Ce départ ne lui semble plus aussi grave maintenant. Patsy regarde Tru prendre la main de manman G, et cette scène lui paraît aussi naturelle que si elles avaient toujours vécu ainsi ensemble, juste toutes les deux. Les rayons du soleil nimbent leurs silhouettes d'un halo orange bleuâtre. Patsy cligne des yeux. Elle a du mal à voir le visage de Tru à travers le fin rideau doré. Elle se dit qu'une bonne mère aurait pris une photo de sa petite fille bientôt âgée de six ans, dont la moue rappelle celle de son père et dont les yeux semblent chargés de nuages sombres qui menacent d'éclipser le soleil. Une bonne mère aurait pris le temps d'inspirer jusqu'à la dernière minute l'odeur de ses cheveux, les parfums mêlés de l'huile capillaire Blue Magic et du talc. Mais elle est en retard pour l'embarquement. À mesure que Patsy s'éloigne, Tru disparaît. Au bout d'un moment, la fillette s'évapore totalement dans la lumière du soleil.
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Andromeda06Andromeda06   03 juillet 2022
C'est donc à ça que se résume la vie : à une série de choix. Mais quand Patsy a-t-elle eu le droit de choisir ? Jamais. On ne lui a pas demandé son avis la première fois qu'on lui a écarté les jambes ; on ne l'a pas autorisée à se débarrasser du poids qu'elle a ensuite dû porter pendant neuf mois ; elle n'a jamais eu le droit de regarder une femme, ni de se laisser porter par ses sentiments, sans que cette histoire se termine dans un bain de sang rouge vif et que des éclats de verre restent à jamais fichés dans son cœur. Et aujourd'hui ? Aujourd'hui, elle ne restera en vie que si elle accepte de renoncer définitivement à choisir.
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dgidgildgidgil   16 juillet 2022
_ Mais qu'est ce que j'ai fait de mal ?
[...]
Rien, petite. C'est pas toi qui a fait du tort.
_ Alors pourquoi maman m'a abandonné ? Pourquoi tu m'envoies habiter ailleurs?
La grand mère rejoint sa petite fille, l'air toujours peiné. "Tu vois, le sel de ces larmes vaut pas grand chose à côté des sous que ta mère va gagner en Amérique, dit-elle d'une voix où monte la colère. Tu dois comprendre que désormais, elle fait seulement ce qu'il y a de mieux pou toi. Je sais bien que les sous, c'est la cause de tous les maux. Mais parfois, y rendent les choses plus faciles.
p 105
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WyomingWyoming   01 juillet 2022
Patsy enfile toujours ses vêtements dans le noir, car elle évite de se regarder dans les miroirs, généralement mécontente de ce qu'elle y aperçoit : un visage rond et plat ordinaire, un nez large, des lèvres pleines et boudeuses qui lui donnent l'air d'un enfant déçu d'avoir perdu son jouet préféré, malgré les fossettes qui creusent en permanence ses joues.
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Video de Nicole Dennis-Benn (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nicole Dennis-Benn
La gagnante du Booker Prize, Marlon James, se joint à ses collègues écrivains jamaïcains Nicole Dennis-Benn et Kei Miller pour une conversation sur l'influence, la langue et la maison. Enregistré en direct au Key West Literary Seminar le 13 janvier 2018.
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