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Éditeur : Ebooks Libres et Gratuits (ELG) (30/07/2015)

Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Histoire d’un homme du peuple (suivi de Les Bohémiens sous la Révolution) : L’ « Homme du peuple » est un ouvrier de Saverne, Jean-Pierre Clavel, orphelin élevé par une brave marchande des quatre saisons, la mère Balais, pauvre mais généreuse, qui a fait de lui un bon artisan et l’a envoyé à Paris pour se perfectionner dans son état de menuisier. À Paris, Jean-Pierre se loge dans le quartier des Écoles, où il retrouve Emmanuel, un de ses anciens camarades, étudiant ... >Voir plus
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   28 mars 2018
Au milieu de ces pensées, je repris le chemin de la maison, la bretelle de mon vieux fusil rouillé sur l’épaule. Jamais l’idée ne me serait venue que la bataille continuait encore le long des quais ; que M. le duc de Nemours avait oublié de prévenir les municipaux de suspendre leurs charges, et de leur dire qu’ils en avaient assez fait, qu’il n’était plus nécessaire de massacrer les gens ! Eh bien, en repassant par la place du Châtelet je les vis encore là, prêts à charger. Leurs chevaux tremblaient sous eux de fatigue et de faim, eux-mêmes grelottaient de froid ; mais la rage d’entendre crier : « Vive la ligne ! À bas les municipaux ! » durait toujours.
Presque toute la troupe de ligne s’était alors retirée vers l’Hôtel de ville et les Tuileries.
Sur le pont Saint-Michel, un brancard marchait lentement, deux hommes le portaient. Presque tous les autres blessés de la rue Saint-Martin allaient à l’Hôtel-Dieu. Dans la rue de la Harpe quelques femmes entourèrent le brancard. Moi je tombais de fatigue, et j’entrai dans le caboulot, où je mangeai seul au bout de la table.
Mme Graindorge paraissait désolée ; elle me dit que pas un seul d’entre nous n’était venu dans la journée, et que M. Armand lui-même avait fini par s’en aller, en criant qu’il ne voulait pas passer pour un lâche !
Pendant qu’elle me racontait cela, je tremblais de froid ; mes habits, ma chemise, mes souliers, tout était trempé, et seulement alors je sentis qu’il fallait me changer bien vite : mes dents claquaient. Je sortis dans la nuit noire et je courus à la maison. Le portier, en me reconnaissant sur l’escalier, me cria :
– Eh ! monsieur Jean-Pierre, vous en avez fait de belles ! vous êtes signalé dans tout le quartier. On est venu demander de vos nouvelles.
Et comme il était sorti sur le pas de sa loge, en apercevant mon fusil il s’écria :
– Ah ! ah !… Je pensais bien… On va venir vous agrafer !
– Celui qui viendra le premier, lui dis-je en ouvrant le bassinet, n’aura pas beau jeu ; regardez… l’amorce est encore sèche.
Il ne répondit rien, et je montai quatre à quatre.
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