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ISBN : 9791097455552
Éditeur : Cent Mille Milliards (01/05/2018)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Ombeline vit sur la Côte d’Azur, traduit le grec ancien, a une colocataire qui s’appelle Automne et un chat prénommé Socrate, moins de 30 ans, et un cancer du sein. Comment fait-on avec tout ça, quand l’existence qui était pleine de promesses devient en un éclair un enfer d’incertitudes ? On pleure mais on rit aussi, on résiste (on tente, au moins) et on va au bout de tout ce qui reste parce que la vie, malgré tout, est une accumulation de tendresse dans une nuit de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Yuko
  12 février 2019
Histoire intimiste ou récit d'une aventure humaine, Sein et sauf est avant tout l'histoire d'une féminité. Celle que l'on doit retrouver, celle qui nous fait parfois défaut, celle à laquelle on se confronte. Ombeline vient de comprendre combien le rapport qu'elle entretien avec son corps lui fait défaut, combien elle a sous-estimé ce corps avec lequel elle compose depuis longtemps et combien ses doutes pour sa survie sont désormais nombreux. Une occasion unique de faire la paix avec son entourage autant qu'avec elle-même, alors que se brouille sa vision de l'avenir autant que son rapport aux autres. L'écriture d'Ariane Goupil est simple mais percutante et en traitant d'un thème aussi difficile sans tomber dans la facilité, va droit au coeur de ses lecteurs.
Une lecture sur un thème difficile mais porté par des personnages attachants et faillibles que l'on se prend l'envie d'aimer. A découvrir.
Lien : https://leblogdeyuko.wordpre..
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PetiteNoisette
  05 février 2019
Voici un roman que j'ai reçu dans le cadre de l'opération Masse Critique de Babelio. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre mais je dois dire que j'ai été très vite happée par l'histoire et que je l'ai lu très rapidement.
La narratrice est Ombelline, jeune femme traductrice de grec - ancien et moderne - qui vit en colocation avec Automne, sa meilleure amie. Alors qu'elles vivent tranquillement depuis 10 ans, entre les sorties avec les amis, les aventures d'un soir, le boulot et les grands-mères à s'occuper, Ombelline découvre qu'elle a un cancer du sein. le monde s'écroule autour d'elle. Mais sa réaction est plutôt surprenante : plutôt que de se démener pour guérir, Ombelline décide de ne rien faire du tout et de ne rien dire à personne tant qu'elle le peut. Mais cette annonce est toujours dans un coin de sa tête et la fait agir différemment de ses habitudes.
Sein et sauf est un roman prenant qui entraîne le lecteur dans tout un tas de réflexions que peut se faire Ombelline : le rapport à la féminité, à la maternité, aux hommes, au passé et au futur, à la vie en général. C'est un roman que j'ai beaucoup aimé, qui m'a également fait réfléchir. C'est un roman féministe et qui se pose des questions très intéressantes.
Le cancer d'Ombelline est un prétexte à la réflexion sur soi et sur son rapport à la société. A découvrir !
Lien : http://blogonoisettes.canalb..
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lafusee
  24 juin 2018
ce n'est pas tellement une histoire d'amour ! ou alors une histoire d'amour avec soi-même ;) un émouvant roman féministe ! à lire !
Lien : https://centmillemilliards.c..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
YukoYuko   12 février 2019
Je me lève, je le laisse régler. Je l’embrasse sur le front, il a le menton dans mes nichons. Je ne sais pas s’il a compris que c’est leur faute, mais finalement, je l’espère. Comment aurai-je pu lui dire ?
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lafuseelafusee   01 novembre 2018
"Aujourd'hui, j'ai le cancer.
Demain aussi, j'imagine.
Le médecin avait l'air plus embêté que moi quand il me l'a dit. Derrière ses lunettes turquoise, il avait l'air un peu perdu. Trop jeune pour annoncer ce genre de choses à des gens trop jeunes pour les entendre.
-J'ai quelque chose d'important à vous dire aujourd'hui, madame.
-Mademoiselle.
Je m'étais abstenue de rajouter à ce titre les mots de ma grand-mère « J'ai encore mes deux ailes ». J'avais senti que ce serait malvenu.
-Il va falloir être forte.
Quelle phrase débile.
Il avait marqué un moment d'arrêt devant mon silence et mon sourcil levé. Je le scrutais sans tellement m'intéresser à ce qu'il disait. Quel âge avait-il ? Le mien ? Peut-être moins ? Je me souviens avoir compté les rides sur son front. A peine deux. Moi, j'en ai déjà trois. Ça doit être à force d'ouvrir trop grand les yeux.
J'avais fini par baisser le regard jusqu'au sien et briser la glace.
-Je vais mourir, c'est ça ?
Il avait commencé à s'étouffer, et j'avais eu un élan d'affection pour lui en me disant que je n'allais peut-être pas décéder toute seule du coup. Mais il s'était vite reprit.
-Vu votre âge, vous allez probablement bien supporter les traitements. Nous parlerons du pronostic après la première cure.
Je m'étais demandé quand est-ce qu'il allait utiliser les mots « tumeur » « chimiothérapie » et plus basique, « cancer ». Il n'avait pas l'air pressé.
-Et si je n'en veux pas, de vos traitements ?
J'avais dit ça avec timidité. Moi qui d'habitude ne m'encombre pas de dentelles. Comme si je demandais l'autorisation à un type en blouse d'user de mon propre corps comme bon me semble. Il en était resté bouche bée.
-Vous êtes docteur ici ?
Je finissais par penser que c'était la première fois qu'il annonçait une maladie grave à quelqu'un. Ou alors il était comme ça dans la vraie vie aussi : Il planait. Moi qui ai toujours cru que les médecins étaient des monstres, celui-là me paraissait plutôt inoffensif.
-Interne, en fait. Je n'ai pas encore écrit ma thèse.
-Médecin stagiaire, alors ?
Il m'avait souri.
-C'est à peu près ça.
-Donc vous ne saurez pas comment réagir si je m'en vais maintenant et vous n'essaierez pas de me retenir pour me convaincre de me soigner. C'est très bien, ça.
Interloqué, il m'avait regardé quitter ma chaise derrière ses lunettes de la même couleur que ses yeux. Très beaux, d'ailleurs. Mais pas assez pour me clouer sur place. Un petit geste d'une main, mes cliques et mes claques dans l'autre, et me voilà dans la rue.
Un peu sonnée. Un peu éblouie par la lumière du jour après les couloirs aseptisés. C'est fou comme on a l'impression de laisser ses problèmes derrière soi quand on quitte un hôpital.

J'en suis là.
Qu'est-ce que je vais faire, maintenant ? Quand on m'a appelée pour ma première mammographie, je me souviens avoir entendu « une simple vérification, vous verrez ! » mais pas avoir signé pour cette suite-là.
Je pensais qu'avoir le sein écrasé comme un blinis entre deux plaques grisâtres serait de loin la pire chose qui arriverait durant cet examen. Même si j'adore les blinis.
J'adore mes seins aussi, d'ailleurs.
Ils sont très beaux, paraît-il. On me l'a toujours dit. Enfin, depuis qu'ils sont apparus. Je me rappelle les avoir attendu avec impatience, quand j'étais la dernière limande de ma classe, au lycée. Je les avais regardés pousser avec amour, en les arrosant avec la pomme de douche. J'y aurais ajouté de l'engrais si j'avais pu.
Dès lors, tous mes problèmes s'étaient résolus. J'étais devenue une fille, plus une enfant asexuée. Mes soucis divers avec les garçons avaient diminué de manière spectaculaire. Et dans les vestiaires, j'entendais mes copines me dire « Ils ont mis le temps mais ils sont parfaits, les tiens ! ». J'en rosissais de plaisir. Une femme et ses seins, c'est une grande histoire d'amour, un plan à trois passionnel.
Du coup, là, je me sens trahie.
Comme je n'ai pas laissé le temps à l'interne aux lunettes turquoise de m'expliquer mon cas en détail, je ne sais pas lequel des deux me fait faux bond. Sur le trottoir, je baisse la tête et les regarde avec colère.
-Alors, qui se dénonce ?
Leurs rondeurs provocantes me défient. J'enrage. Ils se dressent fièrement en m'ignorant avec superbe, mais je n'ai pas dit mon dernier mot. Je dégrafe mon soutien-gorge d'une main, le retire par le col de mon T-shirt et le jette par terre. Je leur souris d'un air mauvais.
Je croise le regard d'une infirmière qui s'est arrêtée en voyant mes baleines échouées sur le sol. Elle fait mine de s'approcher, mais je la salue en souriant et je continue ma route. Mes tétons frémissent de fureur à chacun de mes pas. "
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