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ISBN : 9791032908815
Éditeur : Éditions de l'Observatoire (08/01/2020)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Lorsque Sarah rencontre Théo, l'alchimie est immédiate. Elle, l'écorchée vive, la punkette qui ne s'autorisait ni le romantisme ni la légèreté, se plaisant à prédire que la Faucheuse la rappellerait avant ses 40 ans, va se laisser convaincre de son droit au bonheur par ce fou de Capra et de Fellini. Dans le tintamarre joyeux de leur jeunesse, de leurs amis et de leurs passions naît Simon, le premier fruit de leur amour. Puis, Sarah tombe enceinte d'une petite fille.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
mumuboc
  08 janvier 2020
A force de le dire et de l'écrire vous commencez à le savoir je ne suis pas très « roman d'amour », sauf quelques exceptions dont Mon désir le plus ardent de Pete Fromm, une histoire d'amour, de nature et de maladie et qui fut et reste un coup de coeur dans le genre. Ce premier roman de Thibault Bérard est de la même veine. Sarah et Théo s'aiment. Rien ne les prédestinait à former un couple. Elle, « moineau », à la jeunesse border-line, un peu paumée, lui, le « lutin » de quelques années plus jeune, l'optimiste à tout épreuve. Ils ont tout pour être heureux : travail, enfant, ami(e)s, famille, tout roule jusqu'au jour où le Dr House entre dans leurs vies pour le pire. Moineau n'a pas voulu voir les premiers signes et pourtant désormais ses jours sont comptés……
Je vous prie de m'excuser en premier lieu car je n'ai pas le talent de Thibault Bérard pour exprimer avec l'écriture autant de beauté dans les sentiments, donner autant d'émotions dans la narration d'une histoire, j'allais dire banale, d'un couple, autant de profondeur dans les ressentis ….. Mais je vais malgré tout essayer car moi la « dure » aux sentiments amoureux, j'ai craqué, j'ai fini avec des larmes qui coulaient sans que je puisse les retenir mais que ces larmes étaient belles….
Notre guide s'appelle Sarah, c'est elle qui nous raconte son histoire et dès les premières lignes elle est directe, elle ne tergiverse pas, ne nous enfume pas : elle est décédée, à 42 ans, voilà c'est dit, alors soit vous faites le choix de continuer et d'écouter ce qu'elle a à vous dire, soit vous refermez dès maintenant le livre car vous vous doutez que tout ne vas pas être rose. Moi j'ai continué car ce qui m'a plu dès le début c'est le ton de Sarah, sa façon d'exprimer les choses, à vous de juger :
"Incipit :
J'imagine que vous serez d'accord : ce que tout le monde veut, dans la vie, c'est laisser une trace, non ? Résister à l'oubli éternel ? Et bien le scoop, mes amis, le truc pas croyable que je vais vous annoncer ici, dans ces pages et même dès la première, c'est que le but ultime de tout le monde, dans la mort, c'est exactement l'inverse : se faire oublier des vivants. Couper le cordon une bonne fois avec l'avant, pour, enfin, accéder à cette absolue félicité, ce repos parfait des sens et de l'esprit dont on nous rebat les oreilles depuis les siècles des siècles. Avouez que ça remet les choses en perspective. Moi-même, j'ai mis un moment à comprendre ça et, quand j'ai fini par y arriver, je me suis décidée à en faire quelque chose, histoire que ça vous rentre dans le crâne, pour le « jour où » (parce que, vous le savez, ou alors il serait temps, ce sera votre tour à un moment ou à un autre). Décidée avec un « e », ça n'a as échappé aux premiers de la classe, parce que je suis une fille, enfin une femme. J'étais une femme quand je suis morte – une jeune femme, 42 ans, ça vous donne déjà une idée de l'ampleur du drame à venir. (p9)"
Et il faut savoir que dans un roman tout est possible, tout est imaginable et l'auteur a octroyé à Sarah un don : « le privilège des morts », ce don lui permet d'exprimer ses ressentis, émotions mais aussi ceux des autres, de ses proches.
Alors j'ai plongé dans le tourbillon de la vie de Sarah et Théo, dans leur amour qui verra naître Simon puis Camille mais comme si trop d'amour devait se payer un jour, les jours sombres vont les engloutir, ils vont se débattre, espérer, surnager puis déposer les armes.
C'est une lecture où malgré un sujet très « plombant » il n'en reste pas moins un sentiment lumineux en partie due à l'écriture : c'est intense, vivant, avec un ton moderne, avec ici et là une part de dérision dans les propos de Sarah, parce qu'elle est comme cela Sarah, même dans les moments les plus cruciaux. Ils forment un couple fort, oui ils sont forts et comme leur dit Dr House :
"Il est juste que les forts soient frappés
La phrase s'affiche tel un blason en lui. Et elle lui semble parfaitement logique, évidente – appropriée, là encore. Il est juste, oui, précisément parce c'est plus injuste que tout ce qu'on puisse imaginer, plus absurde, plus cruel, et donc plus éloigné de l'entendement des simples mortels, que lui et moi, qui sommes jeunes, pleins de vie, si forts, nous soyons frappés. Nous plutôt que d'autres, qui ne s'en relèveraient pas. (p116)"
L'auteur confirmant un peu l'adage que « les histoires d'amour finissent mal en général » prend le parti de faire d'un drame un récit où se mêlent références cinématographiques, littéraires, musicales, univers dans lesquelles baignent nos deux tourtereaux (lui journaliste, elle productrice de documentaires) et dans lesquelles ils vont trouver la force de tenir, se raccrocher. Oui La vie est belle comme le titre du film de Capra, film culte de Lutin, quelque soit sa durée, ce qui compte c'est de la vivre.
Bon vous l'avez compris j'ai passé un excellent et émouvant moment de lecture et je vous rassure même si les dernières pages sont particulièrement poignantes, il n'en reste pas moins un roman d'une rare intensité, lumineux et bouleversant, dont j'ai aimé le ton à la fois dynamique, juste, imagé parfois (j'ai adoré les « bulles » de Sarah), mais aussi doux et réaliste. Beaucoup d'humanité transpire des épreuves que le couple va traverser, du bel et vrai amour, du respect et de l'écoute, sans faille, sans gnangnan. Ils en sortiront encore plus forts, plus beaux même s'ils n'en sortiront pas forcément vainqueurs.
Un de mes seuls reproches (un tout petit), ne pratiquant pas forcément la langue anglaise, beaucoup de citations en anglais auraient mérité une traduction……
Roman sélectionné pour le Grand Prix RTL – LIRE 2020 et moi je sais pourquoi. Je vous encourage à le découvrir. On en ressort pas indemne mais qu'est-ce que l'émotion est belle.
Thibault Bérard est depuis 13 ans responsable du secteur romans aux Editions Sarbacane.
Lien : https://mumudanslebocage.wor..
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motspourmots
  17 janvier 2020
Avec un tel sujet, le risque est énorme. Ceux de ma génération se souviennent peut-être des larmes versées avec Ryan O'Neal quand meurt Ali McGraw à la fin de Love story. Culte et pourtant bien sirupeux, bande-son assortie. Heureusement, la littérature est un art qui, pratiqué avec talent, sincérité et délicatesse permet d'offrir des bouquets d'émotions. Les larmes peuvent faire du bien, puiser leur source dans la beauté et la force des sentiments, dans la colère aussi. Les larmes peuvent apaiser et donner une furieuse envie de vivre.
Car d'emblée, nous le savons, la voix de celle qui raconte est une voix d'outre-tombe. Sarah est morte, à 42 ans, balayée par un cancer foudroyant détecté alors qu'elle était enceinte de son deuxième enfant. Sarah est morte mais sa colère est toujours là, mêlée à l'amour qui l'unit à Théo et à leurs deux jeunes enfants, Simon et Camille. Sarah est morte et son dernier acte d'amour est de permettre à Théo de libérer son esprit du deuil pour rester sur le chemin qu'il a toujours privilégié et pour lequel il est si doué : celui de la vie ; et par la même occasion, la laisser reposer en paix. Alors Sarah raconte. Comment Théo, plus jeune qu'elle, a pourtant joué le rôle de tuteur autour duquel elle s'est enroulée pour laisser de côté ses peurs et ses failles pour avancer, s'autoriser à aimer et à croire au bonheur. Il faut dire qu'il est irrésistible ce "lutin", boosté à l'optimisme, à la beauté et à "La vie est belle" de Capra. de quoi chasser les dernières traces du spleen que la jeune femme traîne depuis son adolescence. Sarah raconte la vie, les projets, l'amour fou, la naissance de Simon, les avancées professionnelles, la deuxième grossesse, le diagnostic terrible, l'entrée en guerre (oui, il y a quelques accents de la guerre est déclarée aussi)... Sarah raconte et le lecteur se saisit de sa colère, parce que non, pas sûr que ce soit vraiment juste que les forts soient frappés.
J'ai versé mes premières larmes à la page 135 et ensuite, bah... c'était parti. Mais ce qui m'a fait pleurer, c'est la chaleur qui se dégage de ce récit, la farouche volonté affichée par tous de faire face ensemble, bien droits, unis par ce qu'on ne peut pas qualifier autrement que de l'amour, qu'il soit exprimé par le regard d'un ami, par le message d'un patron, par celui qui sait qu'il va rester ou par celle qui sait qu'elle va partir. le respect total des sentiments de l'autre, de sa douleur, du chemin qu'il emprunte pour s'en sortir. Et puis, il faut le dire, faire parler Sarah donne une force extraordinaire au roman, excluant toute mièvrerie par son langage direct qui ne se cache derrière aucun faux-semblant. On comprend, au moment des remerciements et en lisant les commentaires sur les réseaux sociaux que l'auteur utilise une matière autobiographique ce qui amplifie le tour de force et explique sans doute en partie ce judicieux parti-pris de narration.
Peut-être que si Franck Capra vivait au 21ème siècle, il aurait aimé s'emparer de ce texte, magnifique hymne à la vie, pour en faire l'un de ses chefs d'oeuvre. Qui sait ? Tous les ingrédients sont là. Impossible de ne pas être touché par la force positive qui se dégage de ce roman que l'on termine dans un grand sourire baigné de larmes en se disant que oui, faut pas l'oublier, la vie est belle.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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Lexx54000
  14 janvier 2020
C'est clair, dès le départ, on sait que Sarah est morte à l'âge de 42ans. Et c'est elle qui raconte l'histoire, son histoire car elle a le pouvoir de revivre sa vie mais vu de là-haut et voir à travers différents angles ce qu'elle n'a pas pu voir...
Il était une fois un moineau prénommé Sarah, fille borderline dès la jeune enfance, prête à mettre fin à ses jours, sauvé par une psy et un lutin prénommé Théo, un jeune homme fougueux à la joie de vivre. Rien ne les prédestinaient à se rencontrer, à nouer cette relation, à forme ce couple, à avoir des enfants, et de connaitre la joie dans le malheur !
Je ne vais pas y aller par 4 chemins, ce roman est juste un énorme coup de coeur. C'est une expérience unique, un roman exceptionnel comme il est rare dans lire, intensément intense, très éprouvant qui m'a valu quelques larmes (et je l'assume!).
Thibault Bérard livre une histoire de vie, d'amour et de mort. C'est à la fois d'une beauté unique et d'une tristesse infinie. Avec une plume lumineuse, joyeuse, dynamique, remplie de sentiments et juste, l'auteur nous fait sentir nos tripes et fait sortir nos sanglots.
Thibault Bérard a dû en voir pour nous livrer à travers ce roman une histoire aussi belle. Une claque, une vague, un tsunami, l'auteur emmène notre coeur et notre âme dans ses lignes, dans son histoire, dans ses entrailles.
Je pourrai vous en parler des heures, utiliser tous les plus beaux qualificatifs pour vous dire de lire ce premier roman. Ce roman grandiose, l'histoire d'une vie, d'une aventure, d'une souffrance, celle qui nous ai donnée à vivre, à la fois merveilleuse mais aussi terrifiante et bouleversante.
Pour Thibault Bérard il est peut être juste que les forts soient frappés mais il est certain que les lecteurs soient frappés en plein coeur par ce premier roman extraordinairement beau, lumineux et d'une intensité rare.
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Celkana
  28 décembre 2019
Wouah, véritable coup de poing, coup de coeur, bouleversant, drôle, triste, enlevé, on peut sûrement lui attribuer tous les adjectifs possibles à ce roman, un premier et quel premier roman!
Sarah nous parle, et elle nous raconte sa vie, des épisodes de sa vie mais surtout ce qu'elle voit de là où elle est, car Sarah est morte... Je ne dévoile rien, on le sait dès le début.
Elle nous montre alors son parcours, ses côtés punk et rebelle, ses moments de bonheur, d'amour avec Théo et son entourage, ses questionnements et sa maladie...
C'est beau, c'est magnifiquement écrit, c'est bouleversant et dur, ce livre m'a fait rire et pleurer, en vrai, et rien que pour avoir réussi à faire passer ces émotions avec autant de forces, je l'en remercie!
Précipitez-vous sur ce livre dès qu'il sortira, un grand premier roman de cette rentrée littéraire de janvier 2020! Bravo!
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Verolo
  17 décembre 2019
Évidemment, comme j'ai lu il y a quelques semaines "la vie en chantier" de Pete Fromm, dont le thème est similaire, celui-ci ne peut pas obtenir autant mes faveurs.
Moi qui suis sévère sur les "feel good books", que je trouve mièvres et attendus, j'avoue que je me suis laissée entrainer dans cette histoire triste et joyeuse (oui, oui...) à la fois, cette histoire où ce qui compte le plus, c'est l'amour et la vie qui peine, qui en bave, mais qui continue pourtant.
Cela m'a valu pas mal de mouchoirs trempés (on ne se refait pas), des yeux de lapin albinos, mais je pense que ce roman peut aider des personnes à surmonter une épreuve.
Alors, oui, on sait dès le départ que c'est mal parti, cette histoire entre Sarah et Théo, car c'est Sarah qui raconte, et... elle est morte !
Alors oui, on sait qu'on va pleurer (la preuve...), et que ça va certainement se terminer bien (enfin pas trop mal). Mais... pour moi, c'est passé !
A vous de voir...
Livre à paraitre début 2020, lu avec la complicité de ma libraire, merci à elle !
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
mumubocmumuboc   08 janvier 2020
Il est juste que les forts soient frappés

La phrase s'affiche tel un blason en lui. Et elle lui semble parfaitement logique, évidente - appropriée, là encore. Il est juste, oui, précisément parce c'est plus injuste que tout ce qu'on puisse imaginer, plus absurde, plus cruel, et donc plus éloigné de l'entendement des simples mortels, que lui et moi, qui sommes jeunes, pleins de vie, si forts, nous soyons frappés. Nous plutôt que d'autres, qui ne s'en relèveraient pas. (p116)
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mumubocmumuboc   08 janvier 2020
Incipit :

J'imagine que vous serez d'accord : ce que tout le monde veut, dans la vie, c'est laisser une trace, non ? Résister à l'oubli éternel ? Et bien le scoop, mes amis, le truc pas croyable que je vais vous annoncer ici, dans ces pages et même dès la première, c'est que le but ultime de tout le monde, dans la mort, c'est exactement l'inverse : se faire oublier des vivants. Couper le cordon une bonne fois avec l'avant, pour, enfin, accéder à cette absolue félicité, ce repos parfait des sens et de l'esprit dont on nous rebat les oreilles depuis les siècles des siècles. Avouez que ça remet les choses en perspective. Moi-même, j'ai mis un moment à comprendre ça et, quand j'ai fini par y arriver, je me suis décidée à en faire quelque chose, histoire que ça vous rentre dans le crâne, pour le "jour où" (parce que, vous le savez, ou alors il serait temps, ce sera votre tour à un moment ou à un autre). Décidée avec un "e", ça n'a as échappé aux premiers de la classe, parce que je suis une fille, enfin une femme. J'étais une femme quand je suis morte - une jeune femme, 42 ans, ça vous donne déjà une idée de l'ampleur du drame à venir. (p9)
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Video de Thibault Bérard (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thibault Bérard
L'émission complète : https://www.web-tv-culture.com//emission/thibault-berard-il-est-juste-que-les-forts-soient-frappes-51690.html
Voilà un livre qui ne vous laissera pas indifférent et va longtemps vous accompagner. Il est signé de Thibault Bérard. Lui-même éditeur depuis plus d'une dizaine d'années chez Sarbacane, il a choisi les éditions de l'Observatoire pour publier ce premier roman, « Il est juste que les forts soient frappés ».
Quel choc que ce livre, quel coup de poing !
Sarah et Théo forment un couple d'aujourd'hui. Parisiens gentiment bobos, après avoir fait un peu les 400 coups, ils ont trouvé dans la vie de couple une nouvelle sérénité, auréolée par la naissance d'un petit Simon. Oui mais voilà que ce bonheur tout simple va voler en éclat quand, au moment de sa seconde maternité, peu de temps avant la naissance de Camille, les médecins détectent à Sarah une tumeur cancéreuse. Sarah va mourir. Et en disant cela, je ne trahis rien de l'intrigue puisque dès le départ, c'est Sarah qui s'adresse au lecteur, de là où elle est après avoir rendu le dernier soupir. Et Sarah de nous raconter son histoire, son aventure puisque, comme elle le dit, « toutes les vies sont des aventures extraordinaires ». L'adolescence tumultueuse, la rencontre avec Theo, Pierrot lunaire un peu rêveur, les copains, la famille, les projets, le monde qui avance entre enthousiasme et révoltes. Et puis le diagnostic, la chambre d'hôpital, les médecins et les infirmières, une page qui se tourne et un autre quotidien à inventer quand il faut continuer à vivre malgré tout.
Ce livre, porté par une écriture ample, belle, littéraire et moderne, est une vraie réussite. Bien sûr, on y parle de la maladie et de la mort, mais on y parle surtout de la vie, du bonheur, de l'amour, de l'amitié, de tous ces petits riens qui sont si importants et nous construisent chaque jour, du sourire d'un enfant à une soirée de fête entre amis en passant par un week-end en amoureux ou des retrouvailles familiales. Dans le combat que Theo et Sarah vont mener ensemble, ce qui compte avant tout, c'est l'urgence de vivre, l'urgence d'aimer, l'urgence d'être heureux. Car pour Theo et Sarah, malgré tout, la vie est belle, en référence au film de Franck Capra qui accompagne leur histoire d'amour.
Choisissant l'écriture romanesque pour raconter sa propre expérience, Thibault Bérard signe un livre beau et bouleversant. Un livre sans mièvrerie ni pathos, avec des mots justes, qui touchent au coeur, où l'humour sait même trouver sa place, où la musique rythme les bons et les mauvais jours. Un livre lumineux qui nous rappelle que les absents, quand on les aime, gardent toujours leur place.
Un vrai coup de coeur en cette rentrée de janvier 2020, le premier roman de Thibault Bérard, « Il est juste que les forts soient frappés » est publié aux éditions de l'Observatoire.
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