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ISBN : 207507450X
Éditeur : Gallimard (21/11/2016)

Note moyenne : 4.41/5 (sur 342 notes)
Résumé :
Depuis que sa mère a commencé son traitement, Conor, treize ans, redoute la nuit et ses cauchemars. A minuit sept, un monstre vient le voir, qui a l'apparence d'un if gigantesque, quelque chose de très ancien et de sauvage. Mais pour Conor, le vrai cauchemar recommence chaque jour: sa mère lutte en vain contre un cancer, son père est devenu un étranger, et il est harcelé à l’école. Au fil des visites du monstre, l’adolescent comprend que son vrai démon est la vérité... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (151) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
28 décembre 2013
Le père de Conor est parti en Amérique avec sa nouvelle femme. La mère de Conor est très malade et les traitements semblent l'affaiblir de plus en plus. La grand-mère de Conor ne ressemble pas du tout à une gentille grand-mère. Les camarades de classe de Conor sont brutaux et moqueurs à son encontre. Bref, pour Conor, la vie est déjà très difficile et douloureuse. Et il y a ce cauchemar qui revient chaque nuit et qui le réveille en sursaut. Un soir, à 0 h 07, le grand if qui se dresse derrière la maison se transforme : un monstre entre dans la chambre de Conor et lui annonce qu'il lui racontera trois histoires avant d'entendre la sienne qui devra être la vérité. Qu'est-ce que tu veux de moi ? demanda-t-il. / Ce n'est pas ce que je veux de toi, Conor. C'est ce que toi tu veux de moi. / Je ne veux rien de toi. / Pas encore, dit le monstre. Mais bientôt. » (p. 40)
Le monstre n'est pas sorti d'un cauchemar et il ne se fait pas oublier quand le jour pointe ses rayons. Au contraire, il se montre à chaque fois que Conor perd pied à l'école ou chez sa grand-mère. le monstre encourage Conor à exprimer ses sentiments, aussi violents soient-ils. « Les histoires sont des créatures sauvages. Quand tu les libères, qui sait ce qu'elles peuvent déclencher ? » (p. 61) Cet être effrayant venu des temps anciens représente toutes les peurs qui habitent l'enfant et se présente comme l'exutoire incarné des terribles sentiments qui se contredisent et se débattent dans le coeur et l'esprit du garçon. Il faut parfois des paraboles pour oser s'approcher de l'impensable et de l'incompréhensible, et quoi de plus impensable et de plus incompréhensible que la mort. « Les histoires sont importantes. Elles peuvent être plus importantes que tout. Si elles apportent la vérité. » (p. 151)
Les trois récits que le monstre fait à Conor sont pleins d'une subtilité qui, même si elle est un peu cousue de fil blanc, efface la frontière trop sage entre bien et mal, entre réel et irréel. Alors que Conor refuse de penser que sa mère ne guérira pas, il lui faut pourtant accepter l'idée du deuil et de la vie sans elle. Et son meilleur soutien, outre celui très ambigu que lui offre le monstre, lui vient de cette grand-mère si peu aimable au premier abord. « Sa maman à lui était sa fille à elle. Et elle était pour eux deux la personne la plus importante au monde. Et ce n'était pas rien d'avoir ça en commun. » (p. 210)
Dans l'ensemble, j'ai plutôt apprécié cette intrigue, même si je ne suis pas vraiment friande des romans pour la jeunesse. J'ai toutefois un gros reproche à émettre à l'encontre de cet ouvrage. Les illustrations sont sombres, beaucoup trop sombres. D'aucuns me diront que cela va de pair avec le cauchemar et la peur. Mais je ne comprends le parti pris de représenter le monstre, de lui donner une forme. Chaque lecteur a son propre monstre, ses propres terreurs : à mon sens, montrer le monstre, c'est empiéter sur l'imagination et diminuer d'autant la peur que peuvent susciter l'inconnu, le non-formé, l'ombre derrière le rideau.
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chardonette
20 juillet 2013
Bouleversant, magnifique, un moment de lecture dont on n'en sort pas indemne.
L'auteur, Patrick Ness nous invite à faire la connaissance d'un jeune garçon Conor O'Malley qui vit avec sa mère malade.
Conor fait des cauchemars notamment un qui ne sera pas dévoilé au lecteur. Il va faire la connaissance d'un arbre, un if qui va l'aider à traverser une période très difficile.
C'est un récit sur les sentiments, la relation mère-fils et bien plus encore.
Quelques minutes après minuit est très bien écrit, le lecteur ressent toutes les émotions, les sensations et les sentiments des personnages.
Jim Kay est l'illustrateur de ce roman et autant le dire ces illustrations sont sublimes.
À noter, ce roman a reçu de nombreuses récompenses comme le National Book Award 2011.
Un vrai coup de coeur pour ce roman.
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Maks
29 janvier 2017
Quelques minutes après minuit est un très beau livre, très triste également.
Un petit garçon vivant avec sa mère atteinte d'un cancer, voit la nuit un arbre par sa fenêtre (un if) se transformer en monstre. C'est un cauchemar récurant, mais en est-ce vraiment un ?
À cause de la maladie de sa maman, le jeune garçon va faire de plus en plus de cauchemar, il va même les rechercher volontairement. Il va également s'isoler de plus en plus et finalement devenir ami avec le monstre.
Le récit aborde le sujet de la maladie et la perte d'un être cher avec tact et délicatesse, très bien imagé par le monstre, la colère, l'espoir et la résignation sont en fait le vrai sujet du livre, ou comment aborder le deuil avec un pré adolescent.
Voir la chronique sur mon blog :
Lien : http://unbouquinsinonrien.bl..
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Accalia
11 avril 2013
Ce roman m'a été vivement conseillé par une collègue de travail et je la remercie vivement.
Ils sont trois à avoir réalisé cette merveille de roman, ce coup de coeur inattendu :
Ce roman a été écrit par Patrick Ness. Mais l'idée vient de Siobhan Dowd une grande écrivaine en jeunesse apparemment (que je ne connaissais pas) et qui est morte avant d'avoir pu terminer ce dernier roman). On lui a donc proposé de reprendre ses notes pour créer un roman et il a a accepté. Et enfin Jim Kay l'a illustré de manière brillante.
Je trouve que c'est un thème particulièrement dur pour de la littérature jeunesse. Je ne pensais pas qu'il y avait des romans comme ça. La mort d'un proche est toujours très difficile à appréhender, alors quand il s'agit de la mort d'un parent, c'est d'autant plus violent et difficile. Mais l'auteur a réussi à le faire de manière parfaite. Il ne tombe dans le ridicule, dans le pathos, il reste très sobre et juste.
Il a réussi à créer une ambiance assez sombre et pourtant belle, dans laquelle réalité et imaginaire cohabitent de manière complémentaire. le monstre est-il réel ? Est-ce juste l'imagination de l'enfant ? On ne le sait pas vraiment et on ne se pose pas la question.
Comme je l'ai déjà mentionné, les illustrations contribuent grandement à l'atmosphère pesante et fantastique de ce roman : ce sont des dessins sombres et assez durs, dans couleurs, des grands traits, des ombres, des monstres assez effrayants, une atmosphère lourde et pourtant belle
J'ai beaucoup aimé le monstre et ses trois histoires. L'idée que ce soit Conor qui ait inconsciemment appelé le monstre pour l'aider à surmonter ces moments-là est je trouve une excellente idée. Même s'il n'en a aucune idée, c'est bien lui qui a demandé au monstre de venir. Une façon, je pense de dire que c'est son subconscient qui qui a appelé à l'aide, parce qu'il était incapable de s'en sortir seul et de faire le chemin qu'il fallait pour arriver à dire correctement au revoir à sa mère.
L'If lui raconte donc trois histoires. Dans ces trois histoires, à chaque fois, Conor va identifier un des personnages comme un membre de son entourage et il va faire confiance aux thèmes et aux règles qui régissent nos histoires et contes de fées. Et il va être déçu.
Car ce que ces histoires lui apprennent c'est tout le contraire des contes de fée tels qu'on les connaît à présent avec leurs beaux happy-end ou le gentil et fort prince triomphe de la méchante sorcière. Bien au contraire. Il va lui raconter que souvent la vérité, ce n'est pas la chose la plus simple du monde. Que les apparences sont souvent trompeuses. Que la sorcière (que l'enfant identifiait en tant que sa stricte grand-mère) n'était finalement pas la grande méchante de la première histoire, mais plutôt sa victime. Et qu'on peut être à la fois méchant et gentil. En fait, l'If va lui apprendre les nuances du gris et lui démontrer que le monde noir ou blanc est un monde imaginaire.


[Attention, je dévoile la fin]
J'ai été très émue par la fin. Et pourtant, c'était assez évident, je n'ai pas eu de grande surprise quant au cauchemars final, ni aux dernières pages.
Bien évidemment, Conor s'en voulait terriblement. Il s'en voulait tellement qu'il se punissait lui-même et qu'il n'attendait que qu'on le punisse également pour aller mieux.

Car Conor, du haut de ses 13 ans était fatigué. Il était abominablement fatigué de devoir porter tout ce fardeau de maladie, de peur, de sa mère malade et triste et effrayée. Il était fatigué et il voulait parfois que cela finisse.

Non pas que sa mère finisse par mourir, ne plus la voir, qu'il ne l'aimait plus. Non il voulait juste que « cela finisse ». Il n'avait plus envie de se battre tout seul contre des évènements qui le dépassait et il sentait bien que sa mère n'allait pas guérir.

Alors bien évidemment, il rêvait qu'il devait retenir sa mère au-dessus d'un précipice car sinon elle se faisait manger vivante par un horrible monstre et il rêvait qu'il finissait par la lâche, alors qu'il aurait pu encore la retenir un peu. Il rêve donc de laisser tomber sa mère, de l'abandonner à son sort.

Il lui a fallu extérioriser cela grâce au monstre qui l'a confronté à son cauchemar pour qu'il comprendre que son envie de paix et son envie de continuer à vivre avec sa mère n'étaient pas incompatibles. Qu'il avait le droit de se laisser aller et qu'il devait se pardonner d'être fatigué. Qu'il pouvait dire la vérité. Vérité, qu'il finira par dire, en une seule phrase au chevet de sa mère « Je ne veux pas que tu partes ». (Moi, là, je pleurais comme une madeleine !)

Il est accompagné de l'If qui l'aura finalement aidé à faire la paix en lui et à accepter ses vérités à lui sans se haïr. A accepter que parfois la vie est très compliquée et que tout n'est pas seulement noir ou seulement blanc.

——————————
Un très beau roman, sur le fait de perdre quelqu'un, la culpabilité, la tristesse le deuil. Un bel objet qu'on a envie d'avoir pour pouvoir le feuilleter de temps à autre, sans obligatoirement le relire. C'est un livre que je voudrais avoir. Je le conseille.
Lien : http://writeifyouplease.word..
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Myrtle
27 avril 2012
Énorme coup de coeur pour ce livre qui m'a tour à tour terrifiée et émue. Je ne pensais pas que l'on pouvait faire un livre aussi beau avec un sujet aussi dur.
Trois personnes sont à l'origine de cette réussite. Tour d'abord, Siobhan Dowd, qui en a eu l'idée mais n'a pu l'amener à son terme, emportée par un cancer en 2007. Patrick Ness a alors pris le relais et a écrit une merveilleuse histoire, dans son style à lui, accompagnée par les dessins à l'encre de Jim Kay, qui m'ont littéralement transportée dans l'histoire.
Tout est évoqué avec une justesse incroyable, la maladie, l'incompréhension, la peur, l'isolement et les contes du "monstre-if" sont là pour nous mettre sur le chemin de la vérité. Je dis "nous" car avec un livre si parfait, on est obligé de rentrer nous aussi, dans l'histoire - ou devrais-je dire le cauchemar?
Je n'ajouterai rien, c'est à vous de découvrir cette petite merveille, de la savourer, de ne pas la lire d'une traite, pour qu'elle fasse son chemin en vous. Et en hommage à Siobhan Dowd, je vais me replonger dans ses oeuvres...
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Les critiques presse (4)
LaPresse06 mars 2013
Brutal, violent, mais d'une violence nécessaire, ce roman inspiré d'une idée de l'écrivaine irlandaise Siobhan Dowd est ponctué de très belles illustrations en noir et blanc.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Elbakin.net25 juin 2012
Quelques minutes après minuit est un roman qui met des mots sur des maux et qui aide à comprendre ceux qui souffrent. C’est aussi une magnifique rencontre entre un monstre et un enfant.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Ricochet14 juin 2012
Il est […] difficile de poser des mots critiques sur le roman, qu’on voit parfaitement prétexte à débat avec des jeunes à partir de 11-12 ans. Superbement dramatique.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Telerama30 mai 2012
Fable philosophique, entre réalisme et merveilleux, qui sait aussi jouer de l'humour, Quelques Minutes après minuit fait partie de ces livres dont on sort grandi.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (55) Voir plus Ajouter une citation
milamiragemilamirage26 août 2016
Il regagna la cuisine et jeta un regard sur la pendule.
Encore dix minutes.
Toujours aucun signe de....
- Conor ? fit une voix du haut de l'escalier.
Il expira un grand coup, réalisant qu'il avait retenu son souffle jusque-là.
[.......]
- Tu es un brave garçon, dit-elle avec un sourire, mais il entendit aussi de la tristesse dans sa voix. Je regrette de ne pas m'être levée assez tôt.
- Ça ne fait rien.
- C'est ce nouveau...
- Ça ne fait rien, répéta Conor.
Elle lui souriait toujours. Elle n'avait pas encore enroulé son foulard autour de sa tête ce matin, et son crâne nu avait l'air trop tendre, trop fragile dans la lumière froide, comme celui d'un bébé.
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milamiragemilamirage13 septembre 2016
La réponse, la voici : peu importe ce que tu penses, parce que ton esprit se contredira une centaine de fois par jour. Tu voulais qu'elle parte et en même temps tu voulais désespérément que je la sauve. Ton esprit préfère croire à des mensonges rassurants tout en connaissant les douloureuses vérités qui rendent ces mensonges nécessaires. Et ton esprit te punira de croire aux deux.
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11livresalire11livresalire14 novembre 2013
Tu voulais qu'elle parte et en même temps tu voulais désespérément que je la sauve. Ton esprit préférera croire à des mensonges rassurants tout en connaissant les douloureuses vérités qui rendent ces mensonges nécessaires. Et ton esprit te punira de croire aux deux.
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JumaxJumax05 octobre 2012
- Je ne comprends pas. Qui est le gentil, dans l'histoire ?
- Il n'y a pas toujours un gentil. Et pas toujours un méchant non plus. La plupart des gens sont entre les deux.
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SachenkaSachenka03 septembre 2012
On n'écrit pas sa vie avec des mots. On l'écrit avec des actes. Ce que tu penses n'est pas important. C'est ce que tu fais qui compte.
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Videos de Patrick Ness (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Patrick Ness
Bande annonce du film adapté de son roman "Quelques minutes après minuit", sortie dans les salles à l'automne 2016
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