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EAN : 9782266283304
384 pages
Éditeur : Pocket Jeunesse (19/10/2017)
  Existe en édition audio
4.18/5   7784 notes
Résumé :
Hazel, 16 ans, est atteinte d'un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l'évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades.

C'est là qu'elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate.

Et malgré les ré... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1784) Voir plus Ajouter une critique
4,18

sur 7784 notes

Crossroads
  16 juin 2013
Une couverture loin d'être enthousiasmante.
L'avis du Time Magazine proclamant ce bouquin comme meilleur roman 2012, meilleur que Fantômette contre Satanix ? Ça me ferait mal !
Et ça m'a fait mal...
Hazel et Augustus. Deux gamins touchés par le cancer. L'une apparaît condamnée alors que l'autre semble en rémission. le sujet sentait bon le méchant bourdon et la mélancolie.
Tout faux ! Si le vert est la couleur de l'espérance, le récit de Green l'est tout autant, forcément .
Un récit sur la maladie, l'amour, la mort .
Présenté comme cela, rien d'affriolant a priori et pourtant...
Pourtant, difficile de ne pas succomber à la justesse de ton et l'humour cynique qui transpirent de ce récit à chaque page.
Pourtant, difficile de ne pas se prendre d'affection pour ces deux créatures célestes au charisme fou - Isaac, je ne t'oublie pas – appelées à devenir étoiles filantes avant l'heure.
Pourtant, difficile de ne pas s'émouvoir pour ces deux guerriers magnifiques s'arc-boutant, tels deux roseaux jumeaux, afin de ne jamais rompre et continuer le combat plutôt que rendre les armes.
Pourtant, qu'elle est belle cette histoire d'amour, cette leçon de vie, même si...
Nos Etoiles Contraires : un bien joli bouquin qui fait du bien .
http://www.youtube.com/watch?v=c3Sc2H07sgM

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Hugo
  07 juillet 2013
Je pense que l'on connait tous quelqu'un victime du cancer, pour ma part un bon paquet : amis, famille, collègues. Des fois l'issue est favorable, des fois il faut sortir les mouchoirs. La mort c'est moche et le cancer est souvent l'introduction à cette triste fatalité : une sorte de loterie naturelle qui déterminera si oui ou non tu vas crever, si oui ou non tu vas morfler, et si oui ou non tu peux gagner.
Quoi qu'il arrive tu vas en chier, moralement et physiquement, le cancer est une saloperie qui fait beaucoup pleurer.
Mais quel est notre rapport face à la maladie et face à la mort ?
Choupette qui se trouve être ma compagne me pose souvent cette question existentielle :
Tu fais quoi si je meure demain ? (choupette a une relation bizarre avec la mort)
Moi : euhhhhhhh ?????? Ah si ouais : Je m'inscris sur mettic, yeahhhhhhhh, pour me serrer plein de petites minettes chaudasses et bonnasses… trop de la boulette atomique.
Choupette : pas question que tu trempes ton petit machin dans quelqu'un d'autre, à part "Monica Bellucci" parce que même moi je veux me la faire...
Choupette n'a pas du tout le compas dans l'oeil, c'est évident, c'est comme dans les manifestions : d'après les organisateurs ils étaient 1 million, d'après la police 10 mille, et moi je crois que les organisateurs ont souvent raison, par contre elle a le sens de l'humour et des affaires :
enfin bref je l'ai autorisé avec "Colin Farrell"
Un jour John GREEN (l'auteur du roman), écrit une histoire sur deux cancéreux de 16 et 17 ans qui vont s'aimer, gerber, et beaucoup souffrir…. hummmm, ça me laisse rêveur rien que le pitch et les 135 critiques me mettent l'eau à la bouche, je sens que je vais bien me marrer, l'auteur a l'air d'avoir un sens de l'humour original… et j'aime ça.
L'histoire est simplement magnifique, d'une grande justesse, l'auteur aborde la mort, la souffrance, la maladie et la vie avec un romantisme déroutant, jamais maladroit, toujours avec cet humour juvénile, ni trop peu ni pas assez, il dose ce roman à la perfection, c'est HUMAIN et c'est BEAU.
Par contre tu devrais normalement beaucoup chialer ta petite maman.
Moi à choupette : et si moi je meure ?
Choupette : Je ne m'en remettrais jamais...
Moi : Rooooooooo viens me faire un "ti câlin..."
Choupette : P'tain mais pourquoi tu me touches le sein, tu m'énervesssssssssss...
Moi : ????? Bah tu voulais un "ti câlin" !
On est tous différents face à la mort, moi je garde mon humour en toute circonstance et ce même avec des gens malades (expérience), je sais encore faire des blagues entre deux sanglots, mais comme je suis pudique, je ferme les portes :
Ouf mon honneur de mâle est sauf !
A lire derrière une porte...
A plus les copains
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marina53
  12 juin 2013
Hazel Grace Lancaster est une jeune fille de 16 ans... en pleine fleur de l'âge pourrait-on croire... et pourtant, elle est atteinte d'un cancer de la thyroïde, diagnostiqué alors qu'elle n'avait que 13 ans. Les métastases ont migré vers les poumons et elle ne peut plus respirer qu'avec l'aide de sa bonbonne à oxygène qu'elle traine inlassablement avec elle. Elle ne va plus à l'école, sa vie sociale se désagrège et ses seules occupations sont la lecture et les réunions de cancéreux auxquelles elle se rend chaque semaine, essentiellement pour faire plaisir à sa maman. Patrick, qui mène ces réunions, est un ancien cancéreux qui s'en est sorti et leur inflige sa bonne parole. Il y a aussi Isaac, jeune homme qui souffre d'un cancer de l'oeil et à qui risque bien de devenir aveugle. Et il y a Augustus, meilleur ami d'Isaac, venu le soutenir lors d'une séance. Ses beaux yeux bleus attirent aussitôt Hazel. Atteint lui-même d'un ostéosarcome, il est amputé d'une jambe. Entre eux deux, le courant passe aussitôt. Mais, Hazel se considère comme une grenade qui va tout détruire sur son passage et craint ainsi de faire du mal à tous les gens qui l'entourent. Elle, en sursis, ne guérira jamais de son cancer et lui, en rémission, va certainement vivre. Voilà nos deux étoiles contraires qui vont faire un bout de chemin ensemble, dans leur combat contre la maladie...
Ce roman est certes un roman sur la maladie, le cancer, les déceptions et la mort mais pas que... car, il y a aussi l'amour, l'amitié, les premières expériences amoureuses et les questionnements sur l'existence elle-même. Sans être larmoyant ni caricatural, ce livre est surtout une ode à l'amour et la vie. Les émotions, riches et profondes, sont palpables à chaque page. La plume de John Green est tout simplement magnifique. Mêlant à la fois les joies et les peines, l'humour et les larmes, la tendresse et la violence, il a su nous bouleverser et nous toucher du début à la fin. Il nous livre ici un roman fort, fantastique, intelligent, poignant et sensible qui sublime l'âme humaine, ses sentiments et ses émois.
Nos étoiles contraires... brillant !
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Souri7
  28 octobre 2019
💑Nos étoiles contraires où comment Roméo et Juliette de Shakespeare est dépoussiéré.💑

Hazel Grace, 16 ans n'a pas la vie d'une adolescente normale. Diagnostiquée à l'âge de 13 ans d'un cancer, Hazel sait qu'elle ne sera jamais une jeune femme, que ses poumons la noieront bien avant. Sa seule bouée d'espoir est un roman de Peter van Houten : Une impériale affliction où l'auteur a réussi à retranscrire tout ce qu'elle éprouve au travers de ses personnages.
Lors d'une réunion de soutien, Hazel rencontre Augustus Waters. L'attirance entre eux est immédiate, mais Hazel, en raison du peu de temps qui lui reste à vivre, refuse de s'engager dans une relation et de blesser une autre personne. Pour Augustus, ce refus n'en est pas un pour lui. A l'aide de son charme incroyable, de sa gentillesse, de son amour, il va permettre à Hazel de réaliser son rêve.
Seulement.... les choses ne sont pas toujours ce qu'elles paraissent être....

WOUAHHHHHH !!! C'est le cri que j'ai poussé après avoir fermé ce livre. Que d'émotion, que de larmes versées, de mouchoirs usés.

De nombreuses critiques ayant déjà été publiées, je ne vais pas m'étendre, car tout a été dit. Je n'avais pas voulu le lire lors de sa sortie parce que 1) la couverture ne me plaisait pas 2) le sujet que je pensais négatif ne m'en donnait pas envie puisque je travaille dans un milieu médical et que je côtoie la mort régulièrement, 3) parce que je ne tenais pas à faire comme tout le monde. Au final, WOUAHHHHH ! Quelle claque, quelle leçon de vie.

Au final, une manière positive et superbe de parler de la maladie, de la mort. L'histoire est poignante et n'édulcore pas les réalités que provoquent les traitements. Mais, John Green ne parle pas ici de la maladie, mais de deux êtres vivants, aimant et humain. Sérieusement, à lire ou faire lire à un maximum de personne afin de leur donner une autre vision de la maladie.
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darkmoon
  13 février 2014
Une pure gifle émotionnelle !
Ce livre est merveilleux, atroce, sublime, horrible. J'étais sceptique au début concernant cette histoire de cancer qui me semblait bien terne, mais ce roman est plein d'espoir. Malgré la tournure dramatique des événements, on referme le livre avec l'envie de profiter de la vie. Suite à cette lecture, on relativise, on se rend compte de notre chance inouïe.
« Je crois qu'on peut choisir dans la vie comment on a envie de raconter une histoire triste, et Augustus et moi avons choisi la manière drôle. »
Bien que le sujet du livre soit extrêmement triste, j'ai adoré l'humour qui se dégage de ce roman. Il m'a tour à tour, émue, touchée, amusée. Les personnages sont juste extraordinaires. Et pourtant, ils sont loin d'être parfaits. Auguste et Hazel m'ont fait tellement rire, avec leur ironie décalée, leurs envolées Shakespeariennes et surtout l'autodérision face à leur maladie. J'ai également beaucoup aimé Isaac. Ces trois êtres ont mis de l'amour, de la beauté et du rire dans leur existence rongée par la maladie.
Nos étoiles contraires n'est pas un simple livre sur le cancer, c'est avant tout un livre sur l'amour: l'amour entre deux êtres, l'amour de parents envers leur enfant, l'amour entre deux amis. Et l'amour de ces deux étoiles pour la vie.
Nos étoiles contraires est un livre déroutant. Tantôt drôle tantôt triste, il nous fait passer du rire aux larmes à chaque page! A de nombreuses reprises, j'ai lutté dans ma lecture tellement mes yeux étaient remplies de larmes, et l'instant d'après avoir un fou rire après avoir lu un passage. C'est vraiment un livre magnifique, tant par les personnages que par l'écriture. La plume de John Green est belle, authentique, toute en finesse, en métaphore et en philosophie. John Green nous dévoile ici tout son talent d'écrivain par ses textes philosophiques que l'on lit à travers Augustus, mais aussi Peter. Ces répliques superbes qui ponctuent le livre, ces répliques pleines de métaphores, de sous-entendus.... Dignes des plus grands. Dès les premières pages, j'ai été conquise par l'écriture, très directe et franche.
Et pour finir je partage avec vous cette très belle phrase d'Hazel qui je suis sûre marquera la lecture de chacun : "Tu m'as offert une éternité dans un nombre de jours limités, et j'en suis heureuse."
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critiques presse (4)
Lexpress   29 juillet 2014
Le roublard mais talentueux John Green mêle à merveille la comédie et le mélodrame sur un ton, faussement badin, particulièrement adéquat et séduisant.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Actualitte   13 mai 2013
Un livre empreint de drôlerie, de sensibilité, d'espoir et de doutes, jamais mièvre ni complètement tragique. D'une force saisissante, il emmène le lecteur loin dans sa réflexion sur la vie, sur la mort, sur la maladie, le malmène parfois mais, jamais, ne s'en éloigne.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Ricochet   07 mai 2013
Auteur éclectique mais surtout jamais là où on l'attend, John Green se glisse dans la tête d'Hazel, la narratrice, avec un naturel confondant. Certes, qui n'a pas vécu de près ou de loin le cancer ne peut sans doute pas présumer de la justesse des manifestations physiques ici évoquées...
Lire la critique sur le site : Ricochet
HistoiresSansFin   01 mars 2013
L'auteur ne nous inflige aucun poncif, pas la moindre morale, n'écrit jamais que “la maladie, c'est trop pas juste, merde”. Mais il ne nous épargne pas non plus, ne nous ment jamais quant à l'issue des choses et aborde avec simplicité les chose de la vie. Et de la mort.
Lire la critique sur le site : HistoiresSansFin
Citations et extraits (1412) Voir plus Ajouter une citation
NoemieBOOKNoemieBOOK   10 juin 2021
-Je suis amoureux de toi, a-t-il dit à mi-voix.
-Augustus.
-C'est vrai, a-t-il dit en me regardant, et j'ai vu ses yeux se plisser. Je suis amoureux de toi et je ne suis pas du genre à me refuser le plaisir de dire des choses vraies. Je suis amoureux de toi et je sais que l'amour n'est qu'un cri dans le vide, que l'oubli est inévitable, que nous sommes tous condamnés, qu'un jour viendra où tout ce qu'on a fait retournera à la poussière, je sais aussi que le soleil avalera la seule terre que nous aurons jamais, et je suis amoureux de toi.
-Augustus, ai-je répété, ne sachant pas que dire d'autre.
J'avais l'impression que tout en moi s'élevait, l'impression de baigner dans une joie curieusement douloureuse, mais je ne pouvais pas lui dire la même chose. Je ne pouvais rien dire. Je l'ai regardé et il m'a regardée, puis il a hoché la tête, les lèvres pincées, avant de se détourner et de poser sa tête contre le hublot.
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NoemieBOOKNoemieBOOK   10 juin 2021
Quand le générique a commencé à défiler, Augustus a retiré ses écouteurs.
-Excuse-moi, j'étais subjugué par la noblesse du sacrifice. Qu'est-ce-que tu disais?
-Tu crois qu'il y en a combien de morts?
-Tu parles des morts fictifs de cette histoire fictive? Pas assez, a-t-il répondu pour rigoler.
-Non, depuis toujours. Combien de morts à ton avis?
-J'ai su la réponse, a-t-il dit. Il y a sept milliards de vivants et environ quatre-vingt-dix-huit milliards de morts.
-J'aurais cru que les vivants étaient plus nombreux que tous les morts additionnés, vu la vitesse à laquelle la population augmente.
-Il y a environ quatorze mort pour un vivant, a-t-il dit.
Le générique n'en finissait plus de défiler. Il fallait sans doute un temps fou pour identifier tous les corps. J'avais toujours la tête sur l'épaule d'Augustus.
-J'avais fait des recherches, a-t-il poursuivi. À l'époque, je me demandait si on pouvait se souvenir de tout le monde. Si, avec un peu d'organisation, en affectant un certain nombre de mort à chaque vivant, les vivants seraient assez nombreux pour se souvenir de tous les morts.
-Et alors?
-Et alors, oui. Tout le monde peut citer quatorze personnes disparues. Mais on n'est pas assez méthodique. Plein de gens se souviennent de Shakespeare par exemple, mais personne ne se rappelle pour qui le sonnet 55 a été écrit.
-C'est vrai, ai-je approuvé.
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NoemieBOOKNoemieBOOK   10 juin 2021
-Pourquoi est-ce-qu'on mange la nourriture du petit-déjeuner seulement au petit déjeuner? ai-je demandé. Pourquoi est-ce-qu'on ne mange pas du couscous au petit-déjeuner, par exemple?
-Hazel, mange.
-Oui mais pourquoi? ai-je insisté. Je ne blague pas. Pourquoi les œufs brouillés sont-ils exclusivement réservés au petit-déjeuner? On peut mettre du bacon dans un sandwich sans que personne ne flippe. Mais à partir du moment où il y a de l’œuf dans un sandwich, boum! ça devient un sandwich de petit-déjeuner.
-À ton retour, on mangera un petit-déjeuner au dîner, m'a répondu Papa, la bouche pleine. Ça te va?
-Je ne veux pas de petit-déjeuner au dîner, ai-je rétorqué en reposant mon couteau et ma fourchette. Je veux manger des œufs brouillés au dîner sans obéir à cette injonction imbécile qui veut qu'un repas avec des œufs soit forcément un petit-déjeuner même si c'est le dîner.
-Il faut choisir ses combats dans la vie, Hazel, a dit ma mère. Mais si c'est la cause que tu veux vraiment défendre, sache qu'on sera derrière toi.
-Mais loin derrière, a ajouté mon père, et Maman a ri.
Bref, je savais que c'était stupide, mais je trouvais ça injuste pour les œufs brouillés.
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Lechinois06Lechinois06   08 juin 2021
( Ce qui signifiait que la compétition était rude, chacun voulant non seulement vaincre le cancer, mais ses petits camarades aussi. J'ai bien conscience que c'est irrationnel, mais quand on vous annonce que vous avez, disons, vingt pour cent de chances de vivre encore cinq ans, vous vous livrez à un rapide calcul et vous arrivez à la conclusion que ça fait une personne sur cinq... alors vous regardez autour de vous et vous vous dites, comme toute personne saine d'esprit : je vais gratter quatre de ces tocards. )
+ Lire la suite
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CrunchesCrunches   03 janvier 2013
- Augustus, peut-être aimerais-tu partager tes peurs avec le groupe ?
- Mes peurs ?
- Oui.
- J'ai peur de l'oubli, a-t-il répondu sans attendre. J'en ai peur comme un aveugle que je connais a peur du noir.
- Futur aveugle a précisé Isaac avec une ébauche de sourire.
- Tu me trouves insensible ? a demandé Augustus. C'est vrai qu'il m'arrive d'être aveugle aux sentiments des autres.
Isaac s'est bidonné, mais Patrick a levé un doigt réprobateur.
- Augsutus, s'il te plait. Revenons à toi et à ton combat. Tu as dit que tu avais peur de l'oubli.
- Effectivement, a répondu Augustus.
Patrick était perdu.
- Quelqu'un aimerait rebondir la-dessus ?
Cela faisait trois ans que je ne fréquentais plus d'établissement scolaire. Mes parents étaient mes deux meilleurs amis, le troisième était un auteur qui ne connaissait même pas mon existence. J'étais plutôt timide, pas du genre à lever la main.
Et pourtant, pour une fois, j'ai décidé de m'exprimer. J'ai levé à demi la main, ce qui a rendu Patrick fou de joie.
- Hazel ! s'est-il aussitôt écrié.
Il devait croire que j'allais enfin parler à cœur ouvert, entrer vraiment dans le groupe.
Je me suis tournée vers Augustus Waters et il s'est tourné vers moi. Il avait les yeux d'un bleu translucide.
- Un jour viendra, ai-je dit, où nous serons tous morts. Tous. Un jour viendra où il ne restera plus aucun être humain pour se rappeler l'existence des hommes. Un jour viendra où il ne restera plus personne pour se souvenir d'Aristote ou de Cléopâtre, encore moins de toi. Tout ce qui a été fait, construit, écrit, pensé et découvert sera oublié et tout ça, ai-je ajouté avec un geste large, n'aura servi à rien. Ce jour viendra bientôt ou dans quelques millions d'années. Quoi qu'il arrive, même si nous survivons à la fin du soleil, nous ne survivrons pas toujours. Du temps s'est écoulé avant que les organismes acquièrent une conscience et il s'en écoulera après. Alors si l'oubli inéluctable de l'humanité t'inquiète, je te conseille de l'ignorer. C'est ce que tout le monde fait.
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