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Éditeur : J'ai Lu (01/10/2014)

Note moyenne : 4.59/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Revenu d'entre les morts, Fitz doit réapprendre a vivre, aux côtes d'Umbre et de Burrich. Choisira-t-il la magie primitive qui le lie a son fidèle ami oeil-de-nuit, ou bien reprendra-t-il le chemin de la civilisation pour renverser l'usurpateur, son ennemi intime, le prince royal ?
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Soleney
  12 octobre 2018
À la fin du premier tome, Fitz n'était presque plus humain. Torturé par Royal, il a trouvé refuge dans l'esprit d'Oeil-de-Nuit, s'est fait passer pour mort avant qu'Umbre et Burrich ne récupèrent son corps. Plus animal qu'humain, Burrich s'efforce de lui réapprendre les règles de vie en société.
Mais il n'est pas coopératif, et de lassitude, ses maîtres lui rendent sa liberté. Chacun d'eux a désormais des obligations qui les détournent de leur ancien élève – et qui découlent de ses mauvais choix : l'un doit sauver le royaume au bord de l'extinction, l'autre doit aider la femme et l'enfant qu'il a laissés derrière lui.
Livré à lui-même pour la première fois de sa vie, que choisit de faire Fitz ?
Tuer Royal.
Pour moi, la lecture de ce livre est divisée en trois : une première partie intéressante, où on découvre la tout nouvelle situation de Fitz et où il tente d'assassiner l'imposteur ; un deuxième partie un peu ennuyeuse où il part à la recherche de Vérité et traverse les Six-Duchés ; et une troisième partie absorbante où il parvient au royaume des Montagnes, retrouve le fou et Kettricken, et forme une équipe de choc pour aller chercher le véritable roi.
J'ai pris tellement de plaisir à les retrouver la reine et le fou que je viens juste de me rendre compte à quel point ils étaient importants pour moi et à quel point ils enrichissaient le récit – surtout le fou. Ses répliques cinglantes sont des reliques.
Durant cette dernière partie, on en apprend également plus sur l'Art, sur ses possibilités et ses limites . On en apprend en réalité beaucoup sur les légendes des Six-Duchés : le mythe des Anciens, du roi Sagesse, la réalité sur les membres du Lignage (c'est-à-dire, ceux qui ont le Vif). Entre la légende et la réalité, il y a un gouffre.

Je suis heureuse de cette lecture, mais je pense que le récit aurait gagné à être raccourci par le milieu.
J'ai cependant adoré les nouveaux personnages qui se joignaient au héros : Caudron est une vieille femme acariâtre qui veut absolument retrouver le Prophète blanc (devinez qui c'est). Elle a énormément de connaissances, en particulier sur l'Art, et soutient que c'étaient des choses que tout enfant apprenait quand elle était petite.
Astérie est une ménestrelle en mal de reconnaissance. Très belle, elle a l'habitude que les hommes lui tournent autour et qu'on la félicite pour son talent musicien. Un peu agaçante, elle tourne beaucoup autour de Fitz, qui ne pense qu'à Molly, puis autour du fou, dont elle sent qu'elle ne l'intéresse pas. Son passé douloureux la hante. Elle est débrouillarde et attachante.
Ceux qu'on connaît déjà s'étoffent
En particulier Oeil-de-Nuit. le temps passé avec Fitz le rend presque aussi intelligent qu'un humain, mais il a soif de vivre avec des membres de son espèce. Il abandonne Fitz pour un temps afin d'assouvir cette pulsion, mais cet épisode restera sans suite pour lui. Il a déjà été trop transformé par le Vif pour pouvoir appartenir à une meute de loups. C'est une nouvelle cause de culpabilité pour son frère, qui s'en veut d'avoir changé cet animal sauvage en être civilisé.
Kettricken est désormais à mille lieues de la jeune fille hésitante que Fitz a rencontré dans le premier tome. À l'instar de Daenerys Targaryen, elle a pris en assurance en prenant en pouvoir. Très attachée au sens du devoir, elle est prête à énormément de sacrifices pour son peuple, mais surtout pour son roi.
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Soleney
  15 février 2019
Je n'en reviens pas d'avoir tourné la dernière page de L'Assassin royal. Quatre livres de plus de mille pages, plus Les Aventuriers de la mer entre les deux époques : sept intégrales, à peu près 8 000 pages de lecture, quatre mois et demi pour en venir à bout.
J'ai eu le temps de m'attacher, et je dois avouer que j'ai versé ma petite larme en lisant les derniers chapitres.
Fitz, Sire Doré et Devoir ont sacrément mis à mal la secte des Pie (au prix de la vie d'Oeil-de-Nuit), et ça tombe bien car voilà une délégation terrilvillienne venue négocier une alliance contre Chalcède. Leur problème ? Ils ont des bébés dragons malformés à nourrir et ça leur prend beaucoup trop de temps et de ressources. Ils tombent plutôt mal : au même moment débarque la narcheska Elliania et sa suite pour négocier les épousailles de Devoir ; et eux, ils ont de très mauvais souvenirs avec les dragons. Pis : la fiancée du prince lui jette un défi à la figure qui oblige son futur à se rendre dans son pays pour aller tuer une créature légendaire.
Pour les problèmes de Terrilville, on repassera…
Et donc l'histoire commence avec les préparatifs du voyage… et la plus violente dispute entre le fou et Fitz. La cause ? La venue de Jek, une amie d'Ambre/Doré/le fou/Bien-Aimé (rayez la mention inutile), qui dévoile accidentellement à Fitz qu'elle connaît Ambre depuis longtemps, qu'iel aurait, semble-t-il, laissé croire qu'ils étaient en couple. Il n'en faut pas plus pour enflammer la colère de notre héros, qui piétine allègrement les sentiments de saon meilleur ami (et vice-versa, puisque ce dernier n'est pas sans défense).
Notre protagoniste se retrouve donc plus seul que jamais, lui qui a perdu son compagnon de Vif et saon meilleur ami.
Et puis le temps les rattrape : le printemps est déjà là : il est temps de partir tuer Glasfeu. C'est là que les véritables épreuves commencent : le froid, la glace, le manque de nourriture, la différence culturelle avec les Outrîliens… Et tout ça pour quoi ? Pour une bête dont on dit qu'elle est coincée sous la glace depuis des siècles et qui doit déjà être morte – si elle existe bel et bien.
J'ai grandement apprécié la société matriarcale des Runes du Dieu. Ici, ce sont les femmes qui héritent des possessions de leurs mères et qui décident quand se marier et quand arrêter le mariage. Vivant de pêche et de pillages, les hommes sont rarement là, parfois ne reviennent pas. Ils n'ont pas voix au chapitre concernant la gestion des terres : elles appartiennent aux femmes, et elles peuvent les exiler s'ils commettent des fautes graves. D'ailleurs, un nom de famille se transmet par la mère, et lors d'un conseil de clan, ce sont elles qui ont le dernier mot.
Durant cette expédition, les mystères s'accumulent : que veut la Femme pâle ? Que sait-elle du fou et que sait le fou d'elle ? Jusqu'où vont ses pouvoirs ? Comment fonctionne la forteresse dans laquelle elle vit ? Pourquoi a-t-elle encore un teint de lait alors que le fou est devenu doré ? Qui est l'Homme noir ? Et bon sang, quel est le rôle de cette fichue couronne en bois-sorcier ? À chaque fois qu'elle semble avoir une utilité, qu'on enclenche le mécanisme et qu'on attend, le coeur battant, rien ne se passe…

De même, le duo Devoir/Elliania m'a beaucoup plu. Tous deux ont un caractère pimenté et de lourds secrets. Leurs orgueils les séparent, mais on voit qu'ils sont clairement attirés l'un par l'autre. Ils se provoquent, se cherchent, et c'est plaisant à voir. Mais leurs charges respectives sont lourdes à porter pour leurs épaules d'enfants.
Après avoir survolé le premier tome par nostalgie, je constate que tout était prévu de longue date. Dame Patiente déplore discrètement la disparition de certains manuscrits de la bibliothèque royale et Fitz n'écoute que d'une oreille, l'esprit occupé par Molly. Ces mêmes manuscrits sont pourtant la cause de l'apparition des Pirates rouges, puisqu'ils décrivent la méthode de fabrication des dragons et ont été revendus à la Femme pâle par Royal pour financer son train de vie.
Je suis restée songeuse devant la prévoyance de l'auteure, et devant la force du hasard qui m'a fait relire ce passage-clé.
Et maintenant ? Lire ou ne pas lire Les Cités des Anciens et le Fou et l'Assassin ? La conclusion de cette saga est pleine, entière. Satisfaisante. Si ce n'était un détail, un tout petit détail très frustrant, je pense que je pourrais m'arrêter là. Fitz ne peut pas ne plus revoir Bien-Aimé. Je refuse. Et comment vont se débrouiller Maulkin, Shriver, Sessuréa et les autres maintenant que Tintaglia convole en justes noces avec Glasfeu ? On dirait que leur situation est loin d'être brillante. Vont-ils réussir à prendre leur envol ? Serais-je prête à investir dans deux nouvelles intégrales pour le savoir ?
Je pense que oui.
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Nadun
  12 avril 2018
J'avais lu il y a quelques temps maintenant, la première trilogie consacrée aux aventures de Fitz. Je me souviens d'un excellent moment passé avec lui à découvrir ce vaste royaume des anciens.
J'ai ensuite démarré la trilogie les aventuriers de la mer, et là le déclic, j'ai tout enchaîné jusqu'à la deuxième trilogie de l'assassin royal. Je viens de fermer le dernier livre. J'en suis à la fois heureux et triste car cette partie d'histoire est terminée.
Robin Hobb m'épate, elle a cette faculté de capter progressivement le lecteur, de l'imprégner des différents personnages, aussi nombreux soient-ils. On passe par toutes les émotions, c'est incroyable, je ne pensais pas cela possible avec un livre.
J'ai embarqué dans toutes ces aventures, et je n'ai pas vu le temps ni les pages passer, tout est allé si vite, et pourtant des livres il y en a pas mal !
Je recommande vivement aux amateurs de ne pas passer à côté de cette merveille !
Je suis aujourd'hui confronté à un sérieux dilemme, poursuivre avec la cité des anciens et la dernière trilogie de l'assassin. En effet, j'ai hâte de connaitre la suite de ces aventures, mais en sachant qu'après cela se termine pour de bon, j'hésite à me laisser du temps pour découvrir cela un peu plus tard.

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judie
  29 juin 2019
Après la lecture de la première intégrale, il me restait trop de questions en tête pour ne pas vouloir continuer et attendre plus longtemps. Et on a eu des réponses. Beaucoup de réponses.
Fitz a décidé de vivre dans son corps d'humain, mais sans Burrich et sans Umbre. Et son but ? Tuer Royal, se venger, et retrouver Vérité. Mais la route va être longue….
Et qu'est ce que Fitz fait comme chemin pour retrouver son roi dans les Montagnes, en passant par Cerf et le duché de Bauge. Ce qui est cool, c'est qu'on découvre les paysages des Six-Duchés, et on voyage avec notre héros. Sa quête est semée d'embuches, et cela change du second tome. Les manigances sont là, mais on n'est plus dans l'univers cloitré du château de Castelcerf.
Des longueurs peuvent être présentes. Mais, comme à chaque fois, on sait que ces passages sont importants pour souder les liens entre les personnages, et qu'il y a un but.
L'écriture est toujours aussi belle, et c'est un vrai plaisir de lire Robin Hobb. On tourne les pages sans réfléchir, et on est déjà à la fin.
Alors voila, cette intégrale clôt la première époque, mais laissons les personnages se reposer avant de lire la deuxième époque.

Lien : https://www.babelio.com/livr..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
SoleneySoleney   25 juillet 2018
— Je souhaite seulement le voir. (Une voix de femme agacée.) Je sais qu'il est ici.
— Je pense devoir admettre que vous avez raison ; mais il dort.
Le fou et son calme exaspérant.
— Je tiens néanmoins à le voir.
Astérie et son ton mordant.
Le fou poussa un grand soupir.
— Je pourrais en effet vous permettre de le voir, mais alors vous voudriez le toucher, puis, l'ayant touché, vous voudriez attendre son réveil, et, à son réveil, vous voudriez lui parler. On n'en finirait plus, et j'ai beaucoup à faire. Un fabricant de jouets n'est pas maître de son temps.
— Vous n'êtes pas fabricant de jouets ; je sais qui vous êtes réellement et je sais aussi qui il est.
[...]
— Ah, c'est vrai. Caudron et vous connaissez notre grand secret : je suis le Prophète blanc et lui c'est Tom le berger. Mais aujourd'hui je suis très occupé à prophétiser que des marionnettes seront achevées demain, et quant à lui il dort. Il compte les moutons.
— Ce n'est pas ce que je voulais dire. (Astérie avait baissé la voix, mais elle portait encore.) C'est FitzChevalerie, fils de Chevalerie l'Abdicateur ; et vous, vous êtes le fou.
— Autrefois, j'ai peut-être été le fou ; c'est de notoriété publique ici, à Jhaampe. Mais je suis aujourd'hui fabricant de jouets ; comme je ne me sers plus de l'ancien titre, vous pouvez le prendre à votre compte, si vous le souhaitez. Pour ce qui est de Tom, j'ai l'impression que son titre actuel est celui de sire Traversin.
— J'en réfèrerai à la reine.
— Judicieuse décision : si vous désirez vraiment devenir son fou, c'est assurément la personne à voir. Mais, en attendant, permettez que je vous montre quelque chose. Non, reculez un peu, que vous voyiez la chose dans son ensemble. Tenez, regardez.
J'entendis un claquement, puis un bruit de loquet qui s'enclenche.
— Ma porte vue de l'extérieur ! annonça le fou d'un ton joyeux. Je l'ai repeinte moi-même ! Ça vous plaît ?
Il y eut un choc sourd, comme un coup de pied dans une porte, suivi de plusieurs autres. Le fou retourna auprès de sa table de travail en fredonnant.
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SoleneySoleney   25 juillet 2018
— Pourquoi les hommes parlent-ils ainsi ? me demanda [Œil-de-Nuit] alors que je tirais avec précaution sur la peau couverte d'aiguillons.
— Comment ça ?
— En donnant des ordres. De quel droit un homme donne-t-il des ordres à un chien, s'ils ne sont pas de la même meute ?
— Certains sont de la même meute, ou presque, répondis-je tout haut en réfléchissant. [...] Certains hommes croient avoir ce droit, repris-je au bout d'un moment.
— Pourquoi ? insista Œil-de-Nuit.
À mon grand étonnement, je m'aperçus que je ne m'étais jamais posé la question.
— Certains pensent valoir mieux que les bêtes, fis-je lentement ; ils pensent avoir le droit d'user d'elles ou de leur donner des ordres comme bon leur semble.
— Penses-tu comme eux ?
Je ne répondis pas tout de suite. [...]
— Valons-nous mieux que ce porc-épic que nous allons manger ? Ou bien se trouve-il simplement qu'aujourd'hui nous avons été plus forts que lui ?
Œil-de-Nuit inclina la tête, les yeux fixés sur mon couteau et mes mains qui mettaient la chair à nu.
— Je suis toujours plus intelligent qu'un porc-épic, je crois, mais je ne lui suis pas supérieur. Peut-être le tuons-nous et le mangeons-nous parce que nous en sommes capables. Tout comme (il étira ses pattes avant d'un mouvement langoureux) je dispose d'un humain bien dressé pour dépecer à ma place ces créatures piquantes afin que je les savoure encore davantage.
Il laissa pendre sa langue en me regardant : nous le savions l'un comme l'autre, sa réponse n'éclairait qu'une partie de l'énigme.
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SoleneySoleney   25 juillet 2018
— [...] Vous n'êtes pas un homme ordinaire ; les autres s'imaginent avoir un droit sur toutes les bêtes, le droit de les chasser, de les manger, de les asservir et de gouverner leur vie. Vous, vous savez que vous n'avez aucun droit à cette autorité. Le cheval qui vous porte le fait de son plein gré, comme le loup qui chasse à vos côtés. Vous avez un sentiment plus profond que les autres hommes de votre présence dans le monde, et vous êtes convaincu d'avoir le droit, non de vous en faire obéir, mais d'en faire partie.
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judiejudie   29 juin 2019
"Qu'est-ce que vous faisiez ? demanda-t-il d'un ton soupçonneux.
- Je me soulagais." Je pris soudain une décision "Et mon chien m'a suivi depuis la ville et nous a rattrapés; je l'avais laissé à des amis mais il a dû ronger sa corde. Ici, mon chien, aux pieds !"
Tes pieds, je vais te les ronger, tu vas voir ! me lança Œil-de-Nuit, mais il obeit et pénétra en même temps que moi dans la cour dégagée.
"Rudement grand, votre chien", observa Nik. Il se pencha en avant "On dirait qu'il est plus qu'à moité loup
- Oui, on m'en a fait la remarque en Bauge. C'est une race de Cerf, on s'en sert pour garder les moutons."
Ça, tu me le paieras, je te promets.
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