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Arnaud Mousnier-Lompré (Traducteur)
ISBN : 229032552X
Éditeur : J'ai Lu (10/02/2003)

Note moyenne : 4.26/5 (sur 1190 notes)
Résumé :
A la tête d'une déroutante procession - la reine Kettricken, la propre femme de chevalerie et le dernier espoir de voir la lignée des Loinvoyants se perpétuer, la mystérieuse Caudron, Astérie la ménestrelle et le fou -, Fitz poursuit son chemin sur la voie magique. Une quête toujours plus ardue car incessante est la traque menée par Royal, son ennemi juré, et ses meilleurs artiseurs et soldats d'élite, pour les retrouver et les tuer. S'enfonçant avec difficulté dans... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (66) Voir plus Ajouter une critique
TheWind
  19 mars 2017
Le premier cycle de la saga de L'assassin royal s'achève et croyez-moi, cette fin est digne de la saison 6 de Game of Thrones ! Oui, j'ose comparer un roman avec une série télévisée ; ceux qui ont lu et vu les deux, me comprendront sans doute !

On peut trouver un peu long le périple de Fitz-Chevalerie accompagné de ses fidèles amis, Oeil-de-Nuit, la reine Kettricken, le Fou, la ménestrelle Astérie et la mystérieuse Caudron tout au long de la voie magique qui les mènera à Vérité, le roi et époux de Kettricken, mais la témérité de ces personnages, tous aussi attachants les uns que les autres, saura, sans peine, terrasser notre impatience !
Et puis surtout, quelle récompense ! Quelle fin flamboyante !
Les révélations tant attendues viendront à temps, les espoirs s'entremêleront à la désillusion, et si les décisions prises s'imprègnent d'une amère saveur de sacrifice, la noblesse de coeur et le dévouement des héros auront tôt fait de balayer les regrets.
Un seul regret subsiste cependant pour moi : celui de quitter pour quelque temps Fitz Chevalerie. Mais il faut bien lui laisser le temps de se reposer, de reprendre des forces, de mûrir aussi sans doute...
Et si je laisse pour un temps de côté Fitzounet, je ne m'en vais pas bien loin !
Les Aventuriers de la Mer m'attendent déjà à bras ouverts !

Pour finir, je ne résiste pas à noter ici ce que dit George RR Martin de Robin Hobb : « Actuellement, dans le marché bondé de la fantasy, les livres de Robin Hobb sont comme des diamants dans une mer de zircons. » Et ce n'est pas moi qui dirai le contraire !
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latina
  29 mars 2014
Quand on arrive déjà au tome 6 d'une saga, on plonge en terrain connu. On n'est plus dépaysé, on suit son petit bonhomme de chemin. C'est le cas ici, et le chemin est une route d'Art, une route magique. Nous retrouvons Fitz, notre héros si humain, accompagné de son loup « Oeil-de-Nuit » avec qui il partage une profonde intimité ; Astérie, la ménestrelle toujours en quête de hauts faits à chanter, le Fou, personnage mystérieux, ami de Fitz, Caudron, une vieille femme tout aussi énigmatique, et enfin la reine, la belle et sombre Kettricken qui voudrait tellement revoir son mari, le roi-Vérité, parti aux confins du pays rechercher de l'aide auprès des Anciens.
Mais le ronron quotidien de leur marche, tout au plus interrompu par quelques attaques « d'Art », m'a endormie. D'ailleurs, depuis plusieurs tomes, j'étais vaguement inquiète de ne plus ressentir cette montée d'adrénaline, j'étais déçue du manque d'actions. Les road-movie sauce fantasy, ça ne me branche pas.
Jusqu'au moment où toute cette troupe parvient au but : la fin de la route magique. Et là !!! C'est l'apothéose ! Enfin ! Des pierres magiques qui emmènent dans un monde mystérieux, un roi surprenant, des dragons en pierre...des Anciens, enfin ! Et puis les personnages prennent tout leur sens et éclatent de vérité.
La deuxième moitié de ce tome est donc digne de mes attentes, au point où, je vais vous l'avouer, honteuse, j'en arrivais à lire tout haut !
Continuerais-je à lire tout haut le tome 7 ? Je l'espère !
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loreleirocks
  15 mai 2014
Et voilà, j'ai fini ma bouteille de Banga, l'aventure touche à son terme. du moins cette étape des aventures de Fitz (nous savons tous bien que si nous en avons envie, une autre trilogie -en plus de trois tomes en français- dont il est le héros est disponible). Des grands moments de découverte et de confrontation. Des personnages qui se dévoilent. Des déceptions... et des dragons ! Des dragons bien particuliers et animés de manière bien particulière. Je n'en dit pas plus, hormis que j'ai trouvé ces détails mystérieux à leur rencontre et ingénieux par la suite.
Une fin plutôt bien goupillée, qui arrive au bout de certains fils d'intrigues et de personnages, mais qui laisse bien voir que d'autres fils continuent leur course, un peu rapide à mon goût. En trois ou quatre chapitres, il me semble, Hobb voit le camp de ses héros attaqué, les héros riposter sur des fronts différents, dératiser les Six Duchies de Red-Ship Raider, et Fitz nous confier quelques dénouements plus personnels. C'est très, très rapide, sans être mal écrit ni ressenti comme du gavage sans finesse.
Par contre: une entête de chapitre sur la trahison, suivie d'un chapitre où on assiste effectivement à une trahison très perso et pas du tout volontaire. Mais quelle grosse déception ! Entre cette intro de chapitre finement livrée et laissant la lectrice se poser quelques questions (comme souvent), le chapitre et la trahison sont écrits avec des sabots boueux et ferrés ! Donc, les sabots, non seulement on les entend venir de l'autre bout de la maison, mais en plus ils laissent des mottes de terre grosses comme des bûches derrière eux. Je crois que c'est la première fois depuis le premier tome de cette trilogie (en plus de trois volumes en français) que j'ai un manque de finesse à reprocher à l'auteure. Avouons-le, cette aventure est simple, plutôt bien écrite, engageante et divertissante. Ce n'est pas, malgré toutes ces qualités, indéniablement génial. Mais ça reste du bon. On peut accepter quelques caricatures dans un premier tome, quelques excès qui s'affineront par la suite. Par contre, bien en route vers la clôture de ce tome final, j'ai du mal à avaler ce chapitre dans lequel le Fitz reste aussi aveugle qu'une taupe et à peine mis sur la piste, met les indices sur le compte des particularités du traite malgré lui.
Mon froncement de sourcil gênant ma lecture, j'en ai posé le livre jusqu'au lendemain. J'en ai cauchemardé d'invasions et de fuite, de cachette sous un siège de cinéma et me suis réveillée en sursaut, jetant un oeil suspicieux à mon réveil. Bref. Surprise de ce malmenage (et mal menage) d'intrigue.
Enfin.
Un bilan plutôt positif pour cette aventure qui m'a fait vibrer une bonne dizaine de jours quand même, m'a tenue éveillée un peu trop tard, et surtout, m'a permis une petite pause fantasy sympathique dans mes habitudes naturalistes. J'ai aussi, d'ailleurs, apprécié les descriptions de la nature que Hobb intègre à son épopée, et celles des animaux, en particulier Nighteyes, dont l'humour est particulièrement réjouissant.
Je ne sais pas si je recommanderais cette série aux fanatiques de Tolkien par exemple, ou de fantasy plus classique et complexe en général. Hobb écrit plutôt bien (je trouve son écriture tellement plus fine que celle de George R.R. Martin par exemple...) mais son aventure reste plutôt grand public, divertissante, bourrée de rebondissements mais pas non plus particulièrement complexe. Pas de milliards de personnages tous importants par micro-participation à une fresque géante, mais un travail agréable et une intégration de chaque personnage qui prend le devant de la scène, ne serait-ce que pour quelques pages. Pas de grandes intrigues transgénérationnelles, mais plutôt des fils d'intrigues résolues qui viennent intégrer celui de nouvelles intrigues.
Je pense que cette trilogie est un bon départ pour les lecteurs qui découvrent la fantasy médiévale. Parce qu'avouons-le commencer par Tolkien ou Martin, c'est quand même un peu risqué.
Sur ce, good day, people of Babelio !
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basileusa
  17 novembre 2015
J'adore cette saga mais j'avoue avoir trouvé beaucoup trop de longueurs au tome 5 ...du coup j'avais un peu peur de ne plus retrouver l'intérêt dans la suite . Mais non le tome 6 clôt un cycle et tient ses promesses !!
Savoir si Fitz va enfin trouver Vérité et dans quel état nous tient encore un peu en haleine ,de même que la traque du clan Royal qui se poursuit ...mais surtout on se demande comment tout ça va se terminer car on ne voit rien arriver ! La fin m'a beaucoup plu car elle difficile à imaginer tout de suite ,pas forcement celle qu'on attend.
C'est triste de terminer cette première époque tellement on est attachés aux personnages mais je me réjouis à l'idée de retrouver Fitz dans la suite ;)
Cette série mérite vraiment qu'on s'y intéresse .
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manu_deh
  14 octobre 2016
Robin Hobb est pour moi une écrivain qui prend le temps de décrire les situations, les sentiments, les relations. Ce dernier volume de ce cycle est à mon sens un peu différent des autres à ce titre, car j'ai eu l'impression qu'après une introduction détaillée, comme de coutume, nous avons droit à un final certes haletant, mais un peu rapide. L'histoire est intéressante, les réponses à toutes les questions que l'on a pu se poser au fil des 6 tomes sont fournies, le dénouement reste dans le ton de l'ensemble de la saga (mélancolique, on est partagé entre joie et tristesse). J'aurais aimé plus de détails, notamment sur ce que deviennent les personnages auxquels nous nous sommes tant attachés au fil des centaines de pages. Mais peut-être tout simplement vais je les trouver dans la suite que Robin Hobb nous a concoctée!
En conclusion, un livre indispensable bien sûr pour connaître la fin de cette histoire, qui m'a tenu en haleine et vaut le détour. Mais une légère déception quant au manque de subtilité de certains éléments de la fin (ce que sont les anciens, pourquoi la forgisation et comment, etc...).
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
steppesteppe   11 décembre 2010
La femme au dragon paraissait plus tranquille ce matin, mais peut-être, m'habituais-je simplement au Vif pris au piège que je sentais en elle. Sans hésiter, le fou grimpa sur l'estrade ; je le suivis plus lentement. "Je la trouve différente aujourd'hui, dis-je à mi-voix.
- Comment ça ?
- Je ne sais pas.
J'étudiai sa tête penchée, les larmes de pierre sur ses joues. "Elle ne te semble pas différente ?
- Je ne l'ai pas regardée de très près hier."
La proximité de son but paraissait atténuer l'esprit folâtre du fou. Très prudemment, je posai la main sur l'échine du dragon. Chaque écaille était d'une facture si adroite, la courbe du corps si naturelle que je m'attendais presque à le sentir respirer. Mais c'était de la pierre froide et dure. Je retins mon souffle, pris mon courage à deux mains puis tendis mon esprit vers le roc. Je n'avais jamais rien ressenti de pareil : pas de battement de coeur, pas de respiration ni aucun autre signe physique de vie pour me guider. Je ne percevais qu'une impression de vie, prise au piège et sans espoir.
L'espace d'un instant, je perdis cette impression, puis je l'effleurai de nouveau et sentis le dragon tendre son Vif vers moi. Je cherchai la sensation du vent sur la peau, la chaude circulation du sang, oh ! les odeurs de l'été, la perception de mes vêtements contre mon corps, tout ce qui faisait partie de l'expérience de la vie que la femme appelait de tous ses voeux. Puis je retirai brutalement la main du dos de la bête, effrayé par l'intensité de son contact ; j'avais presque l'impression qu'elle aurait pu m'attirer en elle.
"Étrange", dit le fou dans un souffle, car, lié à moi, il avait ressenti les échos de mon expérience. Son regard croisa le mien et le soutint un moment, puis il tendit un doigt au bout argenté vers la jeune femme.
"Nous ne devrions pas faire ça" dis-je, mais mes propos manquaient de conviction. La mince silhouette à cheval sur le dragon était vêtue d'un pourpoint sans manches, de chausses et de sandales. Le fou lui toucha le bras.
Un hurlement d'Art de douleur et d'outrage emplit la carrière. Le fou fut projeté à bas du piédestal, tomba rudement sur les rochers en contrebas et demeura là, inerte. Mes genoux plièrent sous moi et je m'écroulai près du dragon. Avec le torrent de fureur que je percevais par le Vif, je m'attendais à ce que le dragon me piétine comme un cheval emballé, et, d'instinct, je me roulai en boule en me protégeant la tête.
Tout fut fini en un instant, et pourtant les échos du cri parurent se répercuter à l'infini sur les falaises lisses et noires et les blocs qui nous entouraient.
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steppesteppe   11 décembre 2010
Évoquer ma propre mort me paraissait porteur de malchance, aussi ajoutai-je : "Naturellement, nous savons l'un comme l'autre que je survivrai. C'est prédit, non ?"
Il m'adressa un regard étrange. "Par qui ?".
Mon coeur se serra. " Par un quelconque Prophète blanc, du moins je l'espérais", marmonnai-je ; je m'aperçus que jamais je ne m'étais enquis auprès du fou d'une prédiction concernant ma survie. Tout le monde ne s'en sort pas indemne même quand on est victorieux. Je m'armai de courage. "Est-il prédit que le Catalyseur survivra ?"
Il parut se plonger dans de profondes réflexions, puis il déclara soudain : "Umbre mène une existence dangereuse. Rien n'assure qu'il s'en tirera ; et s'il ne s'en tire pas, tu dois bien avoir une idée de la région où se trouve la fillette. Ne veux-tu pas me l'indiquer ?"
Le fait qu'il n'eût pas répondu à ma question était suffisant : le Catalyseur ne survivrait pas. J'eus l'impression de recevoir en pleine face une vague d'eau de mer glacée ; je me sentis balloté par cette connaissance froide, puis je commençai à m'y noyer. Jamais je ne tiendrais ma fille dans mes bras, jamais plus je n'éprouverais la chaleur du corps de Molly contre le mien. C'était presque comme une douleur physique et j'en eus le vertige.
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steppesteppe   11 décembre 2010
Le Vif est l'objet d'un profond dédain ; dans de nombreuses régions, on le tient pour une perversion et l'on colporte des histoires d'humains doués du Vif qui s'accoupleraient avec des bêtes pour accroître cette magie, ou qui sacrifieraient des enfants pour acquérir le don de parler le langage des animaux ; certains conteurs évoquent des marchés passés avec d'antiques démons de la terre. En vérité, je pense que le Vif est une magie des plus naturelles ; c'est lui qui permet à un vol d'oiseaux de virer soudain comme un organisme unique, ou à un banc de saumoneaux de se maintenir ensemble dans un courant rapide. C'est aussi le Vif qui fait qu'une mère se rend auprès de son petit alors qu'il est en train de se réveiller. Je suis convaincu qu'il est au coeur de toute communication non verbale, et que tous les humains y possèdent une petite aptitude, qu'ils le reconnaissent ou non.
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mathilde08mathilde08   13 novembre 2011
Soudain Patience parut, une pique fermement serrée dans les mains, un casque de guingois sur ses cheveux remontés en chignon; elle se fraya un chemin parmi les soldats frappés de terreur, le visage fermé, un éclat dur dans ses yeux noisette. A la vue du dragon, elle s'arrêta et son regard passa de la reine aux prunelles sombres de la créature. Elle prit une inspiration, la bloqua puis la relâcha en prononçant le mot "Ancien". Tout à coup, elle jeta en l'air casque et pique en poussant un cri de joie et se précipita pour serrer Kettricken dans ses bras en s'exclamant : "Un Ancien ! Je le savais, j'en étais sûre, je savais qu'ils reviendraient !" Elle se retourna pour lancer une série d'ordres qui allaient de préparer un bain chaud pour la reine jusqu'à se tenir prêts à déclencher une attaque depuis les portes de Castelcerf. Mais le souvenir qui restera toujours gravé dans mon coeur fut celui du moment où, s'adressant ensuite à Vérité-le-dragon, elle tapa du pied en lui intimant de se dépêcher d'aller débarrasser son port de ces fichus navires rouges.
Dame Patience de Castelcerf avait pris l'habitude qu'on lui obéît sans délai.
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mathilde08mathilde08   13 novembre 2011
"La mort est toujours au bord de maintenant." La pensée d'OEil-de-Nuit était douce. "La mort nous guette et elle est toujours assurée de sa prise. Il ne sert à rien d'y songer sans cesse, mais, dans nos entrailles et dans nos os, nous savons tous qu'elle est là. Tous sauf les humains."
Saisis, je vis ce que le fou avait cherché à m'enseigner à propos du temps. Je regrettai soudain de ne pas pouvoir revenir en arrière afin de revivre chaque journée séparément. Le temps ... j'en étais prisonnier, enfermé dans un petit bout de maintenant qui était le seul sur lequel je puisse avoir de l'influence; tous les bientôt et les demain que je projetais n'étaient que des fantômes qui pouvaient m'être arrachés à tout instant. Les intentions n'étaient rien. Tout ce que j'avais, c'était maintenant.
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