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Citations sur Cette lumière en nous : La Vraie Méditation (93)

FRANGA
FRANGA   29 décembre 2016
La nature du silence mérite d'être examinée en détail. Il y a un intervalle de silence entre deux pensées. Ou entre deux notes de musique. Il y a le silence qui fait suite à un bruit. Il y a le silence artificiel imposé par la pensée, lorsqu'on dit : "Je dois être silencieux", et que l'on croit créer un vrai silence.
ll y a le silence du méditant qui reste assis là, immobile, et qui force son esprit au silence. Il s'agit chaque fois d'un silence artificiel, et non d'un silence réel, profond, qui n'est ni cultivé, ni prémédité. Psychologiquement parlant, le silence ne peut advenir que lorsque notre esprit n'enregistre absolument rien.Alors l'esprit, le cerveau est dénué de tout mouvement. Au coeur de ce silence, qui n'est ni induit ni cultivé, et qui n'est pas non plus le fruit d'une pratique, il se peut qu'advienne cette extraordinaire sensation d'une présence, de quelque chose d'incommensurable, et qui n'a pas de nom.
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FRANGA
FRANGA   23 décembre 2016
Nous essayons de découvrir s'il est possible de vivre en ce monde sans aucune crainte, sans aucun conflit, mais en étant animé d'une immense compassion, ce qui exige énormément d'intelligence. Sans l'intelligence, toute compassion est exclue. Et cette intelligence n'est pas l'oeuvre de la pensée. On ne peut pas être compatissant si l'on est attaché à une idéologie particulière, à un tribalisme étriqué, ou à un quelconque concept religieux, car tout cela nous limite. Et la compassion ne peut advenir- ne peut être là-qu'avec la fin de la souffrance, qui est aussi la fin du mouvement égoïste centré sur le moi.
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FRANGA   23 décembre 2016
En revanche, il est une forme d'amour qui fait naître la compassion partout où il se trouve. Et cette compassion se double d'une intelligence qui n'est ni l'intelligence qui accompagne l'égocentrisme, ni l'intelligence propre à la pensée, ni l'intelligence issue d'un vaste savoir. La compassion n'a rien à voir avec le savoir. C'est grâce à la compassion et à elle seule qu'existe cette intelligence qui donne à l'humanité la sécurité, la stabilité, et qui lui insuffle une immense force.
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FRANGA
FRANGA   23 décembre 2016
Voilà donc ce qu'est la méditation-elle ne consiste pas à s'asseoir en tailleur, ou à rester en équilibre sur la tête, ou que sais-je encore, mais à ressentir le caractère holistique et l'unité absolue de la vie. Mais cela ne peut advenir qu'en présence de l'amour et de la compassion.
L'un de nos problèmes, c'est d'avoir associé l'amour au plaisir, au sexe, et pour la plupart d'entre nous l'amour va aussi de pair avec la jalousie, l'angoisse, la possessivité, l'attachement.
C'est pourtant cela que nous appelons l'amour.
Mais l'amour, est-ce le plaisir ? Est-ce le désir ? L'amour est-il le contraire de la haine ? Si tel est le cas, alors ce n'est pas de l'amour. Tout contraire porte en lui-même son propre contraire. Lorsque je m'efforce de devenir courageux, ce courage naît de la peur. L'amour ne peut avoir de contraire. Là où règnent la jalousie, l'ambition, l'agressivité, tout amour est exclu.
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FRANGA
FRANGA   25 novembre 2016
Il faut jeter des bases solides, autrement dit, la vertu est une nécessité absolue. L'ordre, c'est la vertu. Cette vertu n'a strictement rien à voir avec la morale sociale que nous cautionnons. La société nous a imposé une certaine forme de morale, mais cette société n'est que le reflet de l'ensemble de l'humanité. Or, à en croire la société et sa morale, il est permis d'être avide ; il est permis de tuer son prochain au nom de Dieu, de la patrie, ou d'un idéal ; il est permis d'être compétitif, envieux-dans les limites de la légalité. Une telle morale n'est absolument pas digne de ce nom. Il faut la renier au plus profond de soi de manière radicale, si l'on prétend à la vertu. Là est toute la beauté de la vertu : ce n'est ni une habitude, ni une pratique que l'on réitère jour après jour, ce qui équivaut à une routine mécanique dénuée de sens. Etre vertueux, c'est connaître la nature du désordre, qui n'est autre que l'ensemble de nos contradictions internes, des divers plaisirs, désirs et ambitions qui nous tyrannisent, de l'avidité, de l'envie et de la peur qui nous hantent. Telles sont les causes du désordre, en nous comme en dehors de nous. Etre conscient de cela, c'est être en contact avec le désordre. Et ce contact n'est possible que si l'on ne nie pas le désordre, qu'on ne lui cherche pas d'excuses, qu'on n'en rend pas les autres responsables.
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FRANGA
FRANGA   25 novembre 2016
La condition indispensable est la méditation. Ce terme de méditation-comme d'amour-a été galvaudé, traîné dans la boue. Ce mot est pourtant si beau, si chargé de sens. Il y a tant de beauté-pas dans le mot en soi, mais dans le sens dont il est porteur. Nous allons vérifier nous-mêmes s'il nous est possible d'accéder à cet état où l'esprit est en perpétuelle méditation. Mais pour donner à cette méditation des bases solides, il faut comprendre ce que signifie l'existence-ce qu'il en est de la vie et de la mort. Comprendre la vie, et la portée extraordinaire de la mort : c'est celà, la méditation, et non la quête de quelque expérience mystique intense, ni la répétition constante d'un chapelet de mots-si saints, si anciens ces mots-là soient-ils. Ce genre de pratique a pour effet non seulement de pacifier l'esprit, mais de l'émousser et de le mesmériser. On pourrait tout aussi bien prendre un tranquillisant, ce serait beaucoup plus simple. La méditation ne consiste ni à répéter des mots, ni à s'auto-hypnotiser, ni à se plier à une méthode ou un système.
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FRANGA   25 novembre 2016
Etre disciple, c'est imiter. Etre disciple, cela suppose non seulement que l'on renonce à sa propre lucidité, à son propre questionnement, à son honnêteté, à son intégrité, mais cela sous-entend aussi qu'en devenant disciple on a un mobile : être récompensé. Mais la vérité n'est pas une récompense ! Si l'on veut comprendre la vérité, il faut faire abstraction totale de toute forme de récompense ou de châtiment. L'autorité se fonde sur une peur sous-jacente, et lorsqu'on se soumet à une discipline par crainte de ne pas obtenir ce que nous promet un exploiteur au nom de la vérité ou de l'expérience, cela équivalent à renier sa propre lucidité, sa propre honnêteté. Si vous dites que vous devez méditer, que vous devez suivre un certain chemin, un certain système, de toute évidence vous vous conditionnez vous-même en fonction de ce système ou de cette méthode. Vous obtiendrez peut-être le résultat que vous fait miroiter la méthode, mais cela ne vaut guère mieux qu'une poignée de cendres, car le motif implicite est la réussite, le succès-et c'est la peur qui est à la racine de tout cela.
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FRANGA
FRANGA   25 novembre 2016
S'inféoder à quelqu'un, c'est le détruire. Le disciple détruit le maître. Les exemples abondent dans l'histoire comme dans la vie quotidienne : quand mari et femme cherchent à se dominer l'un l'autre, ils se détruisent mutuellement. Il n'y a là ni liberté, ni beauté, ni amour.
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FRANGA
FRANGA   17 novembre 2016
Une société juste ne peut exister que si l'homme lui-même est juste et bon, car c'est cette qualité même qui fait que ses relations, ses actes et tout son mode de vie sont empreints de générosité et de justesse.
Le bien, c'est aussi le beau. Le bien désigne aussi ce qui est sain ; il est relié à Dieu, aux principes les plus nobles. Le mot bien doit être compris de manière très claire. Quand le bien est en vous, que la bonté vous habite, alors tout ce que vous ferez sera bien : vos relations, vos actions, votre mode de pensée.
Et il est possible d'avoir une perception instantanée de la pleine signification de ce mot, de son caractère exceptionnel.
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FRANGA
FRANGA   17 novembre 2016
Avez-vous jamais fait preuve d'une attention totale, absolue ? Etes-vous attentif à ce que dit l'orateur en ce moment même ? Ou écoutez-vous en ayant l'esprit prompt à la comparaison, fort d'un savoir acquis, enclin à comparer les propos tenus ici à des notions déjà connues de vous ? Interprétez-vous ces propos en fonction de votre propre savoir, de vos penchants et préjugés personnels ? L'attention, c'est autre chose, n'est-ce pas ? Mais si votre attention implique votre être tout entier - votre corps, vos nerfs, vos yeux, vos oreilles et votre esprit- il n'existe plus alors de centre à partir duquel rayonne l'attention-il n'y a plus que l'attention pure. Et cette attention est silence absolu.
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