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Mary Lutyens (Éditeur scientifique)Carlo Suarès (Traducteur)
EAN : 9782253138204
126 pages
Le Livre de Poche (27/09/1995)
4.13/5   219 notes
Résumé :
Voici le traité de la seule révolution qui vaille : la libération intérieure. L'homme en cage, prisonnier des dogmatismes et des conformismes de pensée, est une ombre illusoire.

De l'exigence spirituelle présente de façon plus ou moins confuse dans chaque être humain, jusqu'à cette authentique libération, nous sommes conviés ici à parcourir toutes les étapes : se connaître soi-même, surmonter la peur, découvrir peu à peu le silence et la plénitude. <... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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sur 219 notes
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Hugo
  07 août 2019
Que de livres aux courants philosophiques, politiques, religieux ou scientifiques, que d'idées qui se répètent jusqu'à l'overdose d'évidences couchées sur le papier, la crédulité salue leur vérité, mais l'individualité n'est quant à elle qu'une histoire de conditionnement formatée par la loi des hasards : celle d'une naissance bien foutue, de rencontres, de connaissances, d'expérience, de maturité, mais aussi de traumatismes, de drames et de névroses à la con… Pourtant la vie de chacun n'est pas une pensée écrite dans des bouquins rédigés par des hommes spirituellement à côté de leurs pompes prônant la sagesse comme l'ultime vérité, la libération par la réflexion ou la connaissance de soi… peu importe, l'homme pense, se torture l'esprit, apprivoise sa vie comme il le peut, ignorant tant bien que mal une mort certaine… pourvue qu'elle soit douce, soudaine et le plus tard possible…
Il fallait que je lise au moins une fois dans ma vie, un truc sur le développement personnel, moi qui me chimère un peu l'illusion de trouver des réponses concrètes sur le sens de la vie… l'auteur n'invente rien, le passé n'est que culpabilité et remords, le futur n'est que désir, le présent n'est déjà plus, métaphore du temps qui n'avance que dans le sens d'un espoir vain… Prenons l'exemple de Nietzsche qui a passé les dix dernières années de sa vie à essayer de nous convaincre, pourtant nous en sommes toujours à nous condamner le bout de richesse, à nous fuir le bout de misère, les sentiments humains nous définissent, pourquoi lutter contre notre nature, la peur est naturelle, tout comme l'amour, la haine, l'empathie, l'altruisme… la violence, la cruauté, l'immoralité ne sont définis que par la société dans lesquelles nous évoluons, dans les religions auxquelles nous croyons, dans les cultures ou nous grandissons… l'environnement social, l'éducation , l'apprentissage sont des facteurs essentiels à notre conditionnement, nos idées se définiront par le biais du passé, par l'importance de notre propre cheminement intérieur, il suffit d'une cause pour engendrer de nombreuses conséquences, pas de vérité ou d'absolu mais une multitude de nuances… Que vous soyez un enculé ou un gentil, chacun a ses raisons, biaisées ou pas, justifiées ou pas, condamnables ou pas, on se mesure toujours la bite pour étaler sa réussite, on a l'ambition proportionnelle à notre situation, on a les rêves plein d'espoir, on a les vérités que l'on mérite, celles qui comblent les vides et l'incompréhension, pourvues qu'elles soient à l'image de soi.
La vie ne demande qu'à être vécue tout bêtement, ya pas besoin de se triturer le sens pour en comprendre la finalité cruelle et pas spirituelle pour une mort certaine qui viendra par le vers te ronger les os jusqu'à la poussière, le souvenir, puis l'oubli… l'éternel n'existe que dans l'histoire et les comtes de soutanes… Les hommes avec leurs deux mains gauches et leur cerveau trop ambitieux rêvent de vérités, ils interprètent les maux du monde comme ils se persuadent… Il faut observer ce monde dans sa globalité, l'humanité n'a pas de frontières, seuls les cons ont tracé des lignes de bêtises, établissant des règles douloureuses, pour les femmes certes, mais pour les différences de chacun à n'en point douter, l'utopie est un doux mirage et l'équilibre une équation universelle qui ne trouvera jamais l'unanimité…
Du coup se libérer du connu, mouais bof, apprendre à vivre avec me semble plus approprié, être heureux tout ça : c'est cool mais il y aura toujours un truc mal branlé pour te faire douter... alors cracher sur la nature des hommes : oui quand ils m'emmerdent avec leurs idées à la con ou leur connerie de vérités, et non quand je me sens bien dans mon pantalon... je vais tacher de me rester fidèle tant que la santé me le permet, je vais miser sur la chance, jusqu'à là plutôt clémente à mon encontre, je vais continuer à cultiver mon égoïsme en le grimant d'une humanité exacerbée qui derrière ma noble condition se scandalise de tant d'inégalités.
A plus les copains
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Lune
  13 février 2011
C'est une véritable libération pour qui saisit la réflexion de Krishnamurti. Toutes les barrières, toutes les peurs qui nous imbibent depuis le plus jeune âge, les limites construites par notre "petit" monde, nos "petites" affaires, notre"petite" culture, notre "petit" univers familial, sociétal, scolaire, religieux... nous empêchent d'apprendre, d'observer, d'écouter, de rester jeunes dans le sens de l'expérience sans cesse renouvellée parce que débarrassée de celle du passé. Un monde s'ouvre à ceux qui perçoivent - je dis bien percevoir et non pas comprendre uniquement intellectuellement - leurs peurs, la réalité de la division dévastatrice qui empêche la connaissance de soi par laquelle tout passe pour comprendre la vie telle qu'elle est : le beau et le laid, le bon et le mauvais... Une vision holistique. Ce qui est. Livre de lumière.
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Latviane
  03 mai 2013
Ce que nous propose Krishnamurti ? aller sur un chemin de Vie en abandonnant tous nos préjugés, toutes nos appréhensions, toutes nos habitudes...enfin tout ce qui fait de nous des êtres d'interminable répétition de pensées et comportements stéréotypés, à l'opposé du Vivant.
Quel livre ! Quelle vision lumineuse de la condition humaine ! Bon, il ne reste plus qu'à changer de lunettes !
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jongorenard
  18 décembre 2021
Je n'avais jamais lu de textes de Krishnamurti et je dois reconnaitre que j'ai été impressionné lors de la lecture de "Se libérer du connu" par la profondeur et la clarté de sa pensée. Il est difficile d'en faire un résumé, mais l'essence même de l'ouvrage propose que chacun entreprenne « la seule révolution qui vaille : sa libération intérieure ».
Pour cela, chacun doit donc se libérer de tout ce qu'il connait, de ses préjugés, de ses pensées mécaniques, de toutes les idées religieuses, philosophiques ou politiques qu'il a faites siennes, bref de tout le conditionnement culturel, religieux, idéologique dans lequel il s'est enfermé. Cette transformation de l'humain ne peut se faire qu'en s'affranchissant de toute autorité afin d'accéder à une liberté que ni les pouvoirs spirituels, politiques ou sociaux, ni les rituels, ni les dogmes, ni l'athéisme ne sont capables de produire, puisque, selon Krishnamurti, ces formes de pensée ne font que perpétuer les conditionnements. Mais comment se libérer de ce conditionnement ? Comment même se rendre compte que l'on est conditionné ? Krishnamurti nous propose de regarder à l'intérieur de nous, de nous observer tel que nous sommes réellement, et non tel que nous pensons être ou voulons être. En abordant les thèmes de la foi, de la vérité, de la peur, du conditionnement, du plaisir, de la douleur, de l'amour, de la méditation, de la mort, il nous engage à élargir le champ de notre conscience pour nous rendre compte que nous sommes, à notre insu, prisonnier de tout un réseau de dogmes et de conventions.
« Nous avons réduit ce monde à un état de chaos par nos activités égocentriques, par nos préjugés, nos haines, nos nationalismes, et lorsque nous disons que nous n'y pouvons rien, nous acceptons le désordre en nous-mêmes comme étant inévitable. Nous avons brisé ce monde en morceaux et si nous-mêmes sommes brisés, fragmentés, nos rapports avec le monde le seront également. Mais si, dans nos actions, nous agissons totalement, nos rapports extérieurs subiront une formidable révolution. »
Ce que Krishnamurti dit, bien que très séduisant, semble pourtant inaccessible. Non pas parce qu'il nous demande de nous libérer des chaînes du connu et de chercher par nous-mêmes, mais parce que par le fait même de suggérer cela, il propose une pensée, un principe à suivre qui est contradictoire avec son idéal de nous libérer de toutes les idéologies. Je retiens néanmoins de cette lecture de nombreux temps forts comme l'étude des ressorts indissociables du plaisir et de la douleur, l'analyse des mécanismes de la peur, les préalables à la cessation de la violence individuelle, l'importance de l'ancrage dans l'ici et le maintenant pour dépasser le connu.
L'une de mes parties préférées de ce livre concerne les questions sur l'amour. « Qu'est-ce que l'amour ? Ce mot est si galvaudé et corrompu, que [Krishnamurti] ose à peine le prononcer. » Fidèle à sa méthode, il nous invite tout d'abord à faire table rase de nos représentations sur l'amour (amour et religion, amour et possession, amour et plaisir, amour et mort). Ensuite, il analyse ce qui peut lui nuire (la peur, la respectabilité, la jalousie, la domination) et les conditions de sa présence (le soin, la beauté, l'abandon de soi, la recherche de vérité). Il dit que l'amour est cet état dans lequel les processus de la pensée ont complètement cessé, un état hors du temps et de l'espace dans un total abandon de soi. « L'amour n'obéit pas. » C'est un oiseau rebelle comme l'a senti Bizet, « un enfant de bohème, il n'a jamais, jamais connu de loi. » Par contre, Krishnamurti reste selon moi trop discret ou trop vague quant aux rapports entre amour et sexualité. Il botte en touche (« Je ne suis pas contre les pratiques sexuelles, mais voyez ce qu'elles impliquent. ») conscient que la sexualité peut être un outil de destruction, mais ne s'étend guère sur le fait qu'elle peut également être un moyen d'élévation.
Je me rends compte en finissant d'écrire cette note de lecture que ma compréhension actuelle de Krishnamurti est d'ores et déjà une pensée morte et que j'aurai besoin de relire ce livre tôt ou tard, pour m'aider à remettre en question ma propre compréhension. C'est vertigineux comme est enivrant le fait que je suis mon propre maitre et qu'il n'existe personne pour me dire ce que je dois faire. « Chacun de nous est seul dans ce monde fou et brutal. »
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nollarice
  12 août 2014
Ce n'est pas seulement un livre lumineux mais une source de lumière tout comme son auteur. Ce qu'il nous offre est innommable. Ce n'est pas un livre qui se lit, non! celui-ci se vit avec une profondeur incommensurable.
Si je devais me retrouver seule dans une île déserte, mon seul désir serait d'avoir ce bijou avec moi.
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Citations et extraits (85) Voir plus Ajouter une citation
eli-zaeli-za   07 janvier 2013
Lorsque vous vous dites Indien, Musulman, Chrétien, Européen, ou autre chose, vous êtes violents. Savez-vous pourquoi? C'est parce que vous vous séparez du reste de l'humanité, et cette séparation due à vos croyances, à votre nationalité, à vos traditions, engendre la violence. Celui qui cherche à comprendre la violence n'appartient à aucun pays, à aucune religion, à aucun parti politique, à aucun système particulier. Ce qui lui importe c'est la compréhension totale de l'humanité.
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PaulPujolPaulPujol   29 novembre 2011
On ne peut se rendre compte de la façon dont on est conditionné que lorsque survient un conflit dans une continuité de plaisir ou dans une protection contre la douleur. Si tout est harmonieux autour de nous ; notre femme nous aime, nous l'aimons, nous avons une maison agréable, de bons enfants, beaucoup d'argent : dans ce cas nous ne sommes en aucune façon conscients de notre conditionnement. Mais lorsque survient l'accident, la femme infidèle, la perte d'une fortune, une menace de guerre ou toute autre cause de douleur et d'angoisse, alors nous savons que nous sommes conditionnés. Lorsque nous luttons contre une chose, quelle qu'elle soit, qui nous dérange, au lorsque nous nous défendons contre une quelconque menace, extérieure ou intérieure, alors nous savons que nous sommes conditionnés. Et comme la plupart entre nous, la plupart du temps, sont perturbés, soit en surface soit en profondeur, ce trouble, ce désordre indique que nous sommes conditionnés. Tant que l'animal est choyé il réagit agréablement, mais dès qu'il rencontre un antagonisme, la violence de sa nature éclate.
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YgrecYgrec   11 octobre 2012
La liberté est un état d'esprit, non le fait d'être affranchi de "quelque chose" ; c'est un sens de liberté ; c'est la liberté de douter, de remettre tout en question ; c'est une liberté si intense, active, vigoureuse, qu'elle rejette toute forme de sujétion, d'esclavage, de corformisme,d'acceptation.
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PalmyrePalmyre   29 avril 2013
Rencontrer l'amour sans l'avoir cherché est la seule façon de le trouver: le rencontrer sans s'y attendre...
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lerital31lerital31   16 décembre 2013
Lorsqu'on est directement en contact avec la nature; lorsqu'on observe le mouvement de l'oiseau sur son aile; lorsqu'on voit la beauté de chaque mouvement du ciel; lorsqu'on regarde le jeu des ombres sur les collines ou la beauté d'un visage, pensez-vous que l'on éprouve le besoin d'aller voir des peintures dans un musée?
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