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Mary Lutyens (Éditeur scientifique)Carlo Suarès (Traducteur)
ISBN : 2253138789
Éditeur : Le Livre de Poche (01/12/1995)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 46 notes)
Résumé :

Durant des décennies, de l?Inde à l?Amérique et à l?Europe, Krishnamurti n?a cessé de dénoncer l?illusion de ces «drogues dorées» que sont les religions, les doctrines politiques aussi bien que la consommation matérielle, également impuissantes à répondre aux besoins spirituels de l?homme.Dans ce livre paru en 1970 et d?une actualité toujours brûlante, il nous incite une fois de pl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
colimasson
  25 avril 2017
En mode haine de la connaissance. Connaissance = accumulation des concepts, mémoire collective, traditions et coutumes, respect des institutions, croyances aux religions dogmatiques et aux promesses politiques, peurs et superstitions liées à l'ancrage dans les expériences passées. Idée principale : on ne peut pas VOIR si on ne se décroche pas de tout ça. Voir, c'est vivre l'instant dans la liberté et l'amour, ce qui s'appellerait, comme qui dirait, spontanéité du présent.

Pas loin de ce qu'aurait pu écrire Wilfred R. Bion (« être sans mémoire, sans désir et sans compréhension ») mais moins modéré. Genre crise d'adolescence. Aucune nuance n'est émise. On dit aux lecteurs d'abandonner leurs connaissances en leur imposant une nouvelle croyance : celle qu'il est possible de vivre totalement libéré de tout ça. Malgré l'incohérence de cette affirmation, ce livre reste plein d'idées sages et les rêveries méditatives (mais pas d'une méditation comme celle qui se pratique le lundi entre 19h et 21h) valent le détour.
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Danieljean
  03 janvier 2016
J'ai découvert Krishnamurti par ce livre. Krishnamurti est un éclaireur. Ce livre est formé de courts chapitres,dans lesquels sont retranscrits des rencontres entre Krishnamurti et des personnes venues le voir pour essayer de comprendre leurs problèmes.On se reconnaît dans chacune de ses personnes;les problèmes sont abordés d'une manière totalement inhabituelle,et leur compréhension entraîne leur dissolution.
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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
YgrecYgrec   06 mars 2012
La méditation est un dur travail. Elle exige la plus haute forme de discipline — non celle du conformisme, de l'imitation, de l’obéissance ; mais celle qui résulte de ce que l'on est constamment conscient, à la fois du monde extérieur et de la vie intérieure. Donc ? La méditation n'est pas une activité dans l'isolement, mais une action dans la vie quotidienne, faite de coopération, de sensibilité et d'intelligence. Si la méditation ne pose pas les fondements d’une vie irréprochable, elle devient une évasion et par conséquent n'a absolument aucune valeur. Etre irréprochable, ce n'est pas se conformer a une morale sociale, mais être libéré de l’envie, de l'avidité et de la recherche du pouvoir, qui sont des causes d’inimitié. On ne s'en libère pas par une action volontaire, mais en en étant conscient, du fait qu'on se connait. Si l’on ne connait pas les activités du moi, la méditation devient une excitation sensorielle et a très peu de sens
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colimassoncolimasson   29 mai 2017
Vivez uniquement dans votre intellect et dans vos manipulations verbales, vos arguments astucieux. Et lorsqu'en toute réalité on vit de la sorte, que se produit-il? Ce contre quoi vous vous élevez c'est l'effet destructeur de cet intellect que vous vénérez tellement. Cette action destructive suscite une multitude de problèmes. Vous voyez probablement l'effet des activités intellectuelles dans le monde - les guerres, la compétition, l'arrogance du pouvoir - et peut-être êtes-vous effrayé par ce qui va se passer, effrayé de l'impuissance et du désespoir de l'homme. Tant qu'existe cette division entre l'affectivité et l'intellect, l'un dominant l'autre, l'un doit détruire l'autre ; il n'y a pas moyen de les réunir. Vous avez pu écouter ces causeries au cours de nombreuses années, et peut-être avez-vous fait de grands efforts pour amener l'esprit et le cœur à s'unir, mais cet effort est exercé par la pensée, laquelle, ainsi, domine le cœur. L'amour n'appartient à aucun des deux, car il n'y a, en lui aucune qualité de domination. Ce n'est pas une chose assemblée par la pensée ou par le sentiment. Ce n'est ni un mot émanant de l'intellect, ni une réaction sensorielle. Vous dites:
« Il faut que j'aie de l'amour, et pour l'avoir, je dois cultiver le cœur. » Mais ce développement méthodique est mental, et ainsi, vous maintenez toujours les deux séparés ; on ne peut ni jeter un pont entre les deux, ni les unir dans un but utilitaire. L'amour est au commencement, non à la fin d'une entreprise.
« Alors que dois-je faire? » Maintenant ses yeux étaient devenus plus brillants, et il y avait un mouvement en son corps. Il regarda par la fenêtre, et, tout doucement, il commença à s'enflammer. Vous n'y pouvez rien. Restez en dehors! Et écoutez ; et voyez la beauté de cette fleur.
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colimassoncolimasson   08 juin 2017
Pourquoi cette douleur autour de la mort existe-t-elle dans chaque maison, riche ou pauvre, chez les plus puissants du pays jusqu'au mendiant? Pourquoi êtes-vous dans l'affliction? Est-ce pour votre mari - ou est-ce pour vous-même? Si c'est pour lui que vous pleurez, vos larmes peuvent-elles l'aider? Il est parti irrévocablement. Quoi que vous fassiez, il ne vous reviendra jamais. Aucuns pleurs, aucune croyance, aucuns rituels, aucuns dieux ne pourront le ramener. C'est un fait, et vous devez l'accepter ; vous n'y pouvez rien. Mais si vous pleurez pour vous-même à cause de votre solitude, du vide de votre vie, des plaisirs sensuels que vous aviez ou des liens que constitue le couple, alors, n'est-ce pas votre propre vide que vous pleurez, n'est-ce pas vous-même que vous prenez en pitié? Peut-être est-ce la première fois que vous êtes consciente de votre pauvreté intérieure. Vous avez misé sur votre mari, n'est-ce pas, s'il nous est permis de vous le faire remarquer avec douceur, et cela vous a procuré un réconfort, de la satisfaction et du plaisir? Tout ce que vous éprouvez maintenant - le sentiment d'une perte, la douleur de la solitude et de l'angoisse - est une façon de vous prendre vous-même en pitié, n'est-ce pas? Voyez cela, voyez-le. N'endurcissez pas votre cœur en disant: « J'aime mon mari, et je ne pensais pas du tout à moi. Je voulais le protéger. Il est vrai que j'ai souvent essayé de le dominer ; mais c'était toujours pour son bien et je n'ai jamais eu une pensée pour moi. Maintenant qu'il est parti, vous vous rendez compte, n'est-ce pas, de l'état réel où vous vous trouvez? Sa mort vous a secouée et vous a montré l'état réel de votre esprit et de votre cœur. Vous avez peut-être une réticence à le voir, peut-être le niez-vous par crainte, mais si vous l'observez un peu mieux, vous verrez que c'est sur votre solitude que vous pleurez, sur votre pauvreté intérieure, c'est-à-dire par pitié pour vous-même.
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colimassoncolimasson   25 septembre 2017
Rien n'a été enseigné, mais vous avez regardé. Regarder vous a fait voir. L'action de regarder est votre gourou, si cela vous plaît de vous exprimer ainsi. Mais il ne tient qu'à vous de regarder ou de ne pas regarder. Personne ne vous y oblige. Si vous regardez parce que vous voulez être récompensé ou par crainte d'un châtiment, cette raison vous empêche de voir. Pour voir, il faut être libre de toute autorité, des traditions, de la peur, ainsi que de la pensée et de l'artifice de ses mots. La vérité n'est pas en quelque lieu lointain, elle est dans l'acte de regarder ce qui est. Se voir soi-même tel que l'on est -en cette lucidité où n'entre aucune option - est le commencement et la fin de toute recherche.
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colimassoncolimasson   26 avril 2017
Vous pouvez vérifier une théorie par votre propre expérience, mais à la façon de celui qui, élevé et conditionné dans le monde catholique, a des visions du Christ: il est évident que de telles visions du Christ sont des projections de son propre conditionnement. De même, ceux qui ont été élevés dans la tradition de Krishna ont des expériences et des visions engendrées par leur culture. L'expérience, donc, ne prouve absolument rien. Reconnaître qu'une vision est celle de Krishna ou du Christ est le fait d'une connaissance conditionnée. Cette vision n'est donc pas une réalité, mais un fantasme, un mythe renforcé par l'expérience et totalement fictif. Quel besoin avez-vous d'une quelconque théorie et pourquoi postulez-vous une croyance? Cette constante assertion d'une croyance est l'indication d'une peur: peur de la vie quotidienne, peur de la douleur, peur de la mort et d'une vie dénuée totalement de sens. Voyant tout cela, vous inventez une théorie, et plus elle est habile et érudite, plus elle a de poids. Au bout de deux mille ou de dix mille années de propagande, cette théorie, invariablement et sottement, devient « la vérité ».
Mais si vous ne postulez aucun dogme, vous vous trouvez face à face avec la réalité de ce qui est. Alors « cela qui est » est la pensée, le plaisir, la douleur et la peur de la mort. Lorsque l'on comprend la structure de la vie quotidienne - avec ses compétitions, son avidité, ses ambitions, ses luttes pour le pouvoir - on voit, non seulement l'absurdité des théories, des sauveurs, des gourous, mais on peut trouver une fin à la douleur, une fin à toute la structure que la pensée a élaborée.
La méditation consiste à pénétrer dans cette structure et à la comprendre. On voit alors que le monde n'est pas une illusion, mais une réalité terrible que l'homme a construite dans ses rapports avec ses semblables.
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