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EAN : 9782916499642
156 pages
Éditeur : D'un Noir si Bleu (01/01/2012)
3.62/5   8 notes
Résumé :
Une jeune femme veut un enfant. L'enfant ne vient pas. Le désir la déchiquette à belle dents. Elle veut comprendre, il doit bien y avoir
une explication, une bouée bien rationnelle, physique à laquelle se raccrocher. Dans sa quête, elle rencontre successivement une ogresse lilliputienne, une gentille patricienne paresseuse, un ours plaisantin, un fana des jeux vidéo in utero, des cyber-sirènes, et les affres de la normalité. Tout va malheureusement bien. Alor... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
MaminouG
  19 juillet 2016
Eloïse Lièvre, je l'ai rencontrée à la dernière Comédie du Livre de Montpellier en mai dernier. J'étais chargée de l'embrasser de la part d'une amie commune. Pourtant, d'elle, je n'avais rien lu. Notre conversation fut souriante, chaleureuse, amicale. Je suis repartie avec son dernier roman "Les gens heureux n'ont pas d'histoire", gentiment dédicacé. Celui-là, je ne l'ai pas encore lu. Je le garde précieusement pour cet hiver.
En revanche, je viens de terminer son premier roman. Il raconte l'histoire d'un couple en mal d'enfant, un couple pour lequel tout a toujours bien marché, qui a toujours décidé de tout et obtenu ce qu'il souhaitait. Oui, mais voilà, un enfant… Il ne suffit pas de le vouloir. Les jours passent, les mois passent et malgré les efforts… rien.
De son écriture très travaillée et pourtant légère, bourrée d'humour et en même temps de sensibilité et de pudeur, l'auteur nous entraîne dans le sillage de cette femme qui passe de gynécologues en radiologues, d'examens intimes en réflexions psychologiques pour se rendre compte que son corps et celui de son mari fonctionnent à merveille.
De quel côté chercher la raison de cette difficulté à procréer ? Ne comptez pas sur moi pour vous révéler un cheminement délicat dans les méandres de l'existence, une fin particulièrement touchante. Eloïse Lièvre a un don singulier pour vous émouvoir au plus profond, une empathie extrême à l'égard de ses personnages et de véritables qualités de conteuse. Ce roman relate une tranche de vie qui ne peut que toucher ceux qui ont traversé les mêmes affres et même les autres.
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MaximilienGross
  05 juillet 2013
"La biche ne se montre pas au chasseur" - où quand l'enfant se fait attendre
La narratrice a toujours su ce qu'elle voulait et obtenu ce qu'elle voulait sans lutter, sans difficulté. Elle croit au pouvoir de la volonté et jusqu'à aujourd'hui, ça avait plutôt bien fonctionné. Elle avait voulu une poupée qui parle et obtenue, qu'un jeune homme la regarde et il l'avait regardée. Jusqu'au jour où elle veut un enfant et où l'enfant ne vient pas. Au début, elle se dit que c'est normal, le temps que la machine se remette en route. Et les cycles s'enchaînent sans s'interrompre. L'angoisse monte face à la dictature de la performance et la narratrice se met en quête d'une explication. Car il en faut forcement une. Elle va croiser dans cette quête une ogresse lilliputienne, une gentille praticienne, un ours plaisantin. Elle enchaîne les analyses, les examens et une seule chose ressort : tout va bien. Si ce n'est pas physique, c'est donc dans la tête, ma bonne dame. Remontant dans le temps, de son enfance à son adolescence, elle revit ces moments où se construisent la sexualité et la féminité et qui nous déterminent en tant que femme, épouse et mère.
Une attente qui ne se dit pas
Eloïse Lièvre a choisi un sujet qui reste encore tabou car il nous interroge sur une étape normale pour une femme mais que se passe-t-il lorsque cette étape connaît un raté ? C'est notre statut de femme qui est remis en cause, notre normalité. C'est avec une certaine forme d'humour qu'elle retrace le parcours du combattant de cette femme dont on ne connaît pas le nom et à qui l'on peut s'identifier. Car lorsque l'on arrête son moyen de contraception, on vit dans l'attente du retard, des premiers signes d'une grossesse, au grès des avis des copines qui nous rassurent d'un « c'est normal, la moyenne pour tomber enceinte est d'un an… » Bref, l'expression attendre un enfant est une expression qui peut se révéler trompeuse comme nous le découvrons au fil des pages de la biche ne se montre pas au chasseur. du coup, nous vivons cette douce et terrible attente de l'enfant avec elle. Son attente, à laquelle elle s'accroche, devient notre attente. L'auteur passe d'un registre à un autre : de l'humour aigre doux lors de sa visite chez une gynécologue perchée, aux heures passées sur les forums spécialisés succèdent des passages décalés comme ces deux pages en italique, commençant par « pour la première fois, votre chienne va être mère » suivies par la méthode utilisée par son père pour se débarrasser des chiots non désirés. Autant de passages qui nous font progresser vers le passé de la narratrice, passé où se trouve l'explication. Même si l'on se perd un peu parfois au grès de longues phrases ponctuées d'images et de virgules, le roman d'Eloïse Lièvre se lit d'une traite car une question reste en suspend : l'héroïne va-t-elle finir par attendre un enfant ?
Julie Lecanu
Lien : http://salon-litteraire.com/..
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pilyen
  21 mars 2012
e sujet, féminin en diable, ne m'est pas forcément destiné, moi mâle égoïste et père de famille.
La biche du titre est une jeune femme qui veut un enfant, là, tout de suite. Bien sûr, après des années de pilules cela ne marche à la première saillie et l'impatience est grande. Les mois passent et voici la ronde des médecins, des spécialistes, des analyses poussées. Tout est normal, la machine est prête à fonctionner. Mais la fécondation ne se fait point... Et si c'était dans la tête?
Sur un sujet de magazines féminins, Eloïse Lièvre arrive bien à nous faire partager l'attente, l'envie irrépressible de ce bébé, la déception, la froidure des médecins, les salles d'attente sordides et leurs vieux magazines périmés. Un peu perturbé au début par ses longues phrases un peu alambiquées, je me suis finalement laissé porté par cette écriture qui décrit très justement ce sentiment intime de la maternité désirée, portant ainsi ce sujet de chronique psycho de Marie Claire vers des contrées plus littéraires. Toute cette partie est vraiment bien fichue, plaisante, tendre, un peu mordante, bref réussie. Par contre quand, le problème se révèle être psy et que l'auteure se retourne vers l'enfance, je suis resté plus dubitatif. L'insistance autour des amours animales, le lavage des attributs sexuels d'un étalon m'ont semblé un poil clichés. Sans révéler la fin de l'histoire, le blocage psychologique, s'il est plausible, il est de ceux que l'on doit avoir du mal à occulter dans une vie de femme et l'héroïne semble tout d'un coup s'en souvenir comme si elle retrouvait un vieux truc oublié...
Etrange... Etrange aussi, le dernier paragraphe...
La fin sur le blog
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blablablamia
  19 novembre 2013
Ce roman a réveillé des tas de choses en moi, ce sentiment d'échec "discutable" et variable d'une personne à une autre, voire d'un moment de sa propre vie à un autre.
Je me suis plusieurs fois dit que je l'offrirai à mes amies (voire à certains médecins) qui ne (me) comprenaient pas, et à celles qui ne comprennent que trop... à toutes celles confrontées un jour à des silences et/ou remarques mal placées, à celles qui connaissent ce désir cannibale, ces signes que l'on piste tous les 14 jours, les prénoms que l'on envisage quand même... et se confrontent au vide.
La narratrice se retrouve alors à vivre une introspection "forcée", parce que tout va bien physiquement (alors qu'on en était venue à souhaiter qu'un problème soit enfin débusqué, pour essayer de lui tordre médicalement le cou…) et que le blocage est peut-être-bien-psychologique... une introspection donc, qui la ramène à des souvenirs d'enfance/d'adolescence, des paroles ou instants marquants, des actes brûlants, tous enfouis sous le quotidien des années passées.
L'intégralité:
Lien : http://blablablamia.canalblo..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
MaximilienGrossMaximilienGross   05 juillet 2013
Grand-mère a une théorie sur le sexe des hommes.
Elle dit ce qui leur pend entre les jambes ça leur manque dans le coeur. Petite, on entend la phrase comme un des nombreux dictons que la grand-mère ânonne rumine et grince, un de ces refrains identifiés au précipice qui nous sépare d’elle et on se demande profondément comment il est possible ce passage entre enfance et vieillir, on ne sait pas encore ce que c’est, on est trop petite, on ne peut pas comprendre. Tu verras, petite (justement), dit la vieille femme grand-mère, quand tu auras soixante dix soixante quinze quatre vingt quatre vingt cinq, au fur à mesure que les années passent, tu verras. Faut pas venir vieux faut pas.
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blablablamiablablablamia   19 novembre 2013
Mon mari caresse mes cheveux comme par négligence. Ma tête est contre sa poitrine, tout mon corps en fait peut tenir, recroquevillé sur lui-même, dans la courbe que fait le sien, en chien de fusil. C'est comme si c'était ma place et qu'il n'y en avait pas d'autre. Je ne comprends pas la façon dont il ne perd pas patience. La façon dont il garde confiance. La façon dont il garde tout à l'intérieur? Mais ce n'est pas possible. Pas quels pores, quelle faille si minuscule qu'elle en est invisible, alors que je me désagrège de toute part, fait-il s'échapper cela?
À moins que sa rage et son impuissance, il ne les pulvérise à l'instant même où dans leurs neurones de naissance elle se forment en essaim de souffrance? Je voudrais prendre exemple. Être aussi impavide. Je suis plus insupportable que l'attente.
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Vidéo de Éloïse Lièvre
"Notre dernière sauvagerie" d’Éloïse Lièvre par Cédrik Armen
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