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Critiques sur Sherlock Holmes et le fantôme de l'Opéra (17)
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belette2911
17 juin 2013
Mais que diable à donc pu faire Sherlock Holmes durant les trois années que durèrent le Grand Hiatus ? Si vous voulez la réponse qu'il donna à Watson, je vous invite à aller lire la nouvelle "The Empty House" (la maison vide) dans le canon holmésien (recueil intitulé "Résurrection de Sherlock Holmes").

Pour ceux qui seraient sceptiques (comme la fosse, mais ça s'écrit pas pareil), je les invite à lire ce petit roman de Nicholas Meyer.

An de grâce 1891. Toute l'Angleterre le croit mort et enterré. Toute ? Oui, toute !

Mais Sherlock Holmes n'est pas tombé dans les chutes de Reichenbach et, en fin mélomane qu'il est, il se retrouve à Paris, donnant des cours de musique sous un nom d'emprunt jusqu'à ce qu'il apprenne que le prestigieux orchestre de l'Opéra recrute un violoniste.

Le voilà engagé... Un travail pépère ? Que nenni ! Déjà que l'Opéra Garnier va engager une certaine soprano de notre connaissance et qui va donner quelques bouffées de chaleur au détective.

Toute l'Angleterre le croyait mort, et bien maintenant, on peut dire qu'une femme, LA femme, sait que non (elle résiste encore et toujours à son charme... mais pour combien de temps ?) : Irène Adler is back !

Patatras, si Holmes croyait se la couler douce tout en admirant la belle Irène, c'est rappé parce que le Palais Garnier est le théâtre d'évènements étranges.

Il y a un fendu pantôme ! Pardon, je parlais d'un fantôme et il n'est pas pendu. Par contre, faudra revoir la police d'assurance de l'opéra... Tout ces accidents qui y surviennent, ça fait mauvais genre.

Tiens, Jeanne d'Arc est revenue ? Oui, certains entendent des voix résonner dans le labyrinthique édifice...

Un vrai délice, ce pastiche ! Sherlock Holmes, Irène Adler... What'else ? Heu, des détails cocasses et coquins ? Ok, je sors.

Notre détective préféré qui est chargé de protéger la belle soprano, une chasse à l'homme à travers le Paris nocturne et souterrain, une course contre la montre sans produits dopants... et le fantôme de l'opéra.

Un excellent moment de lecture, un Holmes plus humain, avec un coeur qui fait "boum, boum", de l'aventure avec un grand A, jubilatoire. Surtout la dernière phrase... hé, hé, hé, y'en a deux qui n'ont pas dû s'emmerder.

Bon, je ne connais rien au fantôme de l'opéra, donc, je ne puis me prononcer sur la justesse ou non de ce mythe (pour les mythes, je conseille la lavande, ça sent meilleur que la naphtaline), mais que ce soit au niveau de l'écriture, de l'histoire, rien à dire.

Du rythme et c'est trépidant dans la course-poursuite.

Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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Davalian
31 mars 2017
Sherlock Holmes et le fantôme de l'opéra de Nicholas Meyer est un petit plaisir. Il s'agit certes d'un roman de 250 pages mais également d'une valeur sûre, un livre que l'on va suivre avec plaisir !

Pastiche ou apocryphe ? Selon l'auteur, nous avons affaire à un pastiche. Sherlock Holmes quitte en effet ses habitudes pour devenir violoniste, professeur de musique avant d'exercer à l'Opéra-Garnier de Paris dirigé par Gaston Leroux... Bien entendu, il va affronter le célèbre fantôme. Et oui ! Sherlock Holmes est à Paris, l'occasion de plusieurs passages savoureux. Ici Lestrade et Watson sont remplacés par Mifroid et Ponelle, alors que le Grand Hiatus devient la Grande Lacune, sans oublier l'apparition d'une guest-star (plus représentée dans les apocryphes que dans le Canon). Un passage au Père Lachaise ajoute une petite couche d'humour…

Pastiche, vraiment ? Et bien, pas vraiment, il y a ici matière à ergoter. le récit est d'ailleurs davantage apocryphe. Comme précédemment, l'auteur fait un effort pour apporter la preuve de la découverte d'un nouvel inédit de Watson. L'intrigue est immersive, sombre, inquiétante parfois. Il est difficile de prévoir la chute et le dénouement est amené après une séquence digne d'un thriller !

S'il est d'abord question de Paris et de son histoire récente (du moins par la fin du XIXème siècle) l'Opéra-Garnier deviendra rapidement le lieu central de l'intrigue. le monument est ici présenté de l'intérieur, des coulisses vous invitant à aller le visiter et bien entendu à y suivre des représentations. Ce choix est d'autant plus remarquable qu'il émane d'un auteur qui n'écrit pas en français, donnant davantage de charme et de poids à son propos.

Le programme est des plus intéressants, bien que quelques faiblesses doivent être décelées ici et là. Malgré son aspect ramassé, l'intrigue souffre de quelques longueurs. Elles seront volontiers pardonnées par le public francophone (ah Paris…). En revanche les notes de bas de page sont trop nombreuses, donnant un côté intrusif encore renforcé par une narration omnisciente. Partie d'une bonne intention, l'initiative devient contre-productive. L'ultime rebondissement est théâtral mais bien trop simpliste pour paraître crédible.

Narration omnisciente, remplacement de Watson, Grand Hiatus : comme vous l'aurez peut-être compris Watson n'est pas acteur de l'intrigue. Sherlock se retrouve livré à lui-même à une période où il est censé être mort. Malgré ce handicap, Nicholas Meyer orchestre le récit de Sherlock Holmes dans le cadre d'une restitution à son ami. le résultat est assez déconcertant : ni vraiment un récit, ni vraiment un compte-rendu écrit.

Sans être exceptionnel, voici donc un bon pastiche écrit par un maître du genre qui a eu la très bonne idée d'envoyer le grand détective à Paris ! le résultat est plaisant et permet de découvrir Sherlock qui tente de se détendre et de débuter une nouvelle vie. le résultat vaut le coup d'être lu.
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Taraxacum
27 mars 2013
Prétendument écrabouillé comme une crèpe dans une chute en Suisse, Sherlock Holmes prend des vacances prolongées à Paris, jouant les touristes pour la toute première fois....et voici que, mi curiosité, mi refus de vivre de l'argent de Mycroft, il se trouve embauché comme violoniste à l'opéra, alors même qu'un fantôme y loue une loge, y dépend des suicidés, vrais ou faux, et fait chanter la direction...

Second pastiche de Holmes commis par cet auteur, Sherlock Holmes et le fantôme de l'opéra, on l'aura compris, joue à la fois de l'oeuvre de Gaston Leroux et de l'oeuvre de Conan Doyle. Si l'intrigue et les prouesses de détective de Holmes ne sont pas les meilleures jamais écrites par un successeur de Doyle, l'ensemble reste amusant, malgré plusieurs invraisemblances. A réserver peut être à un lecteur désireux de découvrir tous les suiveurs de Conan Doyle?
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ElizabethBennet
19 janvier 2013
Il fallait un certain culot pour oser s'attaquer à deux mythes littéraires aussi impressionnants que Sherlock Holmes et le Fantôme de l'Opéra, et du talent pour parvenir à les mêler sans les trahir. du culot, certes, Meyer en a à revendre, mais pour ce qui est du talent, c'est déjà plus difficile à affirmer. D'accord, il connaît parfaitement l'univers holmesien, et les chapitres qui prennent place dans la résidence secondaire du détective, au coeur du Sussex (eh oui, Baker Street ne semble plus avoir ses faveurs), sont cohérents et parviennent à renouer avec les récits de Conan Doyle. Mais toute la partie censée se dérouler à Paris est affligeante de médiocrité, avec un Holmes réduit à n'être que le jouet d'un Fantôme plus malin que lui. Parlons-en, justement, du Fantôme. Ni effrayant, ni attachant, ni intéressant, voilà une double trahison, à la fois de l'oeuvre de Leroux et de la comédie musicale d'Andrew Lloyd Weber. Les personnages secondaires sont complètement vides et inintéressants au possible, entre une Christine qui n'est plus qu'une jeune fille aveuglée par sa naïveté, un Raoul de Chagny encore plus agaçant que d'habitude, mou du genou, vicomte de carnaval et poltron, Mme Giry qui n'est que l'ombre d'elle-même, les directeurs qui se bornent à accuser Holmes d'être lui-même le Fantôme... Gaston Leroux doit faire des saut périlleux dans sa tombe rien que d'y penser, surtout que Nicholas Meyer a eu la délicatesse de lui témoigner son profond respect (et sa profonde gratitude, puisque grâce à lui il a pu s'épargner la peine d'avoir à trouver une intrigue correcte) en faisant de lui le chef d'orchestre de l'Opéra... Ne nous attardons pas sur le style, digne d'un script de téléfilm, ni sur l'intrigue si ténue qu'elle tiendrait sans problème sur un timbre-poste.

(la suite en cliquant sur le lien ci-dessous !)
Lien : http://ars-legendi.over-blog..
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fabdelavega
27 juillet 2012
Étant un grand fan des aventures de Sherlock Holmes et de son créateur Arthur Conan Doyle, je lis avec précaution, tous les pastiches. J'avoue que celui-ci m'a beaucoup plu. L'auteur prend soin tout au long de l'histoire de nous rafraichir la mémoire et expliquer les détails et anecdotes de ce roman qui ont un lien avec d'autres aventures du célèbre détective. Cette aventure est des plus détonantes, on vogue par moments sur le surnaturel. Sherlock Holmes, qui dans cette histoire est anonyme, nous montre son talent de violoniste. Mais ses dons d'observateur et de détective refont surface pour démasquer « Ce fantôme » et nous faire revenir dans le rationnel. Bref, à lire et à conserver dans sa bibliothèque holmésienne.
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Ys
02 avril 2013
Une introduction poussive et ennuyeuse - où l'on espère naïvement qu'une intrigue sympa viendra ensuite relever le niveau et faire oublier l'écriture lourdingue - débouche sur une intrigue lourdingue que ne relève nullement l'écriture toujours aussi pénible. Les clichés sur Paris s'enchaînent aux leçons d'histoire dénuées du moindre intérêt - le but de tout ça semble d'instruire l'américain moyen en le divertissant, et sans trop le dépayser grâce à l'apparition de quelques américains importants dans le fil du récit. Youpi.
Nicholas Meyer ose beaucoup, mais ce qui pourrait être fun sous une autre plume devient un brin ridicule sous la sienne, pas assez légère, pas assez désinvolte et habile pour faire passer ses audaces. Un Sherlok Holmes complètement dépassé par les événements et guère plus holmésien que mon oncle, un Fantôme dénué de tout charisme, une Irène Adler délicieuse mais caricaturale, des personnages secondaires insipides et quelques noms célèbres pour faire d'époque : le casting est au niveau du reste.

Reste la description de l'opéra Garnier depuis les coulisses, qui ne manque pas d'un certain pouvoir de fascination et m'a permis de tenir jusqu'au bout. Mais je n'irai certainement pas lire les autres romans de M. Meyer.
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bina
29 octobre 2012
Comme un certains nombres de romans ‘'inspirés'', celui-ci s'ouvre sur une lettre de quelqu'un qui trouve un manuscrit relatant les aventures d'un héros de roman célèbre, présenté comme ayant existé, et son biographe aussi, puisqu'il s'agit d'un écrit du Dr Watson au sujet d'une aventure de son célèbre ami Sherlock Holmes. Une aventure qui n'était pas encore parvenu aux yeux du grand public car elle avait eu lieu lors des trois années qui ont succédé la soi-disant mort de Holmes. Watson le croyait mort. L'Angleterre entière le croyait mort, à l'exception de son frère et de sa logeuse. Pendant ce temps, anonyme, il voyage en Italie, puis s'installe à Paris, donne des cours de violon, puis devient violoniste à l'opéra Garnier.
Et c'est là que sous les traits de Sigerson, Holmes entre malgré lui en scène. Meyer rend hommage à l'auteur du Fantôme de l'opéra en donnant à Gaston Leroux le rôle de chef d'orchestre de l'Opéra, et c'est lorsqu'il officie que se déroule dans les niveaux inférieurs la tragédie d'un ingénieur de Garnier. La légende du fantôme refait surface, et Sherlock Holmes enquête, et tente d'expliquer les événements fantastiques qui se produisent.
Petite enquête doublée d'une histoire à l'eau de rose, aventure qui se termine pour notre fantôme dans les décombres d'un souterrain, du temps de la construction du métro parisien.
Cette histoire est présentée par un Holmes à la retraite, cultivant ses abeilles, comme une faveur qu'il accorde à Watson, et donc à ses lecteurs. Il daigne raconter l'une de ses aventures de cette période de sa vie inconnue du grand public. Merci, Holmes, mais ce n'est pas du grand Sherlock, malheureusement. Etant une lectrice des aventures du héros de Conan Doyle, je me devais de la lire, mais elle ne laissera pas une trace indélébile dans ma mémoire.
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JLM56
09 mars 2013
Plus qu'un pastiche de Conan Doyle ce livre constitue un véritable hommage non seulement aux aventures de Sherlock Holmes mais aussi au talent de de Gaston Leroux et constitue également un plaidoyer en l' honneur des romans populaires du début du XXe siècle
Cette aventure pleine de références aux intrigues de Sherlock Holmes nous dévoile également une partie caché de sa vie intime déjà abordée dans "la solution à 7%"
un petit ravissement de lecture
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Aurorechan
16 janvier 2013
Excellent !! Un pastiche comme je les aime : fouillé, alerte, avec une énigme vraiment intéressante, des clins d'oeil à l'oeuvre de Conan Doyle… et un Sherlock Holmes au meilleur de sa forme. On découvre le Paris du XIXème siècle, et l'Opéra Garnier, un véritable labyrinthe et un lieu très approprié aux mystères. L'enquête est passionnante à suivre, les personnages très plaisants, le dénouement très bien construit. Et, petit bonus, Sherlock Holmes retrouve par hasard La Femme. Bref, que du bon !!
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Eric75
29 janvier 2011
Dans ce roman, Sherlock Holmes, violoniste agissant incognito, rencontre Gaston Leroux qui, comme chacun sait, est dans la vraie vie l'auteur du "Fantôme de l'Opéra", roman à suspense publié en 1910. Mais Gaston Leroux joue ici bizarrement le rôle du chef d'orchestre du Palais Garnier. Nicholas Meyer s'inspire très largement du roman de Gaston Leroux, en reprenant à la fois les personnages principaux, les épisodes dramatiques et une partie du scénario. On sait que Sherlock Holmes visita Paris vers 1891, pendant le grand hiatus (après sa disparition supposée dans les chutes du Reichenbach et avant son retour trois ans plus tard), il est donc logique de le retrouver ici sous une fausse identité. le fameux grand hiatus a inspiré plus d'un pasticheur holmésien. Mais pour le reste, ce roman souffre d'invraisemblances de scénario, et certaines scènes frôlent parfois le ridicule (la profanation de sépulture au cimetière du Père-Lachaise, la traversée du lac souterrain à dos de cheval, l'utilisation un peu surréaliste de la ventriloquie). Voici un roman somme toute mineur en tant que polar, à réserver uniquement aux fans de l'holmésologie.
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