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EAN : 9782253009504
342 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/01/1975)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 711 notes)
Résumé :
"Le fantôme de l'Opéra a existé. J'avais été frappé dès l'abord que je commençai à compulser les archives de l'Académie nationale de musique par la coïncidence surprenante des phénomènes attribués au fantôme et du plus mystérieux, du plus fantastique des drames, et je devais bientôt être conduit à cette idée que l'on pourrait peut-être rationnellement expliquer celui-ci par celui-là. "
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Critiques, Analyses et Avis (104) Voir plus Ajouter une critique
Myriam3
  19 août 2015
Mon seul repère, avant de lire le roman de Gaston Leroux, était Phantom of the Paradise de Brian de Palma: un classique vu et revu, et une B.O superbe (très 70 quand même!): un compositeur génial manipulé, défiguré, qui erre dans le Paradise pour se venger.
Le Fantôme de l'Opéra est légèrement différent mais tout aussi envoûtant. Tout le monde connaît plus ou moins l'histoire, du moins les grandes lignes: un soi-disant fantôme erre dans les coulisses de l'opéra Garnier et provoque accidents et disparitions lorsqu'on ne satisfait pas ses demandes: pendaison du machiniste, loge n.5 hantée, couacs dans le chant céleste de la cantatrice, chute d'un lustre dans le public, enlèvements et séquestration...
Gaston Leroux prend le parti de narrer cet épisode de l'Opéra Garnier sous forme d'une enquête documentée, preuves à l'appui, notes en bas de page pour en authentifier la véracité. Malgré tout, le récit nous plonge peu à peu dans un univers fantastique et terrifiant, en nous entraînant dans les sous-sols infernaux de l'Opéra. Les descriptions de ces souterrains, le lac, la demeure du fantôme et la chambre des supplices sont si détaillées qu'on y croirait sans peine et il est impossible d'arrêter la lecture une fois qu'on suit les pas de Raoul, à la recherche de sa bien-aimée Christine enlevée par le fantôme.
Christine... parlons-en: douce, innocente, pure, parfait pour les romans et films d'épouvante (dans les films d'horreur des années 70, les victimes portent souvent une longue chemise de nuit blanche, non?). Pourquoi, mais pourquoi retourne-t'elle une dernière fois vers le fantôme??? On voit qu'elle n'a jamais vu de films d'horreur, elle! Je la soupçonne même, d'ailleurs, de souffrir du syndrome de Stockholm (vous savez, les otages qui prennent leur kidnappeur en pitié et les défendent).
Bien sûr, le Fantôme de l'Opéra est un roman d'épouvante, mais l'auteur ne se prive pas de se moquer de ses personnages, tous un peu ridicules par moments, et l'humour est présent tout au long du livre.
Je lis très peu le genre fantastique, mais ce roman a été une très belle découverte, merci Lilo85 pour cette "pioche dans ma Pal"!
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deidamie
  17 avril 2021
« Bonjour les Babélionautes ! Aujourd'hui, je me suis dit que le fantôme de l'Opéra, de Gaston Leroux, manquait à ma collection de classiques…
-Mytho. T'as vu une citation dans My Little Pony, et après, un docu sur l'opéra Garnier, et tu t'es dit que l'univers te faisait signe de le lire. Comme si le Grand Tout en avait quelque chose à fiche et n'avait pas autre chose à faire de sa vie que « d'envoyer des signes » à un microbe insignifiant !
-… Oui, j'avoue.
Or donc les directeurs de l'opéra Garnier partent et cèdent la place à deux autres : MM. Moncharmin et Richard. Avec les clés, ils reçoivent un cahier des charges dont certaines clauses prévoient l'entretien du fantôme hantant les lieux. Ils s'esclaffent : quelle bonne farce ! Certains rigolent moins en revanche : le machiniste dont on retrouve le cadavre, Christine Daaé, chanteuse de talent, hantée par le Fantôme, et Raoul, jeune homme de bonne famille, amoureux de Christine.
-C'est long ! Mes dieux, que c'est looong ! J'ai trouvé ce bouquin interminable : à chaque fois un flash-back ou une digression ralentissent l'histoire. Ca m'agace, ces procédés, ça m'agace !
-Ca ne m'a pas dérangée, au contraire, je me suis bien amusée ! Leroux garde un style fluide qui ne gêne en rien la lecture. J'ai été surprise de découvrir un roman qui mélange les registres : la comédie, le drame, le suspense… il flirte même avec le fantastique ! J'ai adore le côté reconstitution, certaines pages jouent Faites entrer l'accusé avant l'heure. Toudoum, toudoum*…
Et puis, toutes ces digressions sur la musique, l'Art et l'interprétation, quelle merveille ! Tellement démodées, mais je ne peux pas m'empêcher de les trouver savoureuses. Elles m'invitent à rêver.
-Style fluide, tu parles ! Leroux a attrapé la manie d'accumuler les adjectifs, ça me ralentit ! Ensuite, j'ai repéré plein de virgules fautives, ça me sort de l'histoire parce que j'essaie de les remettre à leur place ! Quant à l'histoire d'amour, elle ne me fait pas rêver, non. Une vaste cucul-la-pralinade insupportable, dégoulinante de niaiserie, le perso de Christine m'énerve…
-Oui, mais là encore, la niaiserie m'a fait pencher la tête sur le côté en souriant. Je les trouve choupis, moi, Christine et Raoul, et touchants dans leur désespoir et leur impuissance… Quant au Fantôme, j'ai été surprise de son traitement, je m'attendais à plus d'ambivalence... Je n'en dis pas plus pour ne point divulgâcher !
-Bah si tu veux de l'ambivalence, tu as l'Opéra en lui-même, ma grande.
-C'est pas faux ! le portrait de l'Opéra, aussi bien en tant que lieu qu'en tant qu'institution, se révèle riche et contrasté. Flamboyant et sombre, éclatant et mystérieux, l'Opéra menace autant qu'il protège selon l'usage qu'il en est fait par ses habitants. Et je ne pense pas seulement à Christine, mais aussi aux petits employés, comme Mame Giry ou les vieux machinistes qui y vivent.
Bref, un roman que j'ai eu grand plaisir à découvrir pour son humour et son aventure extraordinaire ! »
*musique introduisant l'émission.
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Northanger
  27 mars 2012
Pourtant enthousiaste à la perspective de cette lecture, j'ai été un peu refroidie par le début du roman, par la multiplicité des personnages, les noms un peu « anciens », le style suranné de l'auteur qui a publié ce roman en 1910. Ensuite, lorsque le récit se resserre autour du point de vue du vicomte de Chagny, j'ai pu entrer dans cet univers et plaindre ce pauvre Raoul de ses déboires amoureux auprès de Christine Daaé et ensuite, au fur et à mesure que l'histoire du fantôme nous est révélée, je me suis passionnée pour ce curieux personnage.
Mais revenons au début : le spectre qui hante l'opéra est d'emblée le sujet de toutes les conversations. L'intrigue démarre sur les chapeaux de roue avec le suicide supposé du chef machiniste, Joseph Buquet, qui est retrouvé pendu. Après des menaces proférées par le fantôme, le grand lustre s'effondre au milieu d'une représentation. Peu à peu nous sont dévoilées toutes les nuisances causées par ce parasite étrange, évidemment fantomatique à bien des égards mais aussi curieusement humain et à ses heures, assez effrayant. Ainsi, on l'entend parler mais on ne le voit pas, il occupe la loge n°5 pour assister aux représentations mais reste invisible, il se présente parfois comme un squelette en costume avec un nez manquant, transparent ou seulement brillant selon les témoins. Mais il a aussi des attentes bien plus pragmatiques : il exige par exemple que lui soit versée une pension mensuelle, il est sensible au charme de Christine, chanteuse lyrique à la voix « séraphique » et il verse des pourboires à la concierge. le jeune Raoul, amoureux de Christine, ne comprend pas pourquoi celle-ci le repousse. Ce n'est qu'après quelques péripéties qu'il peut obtenir l'explication de sa froideur, liée à la « Voix » qui lui donne des cours de chant et lui a permis de perfectionner son art. Mais la Voix se fait de plus en plus exigeante et ne supporte pas la relation de Raoul et de Christine. Ensuite, dans un long récit de Christine romantique à souhait, on commence peu à peu à percer le mystère de cette voix, mais je n'en dis pas plus...
Si le procédé narratif m'a un peu déroutée au début, il permet en fait au lecteur d'avoir divers points de vue sur l'intrigue. En effet, un narrateur anonyme commente l'action, retranscrit certaines scènes, se fait ensuite narrateur omniscient lorsque nous suivons Raoul dans ses tentatives de séduction, puis nous délivre le témoignage écrit du Persan, un personnage qui joue un rôle majeur dans la dernière partie du roman. La présence des deux directeurs de l'Opéra, que je trouvais ridicules et ennuyeux, s'inscrit en contre-point comique d'une intrigue essentiellement tragique.
Bref, il faut que je m'arrête sinon je finirais pas trop en dire, mais ce roman est pour moi un véritable coup de coeur ! C'est un roman vraiment riche en émotions : les sentiments ambivalents de Christine, cousus de compassion, d'attirance, de répulsion, pour Erik, le personnage d'Erik en lui-même, sublime par ses aspirations et son art, méprisable et criminel par ses actes, la musique envoûtante au sens fort du terme, l'orgue, qui évoque aussitôt une atmosphère noire, gothique, le lieu, le lac et sa dimension mythologique, et puis, comment ne pas éprouver de compassion pour ce fantôme certes tyrannique et cruel, mais pourtant terriblement attachant ? En résumé, vous l'avez compris, j'ai adoré et vous en conseille la lecture !
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Melisende
  04 mai 2012
C'est Méloë qui m'a offert le Fantôme de l'Opéra il y a quelques mois, pour fêter la fin de mon mémoire, si je ne me trompe pas. Il fallait absolument que je le lise, sinon elle m'aurait lapider en place publique… de toute façon, son enthousiasme sur le sujet était tel que je ne pouvais pas y couper et étais très curieuse de faire cette découverte.
Les semaines défilent, le livre restait dans ma PAL et semblait ne pas pouvoir en sortir… jusqu'à ce qu'un Book Club sur Livraddict me donne l'occasion de me lancer ! En retard, comme d'habitude, je publie cet avis une semaine après la discussion qui a montré que les avis étaient très partagés. Certains ont véritablement été conquis par cette lecture, d'autres ont détesté…
De mon côté, avant d'ouvrir le livre, je ne savais pas vraiment ce que j'allais y trouver. Je savais juste qu'il s'agissait d'une histoire d'amour entre une jeune donzelle et une créature physiquement peu gâtée par la nature (dans le genre de la Belle & La Bête).
Cette lecture m'a un peu déçue sur certains points mais m'a surprise positivement sur d'autres… Malheureusement, je n'ai pas apprécié autant que Méloë (et j'en suis désolée) mais je suis quand même très heureuse d'avoir enfin fait cette découverte ! Je connais enfin l'histoire du Fantôme de l'Opéra !
L'intrigue est assez simple : à l'opéra de Paris dans la deuxième moitié du XIXe siècle, une jeune et belle chanteuse est la victime de l'Ange de la musique qui, invisible, lui apprend à maîtriser sa voix. Jeune et naïve, Christine accepte avec plaisir ses rendez-vous quotidiens et le professeur finit par tomber amoureux de son élève mais… il n'est pas un « homme » comme les autres et pour arriver à ses fins, il doit utiliser la persuasion, la menace et même la force ! de son côté, la jeune femme doit repousser Raoul, son amour d'enfance, afin de le protéger des humeurs et de la cruauté de son mystérieux Ange de la musique…
Bon, pour tout avouer, ce n'est pas vraiment l'intrigue que je retiendrai de cette lecture. du moins, pas la principale. En revanche, j'ai apprécié certains épisodes secondaires comme l'affaire de la disparition des 20 000 francs des deux nouveaux directeurs. Ces passages m'ont amusée et apportent, à mon goût, un peu de légèreté et de vaudeville dans l'ensemble un peu plus dramatique.
Par contre, je ne comprends pas trop le rangement de ce titre de Gaston Leroux en « policier ». Oui, il y a bien un mystère que le narrateur tente d'éclaircir en proposant aux lecteurs tous les faits et preuves qu'il a pu recueillir, mais c'est tout de même loin d'une enquête habituelle. Je ne cherchais pas à lire un policier en ouvrant le Fantôme de l'Opéra donc je n'ai pas été déçue, mais autant vous prévenir si c'est cet aspect-là qui vous tente.
Les personnages sont assez nombreux mais je pense qu'on peut en admettre trois du côté des principaux : Christine Daaé la jolie chanteuse, Raoul de Chagny son riche prétendant et Erik l'Ange de la musique et fantôme des lieux. Deux hommes + une femme = un beau triangle amoureux à la sauce XIXe siècle.
J'avoue que je n'ai pas été très touchée par la romance… surtout celle entre Christine et Raoul, tellement… « cucul » ? Tellement XIXe en fait. le jeune homme au physique très délicat m'a semblé… un peu trop délicat justement et parfois très niais. Christine, quant à elle, est une belle plante très naïve, pas très fut-fut et pas très attachante non plus. Une héroïne XIXe que j'imagine parfaitement en robe blanche, yeux écarquillés et tombant en pamoison à la première frayeur.
Même si j'ai plus apprécié la relation entre la jeune chanteuse et Erik, j'ai quand même été un peu déçue. Je pensais, vu les commentaires élogieux de Méloë, que le fantôme serait ce personnage torturé et délaissé qui ne pourrait que me plaire… Et en fait, pendant les trois quarts du texte, je n'ai absolument rien ressenti pour cette figure cruelle et un peu dingue malgré son génie. Il aura fallu attendre la dernière partie du texte et quelques révélations concernant ses sentiments, sa façon d'agir et son passé pour qu'Erik devienne un personnage touchant pour moi. Je pensais avoir de la sympathie pour lui dès le début, ce qui n'a pas été le cas et je le regrette. Peut-être qu'une relecture, dans quelques années, avec toutes les clefs en main, me permettrait de combler cette lacune ?… qui sait !
Rédigé en 1910, je trouve tout de même ce texte de Gaston Leroux plus alambiqué et pompeux que des titres plus anciens. le narrateur expose les faits, prend à partie le lecteur… et part dans beaucoup de digressions. La lecture n'est donc pas des plus aisées et j'avoue que j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire.
Malgré tout, et c'est sans doute ce que j'ai préféré et retiendrai de ma lecture, j'ai adoré la facilité avec laquelle l'auteur nous fait entrer dans le monde du spectacle et de l'opéra de Paris. J'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir les passages secrets et les mystères cachés derrière les portes, les rideaux et les trappes des lieux. Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à la Grande Vadrouille au moment de la découverte du lac souterrain (on a les références qu'on peut) et n'ai pas eu de mal à m'imaginer les différentes scènes. Certains passages me marqueront, je pense : la chute du lustre, la conversation sur le toit, la rencontre avec les rats ou encore la découverte de la chambre des supplices en compagnie du Persan. Ce personnage mystérieux, uni au Fantôme, un peu au courant de tout ce qui se passe à l'opéra… m'a fait penser au Fou dans l'Assassin royal, bien que moins sibyllin. Une figure « secondaire » mais marquante et intimement liée au bâtiment.
Après cette lecture, j'ai vraiment envie d'en apprendre plus sur l'opéra, sa construction… et je me demande, moi aussi, si le Fantôme a réellement existé…
En attendant de visiter les lieux (on peut rêver), je vais tenter de découvrir quelques adaptations (apparemment très nombreuses). Je n'en ai vu aucune. La seule chose dérivées de cette histoire que je connais, c'est la célèbre chanson « The Phantom of the opera » interprétée par la talentueuse Sarah Brightman puis plus tard par la non moins brillante Tarja (anciennement chanteuse du groupe Nightwish).

Pour conclure. Je m'attendais, après tant d'éloges, à tomber amoureuse du Fantôme de l'opéra ou au moins à m'attacher à lui dès les premières pages mais j'ai été déçue de constater qu'on n'apprenait à le connaître vraiment que dans la toute dernière partie… En revanche, j'ai été agréablement surprise par l'ambiance du texte et par le talent de l'auteur qui a su m'immerger complètement dans les différents niveaux - cachés ou non - de l'opéra de Paris…
Lien : http://bazar-de-la-litteratu..
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Tatooa
  06 juin 2015
Une jolie découverte que je dois à la formation Mooc Fantasy du site "France Université Numérique" !
Si la narration est un peu déroutante au début car elle saute d'un point de vue à un autre, elle s'améliore dès qu'on en vient au vrai fond de l'histoire, à savoir la rivalité du "fantôme" avec le comte de Chagny, Raoul, et qu'on suit celui-ci qui court désespérément après sa dulcinée, Christine, à peu près aussi insaisissable que le fantôme lui-même ! le type "on rapporte que" est bien inscrit dans le style des romans de l'époque, ça m'a rappelé les Lovecraft. Il reste cependant très vivant car on a de très nombreux dialogues.
Ce qui m'a séduite dans ce bouquin, au départ, c'est l'humour. Il compense largement la narration un peu étrange et décousue du début du bouquin. J'ai lu quelques Rouletabille mais c'était il y a si longtemps que le seul vrai souvenir qui m'en reste, c'est cet humour "lerouxien" si particulier ! Entre dérision et ridicule, ce sont essentiellement les directeurs de l'Opéra qui en font les frais, avec certains protagonistes comme la chanteuse Carlotta.
Après ce début un brin délirant, on plonge dans les méandres de l'Opéra, et on oscille entre fantastique et réel sans savoir trop où l'on va. Ce n'est que tard dans le roman qu'on finit par connaître le fin mot de toute cette histoire...
Du coup, on est entre roman gothique et mystèrieux et roman policier. Un mélange assez savant du reste pour paumer le lecteur tout du long.
Et j'en viens enfin au lien du Mooc avec ma lecture : A. Besson place ce livre comme une référence de "l'amour impossible (ou présenté comme tel au départ) dans un cadre moderne" précédant le genre bit-lit et romance fantastique "typée urban fantasy" actuels, cette littérature "jeune adulte" qui se développe actuellement à la vitesse grand V. Et en lisant ce livre dans cette optique, on retrouve effectivement les grands traits de romans et séries TV en cours actuellement ou qui ont eu un succès phénoménal récemment, ne serait-ce que la série Twilight, pour ne citer qu'elle.
Bref, non seulement je m'instruis mais en plus j'y prends plaisir, c'est tout bénef, vive internet !
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critiques presse (1)
Lexpress   25 novembre 2011
Le Fantôme de l'Opéra, une des grandes oeuvres de Gaston Leroux, réédité dans un format poche à l'allure luxueuse.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (98) Voir plus Ajouter une citation
AlixoneAlixone   29 août 2013
"Alors, elle dit : Allons nous promener, mon ami, l'air nous fera du bien.
Raoul crut qu'elle allait lui proposer quelque partie de campagne, loin de ce monument, qu'il détestait comme une prison et dont il sentait rageusement le geôlier se promener dans les murs... le geôlier Erik... Mais elle le conduisit sur la scène, et le fit asseoir sur la margelle de bois d'une fontaine, dans la paix et la fraîcheur douteuse d'un premier décor planté pour le prochain spectacle ; un autre jour, elle erra avec lui, le tenant par la main dans les allées abandonnées d'un jardin dont les plantes grimpantes avaient été découpées par les mains habiles d'un décorateur, comme si les vrais cieux, les vraies fleurs, la vraie terre lui étaient à jamais défendus et qu'elle fût condamnée à ne plus respirer d'autre atmosphère que celle du théâtre ! Le jeune homme hésitait à lui poser la moindre question, car, comme il lui apparaissait tout de suite qu'elle n'y pouvait répondre, il redoutait de la faire inutilement souffrir. De temps en temps un pompier passait, qui veillait de loin sur leur idylle mélancolique. Parfois, elle essayait courageusement de se tromper et de le tromper sur la beauté mensongère de ce cadre inventé pour l'illusion des hommes. Son imagination toujours vive le parait des plus éclatantes couleurs et telles, disait-elle, que la nature n'en pouvait fournir de comparables. Elle s'exaltait, cependant que Raoul, lentement, pressait sa main fiévreuse. Elle disait : Voyez, Raoul, ces murailles, ces bois, ces berceaux, ces images de toile peinte, tout cela a vu les plus sublimes amours, car ici elles ont été inventées par les poètes, qui dépassent de cent coudées la taille des hommes. Dites-moi donc que notre amour se trouve bien là, mon Raoul, puisque lui aussi a été inventé, et qu'il n'est, lui aussi, hélas ! qu'une illusion !
Désolé, il ne répondait pas. Alors :
Notre amour est trop triste sur la terre, promenons-le dans le ciel !... Voyez comme c'est facile ici !"
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Myriam3Myriam3   17 août 2015
Je criai. Ma voix seule emplissait les murs, car le chant et les violons s'étaient tus. Et voilà que soudain, dans le noir, une main se posait sur la mienne... ou plutôt quelque chose d'osseux et de glacé qui m'emprisonna le poignet et ne me lâcha plus. Je criai. Un bras m'emprisonna la taille et je fus soulevée... Je me débattis un instant dans de l'horreur; mes doigts glissèrent au long des pierres humides, où ils ne s'accrochèrent point. Et puis, je ne remuai plus, j'ai cru que j'allais mourir d'épouvante. On m'emportait vers la petite lueur rouge; nous entrâmes dans cette lueur et alors je vis que j'étais entre les mains d'un homme enveloppé d'un grand manteau noir et qui avait un masque qui lui cachait tout le visage... Je tentai un effort suprême: mes membres se raidirent, ma bouche s'ouvrit encore pour hurler mon effroi, mais une main la ferma, une main que je sentis sur mes lèvres, sur ma chair... et qui sentait la mort! Je m'évanouis.
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Myriam3Myriam3   18 août 2015
Raoul vit alors son visage et ne put retenir une exclamation de surprise et d'effroi. Les fraîches couleurs d'autrefois avaient disparu. Une pâleur mortelle s'étendait sur ces traits qu'il avait connus si charmants et si doux, reflets de la grâce paisible et de la conscience sans combat. Comme ils étaient tourmentés maintenant! Le sillon de la douleur avait impitoyablement creusés et les beaux yeux clairs de Christine, autrefois limpides comme les lacs qui servaient d'yeux à la petite Lotte, apparaissaient ce soir d'une profondeur obscure, mystérieuse et insondable, et tout cernés d'une ombre effroyablement triste.
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MarcBibliothecaMarcBibliotheca   26 avril 2009
Le fantôme de l’Opéra a existé. Ce ne fut point, comme on l’a cru longtemps, une inspiration d’artistes, une superstition de directeurs, la création falote des cervelles excitées de ces demoiselles du corps de ballet, de leurs mères, des ouvreuses, des employés du vestiaire et de la concierge.

Oui, il a existé, en chair et en os, bien qu’il se donnât toutes les apparences d’un vrai fantôme, c’est-à-dire d’une ombre
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dourvachdourvach   20 juin 2015
" Et pourquoi que c'est l'avis de ta mère ?
-- Chut ! M'man dit que le fantôme n'aime pas qu'on l'ennuie !
-- Et pourquoi qu'elle dit ça, ta mère ?
-- Parce que... Parce que... rien... " [...]

Elles se communiquaient leur peur, y prenant un plaisir aigu qui les glaçait.

" J'ai juré de ne rien dire ! " dit encore Meg dans un souffle.

Mais elles ne lui laissèrent point de repos et elles promirent si bien le secret que Meg, qui brûlait du désir de raconter ce qu'elle savait, commença, les yeux fixés sur la porte :

" Voilà... c'est à cause de la loge...
-- Quelle loge ?
-- La loge du fantôme !
-- Le fantôme a une loge ?

Gaston LEROUX, "Le fantôme de l'opéra", roman paru en feuilleton en 1910 dans "Le Gaulois", puis en volume chez l'éditeur Pierre Lafitte la même année -- extrait du chapitre I : "EST-CE LE FANTÔME ?"]
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Videos de Gaston Leroux (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gaston Leroux
Gaston Leroux : Le Fantôme de l’Opéra (1964 / France Culture). Diffusion sur France Culture le 3 octobre 1964. “Le Fantôme de l'Opéra” est un film radiophonique de Jean-François Hauduroy adapté, en 1964, du roman éponyme de Gaston Leroux écrit en 1910. Ce fantôme, qui hante les sous-sols de l'Opéra Garnier, n'en est pas vraiment un. Il nous effraie et nous terrifie car c'est un personnage de chair et de sang. Erik, le “fantôme” de l’Opéra, personnage tout à fait extraordinaire, dont le rôle est tenu ici par un acteur non moins extraordinaire, Alain Cuny, avec également Danièle Ajoret, René Farabet et Jean-Roger Caussimon dans le rôle du Persan.
Résumé :
Des événements étranges ont lieu à l'Opéra : le grand lustre s'effondre pendant une représentation, un machiniste est retrouvé pendu. La direction doit se rendre à l'évidence : un fantôme ou un homme machiavélique nommé Erik hante le théâtre. Certains affirment avoir vu le visage déformé de cet être qui ne semblerait pas être humain. Peu après, les directeurs de l'Opéra se voient réclamer 20 000 francs par mois de la part d'un certain « Fantôme de l'Opéra » qui exige aussi que la loge numéro 5 lui soit réservée. Au même moment, une jeune chanteuse orpheline nommée Christine Daaé, recueillie par la femme de son professeur de chant, est appelée à remplacer une diva malade, la Carlotta. Elle incarne une Marguerite éblouissante dans “Faust” de Gounod. Or, elle est effrayée. Au vicomte Raoul de Chagny, qui est secrètement amoureux d'elle, elle confesse une incroyable histoire. La nuit, une voix mélodieuse l'appelle : elle entend son nom et cela lui suffit pour inspirer son chant. En outre, l'ange de la musique visite fréquemment sa loge. Elle affirme avoir entrevu l'être qui l'accompagne dans son art. Mais Raoul et Christine ne tardent pas à découvrir que cette voix est celle du fameux fantôme nommé Erik, un être au visage hideux. Ancien prestidigitateur, il s'est réfugié dans son royaume souterrain, sous l'Opéra, pour y composer une œuvre lyrique. Passionnément épris de la jeune Christine, il l'enlève et l'emprisonne dans son repaire des sombres profondeurs. Raoul de Chagny, aidé d'un mystérieux Persan, se lance à la recherche de la jeune femme. Il doit alors affronter une série de pièges diaboliques conçus par le fantôme, grand maître des illusions. Mais la persévérance du jeune Raoul et le courage de Christine, prête à sacrifier sa vie pour sauver le jeune homme, dont elle aussi est éprise, poussent Erik, le fantôme de l'Opéra, au repentir.
Interprétation : Danièle Ajoret (de la Comédie Française, Christine Daaé), Alain Cuny (Erik), René Farabet (Georges / Raoul de Chagny), Jean-Roger Caussimon (Le Persan), Christian Lude (Firmin Richard, le nouveau directeur), Hubert Deschamps (Armand Monchardin, le nouveau directeur), Jeanne Frédérique (Madame Giry).
Avec le concours de René-Jacques Chauffard, Raymond Pélissier, Raymond Jourdan, Micheline Bona, Dominique Jayr, Pierre Decazes et René Renot.
Bruitages : Robert Maufras Réalisation : Claude Roland-Manuel
Sources : France Culture et Wikipédia
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