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4,38

sur 830 notes
On côtoie tous un jour ou l'autre la vieillesse. On pavoise du haut de nos vingt ans le coeur fermé devant ces vieux qui ne parlent plus. Claire Norton à travers ce roman nous plonge dans les pensées d'Auguste, quatre-vingt cinq ans. Il a accueilli dans sa humble maison chargée de souvenirs, son fils Simon et sa bru Nathalie alias Cruela. le couple n'a que faire d'Auguste, le traitant tantôt avec indifférence tantôt comme un rebut. Ils s'imaginent quoi ces deux-là ? Que le vieux est sénile et dépourvu de sentiments ? Juste bon pour un aller sans retour dans un EHPAD ? Voilà tout le talent de Claire. Elle nous place dans le coeur de ce brave homme qui souffre en silence. Il a perdu son épouse aimée, Jeanne, puis son chien Bounty, son fils n'est plus cet enfant complice qu'il a connu dans son enfance, il est froid, distant, indifférent. Pauvre Auguste. On ne s'imagine pas qu'un vieux qui marche clopin-clopant, qui ne parle plus, on ne s'imagine pas combien ça peut pleurer.

Je vous parle d'entrée de jeu d'Auguste car ce bonhomme m'a beaucoup touchée. Il est ce père, ce grand-père qui fut le nôtre, aimant, courageux, complice. On ne peut qu'être ému devant cette grise réalité où vieux et jeunes peinent à se comprendre et à se souvenir du bon vieux temps.

Il y a pourtant cette gamine, Philomène, perdue depuis que sa mère est tragiquement décédée deux mois plus tôt. Sa mère lui manque et elle s'est mis en tête de trouver des réponses sur son accident.

Le sens de nos pas est un roman bien différent des trois autres précédents de Claire. Une double fugue, une rencontre intergénérationnelle, la résilience en bandoulière, le duo insolite va voyager quelques jours pour approcher la mort qui n'aura jamais été aussi vivante qu'ici.

Philomène s'attache très vite à Auguste et le bonhomme sera heureux d'avoir rencontré cette ado espiègle qui « le regarde comme un être vivant, pas comme un vieux grabataire arrivé en bout de course ».

Pas de coup de coeur pour le sens de nos pas qui s'apparente davantage à une plaidoirie philosophique, éthique et existentielle sur nombreux sujets tels que l'euthanasie, la vieillesse, le deuil. Plusieurs fois, j'ai eu envie de lire un cri du coeur, que les personnages secondaires se réveillent de leur léthargie. Simon, le fils d'Auguste qui traîne la patte à aimer son père et à lui chanter, Benoît, le père de Philomène qui aurait dû remplacer Auguste auprès de sa fille dans sa quête de sens. Puis d'autres personnages qui m'ont semblé piqué à la providence, sortis d'une pochette surprise.

Impossible pourtant de ne pas respecter ce quatrième livre de Claire Norton qui malgré mes bémols montre une fois encore son talent de conteuse au coeur tendre et pétri d'humanité.

Merci beaucoup à Babelio et les éditions Robert Laffont pour l'envoi de ce livre dans le cadre d'une opération masse critique privilégiée.
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Ayant bien aimé « Celle que je suis », pour lequel Claire Norton a récemment remporté le Grand Prix des Lecteurs Pocket, je me suis attaqué à son dernier roman en date, qui relate la rencontre improbable entre Auguste, 85 ans, et Philomène, 15 ans.

Le premier a perdu son épouse, Jeanne, puis son chien Bounty, et vient d'apprendre qu'un cancer ne lui laisse que peu de temps à vivre. Pour couronner le tout, sa belle-fille cherche à l'éjecter de sa propre maison en le plaçant dans une maison de repos.

La seconde personne dont nous suivons les pas a 70 ans de moins, mais vient de perdre sa mère dans un tragique accident de la route qui laisse pas mal de questions en suspens.

Tous deux décident de fuguer : l'un pour réparer une erreur du passé et l'autre pour aller chercher des réponses sur le lieu du drame.

« le sens de nos pas » est donc le récit d'une rencontre intergénérationnelle entre deux belles personnes qui se situent aux extrémités du cycle de la vie, l'une au printemps, l'autre en hiver. Une histoire d'amitié et de résilience entre deux êtres que tout oppose, mais qui vont s'apprivoiser et se lier au fil des pages de ce voyage parsemé de douleurs et de bonheurs. Une quête de vérité et un passage de témoin terriblement touchant entre ce vieux rebut de la société et cette gamine qui doit encore tout apprendre de la vie… « Ah, tu verras quand tu seras grande… »

« le sens de nos pas » ce sont tout d'abord deux personnages terriblement attachants. L'un veuf, terriblement seul et condamné par une terrible maladie qui ne lui laisse aucun espoir, qui souffre en silence, à l'écart de la société. L'autre, espiègle et pétante d'énergie, mais également cabossée par la vie malgré son jeune âge.

« le sens de nos pas » c'est ensuite une belle histoire d'entraide, particulièrement émouvante et tout de même positive malgré de nombreux sujets difficiles abordés, tels que la mort, la vieillesse, la maladie, les soins palliatifs, l'euthanasie et le deuil. Des thèmes qui avaient tout pour plomber ce récit qui s'avère néanmoins lumineux et profondément humain, à l'image de ces deux personnages qui partagent leurs premières et leurs dernières fois au fil de ce périple commun et extrêmement bouleversant.

Malgré un hasard qui fait parfois un peu trop bien les choses, ce récit qui fait beaucoup de bien tout en générant des larmes, invite à réfléchir au sens de la vie tout en rendant hommage à la sagesse et au bon sens de nos aînés…
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Pour la troisième fois ce mois-ci, j'ai été privilégiée. Un grand merci à Babelio et aux éditions Robert Laffont pour l'envoi de ce livre dans le cadre d'une MC « privilégiée », c'est le terme qui convient.
Philomène, 15 ans, a perdu sa mère dans un accident de voiture et craint que ce soit un suicide, Auguste, 85 ans, vient d'apprendre que son cancer va le tuer à courte échéance et que sa belle-fille avec le consentement muet de son fils veut l'exiler dans une maison de retraite. Tous deux n'ont qu'une solution : partir. Philomène veut se rendre sur les lieux de l'accident, Auguste retrouver un ami perdu de vue et revoir le lieu de sa demande en mariage. A la suite d'un malentendu, Philomène rejoint Auguste qui n'a pas le choix : il l'accompagne pour la protéger.
Un roman à la lecture un peu paradoxale pour moi : un scénario de départ que je trouve un peu bancal, quelques hasards quasiment miraculeux, des situations parfois un peu extrêmes. Et pourtant, j'ai beaucoup aimé cette lecture. J'ai aimé vivre ces quelques jours au coté d'Auguste (mon préféré) de Philomène (son phénomène) et aussi d'Aurore et de Benoit. J'ai aimé découvrir ces personnages, pour qui la vie n'a pas été tendre dernièrement, et qui vont peu à peu s'apprivoiser, se consoler, s'aimer. Les rencontres sont ce qu'il y a de plus précieux dans la vie et ces quelques jours vont permettre à Auguste de se sentir utile pour la dernière fois, à Philomène et Benoit son père de comprendre les circonstances de l'accident et ainsi de pouvoir mieux faire leur deuil, et à Aurore de …. Je n'en dis pas plus, ici : à vous de le découvrir.
L'auteure tisse tout doucement la relation qui se nous entre Auguste, superbe vieillard et Philomène adolescente à l'aube de sa vie. Malgré la différence de générations, ces deux-là vont petit à petit de découvrir et nouer un lien très fort. Beaucoup de pudeur, de retenue dans ce roman à l'écriture tendre et complice.
Un très bon moment pour un livre finalement plein d'espoir, même si la mort en fait partie.
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Auguste, 85 ans, a vécu un grand amour avec son épouse Jeanne. À présent, il est veuf, désemparé par le deuil, l'absence. Son fis, sa bru et son petit-fils âgé de 18 ans viennent s'installer avec lui dans sa maison spacieuse avec un grand espace vert. Sa bru est tellement indélicate qu'il l'appelle ironiquement , Cruella. Elle arrive en terrain conquis et le pousse de côté. Simon, son fils se montre lâche, obéit aveuglément à cette femme. le vieil homme reçoit une mauvaise nouvelle concernant sa santé mais il n'en parle pas à ses proches.
Auguste va souvent s'asseoir sur un banc au parc municipal. Là, il a fait apposer une plaque au nom de Jeanne car c'est là qu'ils allaient souvent se poser à deux.
Par le plus grand des hasards, il y rencontre Philomène, la fille de la jeune dame accidentée et décédée du début du récit. Je ne spolie rien. Ce drame nous est révélé dans les premières pages de façon très intense.
Petit à petit, une complicité naît entre Philomène, surnommée Phénomène et Auguste.
Cette jeune fille de 15 ans qui a perdu sa mère dans un accident va permettre à Auguste de vivre une belle action, celle d'enquêter avec la jeune fille sur les circonstances et les mystères qui entourent ce malheureux drame.
C'est une belle histoire d'entraide qu'ils vont vivre .
Auguste va aider Philomène à démêler les fils des derniers jours de sa mère et Philomène, ainsi que son père, Benoît, vont aider Auguste à réaliser ses dernières volontés. Lui qui se sentait si seul dans sa famille.
Le roman se termine par une merveilleuse lettre signée de la main d'Auguste. Philomène la lit à l 'âge de 20 ans.
C'est une lettre de transmission sur le sens de la vie, le besoin de la vivre intensément.
Le récit est marqué par le confinement auquel il est fait allusion.
La pandémie aura laissé bien des traces et des réflexions sur le sens profond de la vie et de son respect...enfin chez certaines personnes qui sont assez profondes et sensibles pour cela.
Un livre magnifique que j'ai reçu des éditions Robert Laffont en épreuve finale avant parution début avril et grâce à une Masse Critique privilégiée. Je les remercie très sincèrement car j'avais déjà pu lire des livres de Claire Norton qui écrit des romans aux thèmes très différents.
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Je remercie chaleureusement Masse Critique et les éditions Robert Laffont pour l'envoi de ce livre.
C'est l'histoire de la rencontre improbable entre deux personnes qui , à priori, n'auraient jamais eu la possibilité de se rencontrer : Auguste , 85 ans , atteint d'un cancer irréversible , un vrai tendre , authentique , touchant , pétri de sagesse , il vit dans le souvenir des merveilleuses années vécues auprès de sa chère épouse , Jeanne, et Philomène, jeune fille de 15 ans , fougueuse, candide , peinée et volontaire , dévastée par le décès accidentel de sa mère , prête à partir , en quête de vérité afin de découvrir les vraies raisons de cet accident , Suicide ou pas?
Ils vont se mettre en route ensemble .
Sachant que Simon , le fils d'Auguste , entièrement soumis à son épouse envisageait de l'exiler dans une maison de retraite .
Auguste est aussi à la recherche d'un ancien ami qu'il aurait négligé
Les voilà en route , Auguste , personnage si attachant et Philomène ( son Phénomène) .
Nous ferons la connaissance d'Aurore, simple , saine et authentique, touchante dans le souvenir d'un amour ancien , Benoit , le papa de Philomène, médecin , ravagé par le chagrin , les regrets et la perte de l'être aimé …..
Quête de vérité , rencontres de hasard , leçons de vie et d'espoir , d'amour , de chemin parcouru , roman frais , pétri d'émotions , de sincérité malgré les deuils ,, je dirai que certains hasards paraissent un peu forcés , les situations légèrement surréalistes .
Les protagonistes s'apprivoisent petit à petit, s'apprécient , se découvrent , Auguste , vieillard superbe , magnifique d'amour et de tendresse, Philomène , jeune fille talentueuse, audacieuse, sensible à l'aube de sa courte vie.
Le roman montre que la sagesse , côtoie l'audace et la confiance ,l'esprit ouvert et bienveillant à tout moment de notre vie ….

Chaque tranche d'âge révèle une valeur particulière qui ne se mesure mais nous apprend que l'on ne cesse jamais de donner aux autres et de s'enrichir , même au seuil de la mort.
Un très beau roman malgré mes restrictions , dédié aux merveilles de la vie , ,à l'amitié et à l'amour, au prix parfois douloureux des souvenirs , le chemin parcouru ,la complicité , les larmes , les douleurs de la perte, les espoirs et les désillusions ,la vie , quoi !
Tout ce qui donne un sens à nos pas …..
Victor Hugo a écrit «  le souvenir , c'est ta présence invisible » ….
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Grâce à Babelio et les Editions Robert Laffont j'ai lu "Le sens de nos pas" de Claire Norton en épreuves non corrigées.

Une sympathique Masse critique particulière de chez Babelio, avec une petite demande particulière supplémentaire, que j'ai pris plaisir à respecter dotant que le livre sera en librairie le 7 avril 2022... Une bonne date pour une naissance ;-)

Cette lecture fait la part belle aux bons sentiments.

J'ai oscillé entre douceurs et agacements avec cette lecture ! Entre complicité et rupture.

Ce que j'ai apprécié dans ce livre, c'est le mélange des générations et la belle complicité entre Auguste et Philomène qui naît dans le livre petit à petit. Dans ce qu'ils s'apportent l'un et l'autre sans forcément le vouloir, dans leur belle association par la force des choses.

Les deux personnages principaux sont en effet, à des âges très différents. Auguste est en fin de vie et Philomène au début de la sienne.
La mort s'invite dans ce roman. La mort dans ce qu'elle a de plus dure et imprévu, avec l'accident mortel qui fauche la mère de Philomène mais aussi dans ce qu'elle a d'inexorable, quand la vieillesse est là et la maladie aussi.

Ce que j'ai moins aimé dans ce livre, ce sont les personnages secondaires très caricaturaux :

L'histoire d'amour d'Aurore ( personnage que je vous laisse découvrir) est tellement caricaturale … Et celle des retrouvailles avec l'ami d'enfance d'Auguste...Et la belle fille puante…

Il y a néanmoins une belle réflexion sur la fin de vie qui émerge dans ce roman.

Même si les thèmes de la mort et de l'euthanasie rodent dans ce roman, autour des gens et bien, je le classe dans la catégorie feel good.

De plus, je trouve que ce roman se prêterait volontiers à un lectorat jeunesse…

Enfin presque, car la jeunesse n'est pas encore à se poser la question d'avoir à choisir de sa fin de vie alors…

Pourtant quand Auguste et Philomène partagent des instants de vie, des expériences c'est très riche et j'ai aimé ces échanges de points de vue.

Pour résumé mon avis sur ce livre et bien je dirais que j'ai vraiment oscillé entre des sentiments divers et sans n'avoir pas du tout aimé, je n'ai pas adoré non plus.

Un sentiment mitigé, mais quelques bons moments et une complicité intergénérationnelle agréable entre deux personnages qui me sont apparus attachants et attachés l'un et l'autre.

Et un beau regard sur la vie et le temps qui passe trop vite !

Merci Babelio ♥ et les Editions Robert Laffont


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Je suis de celles qui aiment réfléchir sur le sens de la vie, des actions, des choix, des engagements, des relations.
Je suis de celles qui aiment les rencontres, apprécient les imprévus, et se réjouissent des clins d'oeil inattendus.
Je suis de celles qui se posent des questions sur la vie, sur la fin de celle-ci et sur l'au-delà et ses mystères.

Alors, lorsqu'on m'a proposé de lire le sens de nos pas de Claire Norton, je ne pouvais qu'accepter avec joie cette invitation.

Je n'ai pas été déçue. L'écriture de Claire Norton est fluide, attirante, tendre et bienveillante. Elle est riche d'expériences, d'apprentissages et de talent.

L'histoire est belle, douce, émouvante et passionnément positive malgré la gravité de certains sujets abordés (transmission, vieillesse, maladie, deuil, accident, assistance au suicide...)
C'est un roman qui fait du bien, qui permet un regard positif sur la vie et qui invite à aller plus loin que les préjugés, les peurs et les prétextes.

J'ai aimé le personnage d'Auguste, qui m'a fait tant penser à ma petite maman sous certains aspects. Il affronte son âge et sa maladie à coup de courage et de force paisible.
J'ai souri en regardant évoluer Philomène du haut de son adolescence déstabilisante, si révoltée et sans voix face au drame de sa vie.
J'ai été émue par Benoît, le père désemparé par la détresse de sa fille, ne sachant la réconforter, tant éploré lui-même par son propre chagrin.

Si les trois premiers quarts du livre sont riches de rencontres, de récits, de souvenirs et de partages, le dernier quart se fait plus intérieur et remue le plus profond de l'être. L'avoir est subsidiaire. Lorsqu'on est face aux derniers jours d'une existence, l'essentiel se fait urgent et se partage à coup d'émotions. le roman rejoint ainsi mon expérience aux côtés des malades âgés et de leurs proches conscients de la séparation prochaine. C'est bouleversant.

Malgré tout, ce roman n'est pas un véritable coup de coeur pour moi. Et je peine à décrire le pourquoi de cette impression.
Il y a un je-ne-sais-quoi de trop...
Trop de thèmes profonds abordés.
Trop de rencontres improbables.
Trop de réussites dans les projets des deux protagonistes réunis pour quelques jours à peine.
Trop de drames.
Trop de larmes.
Trop d'évidences.

Malgré tout, je reste sur un sentiment très positif de cette lecture et je remercie Babelio et les Editions Robert Laffont pour ce roman qui m'a fait cheminer sur le sens de mes pas.
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"Seuls, nous ne sommes rien, nous ne valons rien, nous ne devenons rien. Mais il suffit que je te rencontre, et tout commence".
J'aime beaucoup cette citation de Charles Pépin
Auguste et Philomène se rencontrent. Et tout commence.
Auguste est un vieil homme de quatre-vingt cinq ans, gravement malade. Veuf, il vit avec son fils, sa belle-fille et son petit-fils dans une grande maison du Vésinet ; un fils pris par son travail, une belle-fille méchante et avide, un petit-fils indifférent. Pour ne rien arranger, il vient d'apprendre que son fils et sa belle-fille ont l'intention de le placer dans une maison de retraite. La vie d'Auguste se résume à une bulle de solitude, de regrets, et à la souffrance liée à la maladie….
C'est sur banc public, dans un joli parc, que les trajectoires d'Auguste et de Philomène vont se rencontrer. Philomène, quinze ans, a perdu sa mère dans un accident de voiture quelques mois auparavant, juste après le déconfinement. Inconsolable, la jeune fille pense que sa mère a pu se suicider…
Une première rencontre au cours de laquelle, rien ne se passe : Auguste a l'habitude de « faire le sourd » pour éviter tout contact avec son entourage… Mais Philomène est bien différente. Pour elle, Auguste va sortir de sa zone de chagrin ; par une subtile alchimie, chacun va apporter à l'autre l'aide précieuse dont il a besoin pour continuer son chemin, quel que soit ce chemin, quel que soit le sens des pas….

J'ai découvert Claire Norton grâce à ce roman.
L'histoire m'a intéressée et les personnages sont attachants – nous partageons leur périple, leurs découvertes, leurs émotions. J'ai aimé le style de l'auteure, le souffle qu'elle fait passer tout au long du récit. L'auteur aborde des thèmes qui ne sont pas faciles : la vieillesse, la maladie, la mort, mais aussi l'incompréhension. La réflexion sur le droit de disposer de sa vie est bien argumentée et trouve sa place dans ce roman, selon moi.
Je regrette seulement certaines longueurs - certains détails un peu trop précis auraient pu être évités - et le sentiment bizarre que quelquefois tout s'arrangeait de manière un peu trop parfaite…
Un roman courageux.

Je remercie Babelio, ainsi que les Editions Robert Laffont, de m'avoir adressé le roman de Claire Nortonle sens de nos pas, dans le cadre d'une Masse Critique privilégiée.
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La vie, parfois, nous réserve de sacrés coups durs.
Elle peut basculer en un instant.
On en est tous conscient, mais malgré cela, quand un puta*n de truc nous tombe sur le coin de la goule, ça n'empêche en rien d'être complètement dévasté, anéanti, bouleversé, sous le choc...
Personne n'est à l'abri.
Absolument personne.
Mon fils en a fait les frais, il y a quelques jours.
Et par conséquent, ma vie et celle de toute la famille et proches ont été chamboulées en même temps que la sienne.
J'avais déjà bien entamé ma lecture. La moitié me semble-t-il.
Au moment où je commençais à bien m'attacher aux principaux personnages, à bien les connaitre, en même temps qu'eux s'apprivoisaient, avançaient vers leur but.
A Auguste, 85 ans, qui vient d'apprendre qu'il est condamné, qu'il ne lui reste que quelques mois à vivre, tout au plus.
Lui qui souffre en silence de la mort de son épouse, son grand Amour.
Lui qui a l'impression de n'être qu'un poids encombrant, dorénavant, pour son fils et sa belle-fille.
A Philomène, 15 ans qui vient de perdre sa maman, tragiquement, dans un accident de voiture.
Qui s'interroge sur les véritables circonstances de ce drame. Accusant son père de lui cacher la vérité.
Alors que mon empathie pour eux aurait pu être décuplée, avec ce que je vivais de mon côté, c'est le contraire qui s'est passé...
A partir de cet instant, j'ai trouvé cette histoire trop "édulcorée".
Que dans la vraie vie, rien ne se goupille aussi bien.
Que nos questions restent en majorité sans réponses.
Qu'il est bien compliqué de trouver un soutien.
Qu'on a au moins 100 fois le temps de mourir ou de refaire un AVC avant d'obtenir un rendez-vous pour une IRM ou chez un cardiologue dans ce pays, par exemple.
Leurs malheurs n'étaient plus les miens...
Centrée sur ce qui s'abattait sur mon fils.
Le sens de nos pas, c'est une belle histoire.
Trop belle pour moi, donc.
Une fantastique rencontre intergénérationnelle.
Ils ont su se trouver ces deux-là. S'entraider, se comprendre, se soutenir.
Nous les suivons volontiers dans leur quête, de la vérité, du "sens de nos pas".
Un roman qui remue, autant qu'il fait du bien, par ses sujets forts et sensibles, par les messages qu'il essaie de faire passer.
Le sens de nos pas, c'est des rencontres, des amitiés, de l'espoir, de l'amour, des souvenirs, des décisions difficiles,... la paix... pour contrer les épreuves de la vie.

PS : Mon fils va bien aujourd'hui. Sa vie est changée pour toujours, mais il va bien :-)
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C'est un livre que m'ont affectueusement proposé les éditions Robert Laffont ainsi que la belle équipe Babelio dans le cadre d'une Masse Critique privilégiée. Merci beaucoup.

Les oeuvres de Claire Norton sont une valeur sûre pour lesquelles je m'y plonge sans hésiter. (Il me reste encore le roman « Celle que je suis » à lire.).

La plume de cette auteure, c'est la garantie de participer à de belles rencontres entre les protagonistes. Et c'est aussi se donner rendez-vous avec des personnages avec qui nous allons partager un petit bout de chemin, et qui vont rester longtemps dans notre quotidien même une fois le livre fermé.

Claire sait nous raconter une histoire avec subtilité, fraîcheur et douceur. Nous sommes happés dans un tourbillon d'inspiration. Inspiration par son imagination, mais aussi inspiration comme lorsqu'on inspire un bon grand bol d'air frais, celui qui nous fait du bien et qui nous revigore.

Un petit bémol néanmoins dans ce roman selon moi, est que les pièces du puzzle s'emboîtent un peu trop facilement à mon goût…

Ici, il y a deux personnages principaux. Philomène et Auguste. Deux générations. Deux personnalités. Soixante-dix ans les séparent. L'un n'a plus de temps devant lui, l'autre a encore toute la vie. Ils s'unissent malgré leurs différences en s'apportant l'un à l'autre de la sagesse et de la confiance.

Et puis il y a aussi d'autres personnages en arrière-plan, mais qui ont toute leur importance. Comme Aurore, Benoît et Paul par exemple.
La raison principale de ces rencontres ? Trouver un sens à leurs pas. (Ok vous me direz que je n'ai pas été cherché ça bien loin... parce que c'est le titre)

C'est une belle preuve que nous croisons de belles personnes au cours de notre vie… Dans une vie où tout va trop vite, on se rend compte qu'il nous suffit de s'arrêter quelques instants pour connaître ces personnes. Prendre le temps d'écouter dans un monde où l'individualisme prend de la place… Ici, Claire Norton prouve à travers sa plume que les personnes fraîchement entrées dans nos vies peuvent être aimées comme s'ils avaient fait partie de toute notre vie.

Ce livre nous apprend que chaque tranche d'âge nous apprend de belles choses. Parfois, il suffit de regarder les choses sous un autre angle pour les voir différemment. Finalement, la vie, c'est un peu comme du bon vin… Elle prend de la valeur avec le temps…

Pour conclure, le titre du livre, « le sens de nos pas » prend toute sa valeur au fil des pages. Quel sens nos pas nous donnent-ils dans la vie ? Claire Norton répond à cette question avec brio : c'est ne jamais cesser d'apprendre, c'est faire preuve de générosité et d'altruisme, donner de l'amour, transmettre ses connaissances et ses valeurs et ouvrir son esprit.
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